• Mémoire cellulaire ou les rêves intrus

    Conscience de l'homme

    LA MÉMOIRE CELLULAIRE

    plus qu'une Théorie...   

    Dans son dernier livre "De coeur inconnu" publié au Cherche Midi, la comédienne Charlotte Valandrey raconte l'histoire extraordinaire des « rêves intrus » qui l'habitent depuis qu'elle vit avec le cœur d'une autre femme. Un témoignage étonnant et bouleversant dont nous publions les premiers extraits en exclusivité cette semaine dans TV Magazine.  

    MEMOIRE CELLULAIRE

     Charlotte Valandrey (Anne-Charlotte Pascal de son vrai nom) avait révélé sa séropositivité en 2005 chez le même éditeur sous le titre L'amour dans le sang, vendu à 200 000 ex.). L'adaptation télévisée de ce récit est diffusée en 2008 sur France 3. Probablement fragilisé par la puissance des traitements qu'il subit, son cœur ne résiste plus. Une greffe s'impose en août 2003. Charlotte l'explique dans son dernier livre, De cœur inconnu : « Comme des milliers d'autres, je n'ai fait que l'amour, dites-le. Mon premier infarctus m'a terrassée à 34 ans. Sait-on assez que la trithérapie qui inhibe le VIH est aussi très agressive pour le cœur ? [...] Pourquoi mon cœur s'est-il épuisé si vite ? Greffée cardiaque à 34 ans, c'est un peu tôt, non ? [...]. Bien plus que le VIH, dont je n'ai jamais directement souffert, la greffe cardiaque a marqué mon corps et bouleversé ma vie. » (Pp. 15 et 29.)

    « Bouleversé. » Le mot est presque faible tant l'enchaînement des faits, qui secouent l'existence de la comédienne au lendemain de sa greffe, semble irréel. Des « rêves intrus » qui peuplent ses nuits, les séances chez la psy, les silences de sa profession, des histoires d'amour inimaginables, ses liens avec la voyance, des lettres anonymes, la quête éperdue de l'identité du donneur auquel elle doit la vie... L'existence de Charlotte Valandrey est un florilège d'événements troublants.

    Les « rêves intrus »

    « J'ai fait un rêve affreux, j'étais morte. J'ai tout vu, l'ambulance, l'hôpital [...] et ce nouveau-né [...] aux yeux fermés [...]. Quand je me suis réveillée, j'ai serré Tara [sa fille] dans mes bras en pleurant. J'ai eu peur. Vous comprenez, docteur, c'est la première fois de ma vie que je ressentais la peur de mourir [...]. Je vais devenir folle docteur si ça continue. » (Pp. 23, 24, 100.)

    Les lettres anonymes

    « Chère Charlotte, je connais le cœur qui bat en vous. Je l'aimais. Je n'ai pas le droit de vous contacter mais je ne peux me résoudre au silence. » « Ma femme a été victime d'un accident de voiture à Paris [...]. Elle avait 29 ans [...]. Il n'y a eu qu'une seule greffe cardiaque à Paris ce matin-là. » « Je tiens [...] à vous redire combien je suis heureux de cette vie nouvelle en vous. » (Pp. 124, 137, 210.)

    La mémoire cellulaire

    « Des rêves obsédants d'une autre que moi m'amènent aux mystères de la mémoire cellulaire. Il me faut impérativement connaître mon donneur de cœur. Percer le secret. Quelle est cette présence en moi ? [...] J'ai l'intuition que le corps se souvient. La mémoire cellulaire expliquerait que, lors d'une greffe d'un organe vital, le donneur puisse transmettre au receveur des fragments, des souvenirs de lui. » (Pp. 17, 149.)

    La rencontre

    Après chaque représentation de la pièce La Mémoire de l'eau, que Charlotte joue chaque soir au Théâtre de Paris, un anonyme dépose un bouquet de violettes à son intention. La comédienne finit par le rencontrer et tombe amoureuse. Mais qui est-il ? « Je le découvre debout [...] dans la pénombre du couloir, il n'ose pas entrer [...]. Yann est un fan [...]. Il a ?fondu?, me dit-il en me découvrant dans l'émission Sept à Huit [...]. Mon cœur bat fort. Une question incongrue m'assaille d'un coup : Vous n'êtes pas veuf ? » (Pp. 264, 266, 267.)

    La vérité

    « Mon regard est troublé, mon torse comprimé [...]. Yann n'est donc pas divorcé, il me ment depuis le début, sa femme est morte le 4 novembre 2003, le matin de ma greffe. » (P. 290.) Charlotte Valandrey ne parviendra jamais à confirmer l'identité de son donneur mais elle a aujourd'hui une intime conviction. Au fil de son histoire, elle tombe amoureuse de son cardiologue, rencontre un voyant aux visions saisissantes, traverse des moments de solitude, et partage ses éclats de rire en clamant sa passion : vivre.

    (source : tvmag.lefigaro.fr/)  

     

    Elle s’en souvient comme si c’était hier. 

    SUR LE MÊME SUJET  : Les médecins ne croient pas à la mémoire cellulaire. C’était très exactement le 4 novembre 2005, soit deux ans jour pour jour après sa transplantation cardiaque. Cette nuit-là, raconte la comédienne Charlotte Valandrey dans son dernier livre « De cœur inconnu » (le Cherche- Midi, 17 €), « c’était le début d’une série de rêves intrus ». Séropositive depuis ses 17 ans, greffée du cœur à 34 ans à la suite des dégâts de la trithérapie, l’interprète de « Rouge Baiser » et des « Cordier juge et flic » est troublée par les images qui hantent ses nuits, et plus particulièrement par un accident de voiture qu’elle ne cesse de revivre alors qu’elle n’en a jamais eu.

    « C’est comme si ce n’était pas mon rêve… » glisse-t-elle quelques pages plus loin à sa psy. Autre bizarrerie, Charlotte se découvre de nouveaux goûts culinaires comme le baba au rhum ou la tarte au citron. De même, alors qu’elle ne boit pas de vin, elle se met à en déguster avec plaisir. Enfin, elle éprouve des sensations de « déjà-vu » comme lors d’un séjour en Inde alors que c’est la première fois qu’elle y met les pieds.

    Elle a le sentiment que tous ces phénomènes inexpliqués sont liés à sa greffe. La comédienne devine au détour d’une conversation avec son médecin que le don a eu lieu dans le même hôpital que la greffe. Elle comprend que celui ou celle qui lui a donné son cœur est décédé là, tout près de la chambre où elle attendait sa transplantation. Et ne cesse, à partir de cet instant, de penser à celle elle est persuadée que c’est une femme grâce à qui elle est encore en vie. « Est-on vraiment mort lorsque survit une part de soi aussi vitale? » s’interroge la comédienne dans son livre. Elle entame des recherches sur Internet et trouve plusieurs témoignages de greffés cardiaques vivant avec ce sentiment d’avoir hérité d’une partie de la mémoire de leur donneur.

    Tenace, celle qui malgré sa maladie a réussi à devenir mère et vit avec le VIH depuis vingt-cinq ans, poursuit son enquête.  Elle découvre la théorie de la mémoire cellulaire, selon laquelle toutes les cellules de nos organes stockent des informations (souvenirs, traits de personnalité, goûts) nous concernant. « La mémoire cellulaire, écrit l’actrice, expliquerait que, lors d’une greffe d’un organe vital, le donneur puisse transmettre au receveur des fragments, des souvenirs de lui. » Charlotte se pose beaucoup de questions. Elle n’est pas la seule.  Ailleurs dans Paris, un homme n’accepte pas d’avoir perdu celle qu’il aimait. Dans la nuit du 3 au 4 novembre 2003, sa femme est décédée dans un accident de voiture. Les réanimateurs n’ont rien pu faire pour la garder en vie. Alors, selon la volonté de la jeune femme, il donne son autorisation pour le prélèvement de son cœur en vue d’une transplantation. Lorsqu’il découvre au hasard d’une interview que Charlotte Valandrey a bénéficié d’une greffe cardiaque la même nuit et dans le même hôpital, il décide de lui écrire. Les trois lettres que l’actrice va recevoir sont anonymes.

    Charlotte est plus que troublée. Mais faute de nom et d’adresse, elle ne peut entrer en contact avec lui. En 2007, alors qu’elle joue au théâtre « la Mémoire dans la peau », elle se fait aborder par un inconnu. Il s’appelle Yann, c’est le coup de foudre immédiat. L’histoire d’amour durera un an, jusqu’à ce que la comédienne découvre que Yann n’est autre que l’auteur des lettres anonymes et, ce que lui confirmera une infirmière, le mari de celle qui lui donné son cœur. Un choc pour la comédienne qui se sent trahie. Elle en fera un infarctus. Malgré tout, et même si l’actrice laisse le lecteur dans le flou, on comprend qu’elle pardonnera à Yann. Un happy end digne d’un film de cinéma.  

    (source : leparisien.fr/

       

      On aurait une ‘mémoire cellulaire’ : les cellules contiendraient les traces de notre personnalité, de nos goût et de notre histoire.

    Si cette théorie est juste, il en découle que lorsque des tissus ou des organes sont transplantés d’un corps à un autre, les traces mémorielles le sont également.  

    Maintenant reste à savoir si le courant scientifique classique peut admettre l’idée que les organes du cœur soient plus qu’exclusivement de la chair et du sang !!!  

    Claire Sylvia 47 ans souffre depuis 7 ans d’une maladie rare appelée ‘hypertension pulmonaire primaire’ qui laisse son cœur en très mauvais état et ses poumons aussi fins qu’une feuille de papier. Son seul espoir réside dans une immédiate double greffe du cœur et des poumons.  

    Nous sommes en avril 1988. Claire est allongée sur une table d’opération de l’hôpital américain de Yale-New-Haven dans la région de la Nouvelle-Angleterre. Les chirurgiens lui ouvrent le thorax pour lui enlever son cœur et ses poumons défectueux et les remplacer par les organes sains d’un jeune homme de 18 ans qui vient de se tuer en moto.

    L’opération est un succès. Quand Claire émerge de son sommeil quelques heures plus tard elle a le sentiment que son nouveau cœur bat plus profondément et à un rythme différent. Elle en parle à l’infirmière qui lui répond en souriant : ‘C’est un effet de votre imagination mais rien n’a changé’. Et pourtant, elle se sent différente sans toutefois oser en parler au chirurgien. A sa sortie de l’hôpital à un journaliste qui lui demande ce dont elle a le plus envie maintenant, Claire lui répond : ‘Je meurs d’envie de boire une bière’… elle n’a jamais aimé la bière !!!

    Un peu plus tard elle réalise qu’elle a un nouveau penchant pour les poivrons verts, le beurre de cacahuètes et le chocolat. Elle est aussi irrésistiblement entraînée vers les fast-food pour assouvir une envie inconnue de beignets de poulet. Ses goûts ont changé !  Plus étonnant encore, au cours d’une soirée chez des amis, elle est curieusement attirée par une Hollandaise aux cheveux blonds et au penchant homo alors qu’elle est hétérosexuelle inconditionnelle. 6 mois ont passé depuis l’opération et des incidents similaires se produisent au quotidien. Claire se demande si elle n’a pas reçu en plus du cœur et des poumons du jeune homme son esprit et certains aspects de sa personnalité ?  

    Quelques nuits plus tard, Claire fait un rêve qui semble confirmer ses soupçons. Dans ce rêve, elle embrasse un jeune homme du nom de Tim. Claire s’éveilla de ce rêve avec un sentiment de pur bonheur comme si on lui avait insufflé une nouvelle vie. ‘J’avais l’impression d’avoir enfin intégré mon nouveau cœur et mes nouveaux poumons. Mais surtout je savais que le jeune homme de mon rêve était mon donneur. J’en avais la conviction’. 

      Bien que sachant qu’aucun hôpital américain impliqué dans le programme de greffes d’organes ne révèlera le nom d’un donneur, elle décide malgré tout d’appeler Gail Eddy, le coordinateur de programme de greffe à Yale. ‘Je suis désolé dit Eddy mais vous ne pouvez pas savoir ça’. SVP Claire, laissez tomber’. 

     C’était sans connaître la détermination de Claire. Dans les semaines qui suivirent d’autres rêves obsédants s’imposèrent à elle et des faits déroutants continuèrent de bouleverser son quotidien.  C’est alors que la rencontre fortuite avec un médium lors d’un dîner va hautement l’aider dans sa quête de recherche de son donneur. Dès le lendemain de leur rencontre, le médium appelle Claire pour lui faire savoir qu’il a vu en songe le nom de son donneur dans la rubrique nécrologique d’un journal du Maine !  

    Il n’en fallait plus pour Claire qui se précipite à la bibliothèque pour feuilleter les journaux du Maine datant de la semaine de sa greffe. Elle y trouve immédiatement la nécrologie d’un jeune homme connu sous le pseudo de Tim Laselle tué dans un accident de moto à l’âge de 18 ans. 

     Convaincue du bien-fondé d’une rencontre avec la famille du donneur, Claire mène son enquête… Nous sommes en 1991, Claire est au volant de sa voiture, elle se rend dans le Maine pour rencontrer la famille de Tim. Le premier moment de gêne passé, Claire après avoir raconté son histoire en détails se risque à quelques questions et obtient de la part de la famille de Tim une justification pour chaque goût ou sensation inexplicable. Ainsi Tim avait un faible pour la bière, les beignets de poulet et les poivrons. Il aimait les jeunes filles blondes. Il avait aussi un besoin constant de bouger…Claire revenait d’un tour de France à pied pour satisfaire un fort besoin d’action !!!  

    Source : .histoiresinsolites.com/ et neoconscienceblog.wordpress.com/

     

    ***

    Savez-vous que nos cellules se souviennent de notre histoire, de nos joies, nos drames tout autant que de l’histoire de nos parents, nos ancêtres ainsi que de l’inconscient collectif dans lequel nous baignons?

     Savez-vous que ces mémoires sont codées en nous au moyen de fréquences obéissant à une structure inconsciente extrêmement sensible et intelligente et que, par phénomène de résonance, nous vivrons certaines situations jusqu’à ce que la parfaite maîtrise de l’apprentissage dont elles sont porteuses modifie notre fréquence d’émission et nous permette de syntoniser des réalités plus adaptées à notre essence?

     Certaines techniques font usage de filtres à fréquences spécifiques pour questionner la mémoire cellulaire. Mentionnons qu’en Europe, de nombreux praticiens de tous milieux ont emprunté à monsieur Nogier, père de l’auriculomédecine, cette façon pour le moins particulière de questionner le corps et d’interagir avec l’inconscient.

     En Analyse et Réinformation Cellulaire, les filtres sont organisés en séries fréquentielles et permettent, à partir d’un protocole rigoureux et de la prise de pouls, de faire une lecture des systèmes impliqués dans une situation donnée. Cette « version cellulaire », parfois différente de ce que nous avons perçu, pourra faciliter la mise à jour de vieux dossiers obstruant notre vision du moment présent et permettra de cibler ou décoder plus facilement certains blocages physiques, émotionnels ou psychiques. Si, en cours de processus, l’intelligence corporelle le juge adéquat, nous entrerons dans l’histoire silencieuse ayant généré des conflits se transmettant bien souvent de génération en génération et pourrons peut-être aider à stopper une transmission d’informations .

    Les filtres étant fréquences, ils serviront aussi à guider le corps à se reconnecter à ses fréquences d’évolution. En fait, c’est comme accorder un instrument de musique, le remettre dans sa juste résonance pour mieux percevoir les notes fausses et aussi pour lui redonner sa pleine capacité d’émission.

     En analyse et réinformation cellulaire, nous faciliterons l’intégration de ce travail vibratoire par l’utilisation de diapasons, sachant qu’il est maintenant démontré que le son revitalise les cellules, réactive l’énergie stagnante, déstabilise les cellules malades et joue un rôle prépondérant dans la réactivation des mémoires inscrites dans la cellule.

     Nous sommes des postes émetteurs- récepteurs. Nous sommes des instruments de musique à potentiel d’expansion incroyable. Réajuster la fréquence sur laquelle se joue notre vie est une belle opportunité de percevoir et d’apprivoiser ce qui vit en nous, sans le renier ni le juger. C’est aussi une belle opportunité pour apprendre à vibrer avec la fréquence de notre terre. Mais, ce n’est pas une chirurgie miracle ni une voie de transformation instantanée. Au contraire, jouer sa propre mélodie, ses propres rythmes, sa propre fréquence, est une aventure de tout instant qui demande du courage, de la détermination et un grand désir de s’affranchir de ce qui nous limite et nous empêche de matérialiser tout ce que nous sommes. Elle s’inscrit donc dans les approches d’éveil permettant un pas de plus dans l’ouverture, l’autonomie, la conscience et l’amour de soi.

      (source : alternativesante.com)  

     ***

    QUAND L’AUTRE VIT EN SOI…   

     Greffe d’organe et mémoire cellulaire

    Cet article du Nexus n° 39 peut être copié à condition de citer sa provenance.: il a été à l’origine publié sous le titre

     “Changements de personnalité chez les transplantés du cœur faisant écho à celle de leur donneur”

    publié dans le Journal of Near-Death Studies, vol. 20, n° 3, printemps 2002                                                                                               Traduction : Christelle Guinot 

    "Des patients transplantés manifestent les traits de personnalité de leur donneur… Des familles de donneurs reconnaissent leur défunt dans le comportement du receveur… Un phénomène qui dérange, bouleverse et interroge : les organes disposeraient-ils d’une mémoire cellulaire ? Témoignages, analyse et éléments de réponse. On considère communément que l’apprentissage passe d’abord par le système nerveux, puis par le système immunitaire . Les patients auxquels ont été transplantés des organes périphériques ne devraient donc pas subir de changements de personnalité propres aux donneurs qu’ils n’ont jamais rencontrés. Lorsque de telles transformations ont été observées après des transplantations d’organes, on a tenté de les expliquer par les effets des médicaments immunosuppresseurs, le stress psychosocial ou une psychopathologie préexistante des receveurs (1-3). Cependant, la théorie des systèmes vivants énonce explicitement que toute cellule vivante possède une “mémoire” et des sous-systèmes fonctionnels “déterminants” (4). En outre, la récente intégration du concept d’énergie dans la théorie des systèmes (appelée théorie des systèmes d’énergie dynamiques) permet logiquement de conclure que tous les systèmes dynamiques stockent des informations et de l’énergie à divers degrés (5-7). Le mécanisme de mémoire systémique constitue une explication plausible de l’évolution des propriétés systémiques émergentes (nouvelles) par le biais de rétroactions récurrentes (c’est-à-dire les circulations non linéaires d’informations et d’énergie reflétant les interactions constantes des composants dans un réseau dynamique complexe). Il existe des boucles de rétroaction récurrentes dans tous les systèmes atomiques moléculaires et cellulaires. Par conséquent, on devrait trouver dans ces systèmes des preuves de mémoire systémique atomique, moléculaire et cellulaire. [° Le système immunitaire est aussi un concept fondé sur un dogme].  

    Une histoire stockée dans les tissus

    Le mécanisme de mémoire systémique a été appliqué à diverses observations controversées et apparemment anormales dans les médecines douces et alternatives, dont l’homéopathie8. Il permet aussi de tirer de nouvelles conclusions. Par exemple, que les receveurs sensibles d’organes transplantés peuvent manifester certains aspects de l’histoire personnelle du donneur, stockés dans les tissus transplantés. En 1977, est paru un livre intitulé A Change of Heart retraçant les changements apparents de personnalité observés chez Claire Sylvia9, une jeune femme ayant subi une transplantation cœur-poumon au Yale-New Haven Hospital, en 1988. Elle déclara avoir remarqué des changements dans ses attitudes, habitudes et préférences après son opération. Elle avait des envies inexplicables d’aliments qu’elle n’appréciait pas auparavant. Par exemple, elle, qui était une danseuse et une chorégraphe très attentive à sa santé, n’avait pu résister, en quittant l’hôpital, à l’envie d’aller dans un fast-food et de commander des nuggets de poulet, aliment qu’elle ne consommait jamais. Claire se sentit attirée par les couleurs froides et délaissa le rouge et l’orange vifs qu’elle portait auparavant. Elle commença à se comporter de manière agressive et impétueuse, ce qui ne lui ressemblait pas, mais s’avéra typique de la personnalité de son donneur. Fait intéressant, on avait retrouvé des nuggets de poulet frit du même fast-food dans la veste du jeune homme (son donneur) au moment de sa mort.  

    Un autre sens au rejet  

    William Novak, co-auteur du livre, a voulu connaître les diverses opinions relatives à la plausibilité d’une mémoire cellulaire. Pearsall suggérait que les médicaments immunosuppresseurs pouvaient théoriquement abaisser le seuil à partir duquel des patients pourraient potentiellement enregistrer des souvenirs cellulaires stockés dans les organes transplantés (cité en note 9 développé en 10). Schwartz et Russek pensaient que le processus de rejet pouvait non seulement refléter le rejet du matériau composant les cellules mais aussi celui de l’énergie et des informations systémiques également stockées dans les cellules. Le cas de Claire était très particulier car elle avait reçu une quantité importante de nouveaux tissus (cœur et poumons), qu’elle se souciait de sa santé et qu’elle était ouverte et sensible sur le plan émotionnel. Selon Schwartz et Russek, Claire Sylvia était sans doute le cas typique de la mémoire cellulaire systémique.  

    Des témoignages clés  

    Cet article rapporte les observations clés de dix cas les plus représentatifs parmi les soixante-quatorze transplantés (dont vingt-trois du cœur) ayant présenté, à des degrés divers, de telles transformations et sur lesquels s’est penché Pearsall au cours des dix dernières années (10). Ces témoins ont accepté de faire part des changements de personnalité consécutifs à leur opération, étayant l’hypothèse de la mémoire systémique. Afin de préserver l’intimité des familles des donneurs et des receveurs, celle des médecins et des hôpitaux, donneurs et receveurs sont désignés par un numéro, sauf quand leur prénom a été mentionné par des membres de la famille ou des amis dans les transcriptions. Tous les receveurs et les membres de la famille ou amis des donneurs ont été interviewés par Pearsall et enregistrés par magnétophone. Les transcriptions ont été examinées par Schwartz et Russek, puis sélectionnées pour cet article. Chacun de ces dix cas comprend le témoignage d’un membre de la famille du donneur (ou équivalent), le témoignage du receveur (ou équivalent) et le témoignage d’un membre de la famille ou d’un ami du receveur. Les propos des membres de la famille du donneur, des receveurs, et des membres de la famille ou des amis du receveur sont directement extraits des transcriptions. Les opinions personnelles (y compris les passages discutables) sont rapportées mot pour mot. Chaque cas inclut de deux à cinq exemples de parallèles entre le donneur et les changements observés chez le receveur après la transplantation.  

    Cas n° 1 : “Je sais qu’il est en moi, et qu’il est amoureux de moi” Le donneur était un jeune homme de 18 ans, tué dans un accident de voiture. Le receveur était une jeune fille de 18 ans atteinte d’une endocardite doublée d’une insuffisance cardiaque. Le père du donneur, psychiatre : “Mon fils passait son temps à écrire de la poésie. Nous avons attendu plus d’un an pour ranger sa chambre après sa mort. Nous avons découvert un livre de poèmes qu’il ne nous avait jamais montré, et nous n’en avons jamais parlé à personne. L’un d’eux nous a bouleversés, tant émotionnellement que spirituellement.

    Mon fils y pressentait sa mort soudaine. Il était aussi musicien et nous avons retrouvé une chanson qu’il avait intitulée ‘Danny, mon cœur est à toi’ (les paroles montraient que mon fils sentait qu’il allait mourir et donner son cœur à quelqu’un). Il avait décidé de faire don de ses organes quand il avait 12 ans. Nous trouvions cela très courageux, mais nous pensions que c’était parce qu’ils en parlaient à l’école. Lorsque nous avons rencontré le receveur, nous avons été si… nous n’avons pas compris ce qui s’était passé. Nous ne le comprenons pas davantage aujourd’hui. C’est tout simplement incompréhensible.”

      

    Le receveur : “Quand ils m’ont montré des photos de leur fils, je l’ai immédiatement reconnu. Je l’aurais reconnu n’importe où. Il est en moi. Je sais qu’il est en moi et qu’il est amoureux de moi. Il a toujours été amoureux de moi, peut-être à une autre époque, quelque part. Comment pouvait-il savoir, des années avant sa mort, qu’il allait mourir et me donner son cœur ? Comment pouvait-il savoir que je m’appelais Danny ?

    Ensuite, quand ils m’ont fait écouter certaines de ses chansons, je pouvais finir les phrases toute seule. Je ne jouais d’aucun instrument avant, mais après ma transplantation, je me suis mise à adorer la musique. Cela venait du cœur. Mon cœur avait besoin de jouer de la musique. J’ai dit à ma mère que je voulais prendre des cours de guitare, l’instrument dont jouait Paul [Ndlr :le donneur]. Sa chanson est en moi. Je le ressens très fortement le soir, c’est comme si Paul me chantait une sérénade.” Le père du receveur : “Ma fille avait, si l’on peut dire… une vie quelque peu dissolue. Jusqu’à ce qu’elle tombe malade – par la faute d’un dentiste, soi-disant – elle était déchaînée. Ensuite, elle s’est beaucoup assagie. Je pense que cela est dû à sa maladie, mais elle affirme se sentir davantage d’énergie, et non pas moins. Elle a dit qu’elle voulait jouer d’un instrument et chanter.

    Quand elle a écrit sa première chanson, elle y décrivait son nouveau cœur comme le cœur de son amoureux. Elle disait que son amoureux était venu la sauver.”  

    Cas n° 3 : “Il veut tout le temps courir les magasins, lui qui avait horreur du shopping !” Le donneur était une femme de 24 ans, victime d’un accident de voiture. Le receveur était un jeune diplômé de 25 ans souffrant de mucoviscidose qui a subi une transplantation cœur-poumon. La sœur du donneur : “Ma sœur était une personne très sensuelle. Elle adorait peindre. Elle était en route pour sa première exposition solo dans une toute petite galerie quand un chauffard ivre lui est rentré dedans. C’est une galerie qui soutient les artistes homosexuels. Ma sœur ne l’affichait pas trop, mais elle était lesbienne. Elle disait que les paysages qu’elle peignait représentaient en fait la mère ou la femme. Elle observait un corps de femme nu et en faisait un paysage. Incroyable, non ? Elle était douée.”

     

       Le receveur : “Je ne l’ai dit à personne au début, mais je pensais que le fait d’avoir un cœur de femme allait me rendre homosexuel. Depuis mon opération, je suis plus excité que jamais et les femmes me semblent encore plus érotiques et sensuelles, j’ai donc intérieurement l’impression d’avoir subi une inversion sexuelle chirurgicale. Mon médecin m’a dit que c’était simplement mon regain de vitalité et d’énergie qui me donnait cette impression, mais je suis différent. Je sais que je suis différent. Quand je fais l’amour, je sais exactement ce que le corps de la femme ressent et comment il réagit, presque comme s’il s’agissait de mon corps. J’ai le même corps, mais je pense que je considère désormais le sexe d’un point de vue féminin.” La petite amie du receveur : “Il est bien meilleur amant maintenant. Bien sûr, il était plus faible avant l’opération, mais il ne s’agit pas de cela. On dirait qu’il connaît mon corps aussi bien que moi. Il tient à me câliner, à me serrer fort et à prendre tout son temps. Avant, c’était un bon amant, mais pas de cette manière. C’est tout simplement différent. Il veut tout le temps faire des câlins et courir les magasins. Lui qui avait horreur du shopping ! Et vous savez quoi ? Il arbore un porte-monnaie maintenant. Son porte-monnaie ! Il le met en bandoulière et dit que c’est son sac, mais il s’agit d’un porte-monnaie. Il déteste que je le lui dise, mais aller faire les courses avec lui, c’est comme y aller avec une amie. Autre chose : il adore visiter les musées. Il ne faisait jamais cela, absolument jamais. Désormais, il y va toutes les semaines. Parfois, il se plante de longues minutes devant un tableau sans dire un mot. Il adore les paysages et reste là, en admiration. Parfois, je le laisse et je reviens plus tard.”

    (source : retrouversonnord.be/)

    Voir aussi :

    Un gigantesque hologramme, la psychomatière 

    Conscience de l'homme

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