• Le mystère des Ummites

     Mystère des ovnis 

    Le mystère des Ummites

    Ummo (dans la transcription espagnole « initiale ») ou Oummo (en prononciation française) est le nom d'une planète hypothétique qui se trouverait à environ 14,4 années-lumière de la Terre, suivant les « révélations » faites par l'intermédiaire de divers courriers dactylographiés reçus à partir du milieu des années 1960, en grande majorité en Espagne mais également dans d'autres pays. Ces lettres auraient été écrites par des membres d'une civilisation extraterrestre, les « Ummites », se présentant comme les habitants de cette planète.

    Les premières lettres recensées sont celles reçues en 1966 par Fernando Sesma, animateur d’une association espagnole ésotérique « les amis des visiteurs de l'espace » qui réunissait ses membres régulièrement dans un bar dénommé « La ballena alegre » (la baleine joyeuse) à Madrid, Espagne. De nombreux autres destinataires en recevront par la suite dans plusieurs pays, jusqu'en 2004 en France où le chercheur Jean-Pierre Petit a affirmé avoir décelé les signes d'une intelligence supérieure extraterrestre dans certains écrits ummites qu'il dit avoir reçus. Il affirme aussi que les sujets scientifiques abordés dans les lettres Ummites sont totalement novateurs et l'ont directement inspiré dans ses recherches en cosmologie et en magnétohydrodynamique. L'origine de ces documents reçus par Jean-Pierre Petit fait cependant débat parmi les ufologues, certains y voyant des documents significativement différents des autres documents dits ummites.

    Actuellement plus de 200 lettres (211 semble-t-il) représentant environ 1300 pages de rapports ont été répertoriées. Cependant, si on en croit une lettre de 1988, il devrait y avoir quelque 3850 pages ; les copies ayant été envoyées à de nombreuses personnes, le total serait de 160 000 pages. La dernière lettre répertoriée, considérée comme provenant de la « source », semble être la lettre référencée « NR-21 » du 12 mars 2009 par ummo-sciences : elle traite des anthropoïdes de la planète Ummo et apporte des précisions sur leur système planétaire et leur calendrier.

    L'existence de cette civilisation extraterrestre a été prise au sérieux par certains, mais l'hypothèse du canular a ensuite été renforcée par une personne se présentant comme l'auteur des lettres, José Luis Jordán Peña. Cette confession tardive n'a cependant pas convaincu tout le monde, d'autant plus que M. Peña a ensuite avoué que ces aveux avaient été demandés par les ummites, pour désinformer, la popularité de l'affaire commencant à "compromettre leurs activités de surveillance".

    Si vous souhaitez en savoir plus :

                       

    Contenu des lettres

     Des lettres (D57-1 à D57-5) racontent l’arrivée sur Terre entre Digne-les-Bains et La Javie, près du mont du cheval-Blanc le 28 mars 1950 d’un petit groupe de scientifiques ummites chargés d'étudier notre biosphère, l'atmosphère terrestre, ainsi que notre culture à la suite de la découverte « accidentelle » de notre planète par la réception sur Ummo (en 1948) d'un message télégraphique émis entre le 4 et le 8 février 1934 en morse lors d'essais scientifiques par un navire norvégien au large de Terre-Neuve ayant abouti à la première mission d'exploration de la Terre. Plusieurs lettres expliquent les motivations de leur venue et de l’écriture des lettres. 

    Ils expliquent que leur civilisation est plus ancienne que la nôtre, qu'ils possèdent une technologie plus avancée que la nôtre, et que leur morale leur interdit de perturber notre évolution sociale, hormis des risques avérés de destructions massives par armement nucléaires.

    Les auteurs racontent leur étonnement devant notre société multiculturelle, les différents systèmes politiques, la multitude des langues et le désordre social qui règne au sein de notre planète.

    De nombreuses lettres (par exemple les D41-x) décrivent les conditions de vie sur leur planète, avec de nombreuses illustrations.
     

    Ils nomment la société « réseau social » et expliquent l'importance de ce « réseau », où chaque homme est un « nœud », et où chaque relation correspond à un « arc ». Ils présentent ainsi leur vie quotidienne, leurs habitats, l’utilisation des odeurs, leur réseau de ravitaillement, leur cuisine, le travail, la famille, le jeu, leurs méthodes de déplacement, la sexualité, l’éducation, la psychologie, le mariage, les arts, le concept de Dieu, leur histoire, les différentes étapes de gouvernement qu'ils ont connues, et la découverte d’autres planètes habitées. De nombreuses lettres décrivent leur système politique actuel qu'ils considèrent comme « socialiste » . Le socialisme terrien serait l'ancêtre archaïque de leur socialisme ummite.

    Une partie des lettres relève de la philosophie et de la métaphysique. Les thèmes abordés comprennent la morale, l’indéterminisme, le libre arbitre de l’être humain, la condition humaine, la finalité de l’être, l’âme et l’inconscient collectif. De nombreuses lettres décrivent également leur point de vue sur notre société et traitent de quelques problèmes qu'« ils » y identifient, comme l’avortement, l’oppression de la femme par l’homme, ou encore les lacunes de nos systèmes éducatifs et politiques. Le concept de Dieu est souvent présent, et plusieurs lettres y sont entièrement consacrées. Leur spiritualité aurait des similitudes avec le christianisme : les lettres font référence à un messie, UMMOWOA, dont la vie extrêmement similaire à celle de Jésus de Nazareth (qu'« ils » appelleraient OYAGAAWOA), qui aurait été l'élément découvert sur la Terre ayant le plus étonné les ummites.

    De nombreux sujets scientifiques sont abordés en détail, notamment le concept de l’espace, avec des considérations sur les « plis de l’espace », le « cosmos décadimensionnel », l’« anticosmos », le « cosmos gémellaire », la théorie du champ unifié (les IBOZOO UU, qui représentent pour eux la véritable structure de l'espace physique), la biologie et la théorie d'une évolution « organisée » (les bases biogénétiques du cosmos), et le concept du temps. D'autres lettres développent la « logique tétravalente ». Des lettres décrivent également en détail les données scientifiques de leur système planétaire et de leur planète, tel que les dimensions, la gravité, la météorologie, la période de rotation, etc.

    Parmi les affirmations sur des sujets scientifiques formulés au long des différents rapports on trouve en particulier
    • La présence de 86 paires d’atomes de krypton en extrémité des chaines d’ADN de tous les êtres vivants. Le krypton, gaz rare, est peu abondant sur Terre, et ne se combine pas avec d'autres atomes dans les conditions habituelles de température et de pression (comme tous les autres gaz de la colonne de droite du tableau périodique), mais pourrait (?) néanmoins être « encagé » dans des chaines protéiniques[réf. souhaitée] ;
    • la découverte sur Mars de végétaux unicellulaires et multicellulaires simples ;
    • la fréquence des impulsions d’activation des centres nerveux situés dans le plexus choroïdien de 10368 Hz ;
    • l'existence du graviton ;
    • la non-existence des trous noirs, qui seraient en fait des « tunnels » hyperspatiaux envers un univers jumeaux;
    • etc.

    D’autres sujets scientifiques plus isolés sont aussi abordés, comme la technologie spatiale, l’électrophotographie, les moteurs, l'informatique et la métrologie ; ainsi que les altimètres et gravimètres de « leur planète ».

    Hypothèses sur l'identité des auteurs

    De nombreuses hypothèses sur l'identité des auteurs ont été émises :

    • Les ummites.
            
    • Les services d’espionnage.( qui divulguerait donc des technologies et techniques aux autres nations)
    • Une ou plusieurs sectes mais les rapports ne font nullement appel à des manifestations de culte ou de vénération, ni d'appel financier.
    • José Luis Jordán Peña (qui aurait initié le phénomène, avant d'être imité par la suite par d'autres auteurs).

    Les sceptiques considèrent que des lettres tapées à la machine et envoyées par la poste ne peuvent être en aucun cas considérées comme des preuves en faveurs de l'hypothèse extraterrestre, ce qui est d'ailleurs répété de nombreuses fois dans différentes lettres. Le consensus parmi les auteurs sceptiques est que les lettres sont des contrefaçons plus ou moins élaborées. Ils émettent l'hypothèse que José Luis Jordán Peña est à l'origine des premières lettres[8] et que les faussaires ultérieurs se sont basés sur celles-ci comme modèle afin d'étendre le mythe. Le sceptique ayant le plus travaillé sur l'affaire Ummo en français est Dominique Caudron.

    Pour d'autres auteurs, défendant l'hypothèse extraterrestre, certaines informations contenues dans les lettres sont en avance sur les connaissances scientifiques terrestres. Parmi eux, Jean-Pierre Petit prétend qu'il a fait des avancées dans le domaine de la cosmologie gémellaire et de la propulsion MHD, inspiré par le contenu de certaines de ces lettres.

    En 1992, José Luis Jordán Peña a revendiqué devant des policiers les détails de la fraude qu'il aurait menée à bien pendant presque 30 ans : il voulait inspirer avec ce phonosymbolisme la fausseté de son contenu :

    « UMMO » évoque la fumée. J'ai choisi au hasard l'étoile Wolf 424. Puisque mon objectif réel n'était pas de développer un monde extraplanétaire crédible. [...] Je me souviens que je rédigeais les rapports les samedis et dimanches après-midi, et je profitais de mes voyages en France, en Angleterre, Mozambique, etc. ou ceux d'amis, pour envoyer depuis là-bas les lettres. [...] Nous utilisons la maquette accrochée à un fil de nylon très mince. Je me rappelle que nous utilisons une vitesse très rapide 1/1000 pour que la soucoupe et le fond de la photo sortent plus ou moins à la même focalisation, et que la soucoupe paraisse plus grande. Le plus incroyable, c'est que j'en suis arrivé à interviewer des gens qui disaient avoir vu la soucoupe, mais qui n'étaient pas payés par moi. [...] J'ai commencé à m'indigner en voyant que la secte Edelweis marquait au fer rouge des enfants innocents avec mon symbole. Et j'ai ensuite reçu une invitation anonyme de Cuba, pour assister à je ne sais quelle réunion ummite chez Farriols, donc j'ai décidé de cesser l'expérience qui avait duré 25 années. [...] Je me repens d'avoir créé une expérience, que je considère immorale, qui s'est retournée contre moi. »

    Les informations parfois contradictoires concernant la distance entre la Terre et IUMMA (IOUMMA en transcription française, nom donné à l'étoile autour de laquelle orbiterait UMMO) sont souvent mises en avant par les sceptiques. Une lettre (D41-1, probablement reçue le 14 janvier 1966) évalue la distance entre les foyers respectifs des systèmes stellaires à 3,68502 al le 4 janvier 1955. Une autre lettre datée du 18 mars 1966 (D32) précise que l'étoile autour de laquelle graviterait UMMO est peut-être Wolf 424 (Extrait: « Nous ne sommes pas sûrs qu'il s'agisse de la même étoile, même si les caractéristiques et la position enregistrées par quelques observatoires terrestres coïncident d'une manière surprenante avec nos propres données »). Or cette distance coïncide avec celle mesurée par le laboratoire de Yerkes en 1938 (3,6 à 3,8 al) pour Wolf 424, bien que Yerkes avait rectifié à 14,4 al dès 1952. Certains sceptiques considèrent cela comme une erreur de recherche du faussaire.

    En fait, des lettres postérieures précisent que la distance de l'ordre de 3,68 al est la distance « réelle » tandis que celle de l'ordre de 14 al est celle qu'on trouve en allant d'un foyer à l'autre en se cantonnant à l'espace tridimensionnel (la seule distance ayant un sens pour les astronomes terriens). L'ordre des lettres étant assez controversé, il est même possible qu'au moins une lettre précisant la dualité des distances soit antérieure à celle indiquant la distance de 3,68 al.

    Les distances sont toujours données avec plus de chiffres significatifs que les instruments de mesure terriens ne pourraient en donner. La distance « réelle » donnée est toujours de l'ordre de 3,68 al, mais les chiffres suivants varient. Les explications des lettres précisent en effet que si la distance apparente entre les deux étoiles est fixe, la distance réelle est fonction de phénomènes gravitationnels. La lettre D21 précise même que l'espace dans lequel les distances « réelles » se parcourent est décadimensionnel.

    Si les partisans de l'origine extraterrestre se satisfont de l'explication par un espace à plus de trois dimensions, les sceptiques trouvent suspecte la coïncidence entre la mesure ummite de la distance dans l'univers pluridimensionnel et la distance erronée antérieure à 1952.

    Une autre lettre (D36, de juin 1966) précise que nos instruments sont gênés par un nuage de poussières cosmiques à 3,682 parsec...

    à suivre...

      

    VOIR AUSSI CETTE PAGE sur JP PETIT :

    http://messagesdelanature.ek.la/j-p-petit-astrophysicien-p153634  

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