• Nde de Carl Gustav Jung

    Personnages étonnants

    NDE de Carl Gustav Jung 

    Nde de Carl Gustav Jung 

    Carl Gustav JUNG (1875 - 1961) lorsqu'il fut hospitalisé à la suite d'une crise cardiaque, au début de l'année 1944 fit la description dans son autobiographie d'une NDE.

     (...) Les images avaient une telle violence que j'en conclus moi-même que j'étais tout près de mourir. Mon infirmière me dit plus tard : " Vous étiez comme entouré d'un halo lumineux ! " C'est un phénomène qu'elle avait parfois observé chez les mourants.(...)

     

    Je croyais être très haut dans l'espace cosmique. Bien loin au-dessous de moi j'apercevais la sphère terrestre baignée d'une merveilleuse lumière bleue (...) Évidemment je voyais aussi les sommets enneigés de l'Himalaya, mais tout y était brumeux et nuageux (...) Je savais que j'étais en train de quitter la terre. (...) Le spectacle de la terre vue de cette hauteur était ce que j'ai vécu de plus merveilleux et de plus féerique.  

    (...) Quelque chose de nouveau entra dans mon champ visuel. À une faible distance, j'aperçus dans l'espace un énorme bloc de pierre, sombre comme un météorite, à peu près de la grosseur d'une maison, peut-être même plus gros. La pierre planait dans l'univers et je planais moi-même dans l'espace.  

    J'ai vu des pierres semblables sur la côte du Bengale (...). Ma pierre était aussi un de ces sombres et gigantesques blocs. Une entrée donnait accès à un petit vestibule ; à droite, sur un banc de pierre, un indien à la peau basanée était assis dans la position du lotus, complètement détendu, en repos parfait ; il portait un vêtement blanc. Ainsi, sans mot dire, il m'attendait. Deux marches conduisaient à ce vestibule ; à l'intérieur, à gauche, s'ouvrait le portail du temple (...)

     

    Quand je m'approchai des marches par lesquelles on accédait au rocher, je ressentis une très étrange impression : tout ce qui avait été jusqu'alors s'éloignait de moi. Tout ce que je croyais, désirais ou pensais, toute la fantasmagorie de l'existence terrestre se détachait de moi ou m'était arrachée ; processus douloureux à l'extrême. Cependant quelque chose en subsistait, car il me semblait avoir alors, près de moi, tout ce que j'avais vécu ou fait, tout ce qui s'était déroulé autour de moi. Je pourrais tout aussi bien dire : c'était près de moi et j'étais cela ; tout cela en quelque sorte me composait. J'étais fait de mon histoire et j'avais la certitude que c'était bien moi. (...) Cet événement me donna l'impression d'une extrême pauvreté, mais en même temps d'une extrême satisfaction. Je n'avais plus rien à vouloir, ni à désirer ; j'étais pourrait-on dire, objectif, j'étais ce que j'avais vécu. (...) Plus aucun regret que quelque chose fut parti ou enlevé. Au contraire : j'avais tout ce que j'étais et je n'avais que cela.  

    J'eus encore une autre préoccupation : tandis que je m'approchais du temple, j'avais la certitude d'arriver dans un lieu éclairé et d'y rencontrer le groupe d'humains auquel j'appartiens en réalité. Là je comprendrais enfin, cela aussi était pour moi une certitude, dans quelle relation historique je me rangeais, moi ou ma vie. Je saurais ce qui était avant moi, pourquoi j'étais devenu ce que je suis et vers quoi ma vie continuerait à s'écouler...

    Tandis que je méditais sur tout cela, un fait capta mon attention : d'en bas, venant de l'Europe, une image s'éleva : c'était mon médecin, ou plutôt son image, encadrée d'une chaîne d'or ou d'une couronne dorée de lauriers. Je me dis aussitôt : " Tiens ! c'est le médecin qui m'a traité ! "

    Dans une vie antérieure il aurait été le roi de cette île où l'on avait érigé un temple en hommage à Esculape, dieu romain de la médecine, mais aussi lieu de naissance d'Hippocrate, modèle de l'éthique médicale.

     

    Jung poursuit :

    Quand il fut arrivé devant moi, planant comme une image née des profondeurs, il se produisit entre nous une silencieuse transmission de pensées. Mon médecin avait été en effet délégué par la terre pour m'apporter un message : on y protestait contre mon départ. Je n'avais pas le droit de quitter la terre et devais y retourner. Au moment où je perçus ce message, la vision disparu.  

    J'étais déçu à l'extrême ; maintenant tout semblait avoir été en vain. Le douloureux processus de " l'effeuillement " avait été inutile : il ne m'était pas permis d'entrer dans le temple ni de rencontrer les hommes parmi lesquels j'avais ma place. (...) En réalité, il se passa encore trois bonnes semaines avant que je pusse me décider à revivre, je ne pouvais pas me nourrir, j'éprouvais du dégoût pour tous les mets. 

    Par la suite, le compte rendu relate la déception de Jung d'être revenu à la vie, " La vie et le monde entier m'apparaissaient comme une prison... ", avant de s'achever sur une funeste prémonition :

    Je ressentais de la résistance face à mon médecin parce qu'il m'avait ramené à la vie. Par ailleurs, j'éprouvais du souci à son sujet : " Par Dieu, il est menacé ! Ne m'est-il pas apparu sous sa forme première ? Lorsque quelqu'un en est arrivé à cette forme, c'est qu'il est sur le point de mourir " (...). J'essayai de mon mieux de lui en parler, mais il ne comprît pas. (...) J'avais la ferme conviction qu'il était en danger parce que je l'avais rencontré dans sa forme originelle.

     En effet je fus son dernier malade. Le 4 avril 1944, je sais encore très exactement la date, je fus autorisé, pour la première fois, à m'asseoir sur le bord du lit et ce même jour, il se coucha pour ne plus se relever.  

    (...) Après cette maladie commença pour moi une période fertile de travail. Bon nombre de mes oeuvres principales ne furent écrites qu'après. La connaissance ou l'intuition de la fin de toutes choses me donnèrent le courage de chercher de nouvelles formes d'expression.

    On ne peut certainement pas écarter du récit de Jung l'influence de ses thèmes d'étude, de ses voyages et de son attrait pour les cultures orientales, hindoues plus particulièrement. Il n'empêche que l'on y rencontre de fortes similitudes, riches de composantes transcendantales, avec notre " EMI standard "

     

    C. G. Jung, " Ma vie ", pages 331 à 337 

    *** 

    Le psychologue suisse Carl Gustav Jung était très connu pour l'intérêt qu'il portait à l'après-vie. Bien qu'il ait déclaré que l'immortalité de l'âme ne pourrait jamais être prouvée, il croyait possible de communiquer par télépathie entre notre monde et celui des morts. 

    Dans son autobiographie, il parle d'une très curieuse expérience personnelle, susceptible de servir d'appui à sa croyance.  

    Une nuit, dans son lit, il pense a des funérailles auxquelles il a assisté la veille. Tout à coup, il a une vision : son ami mort se tient au pied de son lit et le regarde. Il le voit se diriger vers la porte et lui faire signe de le suivre. En imagination, Jung obéit. Il sort de la maison, suit son ami jusque chez lui. Ils entrent dans la bibliothèque. Son hôte grimpe alors sur un escabeau et lui montre un livre, le second d'une série de cinq volumes reliés en cuir rouge, rangés sur la seconde étagère en partant du haut. Là s'achève la vision de Jung. 

    Le lendemain matin, dévoré de curiosité, Jung se rend chez la veuve de son ami pour voir la bibliothèque, une pièce dans laquelle il n'a jamais mis les pieds. Une fois à l'intérieur, il constate que tout est tel qu'il l'a « vu » pendant la nuit, y compris les étagères et l'escabeau sur lequel il monte pour lire les titres des livres. Il trouve celui qu'il a vu dans son rêve. C'est la traduction d'un roman d'Emile Zola, La Fortune des Rougon.

     Jung connut d'autres expériences similaires au cours de sa vie, mais il n'aimait pas les évoquer. « Je préfère ne pas trop en parler. Cela confronterait le monde scientifique à trop de problèmes. ». Il abandonna le principe d'un inconscient gouverné par les lois déterministes d'une mécanique biologique, et opta pour une certaine idée de la réincarnation. 

    (...) Mais dans la plupart des cas la question de l'immortalité est si pressante, si immédiate, si indéracinable qu'il faut essayer de se faire une conception à ce sujet. Comment sera-ce possible ?

    Mon hypothèse est que nous pouvons y parvenir grâce aux allusions que nous envoie l'inconscient, par exemple dans les rêves. Le plus souvent, nous nous cabrons à l'idée de prendre ces allusions au sérieux car nous sommes convaincus qu'il n'est pas de réponse à cette question.

    (...) Je ne vois nulle possibilité de contester qu'au moins une partie de notre existence psychique se caractérise par une relativité de l'espace et du temps. À mesure qu'on s'éloigne de la conscience cette relativité semble s'élever jusqu'à la non-spatialité et une intemporalité absolues. 

    Je tiens pour probable qu'il existe également dans l'au-delà certaines limitations ; mais les âmes des morts ne découvrent que progressivement où résident les limites de l'état de libération. Quelque part " là-bas " règne une nécessité impérieuse qui conditionne le monde et qui veut mettre un terme à l'état d'existence dans l'au-delà. Cette nécessité créatrice décidera -- c'est ainsi que je le pense -- quelles âmes seront à nouveau plongées dans l'incarnation et la naissance. Je pourrais imaginer que certaines âmes éprouveront l'état d'existence à trois dimensions comme étant plus heureux que l'état " éternel ". Mais cela dépend peut-être de ce qu'elles auront emmener avec elles comme somme de perfection ou d'imperfection de leur existence humaine... 

    Nous ne sommes absolument pas à même de démontrer que quelque chose de nous se conserve éternellement. Tout au plus pouvons-nous dire qu'il existe une certaine probabilité que continue d'exister quelque chose de notre psyché au-delà de la mort physique. Ce qui continue d'exister est-il en soi conscient ? Nous ne le savons pas davantage.. 

    Source : outre-vie.com

     

     

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