• La meilleure des médecines, le rire

    Spiritualité et bien être

    La meilleure des médecines, le rire

    RIRE

    Vous êtes fatigué, stressé, surmené ?

    Rien de tel pour décompresser que de faire marcher vos zygomatiques avec une franche partie de rigolade. Aucune contre – indication ni risque de surdosage :

    « rire c’est la santé »

    est un proverbe populaire qui date de la nuit des temps. D’ailleurs aux personnes âgées rayonnantes à qui l’on demande leur secret de longévité, elles répondent souvent que le rire est une vraie cure de jouvence….

    Le foie secrète alors plus de bile, ce qui a pour effet de baisser le taux de cholestérol et de lipides dans le sang (de 10%). Le rire augmente aussi la sécrétion de salive et de sucs digestifs améliorant la digestion. Il stimule les endorphines, diminuant la douleur, tout en augmentant adrénaline et noradrénaline qui combattent l'inflammation articulatoire. On peut d'ailleurs penser que le rire est provoqué par cette sécrétion simultanée d'endorphines inhibitrices et de catécholamines excitatrices (adrénaline, dopamine et noradrénaline).

    Maintenant qu'on a vu à quoi sert le rire, examinons son mécanisme. Au niveau biologique, le rire est un état de crise, de stress, mais entièrement bénéfique semble-t-il et constituant une réaction stéréotypée, un réflexe largement incontrôlable qui peut être provoqué par surprise aussi bien que par des chatouillements. Tout comme les pleurs, il décharge le corps d'une tension accumulée, laissant au rieur une sensation de détente et de sérénité.

    "Le rire est un réflexe qui peut être provoqué par des stimulations physiques ou psychiques".
    "Le mécanisme du rire est incontrôlable. Peu importe la façon dont le rire est déclenché, le résultat est toujours le même. le cortex cérébral est déconnecté."
    "Bref, le rire est à la fois un désintoxiquant physique et un dépolluant psychique, et une grande aide à lutter contre la fatigue, le stress, l'insomnie, le cholestérol, les difficultés de digestion, la douleur et la constipation".

    Le rire commence par une expiration de 5 secondes suivie d'une inspiration de 3 secondes, la ventilation respiratoire atteignant son maximum. Cette forme de respiration entraîne paradoxalement un manque d'oxygène et donc une augmentation du rythme cardiaque (qui passe de 60 à 120 battements par minute), très proche au fond de la peur. Puis les muscles se relâchent pendant que la pression artérielle baisse à nouveau. La sensation de détente et de sérénité peut durer jusqu'à 45 minutes après le rire. Après une brève montée en tension (respiration forte, muscles tendus, bouche sèche, transpiration abondante) on assiste donc ensuite à la relaxation du mauvais stress.

    En tout cas, le rire serait très efficace contre la constipation, les maladies cardiaques, les sinusites et l'insomnie. Il diminuerait le stress, la fatigue, la douleur, l'aérophagie, l'arthrite et l'asthme. Enfin, la franche rigolade freinerait le vieillissement. La panacée, en somme. On a pu constater que le rire joyeux a un effet positif sur l'activité des lymphocytes T, qui jouent un rôle important dans le processus de l'immunité, ainsi que sur celle de l'immunoglobuline (un anticorps). Ces effets se poursuivraient jusqu'à douze heures après l'accès d'hilarité.

     

    Témoignages :

    JOHN STUART MERILL

    Le 4 avril 1884, John Stuart Merill vivait ses derniers instants sur cette terre. Terrassé par un cancer irrémédiable, les médecins qui le soignaient ne lui avaient pas caché leur impuissance à enrayer sa maladie. Allongé sur son lit de souffrance John était entouré par sa famille - des bourgeois offrant des visages sévères et des mines patibulaires, une femme (déjà en deuil) et des enfants en pleurs.
    C'est alors que le malade vit arriver Ed, un ami d'enfance, habillé en clown et tout souriant. L'irruption de ce pitre dans cette triste chambre d'hôpital qui sentait déjà la morgue le fit rire aux éclats, au grand scandale de la famille éplorée. Sans se soucier de tous ces affligés, Ed se précipita dans les bras de son ami, qu'il embrassa sans ménagement en le secouant comme un prunier tout en lui racontant des histoires drôles.
    En un clin d'oeil, l'atmosphère morose de la chambre se transforma. Le malade pris d'un énorme fou rire se redressa et oublia ses souffrances et ses malheurs. Ed revint plusieurs jours de suite, vêtu d'accoutrements bizarres, débitant un lot d'histoires lestes ou drôles, si bien que sa présence attirait dans la chambre de son ami les malades du voisinage, les infirmières et même quelques médecins.
    Quinze jours plus tard, à la grande suprise du corps médical, John Stuart Merill quittait l'hôpital, à peu près guéri. Après quinze jours de convalescence, il reprenait ses activités, et se retrouva dans la meilleure des formes. A qui voulait bien l'entendre, il jurait que c'était Ed qui l'avait guéri, en le faisant rire !

    La meilleure des médecines, le rire

    Témoignages ;

    NORMAN COUSINS

    L'été 1964, Norman Cousins, journaliste, est terrassé par un mal irréversible. Son état dégénère rapidement et voilà qu'il se retrouve à l'hôpital, incapable de dormir, avec des souffrances horribles.
    Pourtant, Cousins refuse la fatalité et décide de lutter contre son mal. Il sait que ces sortes de maladies sont souvent provoquées par une carence en adrénaline. Il pense que dans son cas, son affection serait due à la tension affective et physique subie lors d'un voyage dramatique en Union Soviétique.
    Cousins estime que si des émotions négatives peuvent perturber l'équilibre chimique du corps, des émotions positives amèneraient certainement des changements positifs. Il décide que l'optimisme et le rire sont peut-être le meilleur remède. Et il se met à regarder toutes les émissions drôles que pouvait lui procurer la télévision.
    « Je fis cette merveilleuse découverte, écrira-t-il plus tard, que dix minutes de rire m'assuraient au moins deux heures de sommeil sans douleur.» Son état s'étant amélioré, Cousins quitte bientôt l'hôpital pour l'environnement plus gai d'une chambre d'hôtel où il peut visionner des films comiques à satiété, lire des livres drôles, rire aux éclats, et dormir comme il le souhaite.
    Quelques semaines plus tard, la douleur disparaît et les médecins constatent sans l'expliquer que le tissu de sa colonne vertébrale et de ses articulations se régénèrent et que sa maladie irréversible régresse. Bientôt Cousins reprend son jogging quotidien et au bout de quelques mois, reprend son travail de journaliste.
    Convaincu qu'il doit sa guérison à sa volonté de survivre et à sa cure de rire, Cousins écrira son étonnante expérience et en fera un bestseller.

    (D'après "Faits étranges et récits extraordinaires" Sélection du Reader's Digest et 'The New-Yorker").

    HENRI DURVILLE

    Dans les années 20, le célèbre magnétiseur Henri Durville fut une fois encore traîné devant le tribunal de la Seine sous l'accusation d'exercice illégal de la médecine, comme l'avait déjà été maintes fois son père.
    Or, durant le procès, Durville qui avait visiblement affaire à un juge hostile au magnétisme, observa que l'un de ses assesseurs, un homme maigre, au visage triste, souffrait d'une affection grave. Alors, sachant que de toute façon, devant un tel tribunal, sa cause serait perdue et qu'il écoperait du maximum, le thérapeute entreprit de mettre le nombreux public de la salle d'audience de son côté, en le faisant rire par la verve de ses répliques, mais, si possible, sans trop incommoder ses juges.
    Doué de beaucoup d'humour, Henri Durville se mit à raconter avec drôlerie, en les mimant, des scènes vécues dans son cabinet, imitant tour à tour les patois paysans et les accents provinciaux de ses patients. A un moment donné, pointant son doigt vers l'assesseur qu'il savait malade mais pas incurable, il s'écria dans un franc éclat de rire, repris par la salle, et qui dérida jusqu'au juge :
    - Oui, Messieurs, le magnétisme guérit, mais aussi le rire, le rire est un grand médecin, et je vais vous le prouver !
    Voyez votre collègue ici présent, M. X, éminent assesseur de votre tribunal. Eh bien? Je vous le dis, et je n'ai pas besoin d'être membre de la Faculté pour le diagnostiquer ? M. X souffre, et souffre gravement ? Est-ce vrai ?
    L'assesseur opina tristement du chef. Le juge voulut en revenir au sujet. Mais Durville insista :
    - Eh bien, M. le Juge, avec votre permission je vais tenter de guérir votre distingué collaborateur. Mais pour ce faire, il me faut votre aide et celle du public. Nous devons faire rire cet homme souffrant, le faire rire aux éclats !
    Et, s'avançant derechef vers l'assesseur, il éclata d'un grand et beau rire communicatif, relayé par la salle, et, fixant le malade dans les yeux, il lui dit :riez, et vous serez guéri !
    La scène, au dire d'un témoin, avait quelque chose d'ubuesque et d'irréel. La salle était pliée en deux de rire, les gardes désopilés, juge, assesseurs et greffier hoquetants, hilares.
    Alors Henri Durville, le prévenu, superbe, bombant le torse, les doigts des deux mains pointées horizontalement vers l'assesseur du tribunal qui entraîné par l'ambiance riait lui aussi aux éclats, affirma avec force : « Vous êtes guéri !»
    Et, à la stupéfaction de la salle et du tribunal, il avoua qu'il l'était. (D'après "Le Magnétiseur français" ).

    RIRE

    Témoignage :

    SANS JOIE DE VIVRE, PAS DE GUÉRISON

    Infirmière à la retraite, j'ai été durant plusieurs années l'assistante du professeur L., un grand patron de l'hôpital Saint-Louis à Paris.
    Je me souviens que le professeur exigeait du personnel de son service et de ses internes qu'ils soient toujours gais et de bonne humeur. Il agrémentait ses visites de bons mots, s'efforçait de faire rire ses patients et avait coutume de dire : «Sans joie de vivre, pas de guérison.»
    Il lui arrivait de chatouiller les enfants pour les faire rire (et même certains adultes, voire des grands-mères !)
    Un jour, devant un lupus incurable, une affection très traumatisante qui défigurait la patiente et qu'il ne parvenait pas à enrayer, il décida d'arrêter tout traitement médical et d'entreprendre une cure psychologique.
    Cette femme, une noire, avait connu beaucoup de malheurs dans sa vie. Le professeur L. prétendait que nombre de maladies sont d'origine psychosomatique. Alors il se mit à plaisanter avec cette femme, à la dérider, à lui raconter des blagues. Comme je lui demandais pourquoi il consacrait tant de temps à cette patiente, il me dit : - Je veux la guérir.
    Longtemps taciturne, peu causante, d'humeur morose, elle se détendit et, attendait avec impatience la visite du "patron".
    Un matin, il arriva avec une mini chaîne stéréo portable qu'il installa dans la chambre de la malade. Il s'assit familièrement sur le lit de sa patiente, glissa un disque compact dans le lecteur et mit l'appareil en route. Un solo de rire imprévu et communicatif jaillit des hauts parleurs et entraîna l'hilarité de toute l'assistance, de la patiente au dernier des internes.
    A un moment donné, la malade fut prise d'un fou rire tel qu'elle hoqueta :
    - Arrêtez ! C'est trop ! Je vais pisser dans ma chemise !
    Eh bien, le lendemain, le lupus qui la défigurait était enrayé, une semaine plus tard, la patiente avait retrouvé un visage normal, sans croûtes ni pustules. Seules quelques traces roses persistaient. Un mois plus tard, elle était heureuse, souriante et guérie. Et c'était à une cure de rire qu'elle devait sa guérison.

    Françoise L., Infirmière (D'après "Science & Magie").


    Témoignage :

    LA SANTÉ PAR LE RIRE

    "Il faut rire avant que d'être heureux,
    de peur de mourir sans avoir ri."
    La Bruyère.

    C'est que le rire est bien plus qu'un simple élargissement de l'ouverture de la bouche accompagné d'expirations saccadées plus ou moins bruyantes, comme l'explique le dictionnaire. Action positive, moyen de défense du système immunitaire, véritable jogging cérébral, le rire est le propre de l'homme...
    Il est reconnu que le rire déclenche un certain nombre d'effets positifs sur l'organisme et que son utilité dans notre vie quotidienne n'est plus à démontrer. Lors de quelques expériences qui ont été menées ici et là, on a constaté, sur le plan médical, des améliorations et parfois même des guérisons.
    Un des cas les plus spectaculaires est sans aucun doute celui de Norman Cousin, journaliste américain qui a guéri d'une spondylarthrite ankylosante, une très grave maladie inflammatoire des articulations et de la colonne vertébrale. Grâce au rire et à la vitamine C !

    Le rire, un médicament !

    Le Docteur Henri Rubinstein, auteur de « La Psychosomatique du rire» est convaincu qu'avec le rire, on peut fabriquer son propre "Prozac" (un anxiolytiquc très en vogue actuellement.).
    En effet, le rire libère des anxiétés, angoisses diverses et ce rôle libérateur apporté par le rire protège nos défenses immunitaires. Nous savons tous qu'un être pessimiste ira plus vite vers la dépression qu'un être optimiste qui, lui, ira plus vite vers la guérison.
    L'application du rire en milieu hospitalier est indispensable à condition de mettre les malades en siruation de « fabricants » du rire et non en tant que simples spectateurs. Les enfants en sont les plus grands bénéficiaires.
    La demande la plus importante vient des clubs de 3e âge. Ma première expérience s'est faite avec un club des Hauts-de-Seine, un petit groupe d'une dizaine de personnes. Moyenne d'âge :68 ans, le plus âgé ayant 81 ans.
    Ayant visionné un de leurs spectacles de fin d'année, j'ai pu mettre au point un début de programme d'expression corporelle avec comme objectif, un spectacle à présenter en juin. Après quelques séances de mise en confiance, nous avons attaqué ensemble l'écriture du nouveau spectacle.
    Les séances d'improvisations, les recherches de chansons, les idées ont suivi. Les rires sont nés au milieu de ce travail grâce à la spirale du plaisir qui s'est mise en place naturellement. Apprendre dans la détente, et le rire revient...
    Si les maisons de retraite pouvaient former des équipes d'animation à la thérapie par le rire, elles seraient plus vivantes et la santé des personnes âgées s'en ressentirait.
    En entreprise, le rire aura pour finalité une meilleure ambiance de travail, une meilleure écoute, une solidarité et une efficacité redoublée. N'oublions pas que le rire désarme l'agressivité.
    Les dirigeants d'entreprise, les cadres et tous ceux qui ont des responsabilités ayant travaillé avec un thérapeute du rire, trouveront toujours le mot juste et la petite pointe d'humour qui donnera du ressort aux personnes au travail. Il n'est pas nécessaire de paraître sérieux pour enlever un marché...

    A l'école

    Franchir les barrières de l'Éducation nationale pour installer un cours de rire dans les classes, reste une utopie. L'école est un lieu où le rire a du mal à être accepté. Quel enseignant ou quelle école osera prendre l'initiative d'instaurer un cours de rire une fois par semaine ou par quinzaine ?
    Et pourtant le rire développe chez l'enfant, l'imagination, la création et diminue son agressivité. Le rire facilite également la communication entre élèves et enseignants.

    Le rire en thérapie

    Plus étonnant, en Angleterre et surtout aux États-Unis, nombre de gens ont recours à un thérapeute du rire.
    Imaginons que chaque hôpital ou que chaque clinique dispose d'un atelier de thérapie par le rire... Le rôle du thérapeute serait de réunir dans cet atelier des groupes de malades afin de leur apprendre à rire. Des malades en attente d'une intervention chirurgicale, par exemple.
    Dans un premier temps, on leur apprendra à se relaxer afin d'éliminer l'appréhension de l'opération, de renforcer les défenses immunitaires, d'augmenter les énergies positives, d'où l'intérêt de pratiquer la thérapie par le rire, en groupe.
    Après l'intervention, le travail sur le rire sera fonction des opérations subies. Autant éviter à un opéré fraîchement recousu de rire aux éclats... Mais, l'action positive qu'entraîne le rire sur l'organisme avant ou après une intervention chirurgicale, facilitera le travail de toute l'équipe médicale.
    Le rire agira comme un puissant antidépresseur, un véritable stimulant psychique. Autre point important au moment où l'on recherche des solutions économiques ; le rire peut alléger les tensions sociales et soulager les comptes de la sécurité sociale... (Antoine ROGANI). (source : science-et-magie)

     

    La thérapie par le rire, qu’est-ce que c’est? 

    Dès notre plus jeune âge, on rirait jusqu’à 300 fois par jour, sans raison, par pur plaisir. À l’âge adulte, ce serait moins de 20 fois par jour. Même si tous les chercheurs ne s’entendent pas sur ces données, il semble bien que l’école, le travail et les conventions sociales nous incitent peu à peu à devenir plus sérieux et à perdre notre capacité de rire spontanément. Dommage, car il est désormais démontré que l’humour et le rire sont excellents pour la santé, et constituent, entre autres, un bon antidote contre le stress.

    Les effets physiologiques

    Le rire permet d’oxygéner l’organisme, de réduire les tensions musculaires, de masser les côtes en plus de faire travailler le diaphragme. Cela favorise entre autres l’élimination des résidus présents dans les poumons et augmente la capacité respiratoire. Il semble que le fait de rire - que ce soit drôle ou non - pourrait contribuer à soigner toutes sortes de problèmes.

    Cependant, il ne faudrait pas croire, comme le laissent sous-entendre plusieurs sites Web consacrés à l’humour, que la rigolade est un remède miracle pour à peu près tous les maux. Ainsi, en 1986, un chercheur a démontré que, pour entraîner une augmentation du rythme cardiaque équivalant celle que procurent 3 minutes d’aviron sur un appareil d’exercice, il suffisait de rire intensément pendant seulement 20 secondes. Cette nouvelle a, depuis, été reprise à toutes les sauces des centaines de fois. Rire est fort probablement très bon pour la santé cardiovasculaire... Mais de là à conclure que 20 secondes de rire équivalent 3 minutes d’aviron, il y a un pas que les scientifiques refusent de franchir.

        

    Les effets psychologiques

    Déjà au début du XXe siècle, Freud affirmait que l’humour permet à l’humain de démontrer son refus de se laisser abattre par la souffrance, d’affirmer l’invincibilité de son moi et de faire triompher le principe du plaisir - tout cela en demeurant sain d’esprit! À partir d'une synthèse d'études réalisée en 1996, le professeur Rod Martin, un spécialiste du rire de l’Université Western Ontario au Canada, a conclu que d’envisager la vie avec humour ou la prendre « avec un grain de sel » aurait des conséquences bénéfiques mesurables sur la santé psychologique et émotive.

    Les gens qui ont un plus grand sens de l’humour sont moins ébranlés par les expériences stressantes. Ils ont plus tendance à les considérer comme des défis stimulants que comme des épreuves pénibles. En outre, ils ont en général une plus grande estime de soi et sont plus réalistes dans leur appréciation d’eux-mêmes. De nature optimiste, ils ont une vie sociale plus remplie. Mais, l’auteur fait remarquer qu’il est difficile de déterminer avec précision si ces états favorables résultent du sens de l’humour ou si ce ne sont pas plutôt ces états qui permettent d’aborder la vie avec humour.

    Rod Martin souligne aussi que l’humour peut également être utilisé de façon malsaine. Il peut servir d’échappatoire ou de mécanisme de défense inconscient pour fuir ses problèmes ou éviter de les affronter de façon constructive, ou encore pour dénigrer les autres.

    Dans une autre synthèse d’études, publiée en 2001, le professeur Martin rend compte des théories les plus documentées qui pourraient expliquer les effets bénéfiques du rire et de l’humour.

    • En générant des émotions positives puissantes, le rire et l’humour entraîneraient deseffets analgésiques et un renforcement de l’immunité.
    • Voir la vie avec une attitude humoristique permettrait de réduire le stress et donc d’améliorer indirectement la santé.
    • Les individus ayant un plus grand sens de l’humour seraient mieux adaptés socialement et plus « séduisants », ce qui augmenterait leurs chances d’être en santé, ce n’est pas une blague.

    Ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle

    Il ne faut pas croire que nous rions uniquement lorsque c’est drôle. Au contraire, cela ne serait le cas que 1 fois sur 10, selon le neurobiologiste Robert Provine. Cet auteur de plusieurs livres étudie les mécanismes du rire depuis de nombreuses années. Ses observations l’ont amené à conclure que le rire exerce avant tout une fonction sociale, ce qui pourrait expliquer en partie son importance dans l’équilibre psychologique des personnes.

    Le rire à l’hôpital

    Norman Cousins a été le premier, en 1964, à expérimenter « scientifiquement » une thérapie par le rire. En utilisant la pensée positive et le rire, il s’est guéri d’une maladie arthritique très douloureuse, considérée comme irréversible. Il a fait connaître à la communauté médicale et au grand public les résultats de son expérience dans un article publié dans le New England Journal of Medicine en 1976. Trois ans plus tard paraissait son succès de librairie Anatomy of an Illness. Sa méthode consistait essentiellement à visionner des films comiques aussi souvent qu’il le pouvait et à consommer de la vitamine C en très grande quantité. Il a constaté que chaque visionnement de 30 minutes lui procurait 2 heures de repos sans douleur. Après 6 mois de ce traitement, il était complètement rétabli.

    Vers la même époque, au début des années 1980, vêtu d’un habit de clown, le Dr Patch Adams - personnifié au cinéma par Robin Williams - commençait à soigner ses patients en utilisant le rire et l’humour comme des instruments thérapeutiques. Aujourd’hui, dans des hôpitaux un peu partout à travers le monde, les patients peuvent bénéficier de la présence de clowns thérapeutiques ou de clowns professionnels. Au Canada, l’organisme Dr Clown visite ainsi chaque semaine des hôpitaux et des centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) de Montréal, Québec et Toronto. Les clowns-docteurs cherchent entre autres à diminuer la crainte de l’hospitalisation ressentie par les jeunes patients et la solitude vécue par les personnes âgées. En 2008, Dr Clown a ainsi réalisé plus de 30 000 interventions, qu’il nomme joliment « prescriptions de tendresse ».

    Aussi, dans certains hôpitaux, des médecins se déguisent et s’amusent avec de faux instruments de travail - par exemple, un stéthoscope qui laisse échapper des bulles de savon - afin de créer une plus grande complicité avec les patients, en particulier les enfants. Des hôpitaux disposent aussi d’une salle de rire pour les adultes, où ils peuvent visionner des films drôles, lire des livres et des bandes dessinées ou écouter des enregistrements humoristiques. Des programmes qui se servent de l’humour et du rire s’adressent également aux professionnels de la santé afin de les aider à affronter les exigences de leurs fonctions.

    Comment rigoler?

    Bref, rire et développer son sens de l’humour, c’est bon pour la santé physique, mentale et émotive. Mais comment y parvenir si on n’est pas, au départ, d’un naturel « guilleret »? On peut, bien sûr, suivre une psychothérapie ou s’initier aux approches de développement personnel pour avoir davantage d’humour afin de mieux affronter la vie et les événements « malheureux ». Une façon plus directe est de participer à un Club de rire.

    Les Clubs de rire ont été créés en Inde par le Dr Madan Kataria en 1995. On en compte aujourd’hui au-delà de 6 000, répartis dans plus de 60 pays. Dans un Club de rire, chacun expérimente le rire en groupe, sur une base régulière, pour son plus grand bien. Toutes sortes d’exercices visent à stimuler sa propre capacité à rire, à relaxer et à se libérer de ses inhibitions. Le tout permettrait de cultiver sa santé et d’adopter une attitude plus positive et plus joyeuse envers la vie. Des instructeurs enseignent la technique aux personnes qui veulent mettre un club sur pied. Les séances de rire se déroulent en groupe, le plus souvent le matin, pour commencer la journée du bon pied. 

     (source : passeportsante

     

     

     

     
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