• La Zoothérapie

    Conscience animale


    LA ZOOTHERAPIE

    (qu’est-ce que c’est ?) 

    Au Canada, environ 50 % des ménages ont un animal domestique. En France, à Paris seulement, on retrouve 200 000 propriétaires de chiens. Notre engouement pour les animaux ne cesse d'augmenter. Ainsi, pendant que certaines de ces bonnes bêtes sont de fidèles compagnons, il n'est pas surprenant que d'autres deviennent « thérapeutes ». 

    La zoothérapie, ou thérapie assistée par l’animal, est un programme structuré d’interventions ou de soins qu'un thérapeute prodigue à son patient, avec l'aide ou en présence d'un animal. Elle vise à maintenir ou à améliorer la santé des personnes souffrant de divers troubles, aussi bien physiques que cognitifs, psychologiques ou sociaux. 

    Zoothérapie

    (photo : 20minutes)

    La zoothérapie diffère de ce que l'on appelle les activités assistées par l’animal (AAA) qui sont plutôt destinées à motiver, éduquer ou divertir des personnes. Contrairement à la zoothérapie, les AAA, pratiquées dans divers contextes (thérapeutique, scolaire, carcéral ou autre), n’ont pas de visées spécifiquement thérapeutiques, même si elles sont bénéfiques pour la santé. Bien que certains intervenants en AAA soient des professionnels de la santé, ce n’est pas une qualification essentielle, comme c’est le cas en zoothérapie. 

    Le fait d'avoir un animal domestique n'est pas à proprement parler de la zoothérapie. Nous en traitons tout de même dans cette fiche puisque de nombreuses études ont démontré les bienfaits que cela peut avoir sur la santé : réduction du stress, meilleure récupération postopératoire, diminution de la pression artérielle, perception plus optimiste de la vie, meilleure socialisation, etc.

     

    Un titre non réservé

    Comme le titre de zoothérapeute n’est ni protégé ni reconnu légalement, il peut être difficile de distinguer les zoothérapeutes des autres types d’intervenants en activités assistées par l’animal. On reconnaît généralement que le zoothérapeute devrait avoir au départ une formation dans le domaine de la santé ou de la relation d’aide (soins infirmiers, médecine, physiothérapie, rééducation fonctionnelle, ergothérapie, massothérapie, psychologie, psychiatrie, orthophonie, travail social, etc.). Il devrait en plus posséder une spécialisation lui permettant d’intervenir par l’intermédiaire des animaux. Pour leur part, les intervenants en AAA (souvent bénévoles) ne sont habituellement pas formés en zoothérapie, tandis que les « zooanimateurs » possèdent une formation en comportement animal, sans être des professionnels de la santé.

    Le « pouvoir » de l'animal

    Selon plusieurs chercheurs, le pouvoir thérapeutique de la zoothérapie découlerait de la relation humain-animal qui contribue à augmenter l’estime de soi et à combler une part de nos besoins psychologiques et émotionnels, comme ceux de se sentir aimé « inconditionnellement », de se sentir utile, d’avoir un lien avec la nature, etc. 


    Étant donné la sympathie spontanée qu’éprouvent bon nombre de personnes envers les animaux, on considère que leur présence est un important facteur de réduction du stress, un soutien moral pour surmonter un moment difficile (comme un deuil), ainsi qu’un moyen de sortir de l’isolement et de communiquer ses émotions. 

    On croit aussi que la présence de l’animal a un effet catalyseur qui peut contribuer à modifier le comportement de l’individu et servir d’instrument de projection. Par exemple, dans le cadre d’une psychothérapie, il se peut qu’une personne qui perçoit de la tristesse ou de la colère dans le regard de l’animal projette en réalité son propre sentiment intérieur sur celui-ci. 

    Chien, cheval, chat, mouffette, poisson...

    En zoothérapie, on utilise très souvent le chien à cause de sa nature obéissante, de la facilité à le transporter et à l’entraîner, et aussi parce qu’en général, les gens ont de la sympathie pour cet animal. Toutefois, on peut tout aussi bien utiliser un poisson rouge qu’un chat, des animaux de la ferme (vache, cochon, etc.) ou une tortue! Selon le besoin du zoothérapeute, certains animaux apprennent à exécuter des mouvements particuliers ou à répondre à des commandes spécifiques.

     

    Un animal de compagnie bon pour la santé

    Il semble que le seul fait d’être en contact avec un animal ou même de simplement observer un poisson rouge dans son aquarium ait un effet apaisant et réconfortant. Cela se répercuterait à la fois sur la santé physique et mentale. Plusieurs études font état des divers bénéfices rattachés à la présence d’un animal domestique. On a entre autres noté des effets positifs sur le système cardiovasculaire, une réduction du stress, de la pression artérielle et du rythme cardiaque et une amélioration de l’humeur. Ainsi, beaucoup de personnes souffrant de dépression, juste à l’idée d’imaginer qu’elles vont voir leur animal préféré, s’en trouvent revigorées. Les résultats d’une étude sur l’impact sociologique d’un animal de compagnie en contexte familial démontrent que l’animal rapproche les membres de la famille. Une autre étude montre que la présence d’un animal peut être un stimulant efficace pour garder la forme physique, réduire l’anxiété et les états dépressifs, et améliorer ses capacités de concentration.

     

    Instinct de protection, hasard ou spiritualité?

    Il existe d’innombrables histoires d’animaux, apprivoisés ou sauvages, - du chien au gorille, de la mouette à l’éléphant -, qui ont retrouvé des gens et même sauvé des vies sans que l’on puisse expliquer ce qui les y a poussés. On parle du prolongement de l’instinct de survie, d’une affection inaltérable pour leur « maître » et même de quelque chose qui pourrait se rapprocher de la spiritualité

    L’équipe du Dr Aaron H. Katcher de l'University of Pennsylvania School of Veterinary Medicine a observé que 98 % des propriétaires de chiens parlent à leur animal de compagnie, que 75 % pensent qu’il est sensible à leur humeur et à leurs émotions, et que 28 % se confient à lui. Plusieurs chercheurs croient que les bénéfices que ces personnes en retirent ne sont pas très éloignés de ceux obtenus par la prière. Dans un cas comme dans l’autre, il semble que la personne ressente l’intimité et la chaleur d’un contact, et se sente « entendue et reçue ». 

    (source : passeportsante)  

    La zoothérapie :  définition tel que l’IFZ (Institut Français de Zoothérapie) la définit: 

    « La zoothérapie est définie comme une médiation qui s’exerce en individuel ou en groupe à l’aide d’un animal familier. Ce dernier, consciencieusement, est sélectionné et éduqué, sous la responsabilité d’un professionnel, appelé le « zoothérapeute »,dans l’environnement immédiat de la personne chez qui le zoothérapeute recherche à éveiller des réactions visant à maintenir ou à améliorer son potentiel cognitif, physique, psychosocial ou affectif.

     La zoothérapie est une méthode de travail qui favorise les liens naturels bienfaisants entre les humains et les animaux. Elle s’applique notamment à des fins préventives, thérapeutiques ou récréatives. La zoothérapie mise sur la réciprocité dont fait preuve l’animal de compagnie et sur son potentiel de stimulation et de motivation. 

    Nous pouvons noter que la zoothérapie ne guérit pas, la zoothérapie n’est pas une médecine. Nous pouvons la considérer comme un accompagnement de soins. » 

    Concrètement, on va parler de médiation animale. Pour cela, on va remonter à l’enfance et réfléchir aux besoins que nous avions. En effet, étant enfant, chaque individu a déjà eu des peurs ou des angoisses qu’il confiait à une peluche ou un ami imaginaire. L’animal médiateur jouera ce rôle d’éponge émotionnelle auprès des personnes (adultes ou enfants) en difficulté, tout en étant bien impliqué dans le réel.

     Exemple : avec des Lamas  

    J’ai choisi le lama car c’est un animal sécurisant. Il possède un bourrelet de gencive sur la mâchoire supérieure et non des dents, de ce fait il n’y a aucun risque de section. C’est également un animal qui ne rue pas (n’ayant que le puma comme prédateur naturel, son moyen de défense est la fuite), et qui ne possède pas de sabot, donc nous sommes en sécurité a ses côtés. 

    Ensuite, pourquoi le lama? Pour sa beauté, son allure fière, ses yeux doux, la douceur de sa laine, et tout ce qu’il représente. Sur le site, les lamas agissent sur deux plans en mettant les personnes en avant: l’estime de soi et la motricité (il crée la motivation à se déplacer). 

    Avez vous déjà accueilli des enfants ou des adultes autistes? 

    Oui, nous avons déjà accueilli des autistes, des personnes atteintes de troubles associés a l’autisme et atteintes de cécité. Dans ce cas, nous travaillons sur le sensitif, énormément, le toucher, la douceur, le calme. Une chose étrange qu’arrive à faire le lama, c’est de maintenir le regard des personnes autistes… Je ne saurais en expliquer le pourquoi, mais au moins les lamas sont dans le contact et la communication avec eux. 

    Qu’avez vous observé dans la relation enfant autiste/lama?

     Souvent, les personnes se sentent rassurées. Parfois, la peur de l’animal fait que l’on met un peu plus de temps, mais souvent le lama finit par convaincre et à rassurer (l’effet de peluche avec la laine des lamas rassure les enfants qui la touchent).

     

    Comment se déroule une séance? 

    En individuel, nous allons chercher à responsabiliser la personne face à l’animal. Exemple de la journée: on se lève, on se lave, on petit-déjeune. Eh bien pour le lama, c’est pareil: on va le brosser, lui donner à manger, le préparer à travailler (balade parcours de motricité, etc). Chaque séance individuelle est suivie et évaluée, on parle alors de programme via la médiation animal.

    En groupe, on travaille différemment car on va jouer sur l’effet de groupe pour faire avancer les personnes dans le bon sens en les valorisant les unes par rapport aux autres. Les plus fortes aident les plus faibles. On responsabilise différemment et on fait marcher les personnes. En groupe, pas de suivi, mais plus des activités ludiques et divertissantes.

    Un mot d’ordre pour le centre de zoothérapie Tendres Oreilles: aller au-delà du bien-être avec la médiation animale.

     (source : autismeinfantile)

      

      

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