• Les Védas et le cosmos

     Sagesse ancestrale 

    LA CONNAISSANCE COSMIQUE DES VEDAS 

     “Quand ce savoir s'éveille en l'être, alors tout se révèle à lui, comme par un soleil levant”

    Bhagavad-gita 5.16

    LES VEDAS

    Les Hindouistes n’ont pas de Livre Sacré art dravidiencomme la Bible pour les Chrétiens ou la Thora pour les juifs. Les hindouistes ont des « textes sacrés » appelés « Védas » qui furent rédigés par la communauté Indo-aryenne il y a des milliers d’années. Les Védas sont les plus anciens textes religieux au monde.

    Ils sont à l’origine du Védisme, religion mère de l’hindouisme ainsi que de la philosophie Vedanta. Les idées exprimées dans les Vedas furent tout d’abord transmises oralement de père en fils puis de professeur à disciple ; Ces enseignements oraux dateraient du 16ème siècle avant J.C. et s’étendraient avec l’apparition de l’écriture de 5000 à 1500 avant J.C.

    Pour les hindouistes, les Védas sont les témoins de la fondation et de l’évolution spirituelle du monde, ils constituent un art aryen corps de référence pour tous les hindous.

    L’invasion Aryenne et la naissance du Védisme
    Vers -1900 un cataclysme engloutit un continent situé au sud de l’Inde et à l’est de Madagascar dans l’Océan Indien. Un peuple, qu’on nommera dravidien (cf. : photo ci-dessous) s’installe en Inde. C’est en -1700 que leur civilisation fut en partie décimée par des envahisseurs Aryens venus d’Asie Centrale et du Caucase. Ils furent repoussés au sud de l’Inde ou mêlés aux aryens. Les dravidiens ne sont pas hindouistes au sens propre (pas de littérature védique ni de système des 4 castes) mais influencèrent beaucoup les pratiques religieuses de l’hindouisme. Ils sont pour la plupart brahmanistes. Aujourd’hui on les connaît plus sous le nom de Tamouls.

    Les Aryens étendirent durant deux siècles leurs conquêtes sur les anciennes peuplades du sud-ouest de l’Inde et devinrent les Indo-aryens.

     Ils amenèrent avec eux leur religion, le Védisme et il est vrai que dans un premier temps, les habitants des régions envahies n’eurent pas d’autre choix que de vénérer leurs dieux et d’adopter leurs rites. Le Védisme se résume à l’ensemble des croyances et des comportements rituels qui se sont développés en Inde à la suite de l’immigration des populations aryennes. Leur principale divinité s’appelait Indra, Seigneur de la guerre et dieu de la foudre. Les sacrifices humains et animaux avaient une grande importance dans la religion védique, les prêtres allant jusqu’à boire du sang accompagné de vins alcoolisés ainsi que de Soma, une plante aux vertus hypnotiques.

    Pourtant, pendant longtemps la religion védique fut apparentée en Inde à la violence et au mal. Il faudra attendre -650 pour que les mentalités changent et que les divinités soient perçues autrement. Grâce aux enseignement d’ouverture des Brahmanes, c’est-à-dire des prêtres et religieux de l’Inde, qui, par leur refus de la violence et par l’exemple de leur sainte vie démontrèrent que les dieux étaient « bons » et toléraient les plus faibles, les soutenaient et contribuaient à la recherche de la perfection d’une civilisation. Cette foi en la renaissance spirituelle fit naître successivement l’Hindouisme, le Bouddhisme et le Jaïnisme qui remplacèrent le culte Védique.

    Ce peuple est à l’origine de langues telles que ce que l’on appelle aujourd’hui le kurde, l’iranien, le perse ou encore l’albanais. Ils rédigèrent les Védas, leurs textes sacrés en langues Sanskri, Veda signifiant Connaissance.

    Source : buddhachannel

      

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    Une bougie votive Indienne avec le "OM"

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     Outre leur invincibilité militaire, la plus grande réalisation des conquérants aryens fut la composition des Védas
     "Livres de la Connaissance".
     Ces recueils d'hymnes et d'incantations rituelles, appelées mantras, étaient chantés durant les sacrifices offerts
     aux dieux Aryens.
     Les Védas ont toujours constitués une dimension centrale de la vie hindoue.

    Il y a quatre Védas :

    Le premier, le Rig-Véda, fut composé entre 1300 et 1000 av. J.-C. rédigé en sanskrit, suivi du Sâma-Véda,
     du Yajur-Véda, et enfin de l'Atharva-Véda écrit probablement vers 900 av. J.-C.

     Chaque Védas se compose de deux parties : la Samhitâ, ou récitations des mantras, et le Brahmana, qui contiennent
     les commentaires.

     Les Védas furent écrits à l'intention de différents prêtres :

     le hotar, qui récitait les mantras du Rig-Véda
     l'udgâtar, qui chantait les hymnes du Sâma-Véda
     l'adhvaryu, qui conduisait les sacrifices en déclamant les incantations du Yajur-Véda
     et les orants brahmanes, qui psalmodiaient l' Atharva-Veda.
     Les non-brahmanes ne pouvaient avoir accès aux Védas.

    Ce qui rend ces textes remarquables, c'est sans doute leur dimension orale.
     Selon les hindous, non seulement le sens, mais le son des mots est sacré.
     Les prêtres ont transmis oralement les Védas de génération en génération jusqu'à aujourd'hui.
     Les hindous croient que les Védas furent "entendus" (shruti) directement de Brahmâ par les rishis ou voyants, et que le pouvoir divin réside dans ces mots révélés.
     Parce qu'ils contiennent les syllabes sacrées desquelles naquirent les dieux et les mortels, les Védas ont précédés l'univers, lui même né de la syllabe Om. 

    Selon la philosophie indienne, la matière a été créée à partir du son et Om est le plus sacré de tous les sons, la syllabe qui précéda l'univers et engendra les dieux.
     C'est la "syllabe-racine", la vibration qui maintien la structure atomique du monde et des cieux.
     Ainsi, tous les objets solides ne sont que les manifestations des sons primordiaux.
     Puisque Om précède toute chose, il est utilisé comme une invocation ponctuant la prière et le chant sacré, jouant un rôle similaire au Amen judéo-chrétien.
     Symbole de la religion, il figure aussi l'union de toutes les croyances sous les auspices d'un seul dieu.
    La Mândukya Upanishad composée à partir de l'an 600 av.J.-C., analyse la signification de Om.
     La syllabe Om y est décrite comme l'arc qui lance la flèche du soi (âtman) vers la cible de l'absolu (brahman).
     Dans la Maïtrâya Upanishad, Om est "le son de l'absolu silencieux", la forme de l'énergie cosmique.

    Source : kondratieff

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    Temple Hindou (Ile Maurice)  

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     Les grandes divinités hindoues : la Trimurti – Brahma, Vishnu et Shiva

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    Conférence donnée par Sa Divine Grâce A. C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada le 6 octobre 1969 au Conway Hall, à Londres.  

     Nous parlerons aujourd'hui de l'enseignement des Vedas. Mais d'abord, qu'est-ce que les Vedas? Les racines sanskrites peuvent s'interpréter de diverses manières, mais en fait, le sens profond du mot veda est "connaissance". Toute connaissance provient des Vedas, et ce qu'ils enseignent constitue le savoir originel.
    Tout être conditionné par la matière est sujet à quatre types d 'imperfections:

     La première est qu'il est contraint de commettre des erreurs. Mahatma Gandhi, par exemple, qui était considéré comme un personnage exceptionnel, se rendit responsable de nombreuses erreurs, dont l'une même lui fut fatale; à la fin de sa vie, quand un membre de son entourage lui dit: "Mahatma, n'allez pas à l'assemblée de New Delhi, des amis m'ont prévenu que vous y courriez un danger", il ne voulut rien entendre; il insista pour s'y rendre et fut assassiné. Et l'on pourrait citer tant d'autres exemples! "L'erreur est humaine" dit-on d'ailleurs.
    En deuxième lieu, l'être imparfait se trouve la proie de l'illusion. L'illusion est ce qui nous fait prendre les choses pour ce qu'elles ne sont pas, et le sanskrit désigne "ce qui n'est pas" par le mot "mâyâ". Le fait que tout le monde s'identifie à son corps illustre bien cette mâyâ. Si, par exemple, je vous demande qui vous êtes, vous me répondrez: "Je suis M. Untel, je suis un homme riche, je suis ceci, je suis cela." Mais c'est là une illusion, car en fait, vous n'êtes rien de tout cela, vous êtes distinct de votre-corps.

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    La troisième des imperfections de l'homme est sa propension à tromper autrui; chacun a cette tendance profondément ancrée en lui. Ainsi, un parfait imbécile se fera passer pour très intelligent. Même lorsqu'on a clairement établi que l'homme est sujet à l'illusion et à l'erreur, il continue d'écrire des ouvrages de philosophie et d'énoncer ses théories ("je crois que..., je pense que..." etc.) mais ignorant de sa propre nature, il ne peut ainsi que tromper autrui.

    Enfin, la quatrième des imperfections, les sens de l'homme sont imparfaits. Les gens ne croient généralement que ce qu'ils voient, et il n'est pas rare de les entendre dire: "Pouvez-vous me montrer Dieu?" Mais comment peuvent ils voir Dieu avec leurs yeux matériels? Si la pièce s'assombrissait soudainement, vous ne pourriez même plus voir vos mains. Avec une vision aussi imparfaite, comment peut-on espérer voir Dieu? Nous ne pouvons donc pas nous attendre à ce que la connaissance parfaite (veda) provienne de sens aussi imparfaits. Avec tous ces défauts, tant que nous serons conditionnés, il nous sera impossible d'élaborer une connaissance parfaite. C'est pourquoi nous acceptons les Vedas tels qu'ils sont.

    Source : lumieredesvedas

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    LA TRIMURTI

    L''hindouisme est particulièrement connu pour ses deux grandes épopées, le Râmâyana et le Mahâbhârata, récits célébrant les deux plus illustres incarnations (avatars) du dieu Vishnu.
     A partir de 500 av. J.-C., les épopées populaires qui racontaient les exploits guerriers et amoureux d'une nouvelle lignée de dieux - relayèrent les Védas.
     De nouvelles croyances apparurent, fondées sur la fervente dévotion et l'action désintéressée.
     De ces textes, spécialement des Purânas (recueils historiques et mythologiques rattachés à la tradition sacrée), naquit la trinité hindoue : la trimûrti.

    BRAHMĀ, le créateur de l'univers.
    Il incarne la création.
     Né dans une fleur de lotus, elle-même émergeant du cordon ombilical de Vishnu, Brahma possède quatre têtes couronnées et quatre bras.
     Il tient les quatre Védas dans ses mains.
     Sa monture est un cygne. Son épouse est Saraswati.
     Malgré son importance hiérarchique, Brahma est peu vénéré par les hindous.
     Un seul temple lui est véritablement dédié dans tout l'Inde : à Pushkar, au Rajasthan.

     VISHNU

    Le préservateur, divinité solaire qui combat pour le bien et descend sur terre pour aider l'humanité.
    Appelé aussi Narayana, il incarne la préservation. Comme Brahma il possède quatre bras.
     Dans une main, il tient une conque (shanka) dans laquelle il souffle pour vaincre les démons;
     dans une autre il tient un disque tournoyant autour de son index, c'est la "spirale de l'éveil" (sudhdarshan chakra) avec laquelle il décapite les forces du mal. Dans la troisième main se trouve une masse d'or (gadha), symbole de son pouvoir, puis dans la quatrième il tient parfois une fleur de lotus. Il porte des vêtements jaunes.
     Sa monture est l'aigle Garuda.
     Il est aussi accompagné d'un serpent à plusieurs têtes (Shesa).
     Son épouse est Lakshmi.
     Vishnu a pour mission de préserver l'ordre du monde.
     Lorsque ce dernier est perturbé, Vishnu s'incarne pour descendre sur terre sous forme d'un avatar.
     Les textes sacrés en recensent dix. 

    SHIVA

    A la fois créateur et destructeur, Seigneur du Yoga
     En raison de son aspect de destructeur, il est le plus ambivalent des trois dieux de la trimûrti.

    C'est le dieu de la destruction. Il est représenté avec un troisième œil, symbole de sagesse, au milieu du front et avec un cobra autour du cou. Il porte un trident (trishula) et tient un petit instrument de percussion (damaru).
     Il est assis sur une peau de tigre, symbole de l'énergie potentielle.
     Shiva représente en effet la source créatrice en sommeil.

    De sa chevelure, dans laquelle se trouve un croissant de lune, symbole du cycle du temps, s'écoule le Gange, fleuve sacré de l'hindouisme. Sa monture est le taureau Nandi qui fait lui-même l'objet d'un culte. Shiva est un personnage complexe et contradictoire. Il représente la destruction mais celle-ci à pour but la création d'un monde nouveau. L'emblème de Shiva est d'ailleurs le lingam (un phallus), symbole de la création.
     Il a les yeux mi-clos car il les ouvre lors de la création du monde et les ferme pour mettre fin à l'univers et amorcer un nouveau cycle.

    Shiva est représenté sous différente forme (l'ascétique, le yogi, le mendiant...) et possède, d'après les textes, 1008 noms (Shambhu, Shankara, Pashupati...).
     L'une des plus célèbres est le Shiva Nataraja, danseur cosmique qui rythme la destruction et la création du monde.
     Il est alors représenté avec 4 bras. La main supérieure droite tient une clochette (damaru) qui rythme la création; la main gauche supérieure tient la flamme de la destruction (samhara); la main inférieure droite est tenue dans un geste de protection (abhaya mudra); la main inférieure gauche pointe vers le pied gauche tenu en l'air, il montre ainsi son pouvoir de grâce. Sous son pied droit il écrase un nain-démon symbole de l'ignorance.
     Son immense chevelure montre son pouvoir et il est entouré d'un cercle de feu (prabhamandala).
     Shiva est marié à Shakti, la déesse-mère.
     Elle-même a plusieurs noms suivant la fonction qu'elle occupe
     (Parvati, Durga, Kali...). Il a deux fils, nés de Parvati : Ganesh et Skanda.
     La famille vit au sommet du Mont Kailasa dans l'Himalaya.

    Source : kondratieff

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    Temple Hindou (Ile Maurice)

     Deepak Chopra :
    "La conscience est la clé"

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    Pionnier des nouvelles approches de la santé,
    Deepak Chopra l’affirme : tout serait affaire de conscience

    Son père était un éminent cardiologue indien, conseiller médical du vice-roi Lord Mountbatten. Deepak Chopra était ainsi prédestiné à devenir médecin. Mais au service de quelle vision de la santé ? Après des études médicales à New-Delhi, il émigre aux Etats-Unis où il se spécialise en endocrinologie. C’est étrangement loin de son pays d’origine qu’il commence à s’intéresser à la méditation et à l’Ayurveda – un système millénaire de médecine indienne. Chopra devient alors un fier défenseur des médecines alternatives. Actuellement auteur de best-sellers traduits en 35 langues, fondateur de l’Association Américaine de Médecine Ayurvédique, du Chopra centre for Well Being en Californie et d’une fondation pour la paix, il ne cesse de soutenir que notre conscience joue un rôle essentiel dans notre état de santé. Devenu proche de nombreuses personnalités telle que Madonna, Demi Moore ou Mickael Jackson, ou de politiciens tels que Hillary Clinton ou Barack Obama, il est également classé parmi les personnalités internationales les plus inspirantes du 20e siècle par le Time magazine. Deepak Chopra sera le 17 mai au Grand Rex.

    Comment un médecin devient-il un défenseur international des médecines
    alternatives ?
    D.C. : Lorsque je faisais mes études en endocrinologie, j’ai eu l’intuition que la conscience influençait la biologie. Maintenant cette corrélation entre l’esprit et le corps est démontrée par la science. Nous savons par exemple que nos états d’être influencent l’expression de nos gènes. Nous avons découvert la neuro-plasticité. Mais à l’époque tout cela n’avait rien d’évident. Cependant, en tant que jeune médecin, je voyais bien que deux patients ayant la même maladie et recevant le même traitement, pouvaient évoluer de manière incroyablement différente. J’ai donc très vite compris que ne prendre en compte que le plan physiologique chez nos patients est une vision extrêmement limitée. D’autres facteurs, et principalement l’état de conscience de la personne, doivent être inclus dans le traitement.

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     Que s’est-il passé alors ?
    D.C. : Je travaillais beaucoup. Pour palier au stress, j’ai commencé à méditer et à m’intéresser à l’Ayurveda. Cela a ouvert tout un champ de recherche ! J’ai décidé de quitter Boston où j’avais complété mon cursus médical, pour fonder un centre de soin Californie. Tous nos traitements sont basés sur la compréhension du lien entre le corps et l’esprit et des effets des états de conscience non-ordinaires. Entre temps, je suis devenu professeur à l’école médicale de l’université de Californie et nos cours sont validés par l’Association Médicale Américaine. Un long chemin a donc été parcouru en terme de reconnaissance des approches alternatives de la santé.

    Vous avez donc été un pionnier de ces nouvelles approches qui ouvrent, en quelque sorte, un espace entre sciences modernes et sagesses orientales.
    D.C. : Oui. Cependant, ce dont je me suis rendu compte, c’est que ni les philosophies orientales, ni la science actuelle n’ont accès à la réalité. Tous sont des systèmes de pensée. Nous pouvons utiliser les cartes que nous donnent la science, la philosophie, la spiritualité pour marcher sur le chemin. Et chacun sera attiré par des cartes différentes. Toutefois elles ne remplaceront jamais l’expérience directe.

    La réalité ne peut être abordée autrement que par la présence.

    La réalité ne peut être abordée autrement que par la présence. C’est pour cela que plus j’avance, plus je me tourne vers les techniques des grands yogis. Dans notre centre en Californie nous offrons l’opportunité de faire de longues retraites qui favorisent une plongée dans l’expérience directe de ce qui est là. Et cette expérience peut nous emmener vers les portes du « sans-forme », de ce monde au delà de notre monde empirique, qui est la réalité ultime. Donc, à l’heure actuelle mon intérêt va bien au-delà de la relation entre le corps et l’esprit pour se pencher sur à la nature du cosmos : pourquoi notre univers existe-t-il ? Comment a-t-il pu surgir de « rien » ? Comment pouvons-nous savoir qu’il existe ?

    Vous avez souvent fait appel à la physique quantique, en quoi cette science nous aide-t-elle à répondre à ces questions ?
    D.C. : La physique quantique est aussi une cartographie, mais effectivement elle est intéressante. Le problème que pose cette nouvelle science n’est pas celui de son formalisme mathématique, ni celui de son efficacité, qui sont très performants. Il n’y a qu’à regarder la place qu’a prit l’informatique dans notre économie pour comprendre combien nous ne pouvons nous passer de la physique quantique. Le problème, c’est que personne n’est réellement d’accord sur ce qu’elle implique au niveau de la nature profonde de la réalité. En effet, cette science nous pousse au delà du monde empirique que nous pouvons observer. Elle nous emmène vers un seuil où commence une autre dimension. Cependant, elle ne peut pas réellement nous accompagner plus loin car là, il n’y a rien à mesurer. Lorsque nous sommes dans le monde empirique, nous pouvons mesurer la masse et l’énergie d’une particule. Mais avant que la particule apparaisse, il n’y a que des possibilités qui n’existent pas réellement ! Il n’y a ni masse, ni énergie ! Il y a juste des ondes de probabilité dans un espace mathématique. Où est cet espace mathématique ? Quel est-il ?



    N’est-ce pas là que les sagesses anciennes viennent prendre le relai pour nous
    aiguiller ?
    D.C. : En quelque sorte, oui, car cet espace « non local » – comme le nomment les scientifiques -, c’est la conscience. Et je suis loin d’être le seul à dire cela, tous les premiers physiciens quantiques l’ont pratiquement tous suggéré. Mais alors, c’est la conscience de qui, de quoi ? Y a-t-il une réalité non matérielle fondamentale ? Y-a-t-il un Dieu ? Cela soulève tellement de questions ! Ce qui est sûr c’est que tout ce que nous savons de la réalité, nous le savons parce que nous sommes des êtres conscients. Comment pouvons-nous savoir qu’il y a un univers si nous n’en avons pas conscience ?

    La conscience est forcément l’élément clé.

    La conscience est forcément l’élément clé. Mais là où ça se complique c’est que d’une, nous ne savons pas comment le cerveau fait émerger la conscience, et de deux nous constatons que l’expérience humaine est très différente de celle d’un insecte avec une centaine d’yeux, d’une chauve souris aveugle, d’un dauphin ou d’une girafe. Alors quelle vision du monde est réelle ? C’est pour cela que j’affectionne particulièrement l’interprétation de Copenhague, qui est la première interprétation de la physique quantique, soutenue par Niels Bohr et Werner Heisenberg. Elle stipule que le rôle de l’observateur est primordial.

    Donc notre expérience du monde est relative et la nature de la réalité ne peut être abordée qu’en essayant d’aller au delà de nos perceptions empiriques ?
    D.C. : Oui. Lorsque nous regardons la matière de plus près, que nous observons les particules subatomiques, nous découvrons qu’il n’y a… rien. Comment ce « rien » peut-il s’organiser pour finalement donner une expérience humaine mais aussi toutes les autres formes d’expériences ? Tous ces dilemmes sont trop rarement traités par la science. Nous sommes si convaincus par nos cartographies ! Nous pensons que c’est la réalité. La science est précieuse pour sa technologie, mais la technologie ne nous dit rien sur la nature de la réalité. Tout ce que nous savons sont des réponses à des questions que nous avons posées. Donc toutes nos réponses sont biaisées par l’angle depuis lequel nous mesurons le monde. Nous revenons toujours au même point : toutes nos théories sont des cartographies construites à partir d’un certain état de conscience. Si vous changez cet état, vous verrez autre chose. Qui est le « je » ou le « nous » qui fait l’expérience ? Quel est ce « rien » d’où tout émerge et qui semble être au-delà de tout ?

    Diriez-vous que vous êtes dans une nouvelle phase de recherche ?
    D.C. : Oui. Après avoir longuement exploré la relation entre le corps et l’esprit, je m’intéresse à quelque chose de plus fondamental encore qui est : l’existence, et la conscience que nous avons de notre existence. Je travaille notamment avec des neurogénéticiens afin de repérer qu’elles pourraient être les zones du cerveau qui correspondent la conscience de soi, à l’intuition, la créativité, l’imagination, la conscience cosmique. Il y a peu de scientifiques qui s’intéressent à cela mais j’en ai trouvé, comme Rudolphe Tanzi, qui professeur de neurologie à Harvard. Nous avons d’ailleurs co-écrit deux livres ensemble « Le fabuleux pouvoir de notre cerveau » et « Super genes ». Et puis bien sûr je continue ma pratique personnelle de la méditation et du yoga.

    Vous arrivez à avoir une pratique régulière ?
    D.C. : Contrairement à ce que les gens pensent j’ai un style de vie très simple. Quand je ne suis pas en tournée, je me couche vers 9h du soir et je me lève à 4h du matin pour méditer pendant 2 heures, ce qui est suivi d’une séance de yoga. Le reste de la journée, je fais ce que l’on me demande de faire et je passe beaucoup de temps avec ma famille.
    Que répondez-vous aux personnes qui vous qualifient de business-man de la santé ?

    D.C. : J’écris des livres. Je donne des conférences. J’ai du succès. Je ne force personne à me lire ou à m’écouter. De plus j’ai créé une fondation qui est à l’origine de nombreuses actions humanitaires. J’ai par exemple aidé plus de 1,5 millions d’enfants à aller à l’école en Inde où ils peuvent bénéficier d’un vrai repas. J’essaie de faire avancer le monde.

    Source : inrees.com 

      

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