• De surprenants rochers

     Nature insolite

    Les "Boulders" de Nouvelle -Zélande

    Moeraki boulders

    Lors d’une tempête, la pirogue « Arai Te Uru », l’une des grandes embarcations qui amenèrent les ancêtres polynésiens des Maoris depuis « Hawaiki », fit naufrage. Sa coque s’est alors transformée en un récif, et les vanneries de nourriture ainsi que les calebasses échouées sur la plage, se sont figées en rochers. C’est la version des légendes maories.

    L'aspect le plus frappant des rochers est leur taille anormalement grande et sphérique. Les boulders les plus larges peuvent atteindre 2, 2 m de diamètre ce qui leur a pris 4 millions d’années. Ils contiennent du carbonate de calcium, de la silice, de l’aluminium et du peroxyde de fer.

    De surprenants rochers

    Ces sphères sont des concrétions  qui se sont formées il y a environ 60 millions d’années par accumulation de calcaire autour d’un noyau, lorsque cette partie de la Nouvelle Zélande se trouvait sous les eaux. Des débris de coquillages et de végétaux se sont alors déposés au fond de l’océan, intégrant petit à petit la couche sédimentaire. Ainsi, pendant des centaines de milliers d’années, un minéral, le calcite, s’est accumulé autour des débris, formant des noyaux de plus en plus gros. Après le retrait des eaux, l’érosion a révélé cet étrange phénomène naturel enfoui,  dont la forme n’est en rien causée par l’action des vagues. D’autres boulders apparaissent encore maintenant dans la falaise.

    De surprenants rochers

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    Les énormes boulets de la  plage de Moeraki sont l’exemple le plus parfait de ce type de formation que l’on peut trouver partout dans le monde. Au milieu des années 80, deux concrétions du même type ont été découvertes au Sud de la plage de Moeraki. Elles contenaient pour l’une, un squelette de mosasaure, et pour l’autre, un squelette de plésiosaure, deux reptiles marins préhistoriques de plus de 7 mètres de long.

    De surprenants rochers

    source : Texte Wikipedia - photos Dominique MARTIN  

     

     D'autres boules énigmatiques

    LA VALLEE DE LA LUNE EN ARGENTINE

    De surprenants rochers

    On trouve également des concrétions calcaires en Argentine

    Comment était la Terre il y a deux cents millions d'années ? Pour le savoir, il suffit de flâner au milieu des fossiles et des roches sédimentées de la vallée de la Lune et du canyon de Talampaya, deux parcs naturels argentins inscrits au patrimoine mondial de l'humanité. Dépaysement assuré. 

    Tous les paléontologues en ont rêvé : se lever le matin, sortir de sa tente et se retrouver au sein du plus vaste cimetière de fossiles jamais imaginé. Découvrant la vallée de la Lune en 1958, le scientifique Alfred S. Romer, de Harvard, exprimait ainsi son émerveillement dans son carnet de voyage. Depuis, la vallée de la Lune, ou Ischigualasto (là où la lune se pose), et son voisin le canyon de Talampaya [les deux parcs étant situés de part et d'autre de la frontière entre les provinces de San Juan et de La Rioja ont acquis une renommée mondiale. Tous deux ont même été inscrits au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO au motif suivant : "Les parcs naturels d'Ischigualasto et de Talampaya renferment une séquence complète de sédiments continentaux fossilifères représentant l'histoire géologique complète du trias." [Le trias est la première période de l'ère secondaire, ou mésozoïque, de - 245 à - 205 millions d'années.]

    De surprenants rochers

    L'imposant silence, les silhouettes rocheuses fantasmagoriques, les crevasses colorées, la végétation épineuse et les arbustes biscornus, les animaux qui se perdent entre les pierres couleur de cendre, les condors qui survolent les gigantesques parois rocheuses rouges ; tout tend à vous transporter hors du temps.

    L'histoire géologique de la Terre et des espèces qui la peuplent est gravée dans les replis de ces paysages capricieux et désertiques, comme dans un livre à ciel ouvert. L'intérêt de ces sites ne se limite ni à leurs ressources minérales ni à leurs paysages grandioses : le voyageur y rencontre aussi des pétroglyphes (pierres gravées) et d'autres précieux vestiges archéologiques des tribus précolombiennes. "Imaginez une plaine recouverte de plantes qui s'entremêlent au milieu de lagunes et de marais, parcourue de reptiles aux formes les plus étranges. Voici à quoi ressemblait cet endroit il y a des millions d'années, à l'ère mésozoïque, quand la cordillère des Andes n'existait pas encore et que les terres émergées n'étaient qu'une masse uniforme qui ne s'était pas encore divisée en continents", explique le guide de la vallée de la Lune en guise d'introduction.

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    Chaque pause dans l'itinéraire révèle d'immenses figures de pierre sculptées par des millénaires d'érosion, que l'imagination populaire a baptisées de noms plus ou moins insolites : El Gusano [le ver de terre], La Esfinge [le sphinx], El Submarino [le sous-marin], El Hongo [le champignon]. Le guide regrette qu'une figure colossale appelée Lámpara de Aladino [lampe d'Aladin] se soit récemment effondrée, mais il ajoute, en guise de consolation, que la nature est une sculptrice obstinée qui ne cesse de ciseler ses oeuvres avec, en guise d'outils, le vent, la pluie et les variations de températures.

    C'est aussi ici qu'on a découvert les fossiles des plus vieux dinosaures connus à ce jour, dont l'herrerasaure, le pisanosaurus et l'eoraptor. Certains sont exposés dans des musées, mais le plus surprenant du voyage réside peut-être dans les vestiges archéologiques. A La Puerta [la porte] et à Los Pizarrones [les ardoises], les pétroglyphes précolombiens prennent la forme de bien mystérieux dessins : des figures géométriques, des spirales, des empreintes de pieds humains à six orteils, des flammes, des hommes et même des êtres ailés que les théories les plus audacieuses tiennent pour des sortes d'extraterrestres. Les marques de cette civilisation se rencontrent également à Los Morteros [les mortiers], un immense roc parsemé de cavités inexpliquées. Comme la vallée de la Lune, Talampaya nous laisse stupéfaits devant d'énormes figures rocheuses dessinées par l'érosion éolienne et aux noms mystiques : El Monje [le moine], La Catedral [la cathédrale], El Fraile [le religieux]. Autant de silhouettes impassibles qui semblent, malgré l'érosion, insensibles au passage du temps.

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    source :Texte Courrier International - photos Dominique MARTIN  

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