• Dialogues avec des arbres

    Spiritualité et bien être

    Dialogues avec des arbres 

    Contacts avec des consciences-arbres-guides de la Nature

    Avant de vivre cette aventure de contacts avec des arbres, je ne pouvais concevoir que la chose fut possible. Nous savions, par expérience qu'une conscience planétaire comme Gaïa pouvait focaliser une petite partie de ses énergies et de sa conscience pour entrer en contact avec l'humain. De même, nous savions que les autres règnes de la nature possédaient une conscience, mais nous n'avions pas fait le parallèle en ce qui concerne les dialogues possibles. 

    Nous allions apprendre comment des arbres guides pouvaient s'exprimer eux aussi avec une grande connaissance des choses et avec une grande sagesse.

    Serge-Reiver Nazare - (De la Terre à Vénus,De Vénus à la Terre, Récits d'un pèlerin du cosmos...)

    Dialogues avec des arbres

    (Image : Les esprits des arbres - Les émanants)

    Un hêtre

    Ce jour-là j'étais en passe de réaliser un rêve qui me tenait à cœur, celui de passer une
    journée dans la forêt de Paimpont, appelée forêt de
    Brocéliande. Je désirais depuis longtemps visiter ce lieu encore magique, célèbre au travers des récits de la fée Morgane et de Lancelot, et deux amis nous guidaient Oriane et moi-même.

    Nous nous étions donc enfoncés à l'intérieur d'un majestueux sous bois qui était désert en cette heure matinale et en hors saison touristique.
    Mon regard était captivé par tant de beauté, tant de grandeur, dans ce calme
    serein des grandes forêts où la végétation peut dialoguer à son aise avec le
    peuple des animaux qu'elle abrite et protège de la furie des hommes.

    Un grand Hêtre m'attira et je sentis cette fois-ci que j'allais pouvoir dialoguer
    avec lui, tant je me sentais intégré à la Nature de ce lieu.
    Nous nous allongeâmes donc, et selon les conseils que nous avait donnés Gaïa
    auparavant, nous fîmes un exercice pour ralentir notre rythme biologique tout en accélérant notre vibration de base.
    Au bout d'un long moment j'entendis, à travers mon épouse, comme un long et profond souffle qui s'exprima ainsi :

    " Goûtez ma sérénité amis".

    Mon but sur Terre est d'apporter cette sérénité dont les hommes ont tant besoin.Mais plutôt que de m'appesantir sur mon but, je préfère te parler un peu de moi. Ce que vous voyez de moi, c'est mon aspect matériel. Il vous suffirait d'entrer en résonance avec mon être intérieur pour que vous vous aperceviez de mon être véritable. Ainsi que vous avez un corps matériel humain, j'ai un corps matériel fait d'une substance qui s'appelle le bois.

    Lorsque votre regard se porte vers un arbre quel qu'il soit, c'est vers tous les
    arbres qu'il se porte, mais aujourd'hui ta conscience a été attirée vers un arbre en particulier, aujourd'hui la conscience du hêtre est avec toi, avec vous.
    Laissez-vous porter par mes énergies, sentez cette énergie du hêtre pénétrer au plus profond de votre coeur, au plus profond de vous-mêmes pour que vous
    gardiez dans chacune de vos cellules l'impact, le souvenir de notre rencontre.
    Ressentez-vous cette vibration en vous?
    Je vous prépare à venir jusqu'à mon cœur mais laissez-vous aller, prenez votre
    temps, ne précipitez rien car vous avez une vibration plus forte que la mienne. Il faut que je ralentisse celle-ci pour que votre vibration entre en résonance avec la mienne, et qu'ainsi nous puissions avoir vous et moi un contact plus étroit...

    DIALOGUES AVEC DES ARBRES

    Photo : cœur avec personnage

    DIALOGUES AVEC DES ARBRES

    Nous sommes heureux de voir que l'homme enfin se rapproche de la Nature. Il ne pourra pas revenir en arrière, il ne pourra pas rattraper le temps perdu, mais il peut encore beaucoup pour la Nature et pour lui-même. Il faut qu'il prenne conscience que nous sommes une partie de lui-même, différente, mais une partie tout de même. Ici, sur Gaïa, tout est relié, même entre des règnes différents. Vous voyez les corps de matière, mais au niveau des consciences, les différences ne sont pas aussi marquées que vous pourriez le croire.
    D'ailleurs, certains d'entre nous, à force d’Amour apporté par certains êtres sur la planète mutent et deviennent des animaux, car cela est possible lorsque l’Amour est dirigé constamment vers nous. Nous sortons de notre staticité pour muter dans la race des animaux. Cela n'est pas donné à tous bien entendu, car tous n'ont pas le désir d'expérimenter la Lumière de cette manière, mais cela arrive pour certains d'entre-nous.

    Au-delà de l'apparence que vous avez de nous, nous sommes capables de manifester une certaine sensibilité. Non pas une sensibilité émotionnelle comme vous, mais une sensibilité vibratoire. Par exemple, lorsque certains d'entre vous entrent dans la forêt avec de mauvaises pensées, ou de l'agressivité en eux mêmes, nous en ressentons comme une agression dans notre rythme et notre équilibre. Alors, lorsque nous pensons que certains ont la possibilité acquérir en eux-mêmes un peu des énergies de Paix et d'Amour de la Nature, nous formons, nous les arbres, une chaîne de Paix et d'Amour autour d'eux. Hélas très peu d'humains sont sensibles à ces énergies de la Nature, et peuvent les recevoir.
    Si l'homme voulait bien prendre conscience de notre existence, nous pourrions lui apprendre à vivre plus harmonieusement avec son milieu naturel.
    L'homme n'est pas fait pour vivre seul, coupé de la Nature. C'est comme s'il lui manquait une main, il est mutilé, et nous regardons impuissants, ces êtres mutilés, sans pouvoir prendre contact avec eux pour les aider. Alors eux-mêmes, inconscients de notre existence nous créent des problèmes. Leur mal de vivre nous atteint au plus profond de nous, jusque dans nos racines.

    Nous sommes le poumon de la Terre par laquelle ils peuvent respirer la vie, mais si l'homme est malade, il nous rend malade à notre tour et la gangrène s'installe partout sur la Planète.

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    Photo : profil d'un vieil arbre

    Nous dépérissons par manque d’Amour de la part d'une partie de nous-mêmes.

    Prends conscience homme de la Terre du rôle qui t'a été dévolu un jour et duquel tu t'es détourné pour ne t'occuper que de toi. Prends conscience que tu n'es pas seul et que si nous n'existons plus, ta vie ne pourra plus exister ici. Nous attendons depuis si longtemps que tu veuilles enfin t'éveiller.

    Avez-vous une question à poser ?

    La question me surprit. Pouvais-je vraiment dialoguer avec un arbre ? Où sont les limites du possible? Et si les limites n'existaient pas, car la réalité fait partie de l'infini ?
    Je me ressaisis brusquement pour ne pas me décaler de la vibration commune que nous avions installée, et je me risquais, un peu timidement au début :

    Q - Je désire m'adresser à toi également au nom de mes semblables qui seraient heureux d'être là aujourd'hui. Est-ce que tu peux nous expliquer quel est ton rôle dans la Nature en tant qu'essence de hêtre?

    R - J'apporte la sérénité, le calme. Chacun de nous a une particularité bien spéciale, et il est responsable de cette particularité. Mais nous tous, les arbres, nous vous montrons ce que vous devez être, comment vous devez vous
    comporter dans la vie. Je m'explique : Nos racines sont bien implantées dans la terre, nous puisons au plus profond de celle-ci la nourriture indispensable à notre vie, à notre équilibre. Nos cimes sont dressées vers le ciel pour mieux capter la Lumière et la faire pénétrer jusqu'à nos racines. Il doit en être de même pour vous. Certes vous avez la possibilité de vous déplacer sur le sol, mais vous recevez les mêmes énergies par vos chakras. Si vous agissez ainsi dans votre conscience, vous ne vous sentirez plus déstabilisés par les événements de votre vie. Lorsque le vent souffle, lorsque la tempête fait rage, vous resterez stables et équilibrés. Vous vous élevez de plus en plus vers le ciel, mais vous oubliez de renforcer votre enracinement.

    Q - Il me semble que tu as une énergie sécurisante également et qui se prolonge loin autour de toi. De fait il semble que les êtres inquiets ou qui ont besoin de cette sécurité sont attirés vers ton énergie; est-ce exact?

    R - Oui, cette sécurité c'est ma confiance en l'énergie qui m'anime qui me l'a donnée, et il est vrai que des êtres viennent auprès de moi pour prendre un peu de cette énergie. Mais, sécurité et sérénité sont la même expression avec des mots différents.

    Q - Est-ce que tu as une fonction de guide dans le lieu où tu te trouves, et
    comment agis-tu sur la Nature ?

    R - Mon rôle est de surveiller ce coin dans lequel je suis implanté. Ce rôle de
    guide m'a été donné pour permettre à mes énergies de se diffuser tout autour et d'apporter la sécurité, la sérénité, le calme et la confiance à certaines essences qui ont besoin de plus de précautions, de préparation pour s'épanouir.

    Q - Est-ce que, en tant que guide, tu as une énergie un peu plus différenciée que les autres de ton espèce, est-ce que tu es plus individualisé ?

    R - Oui, en tant que guide j'ai plus d'énergie car j'ai plus d'expérience, et cela me permet de prendre des décisions pour harmoniser la Nature dans certains endroits qui en ont plus besoin. Je reçois beaucoup plus d'énergie en moi-même que d'autres qui apprennent à le faire petit à petit. Chacun de nous est un exemple et même dans la Nature cela se répercute. Un arbre quel qu'il soit, de quelque essence particulière qu'il soit, s'il devient un exemple pour d'autres arbres alentour, devient aussi leur guide.

    DIALOGUES AVEC DES ARBRES

    (Photo : croisement de branches)

    Q - Tu veux dire qu'une conscience de ton essence va aider et guider d'autres
    essences d'arbres autour de toi ?

    R - Oui, cela n'est pas incompatible. On a toujours un rôle autour de soi, par
    rapport à soi et par rapport aux autres qui sont autour de soi. Mais en même temps je suis relié à tous les hêtres qui sont sur la planète; nous faisons par nos énergies comme des poteaux télégraphiques et nous sommes constamment reliés les uns aux autres. Nous pouvons nous passer les
    informations, et ainsi lorsqu'un lieu a besoin de plus d'énergie nous focalisons
    nos énergies vers ce lieu.

    Q - Est-ce que tu es aidé dans ta fonction par d'autres énergies de la Nature ?

    R - Oui, il y a tout un système; nous ne sommes pas seuls, nous travaillons avec des énergies différentes, mais je pense qu'il est assez complexe pour que nous l'abordions aujourd'hui.

    Q - Je pense avoir vu qu'il y avait en toi une mémoire-énergie; peux-tu me le
    confirmer ?

    R - Je le confirme. En moi-même j'ai en effet toutes les archives de tous les
    arbres, de tout ce qui s'est passé depuis que je suis au monde, et il est vrai que si un être arrivait à se mettre en connexion avec mon énergie, je pourrai lui apprendre beaucoup, beaucoup de choses sur ce qui s'est passé dans cette région depuis que j'y suis. Tout est inscrit en moi, je suis un peu comme des Annales Akashiques.

    Un des deux amis demanda :

    Q - Es-tu le centre de cette forêt ?

    R - Non. Je suis le centre de ce lieu, mais pas de la forêt tout entière. Je ne
    travaille pas seul, et si vous vous mettez à l'écoute, je vous guiderai vers les
    autres lieux pour prendre contact avec ceux qui travaillent avec moi; mais il
    vous faudra de la patience et du temps.
    Je pourrais moi-même avec mes amis vous apprendre beaucoup de choses. Il ne tient qu'à vous que cela puisse se réaliser.
    D'autre part, à partir du moment où nous avons pris contact, vous pouvez vous
    servir de mes énergies, mais servez-vous en déjà pour vous-mêmes, et les ayant en vous vous pourrez les diffuser autour de vous pour ceux qui en auront besoin. Mais faites-les d'abord vôtres.

    Nous sommes heureux que l'homme enfin vienne vers nous puisque nous ne
    pouvons aller vers lui. Nous sommes heureux de ce rapprochement qui se fait
    petit à petit, et si nous pouvions enfin travailler main dans la main nous ferions
    de cette Terre un Paradis.
    Nous vous aimons, mais nous voudrions vous aimer sans restriction.
    Est-ce que cela sera possible dans les temps à venir ?"

    Serge-Reiver Nazare - (De la Terre à Vénus,De Vénus à la TerreRécits d'un pèlerin du cosmos...)
    Janvier 2011

    DIALOGUES AVEC DES ARBRES 

    Photo : Visage d'un arbre

    DIALOGUES AVEC DES ARBRES

    Un Chêne 

    Avant de vivre cette aventure de contacts avec des arbres, je ne pouvais concevoir que la chose fut possible. Nous savions, par expérience qu'une conscience planétaire comme Gaïa pouvait focaliser une petite partie de ses énergies et de sa conscience pour entrer en contact avec l'humain. De même, nous savions que les autres règnes de la nature possédaient une conscience, mais nous n'avions pas fait le parallèle en ce qui concerne les dialogues possibles.

    Nous allions apprendre comment des arbres guides pouvaient s'exprimer eux aussi avec une grande connaissance des choses et avec une grande sagesse.

    Notre premier contact se déroula dans les Alpes Maritimes. Nous étions allés, Oriane et moi-même, rencontrer des amis près de Tourrettes-sur-Loup et ils nous avaient conseillé d'aller visiter un chêne plus que centenaire sur les monts avoisinants. L'endroit ressemblait à un bout du monde. Je tombai tout à coup en admiration devant un énorme chêne dont le diamètre devait avoisiner les quatre mètres. Je n'en avais jamais vu de si gros auparavant. Ses branches étaient impressionnantes et basses, et l'on pouvait aisément y grimper. Je ne pensais pas du tout à un quelconque travail ce jour-là. Nous nous assîmes simplement le dos appuyé contre son tronc pour nous reposer et, la marche et la chaleur aidant je me mis à somnoler.

    Soudain, une voix puissante et profonde, semblant remonter du fond des âges sortit des cordes vocales de mon épouse, et cela me fit sursauter. Heureusement, comme toujours, j’avais avec moi mon enregistreur prêt à fonctionner :

    "Bonjour, ami humain.

    Ne sois pas surpris, je suis la conscience du chêne sur lequel tu es appuyé. J'ai senti la possibilité de pouvoir entrer en contact avec l’humain, et je n'ai pu résister au plaisir de le faire d'autant plus que cette possibilité reste rare avec les êtres humains. Je suis ce que vous pourriez appeler un arbre guide. Mon travail consiste à équilibrer ce coin de la Nature. Je veux te faire prendre, vous faire prendre conscience du rôle que vous aussi, humains, devez assumer envers cette Nature.
    Vous devez vous occuper de la Nature. Elle a besoin de vous, elle a besoin que vous vous penchiez sur elle, que vous vous occupiez d'elle. Elle a besoin que vous entriez en contact avec les éléments qui la composent. L'homme, en s'incarnant sur le sol de Gaïa en avait fait la promesse, mais il ne le fait pas, ou presque pas. Si vous laissez une partie de votre conscience fermée à Gaïa, vous ne pourrez pas être vraiment équilibrés sur son sol. Vous voulez évoluer rapidement mais vous ne vous responsabilisez pas au niveau du support de votre incarnation.

    De plus, vous oubliez que votre corps fait également partie de cette Nature. Votre premier devoir est de vous occuper de lui. Savez-vous que, lors de la préparation d'un corps, de grandes énergies sont mises en action. Vous êtes le dépositaire de cette création durant toute votre incarnation. Prenez donc conscience de l'importance de votre action auprès de votre corps et de la Nature tout entière.

    Tu constates aujourd'hui qu'une conscience végétale peut focaliser une partie de ses énergies en un point pour communiquer avec l'homme. Pour que cela puisse se faire à une plus grande échelle, il est indispensable que l'homme se rapproche de nous. Non seulement nous avons besoin de son concours pour la régénération et le développement de la Nature, mais aussi nous avons beaucoup de choses à lui dire, à lui apprendre à cet être humain.

    Je pourrais vous raconter bien des histoires, car j'en ai vu défiler des êtres et des consciences. Cela pourra se faire ultérieurement, mais aujourd'hui il était important que vous compreniez que vous, en tant qu'entité individuelle, au sein du Cosmos et au sein de Gaïa, ne pouvez pas évoluer si vous ne prenez pas conscience, si vous ne vous responsabilisez pas envers la Nature.

    Ami, j'ai été heureux de pouvoir m'exprimer, de pouvoir partager avec toi ce moment.
    A bientôt, je te laisse dans ton silence intérieur. Fonds-toi en Gaïa et prends conscience de la beauté de cette sphère."

    Je dois vous avouer que j'ai mis un certain temps pour me persuader que je n'avais pas été victime d'un fantasme ou d'un délire mystique. Voici donc que nous pouvions entrer en relation avec des végétaux. Je n'avais aucun élément pour prouver à mon mental que ce que j'avais vécu était du domaine de la réalité. Oh, bien sûr, il y avait les contes de fées où tout est possible, et où tout être, quel qu'il soit, peut dialoguer avec n'importe quel élément de la vie. Mais c'était des contes. Et si les contes de fées étaient basés sur la réalité? Et si les fées existaient véritablement? Et si la vie était plus simple, et en même temps plus complète que ce que nous croyons?

    A l'époque je m'étais posé ces questions. Je ne m'en pose plus, car j'ai vécu, j'ai entendu, j'ai compris. Je me mets à la place de celui qui lira ces lignes sans en être préparé, et qui mettra ces lignes au rang des histoires extraordinaires. Je le comprends car je suis passé par là moi aussi. Mais je vous affirme, par expérience, que ce qui existe vraiment dépasse l'imagination la plus fertile. Au fait, savez-vous où l'imagination prend ses sources bien souvent?

    Serge-Reiver Nazare - (De la Terre à Vénus,De Vénus à la TerreRécits d'un pèlerin du cosmos...)
    Janvier 2011

    DIALOGUES AVEC DES ARBRES

    Photo : Animal - arbre

    Un Pin

    Ce jour-là, donc nous étions de passage chez des amis dans les Côtes du Nord, près de Dinan. Après le repas, un soir, ne pouvant nous endormir Oriane et moi, nous rêvassions sur leur terrasse qui dominait une mignonne pelouse bien verte, alors que le reste de la maison était endormi. Au centre de cette petite pelouse trônait un joli pin sylvestre. Il n'était pas très haut mais son allure était élégante.

    L'endroit était bien entretenu et la disposition du jardin très harmonieuse.J'observais cet arbre qui semblait garder la demeure et me demandais s'il nous était possible d'entrer en contact avec nos amis les arbres dans n'importe quelle circonstance, ou bien si chaque contact demandait des conditions requises. J'entendis alors une voie qui s'exprima ainsi :

    "Bonjour ami.

    Je suis le pin, oui celui qui est devant toi. J'ai capté ta pensée, je désire y
    répondre, mais je dois te dire que je suis heureux de pouvoir communiquer avecun humain. Puisque tu te poses la question du contact avec moi-même, je vais t'apprendre comment il faut faire pour t'approcher de moi en conscience. Mon rayonnement s'étend au-delà de la pelouse et jusque dans la maison. Si tu veux t'approcher de moi pour un véritable contact, il faut une certaine préparation, et pour bien te faire comprendre le motif, je vais faire un parallèle avec votre règne. Tu dois savoir que si quelqu'un entre dans ton aura par mégarde, par exemple lorsque tu dors, il crée automatiquement une perturbation en toi par un phénomène de recul instinctif. Et bien pour nous, cela peut être lamême chose. Vois-tu, nous les arbres ne sommes pas inactifs comme vous pourriez le supposer. Nous pouvons travailler à harmoniser les lieux alentours, nous pouvons méditer sur notre joie d'exister, nous pouvons nous reposer aussi dans nos énergies, etc. Si tu entres dans notre aura sans précautions élémentaires, tu peux nous surprendre malgré toi. Chaque être est vibration.
    Nous-mêmes sommes vibration. Lorsqu'on veut un échange d’Amour il faut
    effectuer d'abord une harmonisation pour que cet échange soit des plus
    bénéfiques pour chacun, sinon cela risque d'être un échange superficiel, commeil y en a tant entre les hommes et nous.

    Donc, voici comment il faut procéder :
    Imagines que tu déposes à terre tous tes soucis, que tu t'allèges, afin de te sentir plus léger. Chasse toute pensée et imagines que tu te laisses bercer par une douce brise, tout en écoutant la mélodie de la Nature. Tu t'en remets à moi totalement. En faisant cela, tu élèves ta vibration, ainsi tu entres en résonance avec mon essence propre et non avec mon corps matériel, (la différence est importante), et alors nous pouvons fusionner. Veux-tu essayer?...

    Bien, maintenant je vais te parler de moi, et tu vas ressentir en toi ce que je te dis.

    Je suis l'essence même de la vie. Mon rôle est d'apporter à la terre et aux hommes la vitalité nécessaire pour que la vie se déroule avec le moins de heurts possibles.
    Nous sommes parfaitement harmonisés aux plans archétypaux de la forme grâce à la pensée créatrice des Dévas-architectes de la Nature.
    C'est par la constante émission de leur pensée créatrice, associée à une vibration qui nous est caractéristique, que je peux, moi, et tous les miens, parvenir à prendre cette forme que tu vois et que tu peux toucher. Je peux aussi diffuser l'essence qui me caractérise. Cette forme n'est que l'ultime expression de quelque chose de plus complet, de plus grand que tu ne peux encore appréhender. Mais, si tu continues à te rapprocher de nous, tu auras l'opportunité de contempler l'oeuvre de l'architecte de notre espèce. Pour cela tu devras réunir une totale confiance en nous et en toi, une constance dans ton travail, et un coeur pur et aimant.
    Alors te seront ouvertes les portes du véritable royaume de la Nature, et tu pourras contempler son oeuvre. Tu pourras porter témoignage du véritable rôle de Gaïa, et du véritable rôle que doit avoir l'homme dans la Nature. L'homme ne doit plus être notre ennemi. Il doit nous rejoindre dans l'Unité retrouvée sur des Plans de Lumière que, quelque part il n'a jamais quittés. L'homme s'est simplement dissocié de ces Plans dans ses expériences au sein de la matière, il s'est alourdi et il a fini par oublier notre existence et le véritable sens de sa propre existence. Il est temps maintenant de rétablir l'équilibre. Nous sommes tous prêts à l'aider et nous l'attendons.
    Va et porte témoignage."

       

    Je ne sais pas quand je me suis endormi, mais je me suis réveillé longtemps après si j'en crois la course qu'a parcouru la lune durant ce laps de temps. J'ai dormi profondément, et j'ai rêvé à un tas d'aventures merveilleuses qui m'arrivaient dans une Nature radieuse et lumineuse dans laquelle tous les règnespouvaient communiquer entre eux, chacun apprenant à d'autres ce qu'il savait lui-même de la vie. Reiver au Pays des merveilles! Est-ce si utopique que cela?

    Serge-Reiver Nazare - (De la Terre à Vénus,De Vénus à la Terre,Récits d'un pèlerin du cosmos...)
    Janvier 2011 

    DIALOGUES AVEC DES ARBRES

    Photo : profil 

    Un Charme 

    Je remarquais que les contacts les plus porteurs, ceux qui nous apportaient un enseignement, se faisaient à chaque fois, pour l'instant tout au moins, avec un arbre d'une essence différente, comme si mon expérience devait me permettre de ressentir en moi-même des énergies différentes, comme le sont les hommes.

    En effet, les énergies des différents arbres avec lesquels je communiquais étaient très différentes les une des autres. Parfois dans un même lieu, des arbres de même essence vibraient différemment les uns des autres. Je remarquais même des énergies plus yin ou plus yang sur certains.

    Cette fois-ci, nous nous trouvions en Seine Maritime, et les personnes qui nous recevaient avaient désiré nous présenter un arbre qu'ils aimaient beaucoup et qui se situaient près de leur domicile, en bordure de champ. Ils nous accompagnèrent et nous nous trouvâmes donc devant un énorme charme. L'air était doux bien qu'humide, et le calme champêtre augmentait une sensation de paix extrêmement relaxante. Nous nous allongeâmes autour de l'arbre, en état de méditation, en symbiose avec la nature, sous la protection de ce être au rayonnement particulièrement puissant. Au bout d'un long moment il s'exprima, toujours à travers Oriane.

    "Salut à vous êtres humains.

    Je suis le charme, et je porte bien le nom que vous m'avez donné. Je charme le lieu dans lequel je m'incarne, oui, je dis bien dans lequel je m'incarne, car vous avez devant vous mon corps matériel, mais à l'intérieur de celui-ci est tout ce qui me caractérise en tant que conscience, énergie, essence. Je charme la végétation, je charme les êtres, je charme les animaux, je charme tout ce qui se trouve autours de moi. En maintenant un charme particulier dans ce lieu je permets à la Paix de se diffuser, et ce charme agit comme un filtre d'Amour qui fait vibrer toute la Nature environnante.

    Chaque arbre sur cette planète est la représentation physique d'un être particulier qui fait son évolution parallèle à la vôtre, mais chaque être en lui-même porte un arbre qui est la représentation de lui-même sur la Terre.
    Savez-vous qu'à chaque étape de la vie d'un être humain correspond un arbre bien particulier qui va lui apporter l'énergie dont il a besoin?
    Si vous étiez attentifs à vos besoins, vous ressentiriez cet arbre en vous et vous l'aimeriez comme il se doit, et vous vous occuperiez de lui comme il se doit.
    Pourquoi ne chercheriez-vous pas cette correspondance au plus profond de vousmêmes?
    Ainsi, ayant pris contact avec votre arbre intérieur, vous laisseriez se diffuser en vous ses qualités, son essence. En échange, vous vous occuperiez de lui, vous pourriez même établir une relation intime avec lui, et son essence deviendrait la vôtre.
    Plus tard, dans une autre période de votre vie, un autre arbre viendra prendre la relève pour vous aider à cheminer avec plus de joie sur les chemins de la matière, car en vous est toute la forêt du monde, et par vous passent tous les arbres. N'oubliez pas, amis que nous sommes tous unis, rien n'est dissocié dans l'absolu, c'est l'homme qui en voulant expérimenter la matière s'est alourdi. Il est temps aujourd'hui de faire le chemin inverse, pour nous unir de nouveau comme jadis nous le fûmes.
    Recevez mes énergies dans le silence de votre coeur, dans votre grotte intérieure, allez dans la Paix, et souvenez-vous que nous sommes Un."

    Le soleil maintenant se couchait derrière un champ de céréales. Le ciel, d'un beau bleu, était parsemé de fins nuages, et une légère brise venait nous caresser le visage. J'étais bien réveillé, toujours allongé sous l'arbre et je goûtais avec volupté la sérénité de cette fin d'après midi. J'étais sous le charme, mais je n'étais pas le seul car personne ne bougeait.
    Je vins à penser à la vie trépidante qui continuait tout autour, et je me dis qu'au delà des contraintes de société, et des exigences des hommes, la vérité se trouvait dans cette ambiance dans laquelle j'étais plongé en cet instant. Oui, je prenais conscience que Gaïa demandait à l'homme de vivre dans cette Sérénité, dans cette Paix. Cela était possible à condition que des changements puissent s'opérer dans l'organisation de notre société. Je repensais à ce que m'avait dit Gaïa, et je compris que le chemin du véritable bonheur passait par l'application de ces principes de base. Ce que les hommes appellent bonheur, dans l'excitation des vies agitées et désorganisées de notre époque, n'est qu'une pâle compensation physico-émotionnelle. Je ressentis ce soir-là comme jamais auparavant la nécessité de nous fondre dans les énergies de la Nature, de fondre notre corps matériel dans les énergies qui sont les siennes, après quoi notre conscience incarnée pourra, elle aussi, se fondre en notre mère porteuse Gaïa, jusqu'à notre âme, et peut-être au-delà.

    Serge-Reiver Nazare - (De la Terre à Vénus,De Vénus à la TerreRécits d'un pèlerin du cosmos...)
    Février 2011

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    Dialogues avec des arbres 

      

      Extraits du livre " Pèlerin du cosmos – Autobiographie"

    De Serge-Reiver Nazare

    *****

    Les consciences de la Nature

    Rencontre avec des gnomes (mi 1991) :

    Nous animions, en cette période, un stage dans un chalet situé dans les environs d'Embrun, dans les montagnes bordant la Durance, noyé dans la Nature. Un soir, à la fin du stage, nous décidâmes, Oriane et moi-même d'organiser une soirée de méditation, avec les stagiaires, dans les profondeurs de la nuit, dans une clairière que nous avions repérée auparavant.

    Nous arrivâmes donc sur le lieu choisi vers 23 heures, à la lueur de torches tant la nuit était sombre. Nous étions une quinzaine. Se retrouver la nuit dans une forêt était une expérience que je n'avais jamais eu l'occasion de tenter. Il nous fallût bien une heure pour nous habituer à cette solitude dans le noir presque absolu car il n'y avait pas de lune cette nuit-là, et nous avions éteint nos torches, justement pour mieux entrer dans les énergies de la Nature.

    Personnellement je laissais mes pensées vagabonder au gré de leur fantaisie; je repensais à mes diverses expériences, essayais d'en découvrir un fil conducteur, etc. Je me sentais bien. L'atmosphère était chargée d'énergies fortes et diverses que l'on ne peut pas ressentir dans la journée. Je découvris que la nuit est totalement différente du jour. L'endroit paraissait plus vivant, la vibration plus profonde, Gaïa plus proche. Nous nous mîmes à chanter une série de AUM de plus en plus puissants. C'est la vibration sonore la plus proche de la vibration de la Nature que je connaisse. Elle peut sous certaines conditions, comme ce soir-là nous mettre directement en connexion avec les énergies du cœur de Gaïa. Le lieu et le moment étaient magiques. Puis nous nous allongeâmes tous dans l'herbe grasse de l'endroit. Je restai allongé un long moment sur le dos, les bras écartés, à regarder le jeu de cache-cache des nuages avec les étoiles, puis je me retournai, l'avant du corps enfoui dans l'herbe humide pour mieux me fondre avec le sol; et le temps passait sans que je le ressente.

    Au bout d'un temps que je ne saurais définir j'eus besoin de bouger, marcher, m'étirer, ce que je fis, en même temps que d'autres qui s'égaillèrent dans les alentours, toujours sans lumière, bien sûr. Il arriva un moment où je me retrouvai debout et immobile, et brusquement je vis apparaître devant moi un être. C'était la première fois de ma vie qu'une telle apparition se manifestait devant moi, et je restai incrédule à l'observer, me demandant en même temps si

    je n'étais pas l'objet d'une hallucination. Je le voyais bien en relief et en couleurs. La nuit était noire et pourtant il était bien visible, haut de moins d'un mètre, une tête un peu grosse par rapport à son corps plutôt frêle. Il était habillé d'une espèce de chemise ample et d'un pantalon ample aussi, les deux de couleurs vives, mais je ne pourrais dire de quelle matière ses vêtements étaient faits. Son énergie paraissait plutôt yang, car je supposais que l'on ne peut parler de sexe à ce niveau.

    Il me regardait en souriant, comme s'il s'amusait de ma stupéfaction. Tout à coup il se mit à parler, ou plutôt j'entendis sa voix à l'intérieur de moi-même de la même façon que Gaïa ou les arbres s'expriment, par transmission de pensée en quelque sorte.

    J'étais plus impressionné que par mes expériences précédentes car cette fois-ci j'avais devant moi un être vivant pouvant se déplacer et dont le corps physique ressemblait au mien. Il ressemblait à l'homme sans en être un. Il dit :

    - "Bonsoir. Mon nom vibratoire est Vérix. Je suis un être de la Nature, je suis ce que vous appelez un gnome et je travaille dans cet endroit. Je pourrais dire que je suis né dans cet endroit, mais en quelques circonstances j'ai voyagé et connu d'autres lieux. Je sais que pour mon évolution je dois maintenant travailler dans des endroits plus proches de l'homme. Ce soir je t'ai bien observé et j'ai demandé la permission à Pan de te contacter, car celui-ci est présent."

    Une fois de plus le nom de cet être mystérieux était prononcé. Je regardais autour de moi et ne vis que la nuit.

    Il se mit à rire, d'un merveilleux rire cristallin et dit :

    - "Tu ne peux le voir, il est plus décalé que moi-même. Il est bien là et il paraît très intéressé par notre conversation. Mais je voudrais te demander une faveur. Voilà, je voudrais que tu m'emmènes avec toi là où tu habites."

    Il se tut et me regarda intensément dans les yeux, attendant visiblement une réponse. J'étais abasourdi, je n'arrivais plus à maîtriser la situation. Mon mental se mit à surchauffer. Je m'entendis dire, au-dedans de moi-même :

    - "Tu ne te rends pas compte de ce que tu me demandes. Accepter cela est une responsabilité, comme un parrainage en quelque sorte. Je suis très actif, je ne suis pas souvent à mon domicile. De plus j'habite dans un lotissement où il y a beaucoup de monde. Tu ne pourrais supporter un tel changement par rapport à ta forêt. D'autre part nous ne pourrions communiquer comme ce soir dans ces lieux habités. La vibration des hommes ne te conviendrait pas."

    Je m'arrêtais à bout d'arguments, en cherchant désespérément d'autres. L'être reprit :

    - "Alors, tu ne veux pas? Je t'ai apporté tout de même un cadeau, mais je t'en prie, lui, accepte-le."

    Il me tendit, avec ses deux mains levées vers moi, une pierre brute luminescente dans un ton de rouge rubis. Son énergie était tellement puissante que j'en ressentis les effets sur mon propre corps. Une intense émotion m'envahit. I'être était si beau, si pur, innocent et grave dans son allure. Mon mental s'évanouit, et je compris qu'il m'était donné de vivre un événement peut-être majeur. De toute façon en quelques instants, il s'était passé quelque chose en moi-même. Je me sentis envahi d'un tel Amour Universel que la clairière paraissait être illuminée. Je m'accroupis devant lui, je pris la pierre dans mes mains. Bien sûr elle n'était pas matérielle mais énergétique et dense, et mes mains en ressentaient les contours. Je lui dis :

    - "Je te remercie du fond du cœur pour ton cadeau. Je sais qu'il est important pour moi".

    Au même moment je me rendis compte qu'Oriane conversait avec un autre être ressemblant au mien, à côté de moi. Je lui racontais alors ma conversation avec le gnome. Elle m'expliqua que le gnome qui lui avait parlé était une amie de celui qui m'avait contacté, que son nom était Morieux, que cet être lui avait demandé de l'emmener avec nous car elle (énergie yin) ne voulait pas se séparer de son ami!

    J'essayais d'argumenter l'impossibilité de nous charger d'un tel fardeau. Alors Oriane me regarda avec une lueur qui en disait long et, sans plus de résistance je craquai. Les deux êtres étaient maintenant côte à côte, devant nous, et nous leur parlâmes à tous les deux.

    Je dis :

    - "Nous acceptons de vous emmener avec nous, mais nous ne vous garantissons pas le résultat".

    Et je pensai en moi-même : "Nous serons aidés je suppose, car c'est la première fois que j'adopte un être de la Nature qui se situe sur un autre plan que le mien!"

    Vérix resta grave alors que je m'attendais à une démonstration de joie ou à des remerciements, mais je ressentis un soulagement et de la reconnaissance. Morieux exprima sa joie à travers un large sourire et je me mis à les aimer déjà ces deux êtres.

    Vérix, maintenant très détendu, nous expliqua que son amie aurait eu de la peine d'être séparée de lui. Il dit qu'elle apprendrait aussi beaucoup en travaillant auprès des hommes, mais qu'elle n'avait jamais encore quitté ce coin de forêt. Elle avait besoin de lui, et lui avait besoin d'elle.

    Ces deux gnomes se ressemblaient beaucoup. Elle était habillée de la même façon, mais son allure avait quelque chose de yin.

    J'étais tellement dépassé par les événements que plus rien ne semblait m'étonner maintenant. Je sentais un amour rapprocher ces deux êtres et je me serais senti un monstre de les séparer. Je ne cernais pas tout de ce qui se passait en cet instant, mais je sentais confusément que je devais agir dans le plus grand des lâcher-prise. Je rajoutai :

    - "Nous ne savons pas comment faire pour vous guider jusqu'à notre domicile qui est très loin de cet endroit."

    - "Au moment de votre départ vous vous connecterez sur nos énergies que vous connaissez maintenant. Il n'est pas utile que vous reveniez en cet endroit. Nous percevrons votre vibration et nous suivrons la trace astrale de votre déplacement jusqu'à notre nouvel endroit de vie."

    C'était aussi simple que cela. Nous partons méditer une nuit en forêt et nous en revenons chargé de famille avec un million de problèmes à comprendre et à régler, mais j'étais trop abasourdi pour réfléchir à quoi de ce soit en ce moment-là. Nous regagnâmes le chalet et je m'endormis instantanément et profondément.

    Ceci se passa donc dans ces montagnes des Hautes Alpes, mais cette aventure ne s'arrêta pas là bien sûr. Au moment du départ nous agîmes comme convenu, et nous rentrâmes dans le Vaucluse. Arrivé chez nous, je n'avais rien ressenti de particulier de nos deux filleuls. Nous étions devant l'immeuble de notre domicile et je vis les deux êtres timides sur la pelouse de l'entrée, serrés l'un contre l'autre, presque apeurés.

    Oriane leur proposa de leur faire visiter notre logement mais ils déclinèrent la proposition, en nous expliquant qu'ils ne pouvaient entrer dans cet endroit aux vibrations aussi différentes que leur lieu de vie habituel. Nous comprîmes à ce moment-là qu'il fallait leur trouver un lieu de vie, et dès tout de suite! Et, en pleine nuit, après un stage d'une semaine et 5 heures de voyage, nous voilà partis à la recherche de ce lieu, dans un parc qui se trouvait près de notre domicile. Tout en marchant, nous nous surprîmes, Oriane et moi-même, à presque tendre les bras, comme si nous les tenions par la main. Nous nous mîmes à rire en pensant que, si nos amis nous voyaient en ce moment; non seulement notre réputation, mais notre intégrité mentale et peut-être même notre liberté seraient compromises!

    Ils choisirent un endroit reculé et nous les laissâmes s'organiser car nous étions à bout de force.

    Je constatais que je pouvais assez facilement me décaler pour communiquer avec les deux gnomes, mais toujours le soir après dix heures, lorsque les vibrations des hommes s'apaisent. Ils avaient installé leur demeure sous terre. Un soir je pus me décaler suffisamment sur leur fréquence pour visiter leur home. C'était une grotte mais installée de façon très physique et dans les mêmes normes que l'humain, c'est-à-dire que j'y remarquais une échelle pour descendre dans la grotte, un lit à deux places, et même un fauteuil; le tout fabriqué avec des éléments de la Nature, branches, brindilles, feuilles, etc. Je ressentis même une ambiance chaude et confortable.

    Lorsque nous étions en Avignon, nous allions souvent les rencontrer. Nous nous mettions en contact et ils venaient nous parler, surtout Vérix. Morieux plus timide se tenait souvent un peu en retrait. Ils nous apprirent beaucoup de choses. Ils nous expliquèrent que leur rôle consistait à aider les arbres à recevoir un maximum d'eau par les racines. Leur travail était surtout souterrain. Ils canalisaient les énergies pour que la matière suive, mais leur tâche était difficile car la pollution désorganisait les réseaux énergétiques souterrains.

    Ils eurent tout de même des difficultés à s'adapter aux vibrations des hommes avoisinants. Nous apprîmes qu'ils pouvaient avoir des pertes d'énergie, ressentir des fatigues, non pas tant par leur travail, mais surtout par l'ambiance vibratoire du lieu habité non harmonisé avec la Nature.

    Un soir ils furent heureux de nous présenter un nouvel ami qu'ils venaient de rencontrer. C'était un elfe. Je le sus car ils le dirent, mais je remarquais une nette différence dans l'apparence et la vibration. Il était plus menu, plus fin, plus aérien, ce qui est normal puisque, me dirent-ils, son rôle comme ceux de son espèce, était de travailler avec l'élément air. Pour lui, sa spécialité était la pollinisation.

    Ils m'expliquèrent que souvent nous nous rencontrions dans l'astral pendant notre sommeil, mais je ne m'en souvenais jamais à mon réveil.

    Un soir de fin septembre, alors que nous revenions d'un déplacement, nous allâmes dire bonjour à nos deux amis, et nous les trouvâmes bien excités, et avant que nous n'ayons eu le temps de leur adresser la parole, ils nous tinrent ce langage :

    "Enfin vous êtes de retour. Nous ne voulions pas partir sans vous dire au revoir. En effet à la fin de chaque automne, lorsque la Nature entre en hibernation, notre présence n'est plus indispensable ici. Alors nous partons vers des plans plus décalés de la Terre pour la saison de l'hiver. Là nous nous reposons, nous retrouvons des amis, nous échangeons nos expériences, et nous sommes instruits

    par des grands Dévas de la Nature. Cette année nous sommes très fiers d'avoir à raconter notre aventure avec des humains. Nous serons un centre d'intérêt et nous pourrons apprendre tout ce qui s'est passé depuis notre départ de la forêt. Mais nous n'avons pas le temps de nous attarder, les autres sont déjà partis, nous vous attendions pour vous souhaiter un bon hiver et vous prévenir pour que vous ne soyez pas inquiet de notre absence. Nous ne voulions pas le faire dans l'astral puisque vous ne vous souvenez de rien à votre réveil. Au revoir et au printemps prochain."

    Et ils disparurent sur-le-champ!

    Nous avons vécu encore bien des aventures avec nos deux amis. Nous vivions en cette période l'extraordinaire au quotidien. Les contes de fées sont des histoires initiatiques racontées par des êtres qui déguisent les messages afin qu'ils puissent traverser les espaces et le temps sans encombre. Ils ne sont pas destinés aux enfants car il faut une conscience adulte et avertie pour décrypter les vérités noyées dans des symboles ésotériques. 

    Dialogues avec des arbres

     

    Les lutins (mi 1994) :

    A ce moment-là, les circonstances de nos stages nous avaient amené à Gap dans les Alpes de Haute Provence. Nous venions de terminer l'animation d'un stage, Oriane et moi-même, et nous avions décidé de nous accorder un jour de repos sur place.

    Le hasard de nos promenades nous avait amené sur une hauteur de la ville, dans un endroit que nous connaissions déjà. L'air était juste frais afin d'être stimulant sans être désagréable, et le coin était presque désert en ce jour de semaine. Nous nous dirigeâmes vers un groupe d'arbres assez impressionnants par leur hauteur, et qui formait un bouquet dominant les environs. Lorsque nous avions découvert cet endroit particulier nous avions été immédiatement attirés par ces arbres qui, déjà de loin, dégageaient une forte énergie. C'est ainsi que nous nous retrouvâmes sous une dizaine d'immenses sapins qui avaient poussé presque en rond. Leurs troncs étaient parfaitement droits, et en levant la tête, nous avions l'impression de nous trouver dans une cathédrale naturelle regardant son clocher par le dessous. J'ai eu une autre sensation, celle de regarder le ciel du fond de la terre. En effet les cimes formaient très haut un rond à l'intérieur duquel descendait la luminosité de l'atmosphère. Au niveau du sol il faisait sombre et je me serais presque cru au fond d'un puits. Je m'étais senti dans la Terre et dans le ciel, tout en naviguant en même temps entre les deux. La vibration était si forte que, la première fois, j'en avais presque eu un vertige.

    Ce jour-là nous avions décidé d'y faire une méditation de communion avec Gaïa car l'énergie de ce lieu s'y prêtait bien.

    Je m'étais assis, le dos posé contre le tronc d'un de ces imposants sapins. L'énergie du lieu était particulièrement forte. Le calme environnant était relevé par le doux murmure d'un petit ruisseau qui serpentait non loin de là. Je me suis presque endormi, enveloppé dans une bonne torpeur, et ma conscience s'est mise à voyager en Gaïa.

    J'ai compris qu'il fallait prendre encore plus de recul par rapport aux détails, tracasseries et petites vicissitudes de la vie courante, même au point de me démarquer par rapport à mes semblables si cela devait être. Il était normal, lorsque l'on vit de telles initiations, d'avoir des difficultés à se faire comprendre souvent. Comment faire comprendre à ceux qui sont à l'intérieur d'une bulle mentale rigide ce qui est à l'extérieur de cette bulle? L'équation est difficile à résoudre.

    Je n'arrivais pas à sortir de ma torpeur. Peut-être était-ce de la fatigue, ou un petit abattement devant l'impuissance apparente dans laquelle se trouvent ceux qui veulent agir au développement d'un équilibre planétaire.

    Je n'ai pas eu le temps de me perturber le mental plus avant, car j'ai vu tout à coup avec stupéfaction arriver vers ma droite des petits êtres d'environ 50 à 70 cm qui gambadaient en file indienne. Ils étaient environ une dizaine et ils sont passés devant moi sans me remarquer apparemment. Ils étaient habillés de feuilles, fleurs, et autres végétaux, mais si bien ajustés et si joliment placés que l'on aurait pu croire qu'ils étaient vêtus d'habits de tissus. Ils dansaient dans le sous-bois en s'agitant fortement de tout leur corps et il m'a semblé entendre leur mélodie. C'était une succession de notes de musiques qui sortaient de leurs bouches, dans un ensemble harmonieux.

    J'étais plus captivé que pétrifié. Je me retrouvais une fois de plus en plein conte de fées.

    Dialogues avec des arbres

    Au bout de quelques minutes de ce manège, un des lutins est venu vers moi pendant que les autres poursuivaient leur farandole. Il s'est arrêté à peu de distance. Je m'étais redressé tout en restant assis le dos appuyé contre le tronc de l'arbre. Il m'a regardé droit dans les yeux et s'est mis à parler. J'ai entendu, par transmission de pensée, ceci :

    "Vous humains, pourquoi êtes-vous si tristes? Vous ne vous rendez pas compte que cela vous rend laids. Pourquoi êtes-vous si violents? Cela vous rend grossiers et vos vibrations lourdes et agressives font fuir autour de vous tous les éléments de la nature.

    Nous sommes des énergies de la nature. Nous œuvrons pour elle, c'est notre raison d'exister, mais nous sommes joyeux de vivre et de participer à l'expansion de la vie. Nous sommes joyeux car nous sommes heureux. Gaïa pourvoit à tous nos besoins et chaque jour est une nouvelle aventure. Nous nous développons dans notre travail, nous apprenons beaucoup, nous entrons en contact avec d'autres êtres de la nature différents de nous et nous aimons à échanger, et tout cela est formidable.

    Pourquoi humains ne faites-vous pas comme tout le monde?

    Nous fuyons lorsque vous approchez car vous nous faites peur. Vous ne savez pas être reconnaissants de ce que Gaïa vous donne, vous ne savez même pas prendre ce qu'elle vous propose, et quand vous prenez, vous ne pensez même pas à la remercier. Vous ne savez pas aimer et vous, êtres humains, êtes les seuls dans la création à agir de la sorte. Vous saccagez, vous n'avez pas le respect de vos parents cosmiques. Alors nous redoublons de travail pour essayer de rattraper vos désastres, mais nous le faisons dans la joie, car nous construisons la vie."

    Puis il s'est retourné et, comme s'il ne m'avait jamais vu, il a rejoint ses amis. Ils ont joué un moment autour des arbres comme des enfants heureux et insouciants, sachant que leur mère veille sur eux et pourvoit à leurs besoins. Dans un mouvement gracieux ils se sont retrouvés en file indienne et sont repartis d'où ils étaient venus tout en continuant à chanter.

    L'endroit m'a paru vide tout à coup. J'ai remarqué que des larmes coulaient sur mes joues. J'ai pleuré d'émotion. Un seul petit être de la nature avait su résumer notre état d'être et j'étais secoué par l'émotion. Un seul petit être de la nature pouvait contenir tant de sagesse. Il avait été capable en quelques mots de nous remettre à notre place nous humains, si orgueilleux, si imbus de notre intelligence. Intelligence oui, mais trop souvent celle du cerveau, pas assez celle du cœur.

    Mon ego venait de subir un choc. J'ai remercié profondément cet être de m'avoir rappelé ce qu'étaient la simplicité et l'humilité, et j'ai continué à pleurer. Puis je suis resté encore un moment prostré, à intégrer le message. J'ai décidé alors de recopier ce message pour le distribuer à mes amis, patients et stagiaires afin qu'ils puissent méditer sur ce sujet.

    (Reproduit avec l'autorisation de Serge-Reiver Nazare)

     

    Spiritualité et bien être

     

     (Comme toujours chacun doit faire preuve de libre-arbitre et de discernement au sujet de ces informations)