• Génies, surdoués ou autistes!

    Mystères humains

    Génies, surdoués ou autistes!
     

    Un génie est une personne qui se démarque de façon exceptionnelle par un ou plusieurs talents. Le mot dérive de « genius ». La même origine latine a donné le sens d'inventeur, de personne dotée d'un talent hors du commun et/ou d'une habileté intellectuelle remarquable, d'une aptitude créatrice extraordinaire.

    L’autisme de haut niveau désigne toute forme d’autisme où l’autiste est capable d’interaction sociale, de l’expression de son intelligence. L’autisme est présent mais la coupure avec le monde qu’il entraîne souvent n’est pas totale.

    Le spectre autistique classe dans les troubles envahissant du développement (TED) l’autisme-type, dit « de Kanner », l’autisme de haut niveau et le syndrome d'Asperger. Il n’est pas rare qu’une même personne soit associée successivement à ces trois catégories.

    Le terme « surdoué » est un néologisme employé pour la première fois en 1946 à Genève par le docteur Julian de Ajuriaguerra pour désigner une catégorie d'enfant qu'il caractérise ainsi : « On appelle enfant surdoué celui qui possède des aptitudes supérieures qui dépassent nettement la moyenne des capacités des enfants de son âge. »[1].

    Ce terme sert aujourd'hui à désigner les enfants ou les adultes dont les capacités intellectuelles dépassent la norme établie. Les termes « enfant intellectuellement précoce » et « haut potentiel » (particulièrement utilisé en Belgique et pour les adultes) sont davantage répandus aujourd'hui, car moins connotés.

    Dyssynchronie interne

    L'évaluation des enfants surdoués est d'autant plus complexe qu'il existe souvent une dyssynchronie interne : l'âge affectif ne suit pas forcément l'âge intellectuel. Il existe de nombreux cas d'enfants surdoués présentant un retard affectif. Cette dyssynchronie peut causer de nombreux troubles, allant d'une grande sensibilité, des angoisses à des troubles névrotiques, la paranoïa, des troubles obsessionnels ou des manifestations psychosomatiques.

     

    Des études comme celles d'Arielle Adda ont également parfois constaté un décalage entre la parole et la pensée, certains enfants ayant des difficultés à exprimer une pensée qui va plus vite que les mots, ce qui, chez certains, peut aller jusqu'au bégaiement.

    Cette dyssynchronie peut également exister dans le décalage entre la rapidité de pensée et la rapidité d'écriture. La pensée va plus vite que la main, provoquant des ratures, voire des phrases incomplètes.

    Pour Terrassier,la dyssynchronie interne comporte alors trois aspects différents:

    Dyssynchronie intelligence-psychomotricité
    Le développement psychomoteur des enfants à haut potentiel n’est pas aussi précoce que celui du développement intellectuel. Néanmoins, ces enfants sont souvent précoces pour la lecture, mais pas autant pour l’écriture qui exige des compétences psychomotrices plus affirmées. Ceci peut conduire à un décalage et engendrer l’anxiété chez les enfants. Il est donc préconisé d’apprendre au fur et à mesure la lecture et l’écriture conjointement.

    Dyssynchronie intelligence-affectivité
    Le décalage entre ces deux concepts se manifeste principalement par l’immaturité des enfants surdoués. Bien qu’ils aient accès, de par leur développement intellectuel accru, à de nombreuses informations, leur esprit logique ne leur permet pas de gérer ces informations. C’est ainsi que l’anxiété et les peurs (diverses) apparaissent. Pour les gérer, il est possible que l’enfant mette en place des rituels ou des manies. C’est alors aux parents de les accompagner au mieux et d’être les plus tolérants possible.

    Dyssynchronie entre les différents secteurs du développement intellectuel
    La différence la plus notable se situe entre la mesure du QI verbal et du QI de performance. Ceci est dû au fait que l’âge relatif aux acquisitions verbales est inférieur à l’âge de raisonnement verbal et non verbal. Ainsi, en classe, l’enfant pense connaître sa leçon car il a immédiatement compris ce dont parlait le professeur, mais il éprouve des difficultés par la suite car il n’aime pas faire appel à sa mémoire pour réciter devant le professeur.

     Dyssynchronie sociale et scolaire
    Celle-ci se traduit par des difficultés d'insertion scolaire et familiale.

    «  N'oublions pas non plus que les enfants doués ne sont pas toujours précoces ; leur développement est plutôt lent et leurs capacités restent parfois fort longtemps à l'état de latence. »
    En effet, de manière générale, les psychologues sont d'accord pour dire qu'il y a, parmi les surdoués détectés, environ 1/3 de surdoués en échec scolaire, 1/3 de surdoués dans la moyenne, et 1/3 de surdoués brillants. Bien sûr, ces données empiriques ne concernent que les enfants surdoués qui ont été testés et reconnus ; les enfants surdoués non détectés ne rentrent pas dans ces statistiques.

    Les enfants surdoués sont souvent en décalage avec le programme scolaire normal qui leur est proposé. Leur capacité à comprendre rapidement provoque souvent un certain ennui en classe, aussi sont-ils parfois des élèves médiocres, voire mauvais. De plus, leur facilité de compréhension peut entraîner chez eux un rejet de l'effort ou de l'échec. N'étant pas confrontés à des difficultés en relation avec leur niveau de développement, ces enfants n'ont pas la possibilité d'apprendre, petits, à fournir un effort pour les surmonter. D'autre part, dans l'impossibilité d'évaluer leurs limites, ils n'apprennent pas à estimer leur niveau réel, ce qui les rend également incapables de se réjouir de leurs succès, qu'ils estiment "normaux".

    C'est pourquoi on les présente généralement comme des enfants inhibés, asociaux, perdus dans leurs réflexions ou leurs rêveries ; parallèlement, étant souvent présenté comme exigeant, agressif, parfois méprisant, insupportable, l'enfant surdoué peut être rejeté. D'autant que les professeurs ne savent pas forcément comment gérer ces enfants différents de la norme. Ce phénomène peut également se produire dans le milieu familial.

    Par rapport à l’école
    De par son développement précoce, l’enfant surdoué verra le système scolaire, au fur et à mesure des années, de moins en moins adapté à lui. Ceci ne fera qu’augmenter ses difficultés relationnelles avec ses pairs et fera décroître sa stimulation. Ainsi, la vitesse imposée à l’école va freiner le développement de l’enfant présentant un haut potentiel, et petit à petit l’exclura du système scolaire.

    Par rapport aux parents
    La précocité de l’enfant surdoué entraîne chez les parents des difficultés à se positionner car ils ont devant eux une personne qui parle et réfléchit comme une « grande personne », mais qui aussi manifeste la maturité des autres enfants de son âge. C’est ainsi que les parents peuvent faire participer leurs enfants aux problèmes d’adultes, leur montrer moins d’affection, moins jouer un rôle protecteur et rassurant, etc. Tout ceci entraîne chez le jeune des angoisses et de l’inquiétude.

    Par rapport aux autres enfants
    Le fait d’être en avance intellectuellement sur les autres enfants peut entraîner le jeune surdoué à une frustration intellectuelle si les autres se comportent avec lui en référence à sa maturité affective, soit en référence à son niveau intellectuel. Ainsi, comme le souligne TERRASSIER : « La dyssynchronie entre son âge réel et son âge mental implique qu’il aura, soit des amis de même niveau de développement mental mais plus âgés et plus grands que lui, soit des amis du même âge bien en retard sur le plan mental par rapport à lui ». 



    (source : wikipedia

     

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