• L'intelligence des singes

     Conscience animale

    Un orang-outan a trouvé

    un surprenant moyen de se rafraîchir au zoo de Tokyo

      L'INTELLIGENCE DES SINGES

     Un visiteur du zoo de Tama à Tokyo a filmé une scène très originale dans l'enclos des orang-outans. Alors qu'il faisait très chaud, l'un des singes a utilisé une serviette plongée dans l'eau pour se rafraichir, utilisant une gestuelle étonnamment humaine. Une nouvelle preuve de l'intelligence de ces animaux et de leur proximité avec l'espèce humaine.

    Comme leur proche parent l'Homme, il semblerait bien que les orang-outans n'apprécient pas non plus la chaleur. C'est du moins ce que suggère une vidéo insolite qui fait le tour de la Toile en ce moment. Filmée par un visiteur au zoo de Tama de Tokyo, celle-ci montre en effet une scène très intéressante mais plutôt originale. On y voit un orang-outan se rafraichir le front et le corps à l'aide d'une serviette humidifiée.

      Le plus étonnant de l'affaire, c'est que la serviette en question n'a pas été fournie dans ce but par un quelconque soigneur du zoo. Bien au contraire, c'est le singe qui la plonge lui-même dans le bassin de l'enclos avant de la tordre puis de s'essuyer avec. Une scène qui s'avère très intrigante à observer, alors que l'orang-outan utilise une gestuelle qui pourrait aussi bien être celle d'un humain. 

    Pliant, dépliant, essorant la serviette, le singe essuie même avec celle-ci, l'eau tombée sur le rocher. Mais déjà bien rafraichi, l'orang-outan se garde bien de partager sa trouvaille avec l'un de ses jeunes semblables qui le regarde faire avant d'en être réduit à s'asperger le visage, à l'ancienne. Face à une telle scène, on ne peut alors que constater une nouvelle fois l'intelligence de ces singes et surtout l'étroite proximité qui les lie à l'espèce humaine.  

    C'est une scène intrigante qu'a filmée l'un des visiteurs du zoo de Tama à Tokyo au Japon. Dans l'enclos des orang-outans, celui-ci a observé l'un des singes se servir d'une serviette humidifiée pour se rafraichir. Sur la vidéo, on voit ainsi l'animal déplier la serviette, la plonger dans le bassin de l'enclos, puis la tordre avant de la passer sur son front et son corps. Si la technique apparait déjà étonnante, c'est surtout la gestuelle de l'orang-outan qui intrigue : un humain aurait voulu faire pareil qu'il ne l'aurait pas fait autrement. Une scène qui prouve à nouveau combien ces grands singes nous sont proches.

    (source : maxisciences

     Chez les orang-outangs : la culture est transmise, et non innée 

    Publiant leurs travaux dans la revue Current Biology, des chercheurs suisses montrent, à travers une étude à grande échelle, que les différences comportementales entre les diverses populations d’orang-outans de Sumatra et de Bornéo sont culturelles, acquises et transmises d’une génération à l’autre, et non d’origine génétique.

    Dirigée par Michael Krützen, anthropologue à l’Université de Zurich (Suisse), une équipe a, grâce à l'imagerie satellitaire et à des techniques de télédétection avancées, analysé 100.000 heures de données comportementales chez 9 populations différentes d’orang-outans sauvages de Sumatra et de Bornéo.

    Un travail au cours duquel elle a également établi le profil génétique de 150 de ces primates.

    Au final, les chercheurs en ont conclu que les différences écologiques constatées entre ces groupes ne peuvent s’expliquer génétiquement : elles sont en fait culturelles.

    Autrement dit, les comportements des primates sont transmis à la descendance non pas par les gènes, mais bien par l'apprentissage que les parents fournissent à leurs petits.

    "La nouveauté de notre étude, c’est que, grâce à la taille sans précédent de notre échantillon de données, nous avons été les premiers à jauger l’influence que les facteurs génétiques et environnementaux ont sur les différents modèles comportementaux de ces populations d’orang-outans", précise Carel van Schaik, membre de l’équipe.

    "Il semble que la capacité d’agir culturellement soit dictée par la longue espérance de vie de ces grands singes et par la nécessité de pouvoir s’adapter à un environnement changeant.

    Nous savons maintenant que les racines de la culture humaine sont bien plus profondes que ce que nous pensions.

    La culture humaine est bâtie sur de solides fondations, vieilles de plusieurs millions d’années et partagées avec les autres grands singes", conclut Michael Krützen.

    (source : maxisciences)

     

    "Celui qui n’hésite pas à viviséquer, n’hésitera pas non plus à mentir."
    George Bernard Shaw (1856-1950)

    "Je déteste et crains la Science à cause de ma conviction que, pour longtemps sinon pour toujours, cela détruira toute la simplicité et la douceur de la vie, toute la beauté du monde ; je la vois rétablissant la barbarie sous le masque de civilisation ; je la vois obscurcissant les esprits des hommes et durcissant leurs cœurs."
    George Gissing (1857-1903)

    "Si nous avons de véritables principes moraux concernant les animaux, ceux-ci ne différeront pas en substance de ceux que nous avons pour les gens. Si les gens ont naturellement des droits, les animaux en ont également."
    Roslind Godlovitch, Animals, Men and Morals

    "Je pense que la tendance rapidement croissante à considérer les animaux comme nés seulement pour servir d’esclaves à la soi-disant humanité est absolument répugnant."
    Sir Victor Gollancz (1893-1967)

     

      Les grands singes font partie des Primates dont la longévité est la plus importante. En captivité, la durée moyenne de vie des Chimpanzés et des Gorilles se situe autour de 50 ans. Mais cette longévité a un coût, car tout se déroule sur un rythme plus lent chez les espèces qui vivent longtemps.

        Si les singes vivent en grands groupes et entretiennent d'intenses relations sociales, les grands singes paraissent plus réservés. Les Gibbons sont monogames, tandis que les grands singes sont solitaires ou évoluent en petits groupes de 6 ou 7 individus. Il peut sembler paradoxal que les Primates les plus intelligents aient une vie sociale aussi pauvre. Mais les apparences sont trompeuses, car, en réalité, la société des grands singes peut être beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît. C'est particulièrement vrai pour les Chimpanzés qui vivent en société dispersée, dans ce que l'on appelle un système social de fission-fusion: les individus forment une communauté et établissent des relations spécifique les uns avec les autres sans pour autant passer tout leur temps ensemble. Mieux encore, ils parviennent à maintenir ces liens même s'ils ne se rencontrent  pas durant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

        Les grands singes sont frugivores bien que, comme tous les Primates, ils peuvent manger des nourritures variées, y compris de la viande

        Leur préférence pour les fruits mûrs limite la flexibilité écologique des grands singes. Contrairement aux singes, ils ne peuvent pas digérer les fruits immatures parce qu'ils n'ont pas les enzymes digestives nécessaires pour combattre l'amertume des tanins qui protègent les fruits jusqu'à ce que les graines qu'ils contiennent soient prêts à germer. Chez tous les grands singes, nous compris, manger un fruit immature est déplaisant, provoque des brûlures d'estomac si nous en consommons trop, et induit des diarrhées si nous persistons.

        Dépendre des fruits a influencé le comportement des grands singes dans leur recherche de nourriture et, par voie de conséquence, leur vie sociale. Du fait de leur grande taille, ils ont besoin de beaucoup de nourriture chaque jour. Mais les fruits sont une ressource dispersée. Sous les tropiques, les arbres ne fructifient pas tous au même moment et s'il y a toujours quelque part un arbre portant des fruits, celui-ci est parfois très éloigné du précédent. Ainsi les grands singes sont obligés de se séparer et de se déplacer considérablement pour chercher leur nourriture seuls ou en groupe restreint.

        Le fait de devoir se disperser, pour rechercher leur nourriture, a d'importantes conséquences sur la société des grands singes: ceux-ci ne peuvent pas vivre en larges groupes sociaux à l'instar des singes de l'Ancien Monde.

    Le comportement social des grands singes mâles semble directement lié au nombre d'opportunités de s'accoupler qu'ils peuvent avoir. Il faut se souvenir, en effet, que les femelles grands singes donnent naissance à un petit tous les 4 ou 5 ans et que, après l'accouchement, les mères ne sont plus fécondables tant que leur petit dépend d'elles: comme chez les humains, la période d'allaitement s'accompagne d'une suppression des hormones qui contrôlent le cycle menstruel. Les chances de s'accoupler et de féconder une femelle sont donc rare. Une bonne raison pour que les mâles gardent ces opportunités si jalousement. Dans bien des cas, cela signifie qu'ils défendent  les territoires de plusieurs femelles en même temps.

         Les grands singes passent la nuit dans des nids. Les Orang-outans et les Chimpanzés font leurs nids chaque soir dans les arbres, et les Gorilles à même le sol. Les nids sont faits de branches rassemblées en une plate-forme feuillue sur laquelle les animaux se couchent. Chaque membre du groupe fait le sien, sauf les petits qui partagent celui de la mère.

        Les nids des grands singes ne servent qu'une fois, le jour où ils sont fait, puis sont abandonnés. L'avantage des nids est double: ils dissimulent les animaux aux prédateurs et les maintiennent au chaud dans la fraîcheur de la nuit.

    L'intelligence des grands singes:

        Au cours de l'évolution, le cerveau des Primates est devenu plus gros que celui de tous les autres animaux (par rapport à la taille du corps). Le facteur évolutif qui a favorisé l'augmentation de la taille du cerveau semble avoir été le besoin de vivre au sein de groupe sociaux plus vastes et plus complexes. Il n'est donc pas surprenant que nous soyons impressionné par l'intelligence des grands singes qui, lorsqu'on leur soumet un problème, le résolvent bien mieux que les autres espèces. Leur comportement sensible et réfléchi, dans les relations qu'ils entretiennent entre eux et avec ceux qui les étudient, est tout aussi remarquable. Les Chimpanzés partagent environ 98% de leur code génétique avec nous.

     

        Les premières tentatives d'enseignement d'un langage humain  aux Chimpanzés furent invariablement l'anglais. Les deux plus fameuses expériences furent menées durant les années 1950 et 1960. Toutes deux furent réalisées avec un bébé Chimpanzé élevé dans la famille d'un scientifique, aux côtés d'un enfant du même âge. Hélas les deux tentatives échouèrent lamentablement. Au mieux, les deux Chimpanzés ne parvinrent qu'à émettre une demi-douzaine de sons chuchotés qui ressemblèrent vaguement aux mots qu'on leur avait enseignés. Au pire, les enfants humains apprirent plus à copier les mauvaises manières à table des Chimpanzés, que les Chimpanzés n'apprirent à imiter le comportement culturel des enfants.

        La raison de tels échecs: les Chimpanzés ont un larynx positionné trop haut pour prononcer les voyelles et les consonnes du langage humain. Il s'ensuivit un grand nombre de projets pour enseigner aux Chimpanzés un langages par signes, partant du principe que les singes utilisent naturellement un langage gestuel pour communiquer entre eux. La plus célèbre des ces expériences concerne la femelle Chimpanzé Washoe, à laquelle on enseigna le langage par signes américain, alors qu'elle était très jeune. Après de nombreuses années, elle parvint à maîtriser un vocabulaire d'une centaine de signes. Cette performance fut l'occasion de grandes discussions. Selon certains scientifiques, ce que faisait Washoe n'était rien que répéter les signes qu'utilisaient ses professeurs. Selon d'autres, le langage de Washoe se limitait à demander ce qu'elle voulait (le plus souvent à boire ou à manger).

        la phase suivante: les langages symboliques. Lors d'une étude , on plaça sur un clavier d'ordinateur des symboles représentant des questions (quoi? ou?), des mots descriptifs (rouge, rond), des concepts (plus grand que, au dessus), des objets (pomme, boisson) et des noms (Sue, Austin). Les grands singes devaient construire des phrases simples en appuyant sur les touches.

    Cette étude fut couronnée de beaucoup plus de succès avec Kanzi, un jeune Bonobo, qui apprit plusieurs centaines de symboles et engagea des "conversations" régulières avec ses professeurs. Le plus remarquable en ce qui concerne Kanzi est qu'on ne lui avait jamais enseigné ces signes formellement: il les avait appris spontanément  en regardant sa "mère adoptive" qui s'entraînait à utiliser un clavier. Ses propres performances furent spectaculaires; il parvint même à donner des instructions complexes en anglais par le biais d'un clavier relié à un synthétiseur de voix.

     

        Depuis qu'on a filmé leur ingénieuse technique, les Chimpanzés "pécheurs de termites" de Gombe, en Tanzanie, sont célèbres.

    Les Chimpanzés font partie des rares espèces animales à pouvoir manger des termites, car c'est précisément pour échapper à un tel destin que ces dernières se barricadent dans leur forteresse, la plupart des animaux n'étant pas assez forts pour en briser les remparts. Les  Chimpanzés ont résolus le problème en allant "à la pêche aux termites", une activité qui requiert à la fois patience et adresse. 

        Les grands singes se livrent parfois à la politique, se manipulant mutuellement dans le but de ménager leurs propres intérêts, montrant apparemment autant de fourberie que les êtres humains.

    (source : monkeysfamily)

    "Des hommes intellectuels et instruits ont été coupables des plus grands crimes de l’histoire. L’iniquité de la procédure (vivisection) est aggravée par le fait qu’elle a démontré son inutilité."
    Docteur W.R. Hadwen (1854-1932)

    "Supposons que demain un groupe d’êtres d’une autre planète atterrissent sur la Terre, des êtres qui se considèrent aussi supérieurs à vous, que vous à l’égard des autres animaux. Auraient-ils le droit de vous traiter comme vous traitez les animaux, être élevés, parqués et tués pour l’alimentation ?"
    John Harris, Animals, Men and Morals

    "Il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste pour avoir et exprimer son opinion au sujet de la vivisection. Il n’est pas nécessaire d’être un scientifique ou un naturaliste pour détester la cruauté et aimer la pitié."
    Robert Green Ingersoll (1833-1899)

    "Notre traitement à l’encontre des animaux sera un jour considéré comme barbare. Il ne peut pas y avoir de civilisation parfaite tant que l’homme ne se rende compte que les droits de chaque créature vivante sont aussi sacrés que la sienne."
    Docteur D. Starr la Jordanie (1851-1931)

      

      

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