• L’extraordinaire Zodiaque de Denderah

    Mystères humains

    L’extraordinaire Zodiaque de DENDERAH

    (Egypte) 

    Le zodiaque d

    (source de la photo : wikipedia)  

    Article du site de JF BRADU

     1799 le temple de la déesse Hathor à Tintyra (aujourd'hui Dendérah), révèle au monde ce fascinant plafond astronomique. 

    Le plafond (dalle de grès) fut découpé et vendu à Louis XVIII par l'Egypte en 1821, il se trouve au musée du Louvre depuis 1919, un moulage a été posé à son emplacement d'origine en 1920. 

    Le plafond se trouvait dans une chapelle située eu premier étage du temple, sur la terrasse, d'où les prêtres spécialistes en astronomie faisaient leurs observations, la chapelle d'Osiris. 

    Dès sa découverte, le plafond suscita de nombreuses controverses quant à sa datation et sa signification. Cependant, le déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion permit bientôt de dater la construction du plafond à l'époque romaine. Les données astronomiques placées sur le plafond ont précisé que les observations du ciel avaient été effectuées sous le règne de la célèbre Cléopâtre VII. 

    Les constellations du Zodiaque.    

    Le figuré de ces signes du zodiaque n'est pas exclusivement égyptien, il n'apparaît en Egypte qu'à partir de l'époque gréco-romaine, il est la fusion d'éléments culturels égyptiens, babyloniens et grecs (suite aux dominations des Assyriens au VII° av J.-C, des Perses et Grecs aux VI°  et IV° siècles av J.-C). 

    La symbolique des signes du zodiaque égyptien repose sur le mythe d'Osiris, sa naissance, son épanouissement, sa mort, puis sa renaissance (la chapelle où se trouvait le plafond était dédiée aux cérémonies concernant la résurrection d'Osiris). 

    Le plafond représente une carte du ciel de forme circulaire soutenue par douze personnages : quatre déesses debout symbolisant chacune une direction cardinale et huit dieux à tête de faucon, agenouillés, représentant l'éternité.

     Source : jfbradu

           

    L’extraordinaire Zodiaque de DENDERAH 

    A partir du bélier, dans le sens des aiguilles d'une montre, on trouve : 

    - le Bélier : muni de cornes, il évoque le souffle invisible d’Amon dont la force fait éruption de l’obscurité pour jaillir à l’aube du nouveau printemps.

    - le Taureau : il est le fils de la vache Hathor, il symbolise la fertilité

    - les Gémeaux : ils sont représentés par les dieux Tefnout et Shou, ils insufflent la vie et la puissance dans les narines du défunt.

    - le Cancer : il est représenté par le scarabée Khépri et évoque la renaissance du soleil.

    L'année égyptienne commence ici, entre la fin de la phase lunaire du Cancer et le début de la phase lunaire du Lion. C'est aussi le moment ou apparaît l'étoile Sirius et le début de l'inondation.

    - le Lion : il représente la chaleur du désert, la lionne Sekhmet, fille du dieu solaire, elle symbolise la période du retour de l'inondation bienfaisante ou redoutable.

    - La Vierge : porteuse de l'épi de blé, elle rappelle Isis qui, pendant l'inondation, se met en quête de son mari Osiris

    - la Balance : elle représente le jugement d'Osiris et le moment où l'on pèse le grain, qui bientôt mis en terre, enfantera Horus.

    - Le Scorpion : c'est la déesse Selkis qui, associée à Isis et Nephtys, protège Osiris et les viscères du mort. Le quatrième mois de l'inondation on fête les mystères de la mise en terre de l'Osiris grain pour la germination.

    Source  : fbradu

     

    Les autres constellations 

    - Sirius : cette étoile, qui fait partie de la constellation du Grand Chien, est très importante pour les Egyptiens car son apparition coïncidait avec le début de la crue du Nil (le 19 juillet) et marquait le début de l'année égyptienne. Elle est aussi associée à Isis qui ranime son mari Osiris. Sirius est facile à identifier, c'est l'étoile la plus brillante du ciel. Elle est ici représentée sous la forme d'une vache couchée dans une barque. Sirius sert aussi à orienter l'axe des temples quand elle réapparaît juste avant le soleil après une période d'invisibilité de 70 jours (Sirius indiquait la direction du nord à l'époque de la construction de la pyramide de Chéops). 

    L’Etoile Sirius (ou Sothis, dans la forme hellénisée), lors de son cycle, disparaît du ciel pendant 70 jours, elle réapparaît à l’Est, brillante, une quarantaine de minutes avant le lever du Soleil (c’est ce qu’on appelle le "lever héliaque"). 

    Le lever héliaque d'une étoile est le moment où elle devient visible à l'est au-dessus de l'horizon à l'aube, après une période où elle était cachée sous l'horizon.
    Chaque jour, le Soleil semble se décaler vers l'est par rapport aux étoiles sur la sphère céleste, le long de l'écliptique. En conséquence, chaque jour qui suit le lever héliaque, une étoile apparaît un peu plus tôt et demeure visible plus longtemps dans le ciel avant d'être cachée par le Soleil. Au bout d'un certain nombre de jours, l'étoile ne sera plus visible dans le ciel à l'aube car elle sera passée sous l'horizon ouest, ce qui correspond à son coucher héliaque.
    Toutes les étoiles n'ont pas de lever héliaque. En fonction de la latitude d'observation, certaines restent perpétuellement au-dessus de l'horizon et sont donc toujours visibles dans le ciel à l'aube. 

    Sirius était nommée "l'Etoile du Chien" ou "l'Aboyeur" car elle annonçait l'inondation. 

    Les 36 décans de l'année

    Chaque signe du Zodiaque est divisé en 3 parties égales, de 10° degré chacune, qui sont nommées "décan" (de deka : dix). 

    Les décans sont des groupes d’étoiles de premier ordre dans le ciel nocturne. Ils étaient utilisés dans le calendrier égyptien pour calculer les heures de la nuit en observant leurs levers et couchers à l'horizon. Chaque décan se lève au-dessus de l’horizon à l’aube, et ce pendant 10 jours chaque année. Une fois le décan levé à l’horizon, il disparaît pendant 70 jours à la fin de la décade (70 jours, c'est le temps nécessaire au défunt pour renaître dans l'au-delà. De nombreux textes funéraires, comme la Douat, assimilent cette renaissance au lever héliaque** d'une étoile). Il y a 36 Décans de 10 jours, ce qui fait une année de 360 jours auxquels on ajoute les 5 jours épagomènes pour arriver à l'année solaire de 365 jours. La première liste des décans date du Moyen Empire, elle apparaît sur les couvercles des sarcophages (90 étoiles sont ainsi mentionnées). 

    La tombe de Séthi Ier - Le plafond astronomique

     

    Plafond astronomique dans la  tombe de Senmout (architecte de la Reine Hatchepsout)

    Les savants et les prêtres égyptiens savaient mesurer et découper le temps. C'est dans la deuxième tombe de Senmout grand intendant d'Amon sous le règne d'Hatchepsout qu'on trouve le premier plafond astronomique découvert en Egypte. Il représente le ciel en 1463 avant notre ère...

    L’extraordinaire Zodiaque de Denderah

    Senmout 

    Simple paysan, il devint le principal personnage de l'Etat au côté de la femme pharaon. Sa mort même reste un mystère. 

    Plafond astronimique de Senmout

    Le premier plafond astronomique découvert en Egypte se trouve dans la deuxième tombe de Senmout (Louxor), grand intendant d'Amon sous le règne d'Hatchepsout (XVe siècle avant J-C.). La représentation des diverses manifestations du temps deviendra une décoration habituelle des tombeaux Les savants donnaient des noms aux heures de la journée. La première était " la resplendissante ", la sixième, " la plus haute ", la douzième, " le Soleil s'unit à la vie ", la première heure de la nuit, " la défaite des ennemis de Rê "; la dernière, " celle qui aperçoit Ré lumineux ". Le peuple avait coutume de désigner plus simplement les heures par des numéros.

    Bien qu'il soit inachevé, le plafond de la tombe de Senmout peut être reconstitué. Douze cercles représentent les douze mois de l'année. Chaque cercle est divisé en vingt-quatre parties symbolisant les heures qui ne comprenaient pas de divisions équivalant à nos minutes ou à nos secondes. 

    LES TROIS SAISONS DE L'ANNÉE 

    Le méridien placé sur l'équateur est représenté par un triangle à la base étroite. Sur ce triangle se trouve le dieu Anu et un taureau portant sur le corps un hiéroglyphe qui signifie " Grande Ourse ", l'étoile placée, selon les Egyptiens au bout du méridien. Sur le plafond cette étoile culmine. Or la culmination de la Grande Ourse paraissait se faire au mois de mars, dans la nuit du 18 au 19, La rencontre du bout de la lance qu'Anu pointe en direction du taureau (donc de la Grande Ourse) et du bout du méridien représente le pôle Nord.

    L'année se disait " renpit " et s'écrivait avec une pousse et un bourgeon. Les Égyptiens la divisaient en trois saisons égales. Une période de cent vingt jours, appelée " chemou ", atteignait sa durée de vie dans la nuit du 18 au 19 mars. Cinq jours étaient ajoutés à la fin de cette saison pour obtenir une année de 365 jours. On entrait alors dans la période la plus chaude.

    Puis venait la saison appelée " akhit ", l'inondation. Cette période commençait le 16 juillet. Sirius (en égyptien, " Sôpdii "), l'étoile la plus brillante, apparaissait juste avant le lever du Soleil, marquant le nouvel an. Les Égyptiens considéraient la crue du Nil comme les larmes d'Isis et assimilaient l'étoile Sirius à Isis ce qui explique sa présence sur le plafond de Senmout. 

    Cent vingt jours plus tard, dans la nuit du 14 au 15 novembre, culminait Orion, que les Égyptiens nommaient " Osiris ". Débutait la saison de " perit ". Pendant cette " saison des germes ", les paysans labouraient. 

    Les Égyptiens avaient coutume d'indiquer une date en disant " le premier, le deuxième jour du mois d'akhet, de perit ou de chemou. Certains jours étaient tenus pour fastes ou néfastes. Ainsi, trois jours de la fin du troisième mois de l'inondation étaient-ils favorables parce qu'Horus avait autrefois cessé de lutter contre Seth. En revanche, d'autres jours étaient redoutés le troisième jour du deuxième mois de perit, parce que Seth avait de nouveau commis des méfaits. Les pharaons évitaient de prendre des décisions le jour anniversaire de la naissance de Seth. 

    On établit un calendrier des jours fastes et néfastes, mais il variait selon les lieux. Certaines années, les Égyptiens estimaient, cependant, que les mois ne se trouvaient plus à leur place. Ces années redoutées s'appelaient " renpit gab ". 

    Si l'on tient compte de tous les détails du plafond de Senmout - disposition des astres, apparition des planètes…

    il est possible de le dater avec précision. Le premier mois se trouve en haut et à droite du dessin le dernier, juste au-dessous. Debout dans sa barque, Orion apparaît dans la seconde partie de la représentation générale, au milieu de la scène. En face de lui, la déesse Isis se tient debout dans un navire. Saturne et Jupiter, égaLement dans une barque, sont placés derrière Isis. Derrière eux devrait se trouver Mars tel qu'il figure dans des schémas plus tardifs, mais les seules autres planètes représentées sont Mercure et Vénus, cette dernière sous la forme d'un oiseau. 

    La planète Mars est donc absente de la scène. Il ne semble pas qu'on en ait perdu la trace dans un fragment endommagé. Pour dater le plafond, il faut donc considérer une date où Mars n'apparaissait pas aux Égyptiens, dans une nuit du 14 au 15 novembre, puisque Orion culmine sur le schéma. Il faut également tenir compte d'une année où Senmout était en vie. Selon une autre indication, située prés de la représentation de Jupiter (une ligne ascendante entre 75 et 95 degrés), l'étude des experts permet d'avancer pour cette représentation l'an 1463 avant notre ère. 

    Les Assyriens n'ont adopté le calendrier que vers 1100 avant J-C. (ils l'empruntèrent aux Babyloniens). Ce calendrier était constitué de douze mois de trente jours. Un mois intercalaire était ajouté à la fin du premier ou du deuxième semestre et prenait le nom du mois précédent. Le début de l'année (mois de Nisan en mars-avril) coïncidait avec la première lune suivant l'équinoxe de printemps. 

    TABLES D'ÉTOILES ET CLEPSYDRES

    Selon les croyances assyriennes, le ciel représentait un royaume identique à celui de la Terre, divisé en diagonales, celle d'Anu, qui comptait vingt-trois étoiles au-dessus, celle d'Enlil aux trente-trois astres; enfin, celle d'Ea de quinze étoiles. Les Mésopotamiens possédaient des tables d'étoiles précisant la distance qui séparait un astre d'un autre, Ils avaient à leur disposition des clepsydres, des gnomons et des polos (demi-sphères concaves munies d'une aiguille dont l'ombre sur les parois graduées était étudiée pour calculer l'heure d'une journée), que les Grecs et les Romains utiliseront plus tard. Pour fixer le début du mois, les Assyriens observaient l'apparition de la Lune et des astres, la longueur des jours et des nuits et les éclipses de Lune. 

    Les savants et les prêtres égyptiens se servaient eux aussi d'appareils pour mesurer le temps. Certains datent de l'époque de Senmout. On a retrouvé sur les clepsydres des dessins semblables à ceux du plafond de sa tombe, les dieux des douze mois et les trente-six décans que paraît surveiller Thot, le dieu des savants. 

    Il faudra attendre les astronomes chaldéens du IIIe siècle avant notre ère, tels que Soudinès de Pergame et Naburianos ou Hipparque et Kidinnu, pour progresser dans les Connaissances astronomiques. 

    Source : antique.mrugala 

    La tombe TT353 de SENMOUT et son plafond astronomique

    Senmout fit creuser deux tombes, l’une à proximité de l’actuel village de Cheikh Abd el Gournah, l’autre près du temple de sa reine, à Deir el-Bahari. Elle est malheureusement inachevée, mais les décors à caractère astronomique sont remarquables par leur précision.

    Il faut tout d’abord signaler que toute interprétation de ce genre de scène part du principe qu’il s’agit d’un « instantané », montrant les astres visibles à un moment particulier. Or, nous ne possédons aucune preuve de cela.

    Cependant, si c’est le cas, les positions respectives des planètes, le fait que certaines soient visibles et d’autres pas, constituent une importante source d’information pour les astronomes et pour les égyptologues qui manquent cruellement de repères pour établir une datation absolue.

    Fait remarquable, le plafond astronomique de Senmout contient des représentations de constellations plus précises que celles des époques postérieures et nulle influence babylonienne ne s’y exprime, contrairement aux périodes plus tardives où nous voyons apparaître des images du zodiaque, qui n’appartiennent pas à la sphère culturelle égyptienne.

    L’extraordinaire Zodiaque de Denderah

    Dans la partie centrale de la scène, 12 cercles, eux-mêmes divisés en 24 secteurs ( les 12 heures du jour et les 12 heures de la nuit), figurent les 12 mois de l’année, identifiés par leur nom, inscrit en hiéroglyphes. Ce registre représente le ciel du nord.

    L’extraordinaire Zodiaque de Denderah

    Le registre inférieur décrit le cycle lunaire. Quatre lignes de hiéroglyphes séparent la scène en deux, comportant le protocole d’Hatchepsout, les titres et la filiation de Senmout.

    L’extraordinaire Zodiaque de Denderah 

     Le long triangle qui divise le ciel du nord en deux parties, représente le méridien. A la pointe du triangle, nous distinguons un gros point au bout de la queue d’un taureau au corps très simplifié sur lequel est inscrit le mot msxtyw, un des noms que les Égyptiens donnaient à la Grande Ourse, en laquelle ils voyaient la cuisse (xpS), d’un taureau. Il faut rappeler que les constellations sont des constructions mentales propres à chaque civilisation. Aussi, à part quelques cas particuliers, comme la Grande Ourse et Orion qui sont très caractéristiques, les constellations que voyaient les Égyptiens dans le ciel ne sont pas semblables aux nôtres.

    Le gros point symbolise la troisième étoile à l’extrémité de la queue de la « casserole », connue actuellement sous le nom d'Alkaïd dans la Grande Ourse. Le long du méridien, un dieu à tête de faucon darde une lance vers le taureau.

    Le point d’intersection des prolongements du méridien et de cette lance coïncide avec le pôle nord (déclinaison 90°).

    Or si l’on partage le méridien, entre le pôle nord et le point où il coupe l’équateur céleste, en 90 degrés, nous trouvons l’étoile Alkaïd à la position 68.2°, ce qui représente précisément sa déclinaison au moment de sa culmination à l’époque de Senmout, si l’on en croit les calculs des astronomes.

    La culmination d’un astre est la position qu’elle occupe lorsqu’elle passe au méridien, c’est à dire sa position la plus élevée et aussi, pour une étoile circumpolaire, la plus basse. La culmination d'Alkaïd se produisait alors dans la nuit du 18 au 19 mars à minuit.

    La représentation des 12 mois de l’année (12 fois 30 jours auxquels manquent les cinq jours épagomènes) sont séparés en trois groupes de 120 jours chacun.

    Si l’on ajoute 120 jours à cette date du 19 mars, l’on tombe sur la nuit du 16 au 17 juillet, qui correspond à peu près au lever héliaque de Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel boréal, qui coïncidait généralement avec le début de la crue du Nil à la latitude de Memphis.

    120 jours plus tard, c’est la nuit du 14 au 15 novembre, pendant laquelle se produisait la culmination de Rigel à minuit. Curieusement, si Rigel signifie « pied » en arabe, le nom égyptien de toute la constellation d'Orion, sAH, signifie « orteil ».

    L’extraordinaire Zodiaque de Denderah

    L’extraordinaire Zodiaque de Denderah

    Orion, identifié à Osiris, se trouve au registre supérieur, le ciel du sud, debout dans sa barque. Une ligne verticale passant au milieu de la figure du dieu couperait l’extrémité du pied gauche, là où se trouve l’étoile Rigel. A gauche d’Orion, se tient Isis en sa manifestation de Sothis, (l’étoile Sirius). Deux dieux à tête de faucon, coiffés d’une étoile, l’escortent. Au-dessus du premier, à gauche du nom d’Horus d’Hatchepsout, on peut lire « son nom est l’étoile du ciel méridional », c’est à dire Jupiter. Au-dessus de l’autre est écrit « son nom est Horus, le taureau des cieux ». A l’extrême gauche, sous la forme d’un phénix, se trouve Vénus. A droite de Vénus, Mercure est visible sous la forme d’une petite figure séthienne. 

    Fait remarquable, Mars, qui est présent dans toutes les autres cartes célestes de l’Égypte ancienne, sous l’aspect d’un 3ème dieu hiéracocéphale suivant Jupiter et Saturne, ne figure pas dans la tombe de Senmout. 

    La réalisation de ce plafond est si soignée qu’il est peu vraisemblable que ce soit un oubli. Cela signifie que Mars n’était pas visible cette nuit-là, en admettant naturellement que le postulat de départ (cette carte est un instantané d’une seule nuit à une heure précise) soit exact. 

    De savants examens ont permis d’estimer la position exacte de Jupiter dans le ciel, telle que l’artiste l’a représentée dans la tombe de Senmout. Or nous savons que l'intendant d'Amon vécut entre 1505 et 1455 a.n. Dans ces cinquante années, il en existe une seule réunissant toutes les conditions décrites précédemment : 1463. 

    Si la tombe de Senmout est une reproduction réaliste du ciel tel qu’il a été observé en l’an 17 de Thoutmôsis III, alors c’est une information capitale pour la chronologie du Nouvel Empire.

    Source : sothis-egypte 

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