• Hartfield, le faiseur de pluie

    Personnages étonnants

    Charles Mallory Hatfield - Le faiseur de pluie

     L'homme pourra-t-il un jour faire tomber la pluie sur commande ? Un homme Charles Mallory Hatfield aurait-il réussi ?

    HARTFIELD LE FAISEUR DE PLUIE 

    (dessin : Les émanants)

    Hartfield avait une affinité avec l'atmosphère et il fut peut-être le seul humain de son espèce.
    Il pouvait faire pleuvoir à volonté, simplement en produisant des fumées à partir de réactions chimiques qu'il a gardée pour lui.

    Bien entendu, la science officielle affirme que ce n'est que par les méthodes consistant à pulvériser des cristaux à partir d'un avion, qu'on peut faire pleuvoir. Les statiticiens affirment par contre que cette méthode donne des résultats purement au hasard. Les querelles entre savants sont très dures à ce sujet. Hatfield, lui, réussissait à tous les coups, et son histoire mérite d'être reprise dans les détails.

    En 1902, il est représentant voyageur de commerce en machines à coudre. Il n'a jamais fait d'études, mais il lit beaucoup. Très calme et très modeste, il prétendra toujours utiliser des phénomènes naturels qu'il comprend lui même très mal.

    Il fait son premier travail de faiseur de pluie commercial en 1903, près de Los Angeles.

    Il aura rempli en 25 ans 500 contrats à des prix allant de 50 à 10 000 dollars, le prix étant déterminé par ce que le client peut payer sans que ça le lèse. Il n'échouera jamais.

    La municipalité de Los Angeles lui demande de remplir le bac de retenue. Pour quatre mille dollars, il obtient 25 cm de pluie au pluviomètre et l'eau dans le bac de retenue monte de six mètres. En le payant, la municipalité fait ce commentaire :
    " C'est pour rien."
    La rumeur des pouvoir de Hatfield se propage dans le monde entier. En Alaska, les torrents sont à sec en 1906. Les mineurs ne peuvent plus utiliser le procédé classique de lavage pour l'extraction de l'or, qui exige de l'eau. Ils se cotisent et offrent à Hatfield 10 000 dollars d'or.

    Trente-six heures après que Hatfielf se soit mis en action, la pluie qui les sauvera tombera.

    Charles Mallory Hatfield - Le faiseur de pluie

    En 1922 l'Italie est en détresse. Tout le mezzogiorno est désséché. Hatfield arrive au secours. La pluie tombe , les champs sont sauvé. Tous les bacs de retenue sont remplis. La gloire de Hatfield devient mondiale

    Dans le désert de Modave, en Californie, il obtiendra au bout de trois heures un mêtre de pluie. Cela ne s'était jamais produit. Cela ne se produira jamais après.

    Charles Mallory Hatfield - Le faiseur de pluie

    Il mourra le 12 janvier 1958, en Californie. Malgré un demi-siècle de vérifications expérimentales constantes, 2 000 expériences réussies et aucune expérience ratée, la science refusera de croire à sa méthode. A côté d'un tel entêtement, Lavoisier refusant les météorites parce qu'il n'y a pas de pierres dans le ciel est un modèle de crédulité.

    Hatfield parait avoir eu une affinité avec l'atmosphère et il était le seul parmi les hommes à l'avoir.
    Ce marchand de machines à coudre californien mériterait que la science se penche sur lui. Il est regrettable qu'elle ne l'ait pas fait pendant qu'il était encore vivant.

    Extraits de " Visa pour une autre Terre " de Jacques Bergier  

     (source : mystere-et-insolite)

    Danse de la pluie 

    Une danse de la pluie exécutée dans le Harar-est de l'Éthiopie.

    La danse de la pluie est une danse de cérémonie effectuée dans le but d'appeler la pluie et d'assurer la protection des récoltes.

    Des versions de la danse de la pluie existent dans beaucoup de cultures, de l'Ancienne Égypte à certaines tribus amérindiennes. On la trouve encore de nos jours dans les Balkans dans un rituel appelépaparuda ou perperuna

    Chez les Cherokee

    La tribu des indiens Cherokee réalisait des danses de la pluie à la fois pour faire pleuvoir et pour purifier la terre des esprits mauvais. Dans la légende de la tribu, la pluie ainsi invoquée contient les esprits des anciens chefs, qui combattent les esprits mauvais dans un plan intermédiaire entre notre réalité et le monde des esprits.

    Des plumes et des turquoises sont portées durant la cérémonie, symbolisant respectivement le vent et la pluie.

    HARTFIELD LE FAISEUR DE PLUIE

    Chez les Hopis

    Chez les Indiens Hopis, la danse de la pluie consiste à demander la pluie auprès des Dieux, en cas de grande sécheresse. Les chamans de la tribu recueillent des crotales, qu'ils déposent dans un récipient, puis après avoir formulé des incantations, ils effectuent une procession où ils imitent les ondulations des reptiles. Enfin ils prennent les serpents entre leurs dents, et ceux-ci ne pouvant mordre, s'agitent et participent contre leur gré à la danse. La fin de la cérémonie consiste à jeter les crotales en l'air, puis ceux-ci sont censés regagner leur terrier en indiquant aux dieux que les hommes ont besoin de la pluie.

    Ce rituel, pratiqué encore à l'heure actuelle dans les réserves Hopis, offre un spectacle apprécié des touristes.

    (source : wikipedia)

          

    Des ingénieurs suisses font pleuvoir dans le désert

    Un homme se baigne dans une piscine près d'Abu Dhabi, le 25 décembre 2010. 

    Un projet secret financé par le président des Emirats Arabes Unis aurait permis de faire tomber la pluie plus de 50 fois dans la région d'Abu Dhabi pendant l'été. A chaque fois, les services météorologiques locaux ne prévoyaient pourtant ni nuages, ni précipitations.

     L'homme pourra-t-il un jour faire tomber la pluie sur commande ? Les experts du climat en doutaient. Les nombreuses expériences menées en ce sens se sont en effet toujours révélées décevantes. Un projet secret étonnant, financé par le président des Emirats Arabes Unis et révélé par le Sunday Times dimanche, pourrait toutefois changer cette donne. Dans la région d'Abu Dhabi, réputée pour sa sécheresse estivale, des ingénieurs suisses auraient réussi à faire tomber la pluie à une cinquantaine de reprises cet été.

    Dans une vidéo confidentielle que les journalistes du Sunday Times ont pu visionner, le président de la société Meteo Systems International, Helmut Fluhrer, révèle être «en train de tester une nouvelle technologie de déclenchement de pluie artificielle, Weathertec, dans la région d'Al Ain à Abu Dhabi». «Nous avons démarré en juin 2010 et avons réussi à faire pleuvoir à plusieurs reprises», soutient-il. Selon les mêmes journalistes, des scientifiques allemands de l'Institut Max Planck de météorologie ont participé à la surveillance du projet. Le respectable professeur Hartmut Grassl, ancien directeur de l'institut, serait notamment impliqué.

    Moins coûteux que le dessalement de l'eau de mer

    Plutôt que d'ensemencer des nuages existants avec du chlorure d'argent, une méthode rudimentaire à l'efficacité douteuse mais encore utilisée en Chine ou en Israël, les chercheurs ont mis en place dans le désert des parasols métalliques d'une dizaine de mètres de haut capables de charger l'air électriquement. Ces derniers produisent des ions négatifs qui sont envoyés dans l'air. Ces particules ont la propriété d'agréger les poussières qui forment alors un support idéal à la condensation de l'eau naturellement contenue dans l'air. La formation de plusieurs milliards de ces minuscules gouttes pourrait alors donner un nuage, lui-même source de pluie. Le dispositif, allumé 74 fois en 112 jours - dès que la saturation de l'air en eau dépassait 30% - aurait provoqué des chutes de pluie à 52 reprises. Le volume de ces précipitations n'est pas révélé. A chaque fois, les services météorologiques locaux ne prévoyaient ni nuages, ni précipitations.

    Le climatologue français Hervé Le Treut affiche pour le moment un scepticisme prudent. «Peut-être que cette nouvelle technique est un déclencheur très efficace mais cela reste difficile à établir avec le peu d'informations dont on dispose sur le projet», explique-t-il. Et quand bien même le dispositif fonctionnerait, «cela ne règle pas le problème de l'approvisionnement: il faut que la circulation atmosphérique apporte naturellement de l'air humide de manière continue pour que l'on dispose d'une véritable source d'eau». Ce qui n'est pas vraiment le cas dans la région.

    L'entreprise Meteo Systems semble pourtant penser que son dispositif pourrait se substituer aux très coûteuses usines de dessalement de l'eau de mer. D'après ses calculs, la production de 100 millions de mètres cubes d'eau douce coûterait seulement 7 millions d'euros par an avec cette technologie, contre 53 millions d'euros pour une usine de dessalement.

    (source : lefigaro)

    Aux Emirats arabes unis, on ensemence les nuages pour faire pleuvoir

    Dans l'un des pays les plus secs du monde, on injecte des cristaux de sel dans les nuages. De quoi augmenter la condensation et liquéfier les éléments célestes.

    Aux Emirats arabes unis, un avion à double hélice se tient prêt à décoller à la faveur d'un ciel couvert pour une mission d'ensemencement des nuages. Objectif: provoquer la pluie. ©MARWAN NAAMANI / AFP
    Aux Emirats arabes unis, un avion à double hélice se tient prêt à décoller à la faveur d'un ciel couvert pour une mission d'ensemencement des nuages. Objectif: provoquer la pluie. ©MARWAN NAAMANI / AFP 

    CRISTAUX. Des nuages ? Sous le soleil brûlant du désert à l'aéroport d'Al-Aïn, aux Emirats arabes unis, un avion à double hélice se tient prêt à décoller à la faveur d'un ciel couvert pour une mission d'ensemencement des nuages. Objectif : provoquer la pluie. Dans ce pays qui figure parmi les plus arides au monde, tous les moyens sont bons pour capter de l'eau. Aussi, quand le ciel semble clément, des appareils Beechcraft décollent pour larguer des fusées qui injectent des cristaux de sel dans les nuages, afin d'augmenter la condensation et de liquéfier les éléments célestes. Au sol, les spécialistes du Centre national de météorologie et de sismologie (CNMS), qui dirigent ce programme d'ensemencement un peu spécial, surveillent l'évolution de la météo pour signaler aux pilotes le moment opportun pour un départ en mission. "Dès qu'ils voient des formations nuageuses convectives (liées à des poussées verticales d'air, ndlr), ils nous envoient vérifier et ensemencer les nuages", explique Mark Newman, pilote en chef adjoint au CNMS. La meilleure saison est l'été, lorsque les nuages se forment au-dessus des montagnes Al-Hajar (est), déviant le vent chaud qui souffle du golfe d'Oman, explique à l'AFP M. Newman depuis l'aéroport d'Al-Aïn, où sont basés quatre avions Beechcraft King Air C90 qui œuvrent au programme.

    Tous les nuages ensemencés ne font pas de pluie

    La force du courant d'air ascendant détermine le nombre de fusées tirées dans les nuages : "Si nous avons un courant d'air ascendant léger, nous tirons généralement une ou deux fusées. S'il est fort, nous en tirons quatre, parfois six", précise le pilote. "Dès qu'il pleut, il y a beaucoup d'excitation" à l'idée que la pluie puisse être forte, ajoute-t-il, tout en prévenant qu'il n'est pas acquis que tous les nuages ensemencés fassent de la pluie. Le Centre a reçu 78 études préparées par 325 chercheurs de 151 institutions. En mai, il a sélectionné 15 équipes qui vont travailler sur les moyens d'augmenter les précipitations, avec à la clef un prix de 5 millions de dollars à partager entre les études qui seront retenues, selon les autorités. Car les Émirats figurent parmi les 10 pays les plus pauvres en eau avec 78 millimètres de pluie par an, contre 1220 mm en Grande-Bretagne par exemple, selon les données de la Banque mondiale.

    La pluie générée par l'ensemencement des nuages coûte moins cher que le dessalement"

    Pour répondre à leurs besoins, accentués par leur rapide croissanceéconomique, les Emirats ont principalement recours au dessalement : le pays produit 14% de l'eau de dessalement dans le monde, faisant de lui le deuxième producteur après l'Arabie saoudite voisine. Mais la pluie générée par l'ensemencement des nuages coûte moins cher, note le directeur des recherches au CNMS, Omar al-Yazeedi.

    RESSOURCES. Et ce, même si chaque fusée tirée coûte environ 35 dollars, selon un technicien,et qu'il faut ajouter les frais de maintenance des avions, le prix de chaque vol, etc. En 2010, quatre jours de fortes pluies par ensemencement des nuages ont apporté l'équivalent de la production de neuf ans d'une usine de dessalement à Abou Dhabi, souligne Omar al-Yazeedi. "Cela montre que d'énormes quantités d'eau pourraient être exploitées (...). C'est une ressource qu'on ne peut pas ignorer", dit-il.

    130 barrages et digues pour récupérer les eaux de pluie

    Des études montrent que l'ensemencement pourrait augmenter la pluviométrie de 5 à 70% en fonction des formations de nuages, selon le chercheur. Les Emirats cherchent aussi à récupérer l'eau de pluie au lieu de la laisser s'évaporer ou se déverser en mer. A cette fin, le pays a construit des barrages et des réservoirs pour recueillir l'eau qui coule dans les oueds. Au total, avec 130 barrages et digues, la capacité de stockage des Emirats s'élève à environ 120 millions de m3, selon un rapport ministériel, un volume conséquent pour un pays particulièrement aride. C'est bien simple, "nous ne voulons pas perdre une seule goutte d'eau", résume le directeur exécutif du CNMS, Abdallah Al-Mandoos.

    (source : sciencesetaveni)

    Modification du temps 

    La modification du temps est la manipulation des paramètres physiques qui contrôlent les phénomènes météorologiques. Le but est de modifier l'évolution du temps afin d'obtenir des conditions favorables et d'amoindrir les phénomènes violents.

     
    Le but de la modification du temps est de contrôler les phénomènes météorologiques tels cette tornade en Oklahoma
     
     
    Sorcières devant leur chaudron concoctant une potion pour prévenir l'arrivée de grêle

    La survie de certains peuples amérindiens, était étroitement tributaire des conditions météorologiques qui pouvaient s'avérer critiques. Le contrôle de la pluie et du beau temps était donc essentiel. La plupart de ces peuples ont donc développé des rituels, danses, cérémonies afin d'attirer de bonnes conditions météorologiques. Les Aztèques sacrifiaient leurs enfants aux Dieux Tlaloques et à la déesse Matlalcueilt, jusqu'à ce que tombent les premières pluies. Le sang ruisselant lors des fêtes religieuses promettait en échange l’eau que les dieux allaient offrir. Ce sont donc des tentatives pour modifier le temps.

    Les peuples occidentaux pratiquèrent aussi ces essais sous forme de magie ou de religion. Dans la mythologie grecque par exemple, les Dieux contrôlent le temps et on tente donc de les mettre de son côté. Ainsi, Iphigénie est sacrifiée pour apaiser la déesse Artémis qui avait coupé le vent à la flotte Achéenne allant assiéger Troie. À Rome, la lapis manalis est une pierre sacrée gardée à l'extérieur des murs dans un temple dédié à Mars et qu'on traîne dans la ville en cas de sécheresse.

    Les sorciers et sorcières ont souvent été soupçonnés du contrôle des éléments. Par exemple, à Berwick en Écosse, une sorcière fut jugée coupable d'usage de magie noire quand une tempête frappa le navire du roi Jacques Ier d'Angleterre. Selon Adam de Brême et Ole Worm, les sorcières scandinaves prétendaient vendre le vent dans des sacs ou le confiner dans des boîtes qu'elles vendaient aux marins. Il existe bien d'autres superstitions de ce genre dans la tradition de plusieurs pays qui attribuent à des personnes ou des animaux des pouvoirs sur le temps (voir Tempestiaires). Dans la tradition populaire, on offre des œufs à Sainte Claire pour obtenir du beau temps lors d'un mariage ou d'une fête. On retrouve même aujourd'hui des croyances chez certaines sectes, d'effets psychiques sur le temps, comme par exemple celles des adeptes de la méditation transcendantale qui à l'hiver 1979-1980 ont médité pour obtenir du beau temps lors de la construction de leur temple, le Golden Dome.

    Le premier exemple de contrôle effectif du temps est l'utilisation du paratonnerre. Il permet en effet de dévier la foudre de son chemin. Au tournant du xxe siècle, l'usage du canon anti-grêle est une première tentative physique directe de modification d'un phénomène météorologique. Du point de vue théorique, dans les années 1950, le fameux mathématicien et physicien John von Neumann proposa qu'en cas de développement d'un nouvel âge de glace il faudrait recouvrir les glaciers de poussières ou de terre afin d'augmenter leur albédo et ainsi améliorer le transfert de chaleur venant du Soleil à l'atmosphère. Ceci constitue une application à grande échelle des principes de modification du temps qui n'a jamais été testé.

    Plus près de nous, durant les années de 1950 à 1970, les expériences sur l'ensemencement des nuages grâce à de l'iodure d'argent avait pour but d'augmenter le taux des précipitations et/ou de réduire la grosseur des grêlons. Ces techniques sont aujourd'hui régulièrement utilisées dans certaines régions arides, par exemple en Espagne7. La Chine utilise également ces techniques sur son territoire, via le Bureau des modifications météorologiques de Pékin pour la région pékinoise.

    Les conditions météorologiques sont causées par l'apport différentiel d'énergie provenant du Soleil, ce qui cause des variations de pression et d'humidité autour de la Terre, et de la rotation de cette dernière. La manipulation des phénomènesatmosphériques demande donc de pouvoir contrôler la distribution de l'énergie solaire ou de son relâchement sous forme de chaleur latente dans les nuages.

    Une telle manipulation contrôlée est pratiquement impossible à l'échelle globale de la planète. Cependant, l'activité humaine a grandement modifié la composition de l'atmosphère depuis les années 1850 et est soupçonnée de donner le changement climatique involontaire actuel. La déforestation, la désertification, les mauvaise pratiques agricoles, la construction de larges réservoirs, les poussières générées par des catastrophes naturelles ou humaines ( cendres volcaniques, feux de forêts ou de puits de pétroles, etc.), changent également la répartition de l'énergie solaire et vont donner de variations climatiques locales ou mondiales difficilement contrôlables.

    À petite échelle, certaines techniques ont été développées pour modifier le temps. L'exemple le plus simple est la climatisation des édifices où on contrôle un volume restreint et des paramètres, température et humidité, peu nombreux. Quand on s'attaque à un système ouvert et plus large, il est possible de faire certaines modifications limitées comme recouvrir les plantes pour éviter le gel nocturne, entretenir des feux ou faire passer un avion afin de maintenir la température au-dessus du point de congélation dans un verger. Certaines techniques et expériences ont été menées pour des systèmes de l'ordre du nuage, comme l'ensemencement, avec des résultats pas toujours très probants.

    Méthodes

    Depuis les débuts de la méthode scientifique, différentes méthodes ont été expérimentées pour modifier le temps. Mentionnons-en ici quelques-unes.

    Canons anti-grêle

     
    Canon anti-grêle au congrès international de 1901

    Le canon anti-grêle est un système utilisé par certains agriculteurs pour protéger leurs exploitations contre la grêle. Le canon anti-grêle est supposé empêcher la formation de la grêle en limitant la croissance des grêlons grâce à l'onde de choc créée par la détonation. Ils tomberaient ainsi, au niveau du sol, plus lentement et avec une densité qui ne leur permettrait pas de détériorer les cultures ou même sous forme de pluie. L'efficacité, pas plus que le principe des canons anti-grêle, n'a été démontré scientifiquement. Les premiers canons anti-grêle sont apparus à la fin du xixe siècle en Autriche mais leur utilisation a été largement abandonnée en Europe dès 1905 par manque de preuve de leur efficacité. Le concept a refait surface autour des années 1970, grâce à des agriculteurs de la région deManosque même si aucune recherche scientifique n'appuie les affirmations d'efficacité de ces derniers.

    Ensemencement des nuages

     
    Dispositif pour l'ensemencement

    L’ensemencement consiste à injecter dans les nuages des poussières ayant une forte affinité pour l’eau (sels de sodium, calcium, magnésium), des matériaux réfrigérants (neige carbonique, propane ou azote liquides…) ou des noyaux glaçogènes (iodure d’argent,…) dans l’espoir de créer des gouttes assez grosses pour tomber et atteindre le sol (cas des opérations visant à augmenter la pluie ou à dissiper les nuages et les brouillards) ou d’augmenter fortement le nombre de grêlons qui se partagent l’eau disponible (cas des opérations de réduction de la grêle. On peut introduire ces poussières, ces noyaux ou ces matériaux réfrigérants grâce à la dispersion par avion, fusée, canons, etc.

    Contrôle des cyclones tropicaux

     
    Hypothèse de Stormfury, haut en bas :
    *Ensemencement des orages au pourtour de l'Œil
    *Développement d'un mur d'œil externe aux dépens de celui interne
    *L'Œil obtenu est plus large et les vents moins forts

    Plusieurs projets ont été présentés pour amoindrir les effets des tempêtes tropicales. Certains, comme le projet Stormfury, une expérience pour affaiblir les cyclones tropicaux en ensemençant une portion dumur de l'œil avec de l'iodure d'argent lâchée par avion furent réalisés. Ce projet, financé par le gouvernement américain s'est étendu de 1962 à 1983, faisant suite à un projet similaire en 1958 qui avait utilisé de la suie mais avait donné des résultats non concluants. Les résultats de Stormfury furent tout autant décevants mais permirent d'acquérir plus de connaissances sur les systèmes tropicaux.

    Parmi les propositions, on compte celles de :

    • Moshe Alamaro, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui veut pointer des turboréacteurs, sur des barges, vers le ciel le long de la trajectoire d'un ouragan. Il espère ainsi mener à la formation de petites dépressions qui perturberaient le cyclone. Ses critiques doutent que l'énergie utilisée soit suffisante pour produire un effet quelconque ;
    • Alexandre Chorin, de l'université de Californie à Berkeley, qui propose de déverser une mince couche d'huile biodégradable sur la mer pour inhiber la formation de gouttelettes et ainsi couper la turbulence du système. En 2002, les expériences de Kerry Emanuel du MIT démontrèrent que les vents de force d'ouragan disperseraient la couche d'huile et rendraient l'expérience inutile. D'autres chercheurs ont également mis en doute la théorie derrière l'expérience ;
    • Dyn-O-Mat, une compagnie de Floride qui a développé une poudre appelée Dyn-O-Gel pouvant absorber 1 500 fois son poids en eau, propose d'en lâcher dans les nuages d'un ouragan pour leséponger. Le produit est censé se décomposer en atteignant la surface de l'océan et être sans danger. La compagnie a testé le Dyn-O-Gel sur un orage mais le résultat n'est pas concluant ;
    • D'un brevet qui a été obtenu pour une technique afin de réduire la puissance d'un cyclone tropical en pompant de l'eau de mer à la base du mur de l'œil du système sous forme de gouttelettes dans l'espoir de ralentir le mouvement vertical et de l'affaiblir ainsi. Théorie à démontrer et réalisation plutôt difficile quand on pense à la manière d'introduire une telle pompe au cœur d'un ouragan.

    Études de l'ionosphère

    Différents projets américains visent l'étude de l'ionosphère et utilisent des instruments assez puissants. On a ainsi le projet HIPAS (HIgh Power Auroral Stimulation) qui utilise des transmetteurs à fréquencestrès basses et ultra-basses de 1 Mégawatt pour tenter de réchauffer l'ionosphère pour en étudier le comportement. Le projet scientifique, civil et militaire HAARP (High Frequency Active Auroral Research Program), qui est fondé sur les découvertes scientifiques de Nikola Tesla, utilise la technologie IRI (ionospheric research instrument) permettant de modifier localement l'ionosphère via des ondes haute fréquence (HF) pour étudier les modifications sur les communications longues distances. Bien que ces projets ne visent pas la modification météorologique et que les énergies ne soient qu'infimes par rapport à ce qui serait nécessaire, plusieurs y voient une conspiration du gouvernement américain dans ce sens.

    Lustre de Tchijevski

    Le « lustre de Tchijevski » (en anglais Chizhevsky chandelier) est une technique inventée par Alexander Chizhevsky (en) permettant d'ioniser l'air. Son utilisation dans le cadre de la modification du temps a été expérimentée le 23 octobre 2009 à Moscou par le Comité de Moscou de la science et des technologies. Le principe consiste à créer un puissant flux vertical d'oxygène ionisé (chargé négativement). L'interaction de ces ions avec l'humidité atmosphérique dégage de l'énergie, d'où une augmentation de la température, ce qui disperserait les nuages

    Ionisateur

    L'ionisateur est une méthode récente d'un inventeur d'une société suisse Nikola Tesla (Meteo Systems), et expérimentée en plein désert. Cette méthode étant récente, peu d'informations circulent au niveau de son fonctionnement ni de sa fiabilité. Ces appareils ressemblent à d'immenses palmiers dont les feuilles métalliques émettent dans l'atmosphère d'innombrables particules ionisées. Ces particules ionisées sont supposés agréger les poussières, ce qui permet théoriquement de concentrer les de noyaux de condensation pour l'eau contenue naturellement dans l'air. Celle-ci pourrait alors se condenser pour former des gouttelettes qui peuvent être recueillies (voir physique des nuages).

    À partir d'un ciel bleu et de quelques autres conditions, dont un minimum d'humidité, l'ionisateur est supposé faire pleuvoir. Le cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane, président des Émirats arabes unis, aurait financé une installation pilote qui aurait déclenché 52 orages dans la région d'Al Ain[réf. nécessaire], près d'Abou Dabi, l'été dernier. Si les résultats sont probants, ce système pourrait bouleverser la vie de nombreux pays désertiques. Cette méthode serait peu couteuse par rapport à une usine de dessalement (7 fois moins cher).

    Cette méthode fonctionnerait à partir 30 % d'humidité dans l'air. Bien qu'un tel système puisse produire théoriquement des gouttelettes individuelles, il est absolument impossible de produire un nuage à une humidité moins grande que la saturation tel que décrit.

    Problématique

    Le climatologiste Ross Hoffman a simulé des réchauffements ou refroidissements de parties bien précises de cyclones tropicaux grâce à des modèles numériques de prévision du temps. Le futurologue John Smart discute dans la même veine du potentiel de contrôle de la météo en utilisant des satellites pour réchauffer des endroits précis d'ouragans à l'aide d'émission micro-onde afin d'affecter leur trajectoire. Un réseau assez dense de ces satellites pourrait diriger assez d'énergie pour dévier un ouragan important d'une zone densément peuplée en changeant de quelques degrés la température dans la direction voulue. Le même principe pourrait s'appliquer pour les autres types de dépressions météorologiques importantes :tempête de neige, mousson, etc. En plus d'être un sujet de débats théoriques sur la faisabilité de la technique, c'est également un débat éthique car :

    • Rien ne garantit que la trajectoire sera contrôlable à cause de la nature chaotique de l'atmosphère ;
    • Le réchauffement pourrait peut-être causer des dommages à l'écosystème ou à l'humain ;
    • Le choix entre une trajectoire ou une autre peut offrir des alternatives difficiles (ex. choisir entre frapper la Floride avec un ouragan de catégorie 5 ou la Caroline du Nord avec un ouragan diminué à la catégorie 3) ;
    • L'équipement peut mal fonctionner ou tomber en panne en plein milieu de l'opération et ainsi complètement changer les prévisions ;
    • L'utilisation peut être détournée vers des fins militaires.

    Législation

    Le contrôle météorologique et la modification du temps pour des fins militaires sont expressément interdits par une résolution des Nations unies du 10 décembre 1976 et qui fut signée le 18 mai 1977 (résolution de l'Assemblée générale 31/72, TIAS 9614). Ce règlement est entré en vigueur le 5 octobre 1978 mais devait être ratifié par chacun des États membres. Ce fut fait le 13 décembre 1979 aux États-Unis par le président Jimmy Carter et par le Sénat le 17 janvier 1980. Deux projets de modifications de cette loi furent déposés en 2005 pour allouer certaines dérogations, établir un comité de recherche sur les opérations de modification du temps et établir une politique nationale sur le sujet. Ils ne furent cependant jamais adoptés.

    Certains pays ou régions ont des législations particulières pour diverses expériences ou applications de modification du temps pour les besoins agricoles. Par exemple, au Montana (États-Unis), une loi de 2005 restreint l'ensemencement des nuages à certains mois de l'année et nécessite un permis pour les utilisateurs. Certains gouvernement encouragent leur agriculteurs dans ce domaine, comme au Mexique où ils peuvent recevoir une subvention de 50 % sur les coûts associés à la lutte anti-grêle dans le cadre du programme "Alianza para el campo".

    Culture populaire

    Fiction

    Dans l'imaginaire populaire, le contrôle de la météo est surtout du domaine de la spéculation, de la science-fiction et de la fantaisie. On a des mentions dans certaines séries télévisées comme Star Trek, en particulier en regard de la planète Risaqui est une planète de villégiature grâce au contrôle serré des conditions météorologiques. Le concept de terraformation est également repris dans les films de science-fiction mais également dans des documentaires scientifiques.

    Arme climatologique

    La Convention ENMOD de l’ONU, signé le 18 mai 1977 et entrée en vigueur le 5 octobre 1978 comme mentionné auparavant, interdit l'usage militaire des techniques de modification du temps de manière prolongée et à large échelle de manière à causer des effets catastrophiques et destructifs sur l’ennemi. Cependant, rien dans le texte ne semble interdire un usage limité non répétitif. De plus, un accident environnemental, comme le relâchement de gaz toxiques par un bombardement, n'est pas considéré comme un usage de ces techniques selon la convention ENMOD.

    Avant l'entrée en vigueur de cette convention, les États-Unis auraient fait de l’ensemencement des nuages au-dessus de la piste Hô Chi Minh lors de l'Opération Popeye pour la rendre plus difficile d'accès en augmentant la pluviosité. Il semble qu'entre 1967 et 1968, le Air Weather Service ait pu ainsi augmenter les quantités de pluie de 30 %. À une autre occasion, on aurait lâché du sel lors du siège de Khe Sanh afin de faire précipiter le brouillard pour améliorer les conditions météorologiques mais sans grand succès. Selon un rapport de la US Air Force de 1996, les États-Unis ne détiendraient pas de technologies de modification du temps mais leur développement donneraient un avantage important sur un champ de bataille.

    Les adeptes des conspirations suggèrent que les gouvernements feraient déjà des recherches dans ce domaine, en liaison avec le développement d'armes climatologiques. Ils discutent de programmes (comme HAARP) de recherche sur l'ionosphère qui auraient en réalité pour but de modifier le climat, de constructions comme l'Arche de Saint-Louis (Missouri) qui contrôlerait les orages et du lâcher de produits chimiques (théorie des chemtrails). Ces spéculations démontrent la peur instinctive d'un tel détournement dans la population.

    La spéculation récente émise dans le thriller politique Verglas fait partie de ce courant. L'auteur, le journaliste Normand Lester y décrit des savants américains qui font des expériences sur des armes climatologiques depuis une trentaine d'années. Lester affirme que son roman a un fondement scientifique, citant les expériences HAARP et le fait que la défense nationale des États-Unis possèderait une ferme à Sainte-Hedwidge, près de Roberval au Québec, destinée à recevoir des émissions basses fréquences en provenance de la base militaire Siple Station. Il insinue qu’ils y mèneraient également des expériences conjointes avec l'université Stanford et la Defense Advanced Research Projects Agency pour le développement des armes nouvelles.

    Dans le roman de Lester, ce sont des expériences reliées au développement de ces armes qui auraient provoquées le déluge de Montréal en 1987, le déluge du Saguenay en 1996 et la crise du verglas en 1998. Il s'agit bien sûr d'une œuvre de fiction et les événements cités sont totalement explicables par la météorologie. En fait, l'énergie nécessaire au développement des phénomènes météorologiques provenant du Soleil est tellement énorme que toute modification de leur trajectoire implique de contrôler l'insolation sur de vastes territoires. Ceci est techniquement impossible en utilisant des moyens ponctuels comme bombarder l'ionosphère.

    (source : wikipedia)

     

      
    Personnages étonnants

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