• Fossiles vivants

    Nature insolite 

    Des fossiles vivants 

    Le Sphénodon, animal qui possède un 3 ème oeil

    Le sphénodon a été qualifié de « fossile vivant », ce qui sous-entend qu'ils sont restés quasiment inchangés morphologiquement au cours de leur histoire entière, soit approximativement 220 millions d'années. Animal panchronique, le sphénodon (Sphenodon punctatus et Sphenodon guntheri) ou tuatara ou encore hattéria, est aujourd’hui l’unique représentant de l’ordre des rhynchocéphales (aussi appelé rhynchocephalia, sphénodontes ou sphenodontia), qui était florissant, il y a 200 millions d'années.

    Malgré la ressemblance, ce n'est pas un lézard, mais un proche parent des Squamata qui regroupent les lézards et les serpents. Cet animal possède un troisième œil et représente un témoignage de la séparation des lignées ayant abouti aux lépidosauriens (dont les lézards, serpents et sphénodons font partie) d'une part et aux archosauriens (oiseaux et crocodiliens, entre autres) d'autre part. Ce reptile ne se trouve qu'en Nouvelle-Zélande, où il est endémique. Les sphénodons forment la branche divergeant le plus précocement dans l'arbre phylogénétique actuel des amniotes. Le cerveau et le mode de locomotion présentent des états de caractères ancestraux d'amphibiens et l'organisation du cœur est plus simple que chez les autres reptiles.

    Ce reptile a une très grande longévité, il peut vivre environ 60 ans mais le record de longévité en captivité, confirmé par une publication scientifique, est de 77 ans. Le New Zealand Herpetological Society cite un individu de 90 ans[4], et un article de la BBC évoque même un sphénodon mâle de 111 ans, et une femelle de 80 ans.

    Il ne s'arrête de grandir que vers l'âge de cinquante ans et le mâle est plus grand que la femelle : le Sphenodon punctatus adulte mâle mesure 61 centimètres de longueur en moyenne et les femelles 45 cm. Le zoo de San Diego cite même une longueur record de 80 cm de la tête à la queue.

    Les mâles peuvent peser plus d'un kilogramme, et les femelles plus de 500 g. Le Sphenodon guntheri est un peu plus petit ; il peut dépasser un poids de 660 g.

    Le tuatara est aussi connu pour posséder un troisième œil, dit « œil pinéal ». Il possède un cristallin, une cornée, une rétine à photorécepteurs de type bâtonnet, et une connexion nerveuse dégénérée avec le cerveau, ce qui suggère qu'il dérive d'un œil véritable. Cet œil pinéal n'est visible que chez les petits, qui présentent une partie translucide au centre du sommet du crâne. Après 4 à 6 mois, elle se couvre d'écailles opaques et de pigments[6]. Le rôle de ce troisième œil est inconnu, mais il pourrait être utilisé pour absorber les ultraviolets dans le but de synthétiser de la vitamine D, comme pour déterminer le cycle nycthéméral et aider à la thermorégulation. De tous les tétrapodes actuels, le sphénodon est celui chez qui l'œil pinéal est le plus développé. Cet œil fait partie d'un complexe dont fait aussi partie la glande pinéale ou épiphyse, productrice de mélatonine[6]. Autre hypothèse : il a été démontré que chez la salamandre, le complexe pinéal est utilisé pour percevoir la lumière polarisée, et détermine ainsi la position du soleil même s'il y a un couvert nuageux, aidant ainsi à la navigation. 

      Le Ginkgo biloba, le survivant à toutes les crises climatiques

    Le Ginkgo biloba ou « arbre aux quarante écus » ou « arbre aux mille écus » (银杏 yínxìng en chinois) est la seule espèce actuelle de la famille des Ginkgoaceae. Il est la seule espèce actuelle de la division des ginkgophyta. On en connaît sept autres espèces maintenant fossiles et le ginkgo est considéré comme une forme panchronique. C'est la plus ancienne famille d'arbres connue, puisqu'elle serait apparue il y a plus de 270 Ma. Elle existait déjà une quarantaine de millions d'années avant l'apparition des dinosaures.

     

     Le Ginkgo est un arbre de taille moyenne à grande, pouvant atteindre 20 à 35 m. Leur durée de vie est très importante, puisque certains spécimens sont connus pour avoir plus de 2 500 ans[réf. nécessaire.

    L’écorce des jeunes Ginkgo est d’abord lisse puis devient craquelée et fissurée avec le temps. Sa couleur varie du brun au gris.

    Ses feuilles sont uniques parmi les spermatophytes, puisque formées de deux lobes en forme de palmes et ne présentant pas de nervure centrale comme la quasi-totalité des plantes modernes. Dotées d'un pétiole, elles sont insérées sur les rameaux par petits groupes de 3 ou 4 et atteignent de 5 à 15 cm de long. Ces feuilles sont caduques.

    Le Ginkgo est un arbre dioïque, c'est-à-dire que chaque arbre est soit mâle soit femelle. Sa reproduction présente certaines caractéristiques communes avec la reproduction des fougères et d'autres communes avec celle des conifères et plantes à fleurs.

    En effet, après avoir produit ses ovules, le Ginkgo femelle reçoit du pollen que le ginkgo mâle produit en énorme quantité. Arrivé sur l'ovule, le grain de pollen germe et forme un tube pollinique libérant deux spermatozoïdes qui nagent dans le liquide de fécondation, vers le gamète femelle. (Ce mode de fécondation est appelé siphonozoïdogamie.) La fécondation peut encore s'effectuer même si l'ovule est tombé à terre. Une fois cette fécondation effectuée, la jeune plante se développe sans passer par le stade de la graine au sens botanique du terme.

     Le coelacanthe, un poisson des mers depuis 410 millions d'années 

    Les cœlacanthes ; sous-classe Coelacanthimorpha ou ordre Coelacanthiformes forment un groupe de poissons crossoptérygiens. Ils font donc partie des vertébrés sarcoptérygiens non tétrapodes. Il en existe de nombreux fossiles et deux espèces vivantes connues du genre Latimeria. Ils n'ont que peu évolué morphologiquement depuis 350 Ma et ressemblent aux ancêtres aquatiques des vertébrés terrestres. Ils possèdent une poche de gaz avec des parois épaisses qui pourrait être le vestige d'un poumon ancestral. Cette caractéristique, ainsi que la forme et le mouvement de ses nageoires l'ont souvent vu élevé au rang de forme panchronique ou de forme transitionnelle.
    Les espèces encore existantes de ces poissons sont menacées d'extinction.

    Les cœlacanthes, bien qu'ils soient aujourd'hui représentés par deux espèces vivantes, ne furent longtemps connus que comme un groupe de spécimens fossiles largement représentés dans les alluvions du Dévonien au Crétacé, avec une apparente extinction à la fin de l'ère secondaire.
    On lit souvent que les cœlacanthes ont subsisté sans modification biologique pendant des millions d'années, mais à vrai dire les deux espèces modernes (et même leur genre) ne sont pas représentées dans les strates fossiles de l'ère secondaire. Cela dit, il est bien exact que certaines espèces disparues, particulièrement celles des fossiles de cœlacanthe les plus tardifs, à savoir le genre Macropoma du Crétacé, ressemblent beaucoup aux espèces modernes. L'explication la plus plausible de cette lacune évolutive est la disparition de ce poisson des lagunes. D’autre part, les fossiles des grands fonds marins sont rarement formés dans les strates où les paléontologues peuvent les mettre au jour, ce qui donne l'illusion que ces espèces des grandes profondeurs n'existaient pas autrefois : cette hypothèse est toujours à l'étude.

      La limule , un arthropode de 425 millions d'années

    La limule ou le limule, (du latin scientifique limulus) est un euarthropode marin de la famille des Limulidae. Considéré comme une véritable forme panchronique, son groupe semble n'avoir pratiquement pas évolué morphologiquement depuis plus de 500 Ma. La limule est parfois appelée « crabe des Moluques » ou « crabe fer à cheval » ou encore « crabe au sang bleu », bien qu'il ne s'agisse pas d'un crustacé mais d'un chélicéré comme les araignées et les scorpions. C'est un taxon monophylétique qui fait partie du clade des ecdysozoaires. L'espèce la plus connue est le Limulus polyphemus.

     

     Véritable témoin de l'évolution, elle fut menacée d'extinction à la suite de son utilisation par l'homme comme engrais, sous prétexte qu'elle était responsable d’une consommation excessive de mollusques. Elle fut en voie d'extinction[réf. nécessaire] jusqu'à ce que l'on découvre, dans les années 1960, les propriétés uniques de son sang désormais très étudié. La limule est depuis pêchée, puis relâchée après prélèvement sanguin et marquage (pour lui éviter un deuxième prélèvement sanguin).

    La limule vit au fond d'eaux peu profondes (5 à 10 mètres) et se nourrit de petits animaux marins comme des poissons ou des crustacés qu'elle broie avec la base de ses pattes antérieures, sa bouche étant dépourvue de dents. La reproduction a lieu en début d'été, la femelle venant à terre une fois l'an, à la pleine lune. Elle creuse un trou peu profond (20 centimètres environ) et y dépose quelques milliers d'œufs qui éclosent au bout d'un mois.

    Une particularité biologique fait que ses quatre yeux primitifs ne détectent que les objets en mouvement. Sa vision a fait l'objet de multiples recherches. Chaque ommatidium conduit à une seule fibre nerveuse. De plus, les nerfs sont de grande taille et leur accès est relativement aisé. Cette particularité anatomique permit aux scientifiques d'analyser les impulsions nerveuses en fonction de la lumière. Des phénomènes visuels comme l'inhibition latérale purent ainsi être observés.
    D'autres expériences ont permis de démontrer que les limules mâles utilisent la lumière et la perception des formes pour trouver des partenaires de jour comme de nuit . L'œil latéral de la limule offre une image dont la résolution avoisine 40 x 25 pixels. Elle est fortement bruitée mais suffisante pour l'animal.

     Propriétés particulières du « sang » de limule[modifier]
    L'hémolymphe (équivalent du sang chez les euarthropodes) de la limule est de couleur bleue du fait de la présence d'hémocyanine au lieu d'hémoglobine. Ses cellules sont des amibocytes qui réagissent en présence d'endotoxines bactériennes (composés ayant un effet pyrogène dangereux lorsqu'ils sont injectés chez l'homme) en produisant une protéine transformant l'hémolymphe en gel. La limule n'ayant pas de système immunitaire, ce gel lui permet de bloquer les infections bactériennes.

    Cette particularité fait que, depuis les années 1970, on utilise l'hémolymphe de la limule pour produire un réactif, appelé lysat d'amebocyte de limule (LAL), employé notamment dans le domaine pharmaceutique pour tester l'absence d'endotoxines dans les médicaments, les produits de dialyse et le matériel médico-chirurgical.

    (source : Wikipedia)

     

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