• Les satellites artificiels

    Espace scientifique

    LES SATELLITES

    Un satellite artificiel est un objet fabriqué par l'homme, envoyé dans l'espace à l'aide d'un lanceur et gravitant autour d'une planète ou d'un satellite naturel comme la Lune. La vitesse imprimée par la fusée au satellite lui permet de se maintenir pratiquement indéfiniment dans l'espace en décrivant une orbite autour du corps céleste. 

    Les satellites artificiels

     Celle-ci, définie en fonction de la mission du satellite, peut prendre différentes formes héliosynchrone, géostationnaire, elliptique, circulaire et se situer à des altitudes plus ou moins élevées classifiées en orbite basse, moyenne ou haute. Le premier satellite artificiel Spoutnik I est lancé par l'URSS en 1957. Depuis cette époque, plus de 5 500 satellites artificiels ont été placés en orbite (2007). Les satellites jouent désormais un rôle important à la fois sur les plans économique (télécommunications, positionnement, prévision météorologique), militaire (renseignement) et scientifique (observation astronomique, microgravité, observation de la Terre, océanographie, altimétrie). Ils sont, en particulier, devenus des instruments incontournables pour notre compréhension de l'univers physique, la modélisation des changements climatiques et le fonctionnement de la société de l'information.  

    Un satellite artificiel est composé d'une charge utile, définie spécifiquement pour la mission qu'il doit remplir, et d'une plate-forme souvent standardisée assurant les fonctions de support comme la fourniture d'énergie, la propulsion, le contrôle thermique, le maintien de l'orientation et les communications. Le satellite est suivi par un centre de contrôle au sol, qui envoie des instructions et recueille les données collectées grâce à un réseau de stations terrestres. Pour remplir sa mission le satellite doit se maintenir sur une orbite de référence en orientant ses instruments de manière précise : des interventions sont nécessaires à intervalles réguliers pour corriger les perturbations naturelles de l'orbite générées, dans le cas d'un satellite terrestre, par les irrégularités du champ de gravité, l'influence du Soleil et de la Lune ainsi que la traînée créée par l'atmosphère qui subsiste en orbite basse. Les progrès techniques permettent aujourd'hui de mettre en orbite des satellites plus lourds (jusqu'à 6 tonnes et demi pour les satellites de télécommunications), capables de remplir des missions toujours plus sophistiquées (satellites scientifiques), avec une grande autonomie. La durée de vie d'un satellite, variable selon le type de mission, peut atteindre 15 ans. Les avancées de l'électronique permettent également de concevoir des micro-satellites capables d'effectuer des missions élaborées.  

     La construction de satellites a donné naissance à une industrie très spécialisée mais les instruments les plus complexes sont encore souvent réalisés par des laboratoires de recherche. La conception d'un satellite, difficilement reproductible lorsqu'il ne s'agit pas d'un satellite de télécommunications, est un processus qui peut prendre une dizaine d'années dans le cas d'un satellite scientifique. Les coûts de fabrication qui peuvent monter à plusieurs centaines de millions d'euros et ceux de lancement (de l'ordre de 10 000 à 20 000 $/kg) limitent aujourd'hui le développement de cette activité qui, hormis le secteur des télécommunications très rentable pour les opérateurs, est subventionnée pour l'essentiel par les budgets publics.

    (source : wikipedia)

      

    A quoi servent ces engins qui encombrent l'espace ? 

    OBSERVATION ET COMMUNICATION MILITAIRES  

    Orbite Basse à moyenne (de 500 à 13 000 kilomètres d’altitude)

     Nombre Plusieurs centaines  

    Des satellites de reconnaissance tournent autour de la Terre depuis plus de trente ans. Ils servent à prendre des clichés destinés aux opérations militaires et orbitent à environ 500 kilomètres d’altitude. On sait peu de chose sur la puissance totale de ces satellites, les gouvernements qui les utilisent veillant à ce que toute information les concernant reste classifiée. Pendant la chute de Bagdad, 83 % des communications entre les forces américaines se sont effectuées par satellite.  

     TÉLÉCOMMUNICATIONS ET TRANSFERTS DE DONNÉES  

    Orbite Haute (jusqu’à 36 000 kilomètres d’altitude)  

    Nombre Plus de 500  

    Près des deux tiers des satellites actifs sont utilisés pour les télécommunications. “Comme la plupart des satellites de télécommunications orbitent jusqu’à 36 000 kilomètres au-dessus de la Terre, ils seraient plus difficiles à prendre pour cibles que ceux se trouvant en orbite moyenne”, explique le docteur Laura Grego, de l’Union des scientifiques responsables. Beaucoup de satellites commerciaux gravitant en orbite haute sont construits pour durer. “Leur perte serait un désastre économique”, ajoute Grego.  

    TRANSMISSION DE PROGRAMMES DE TÉLÉVISION  

    Orbite Haute (35 000 kilomètres d’altitude)  

    Nombre Plusieurs milliers 

    La télévision par satellite résout les problèmes de portée et de distorsion en retransmettant les signaux depuis l’espace. Les satellites de télévision sont en orbite géosynchrone, c’est-à-dire qu’ils sont calés sur la vitesse de rotation de la Terre. La plupart sont également géostationnaires, si bien que, si vous êtes près de l’équateur, vous pourrez les observer sans difficulté. Ils ressemblent à de petites étoiles filantes. Aux Etats-Unis, ils sont de plus en plus utilisés pour transmettre les signaux radio. OBSERVATION DE LA TERRE Orbite Basse (700 kilomètres d’altitude)  Nombre Inconnu  Grâce à Google Earth, QuickBird, engin commercial à haute résolution lancé en 2001, est aujourd’hui l’un des plus célèbres satellites d’observation de la Terre. Il peut produire les images les plus étendues et dispose de la plus grande capacité de stockage intégrée de tous les satellites du domaine public. Il prend des clichés en couleur avec une définition suffisante pour que l’on aperçoive les détails de la muraille de Chine. TopSat, un microsatellite lancé l’an dernier, croise à une altitude de 700 kilomètres. Il fait le tour de la Terre en 1 h 38 min.

    COMMUNICATIONS D'URGENCE  

    Orbite Basse (800 kilomètres d’altitude)  

    Nombre Dix-sept grands groupes

     Il existe deux grands types de satellites de communications d’urgence, Thuraya et Iridium. La constellation Iridium regroupait 66 satellites, réduite à 65 après la collision du 10 février. Le système devait en compter 77, d’où le nom d’Iridium, un élément dont le numéro atomique est 77.  Le réseau Iridium est unique, puisqu’il couvre l’ensemble de la surface de la Terre, y compris les pôles, les océans et les couloirs de navigation aérienne. Mais, le système étant géré par les Etats-Unis, les appels de et vers la Corée du Nord, l’Iran, Cuba, la Libye et le Soudan sont sous embargo. Les correspondants étrangers qui se rendent dans des régions éloignées d’Afrique et du Moyen-Orient ont donc tendance à faire appel à Thuraya, un satellite de communication géostationnaire qui se trouve au-dessus de l’océan Pacifique.  

     OBSERVATION MÉTÉOROLOGIQUE  

    Orbite Basse (800 kilomètres d’altitude)  

    Nombre Environ 40  

    Les instruments emportés par ces satellites permettent aux chercheurs de suivre l’évolution du climat, les changements du niveau des mers et la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. L’Observatoire orbital du carbone, lancé en 2008, a été le premier engin de la NASA conçu pour procéder à des mesures précises du niveau de dioxyde de carbone à partir d’un satellite. Ses capacités sont aujourd’hui gravement compromises du fait de l’impossibilité de remplacer ses capteurs intégrés.

    (source : courrierinternational)

     

      

     

    Pourquoi autant de satellites envoyés dans l’espace ?  

       Les applications sont multiples : depuis les prévisions météorologiques, jusqu’à la surveillance de la couche d’ozone et des glaces, en passant par celle de la déforestation, les satellites sont avant tout des instruments pour glaner des informations sur notre planète.

       Ensuite ce sont des outils de télécommunication, sans eux pas d’image télévision nette, pas de textos en continu vers nos amis, pas de repérage facile en mer, en montagne ou au cœur d’une grande ville. Les satellites sont donc nos alliés pour le confort de la vie moderne.

       J’aime bien cette dernière trouvaille des techniciens : On sait que plus les secours arrivent tôt sur le lieu d’un accident et plus les chances de survie des accidentés augmentent. C’est dans ce but qu’il a été  mis au point un système de sauvetage automatisé du conducteur inconscient d’une automobile. Le dispositif fonctionne avec un GPS et une carte SIM et en cas de choc est capable d’envoyer une alerte. C’est également une alarme anti-vol.

    Source : Des balises Argos pour automobilistes

    (source : 01net)

     

      

      

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