• Des dents âgées de 9,7 millions d'années


    La découverte de dents âgées de 9,7 millions d'années a laissé les archéologues allemands pantois, car elles semblent appartenir à une espèce qui est apparue sur notre planète plusieurs millions d'années plus tard.


    Un groupe d'archéologues allemands a découvert dans l'ancien lit du Rhin des dents âgées de 9,7 millions d'années. Elles appartiendraient à un australopithecus afarensis, dont la dépouille n'avait jamais été découverte auparavant en Europe, annonce la Deutsche Welle.

    Le chef du groupe d'archéologues, Herbert Lutz, a déclaré que la découverte avait été faite il y a un an, mais que les chercheurs ne pouvaient l'annoncer qu'après avoir obtenu une confirmation de l'âge. Ce sont les restes d'une espèce disparue d'équidé retrouvés près des dents en question qui ont aidé les chercheurs à déterminer leur âge.
     
    Des Vikings musulmans? Découverte stupéfiante d’archéologues suédois


    Les chercheurs soulignent qu'auparavant, aucuns restes de cette espèce d'Hominidé n'avaient été retrouvés en Europe et en Asie. L'australopithecus afansis le plus connu est Lucy, dont les restes ont été découverts en Ethiopie. Lucy est cadette de 4 millions d'ans de cette nouvelle découverte.

    «Il s'agit d'un énorme succès, mais aussi d'une grande énigme», a déclaré Lutz au sujet de cette nouvelle. Selon lui, après avoir été étudiées, les dents seront remises au musée d'histoire naturelle de la ville de Mainz.

    Source : sputniknews



  •  La pyramide du Kazakhstan

    Des archéologues ont mis au jour un mystérieux mausolée millénaire, recueillant des ossements humains et divers objets plus ou moins identifiés. Il s'agit d'une trouvaille majeure pour un pays qui recèle encore de nombreux trésors antiques.

    À plus de 6000 kilomètres du plateau égyptien de Gizeh et de ces célèbres pyramides, dans la région de Karaganda en plein centre du Kazakhstan, une équipe archéologique a mis au jour les vestiges d'un mausolée antique.

    Selon les chercheurs Igor Kukushkin et Viktor Novozhenov, à la tête de l'équipe envoyé par le Saryarka Archaeological Institute de la Karaganda State University, le bâtiment aurait été érigé il y a plus de 3000 ou 3500 ans. La structure de l'édifice, constitué de cinq murs montant graduellement vers le centre du socle, indique clairement la forme de la pyramide.

    Sosie du complexe de Djéser

    Rapidement, les spécialistes y ont vu le sosie du complexe funéraire de Djéser, en Égypte. Ce tombeau du pharaon éponyme est aujourd'hui considéré comme la plus vieille pyramide du monde, ayant été construite près de 2600 ans avant notre ère.
    La pyramide de Karaganda fut donc - d'après les premières datations - conçue bien après le site de Djéser, et dans des mesures beaucoup moins imposantes. Le mausolée mesure 2 mètres de haut, et est long de 14 sur 15 mètres; quand l'architecture de Djéser est haute de 62 mètres pour un socle de 121 sur 109 mètres.
    Viktor Novozhenov précise que la pyramide a été construite de «pierre, de terre, et fut fortifiée par des dalles sur la façade extérieure». Quant à l'infrastructure interne, les fouilles du site ont révélé une chambre funéraire destinée à un chef d'une tribu locale, au sommet de l'édifice; alors que les quartiers inférieurs étaient réservés à la famille du patriarche.

    Si la chambre du défunt semble avoir été pillée, les tombes exhumées ont dégagé des restes humains, différentes poteries, quelques objets de bronze comme un couteau, des pointes de flèche ou des aiguilles, ainsi que d'autres objets non identifiés. Ces découvertes feront l'effet d'une datation plus précise et d'analyses poussées.

    Source : .lefigaro.


  • LES PLUS BEAUX ARBRES

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  • Des formes de vie en Antarctique

    Des formes de vies mystérieuses retrouvées dans des grottes chaudes creusées dans la glace par les volcans en Antarctique ? Non, il ne s’agit pas d’un film de science-fiction, mais bien d’une découverte scientifique inédite. Selon des chercheurs australiens, ces grottes mystérieuses abriteraient des écosystèmes complexes, dans lesquels vivraient des espèces animales et végétales encore inconnues.Des chercheurs de l’Université nationale australienne ont effectué des recherches autour du mont Erebus, un volcan actif de l’île de Ross, située au coeur de l’Atlantique. Les conclusions de l’étude, parues dans la revue Polar Biology, révèlent que ce volcan est à l’origine d’un système de grottes chaudes contenues à l’intérieur même des glaciers. Résultat : les analyses des échantillons de sol ont révélé différentes traces d’ADN provenant d’algues, de mousses et de petits invertébrés. Des animaux ou des végétaux identifiés ailleurs sur l’Antarctique. Mais, ce n’est pas tout. Certains ADN découverts sur les lieux sont simplement inconnus. Plus précisément, certaines des séquences d’ADN n’ont pas été entièrement identifiées.

    L’équipe de Ceridwen Fraser, de l’École de l’environnement et de la société Fenner de l’Université nationale australienne, qui a enquêté sur des cavernes de l’île Ross, rêve déjà à une vie secrète sous les glaciers :


    « Les résultats de cette étude nous donnent un aperçu attirant de ce qui pourrait vivre sous la glace en Antarctique – il pourrait même y avoir de nouvelles espèces d’animaux et de plantes. »

    Source : positivr.


  • Des traces d'hominidés inconnus en Crète

     

    29 mystérieuses empreintes fossilisées datant de 5,7 millions d’années ont été découvertes en Crète. Il pourrait s’agir ici des plus anciennes traces d’hominidés connues. La question suscite encore des débats, mais si la nouvelle venait à se confirmer, il nous faudrait alors complètement repenser nos origines.

    En 2002, des empreintes de pas ont été découvertes dans la région de Trachilos, près de la ville de Kissamos en Crète. Après avoir passé le site au peigne fin, les chercheurs ont à ce jour dénombré 29 traces au total mesurant entre 9,9 et 22,3 cm de longueur. Le séquencement et l’écartement des traces de pas indiquent qu’elles sont l’œuvre d’un ou plusieurs bipèdes. Pour les chercheurs, « les nouvelles empreintes de Trachilos ont une forme indubitablement humaine », notamment au niveau des orteils : « le gros orteil est semblable à celui du pied humain en terme de forme, de taille et de position, il est également associé à une protubérance distincte au niveau du talon (calcaneum) qui n’est jamais présente chez les autres primates », écrivent les chercheurs. En bref, la forme des empreintes indique donc sans ambiguïté qu’elles appartiennent à un ou plusieurs hominidés précoces. Mais alors, qui a fait ces traces ?

    Les empreintes ont été datées en étudiant les strates sédimentaires environnantes. Il y a environ 5,6 millions d’années, à la fin du Miocène, toute la Méditerranée s’est desséchée. Cet assèchement s’est matérialisé par une couche plus claire facilement identifiable dans la stratigraphie. Les traces de pas de Trachilos étant juste en dessous, celles-ci ont donc été datées à environ – 5,7 millions d’années. Au moment où les traces de Trachilos ont été faites, la Crète n’était pas une île et ne s’était pas encore détachée de ce qui allait devenir la Grèce. Il était alors tout à fait possible de venir « à pied » dans cette région du monde à l’époque asséchée. Or, jusqu’à présent, tous les hominidés plus anciens que deux millions d’années étaient situés en Afrique, mais avec la découverte de ces empreintes de pas, il semblerait donc que certains se soient déployés très tôt autour du bassin méditerranéen tout en continuant de se développer et d’évoluer sur le continent africain.

    Conscient que cette étude bouscule quelque peu le scénario de l’évolution de l’homme, Per Ahlberg, l’un des auteurs de l’étude, a notamment déclaré que « la question est maintenant de savoir si la communauté de recherche sur les origines de l’homme accepte des empreintes fossiles comme une preuve concluante de la présence d’homininés en Crète au Miocène. Cette découverte conteste le récit établi de l’évolution humaine précoce et est susceptible de générer beaucoup de débats ». Certains paléoanthropologues restent en effet très perplexes quant à la base de la structure de ces empreintes qui ne sont malheureusement pas d’une qualité suffisante pour que le débat soit tranché définitivement.

    Source : sciencepost

    Les évolutionnistes sont devant une controverse, avec la découverte d'empreintes fossilisées "similaires aux humains" prétendument faites il y a 5,7 millions d'années à trachilos, sur l'île méditerranéenne de Crète.

    Pourquoi la controverse ? Parce que, selon le scénario évolutionnaire, à ce moment-là nos ancêtres humains ne se trouvaient qu'en Afrique, ils avaient des pieds comme ceux des singes, mais ils n'ont été que dans la position verticale beaucoup plus tard dans l'histoire ; il y a environ 3,6 millions d'années.

    Les empreintes ont été trouvées en 2002 par l'auteur principal de l'étude, Gérard Gierliński. En 2017, les deux surfaces avec des empreintes ont été examinées au laser pour produire une image 3 d, et un moulage en silicone a également été fait. Plusieurs mesures ont également été effectuées. Les chercheurs ont conclu que les empreintes ont été faites par un hominidé et ont noté que le responsable des empreintes n'avait pas de griffes et était bipède, plantígrado, pentadáctilo et fortement entaxónico.

    Pour le profane, cela signifie que le plus probable est que les empreintes ont été faites par des pieds humains que par n'importe quelle autre créature.

    Cela signifie que ou les calendriers scientifiques précédents sont incorrects, et les scientifiques ont présenté des théories et des études incomplètes, ou la théorie de l'Afrique à l'extérieur doit être très reconsidérée.

    En effet, depuis que les scientifiques ont découvert les fossiles de australopithèque en Afrique au cours du 20 ème siècle, on croyait que la lignée humaine pourrait être détectée jusqu'à un endroit spécifique.

    De plus, les récentes découvertes fossiles (aussi en Afrique), y compris les traces bien connues de laetoli de 3,7 millions d'années de Tanzanie, qui montrent des pieds humains et de la locomotion, ont beaucoup aidé l'idée que les humains primitifs ne se sont pas seulement ont L'Afrique. Mais il est resté isolé pendant plusieurs millions d'années avant de se disperser pour l'Europe et l'Asie.

    Cependant, la découverte des empreintes en Crète renverse complètement cette idée simple, suggérant qu'il y a une complexité beaucoup plus grande en jeu. Ce qui rend cela controversé est l'âge et l'emplacement des impressions

    Cette découverte défie le récit établi de la première évolution humaine et produira probablement beaucoup de débat. Si la communauté de recherche d'origines humaines accepte des empreintes fossiles en tant que preuve concluante de la présence d'hominidés au miocène de Crète, on ne sait pas encore.



      empreintes bien préservées. (a - c) les trois empreintes les plus bien préservées de la surface b2, chacune montrée comme une photo (gauche), balayage de la surface du laser (milieu) et balayage avec interprétation (droite). A été faite par un pied gauche, b et c par pieds droits. Barres d'échelle, 5 cm 1-5 dénote le numéro du chiffre ; ba, impression de balle ; lui, heel impression.


  • Vikings et Amérindiens se seraient rencontrés sur le Nouveau Monde


    La mise au jour d’objets inédits semble témoigner d’une rencontre entre Vikings et Amérindiens. Un pan méconnu de l’histoire, récemment mis en lumière par une archéologue canadienne. Les fibres avaient quelque chose de bizarre. Elles ne cadraient pas. Patricia Sutherland le repéra tout de suite : elles avaient un aspect étrangement duveteux, d’une grande douceur au toucher.

    Ces brins de cordage provenaient d’un village abandonné, à la pointe septentrionale de l’île de Baffin, au Canada. Bien au-delà du cercle polaire et au nord de la baie d’Hudson, des chasseurs indigènes s’étaient réchauffés là, il y a quelque 700 ans, en se servant de lampes à huile de phoque.

    Dans les années 1980, un missionnaire catholique s’était lui aussi interrogé sur ces brins soyeux après avoir exhumé des centaines d’objets fragiles de ces mêmes ruines. Le cordage, constitué de poils courts provenant de la fourrure d’un lièvre arctique, n’avait absolument rien à voir avec les tendons que les chasseurs de l’Arctique torsadaient pour confectionner des cordes.

    Comment était-il arrivé là ? La réponse échappant au vieux prêtre, il enferma les brins dans des caisses avec le reste de ses trouvailles et les remit au Musée canadien des civilisations situé à Gatineau, au Québec.

    Les années passèrent. En 1999, Patricia Sutherland, une archéologue spécialiste de l’Arctique travaillant au musée, glissa les brins sous un microscope et vit que quelqu’un avait tissé les poils courts en un fil doux. Pourtant, les hommes préhistoriques de l’île de Baffin n’étaient ni des fileurs ni des tisserands ; ils cousaient leurs vêtements dans du cuir ou de la fourrure.

    D’où pouvait bien venir ce fil ? Des années plus tôt, alors qu’elle participait à la mise au jour d’une ferme viking au Groenland, Sutherland avait vu ses collègues découvrir des fils similaires sur le plancher d’une salle de tissage.

    Elle téléphona à un archéologue au Danemark. Quelques semaines plus tard, une spécialiste des textiles vikings l’informa que les brins canadiens étaient en tout point identiques aux fils confectionnés par les femmes scandinaves au Groenland. « J’étais totalement abasourdie », se souvient l’archéologue.

    Source : nationalgeographic.


  • La momie dorée du Maître Ci Xian

    Une « momie dorée » vieille de 1000 ans avec des os et le cerveau parfaitement préservés étonne les experts

    Le corps momifié du maître bouddhiste Ci Xian, vieux de 1000 ans, s’est révélé avoir un squelette composé d’os « en bonne santé » ainsi qu’un cerveau complet, a révélé une tomodensitométrie le 8 juillet. Le scanner a été observé par des médecins, des médias aussi bien que des moines.
    Selon le Dr. Wu Yongqing, « nous pouvons voir que ses os sont en aussi bonne santé qu’une personne normale. »

    « Le visage, les dents, les côtes, la colonne vertébrale et toutes les articulations sont complets. »

    « C’est incroyable de voir cela. »

    Le cerveau du maître Ci est resté relativement bien préservé. Normalement, les cerveaux des corps momifiés sèchent et rétrécissent.
    Selon le maître Du du temple Dinghui, les maîtres moines sont capables de sentir le moment de leur mort, et disent à leurs disciples s’ils souhaitent ou non être momifiés.

    Il est considéré que si le niveau spirituel atteint par un moine ou un maître a atteint un certain niveau, certains types d’énergie s’accumulent alors dans le corps de la personne, le préservant
    Les restes du maître Ci Xian ont été préservés après sa mort, mais étaient perdus jusque dans les années 1970 lorsque son corps a été découvert à l’intérieur d’une grotte.

    Durant sa vie, le maître Xian a voyagé d’Inde au royaume de Khitan (une région étant maintenant dans le Nord-Est de la Chine) afin de promouvoir le bouddhisme. Là-bas, le roi a qualifié Ci de maître bouddhiste national de Khitan.

    Ses restes ont été vénérés dans le temple Dinghui à Wu’an depuis 2011.
     maître Ci Xian est connu pour avoir traduit dix soutras majeurs en chinois ; certains ont été gravés dans la pierre et peuvent encore être vus aujourd’hui.

    Source : epochtimes


  • Des  empreintes "non-humaines" dans le Sahara

     

    Lorsque le site de Wadi Sura II a été découvert dans le Sahara oriental en Egypte en 2002, les chercheurs furent abasourdis de trouver des milliers de décorations ayant été peintes sur les parois de l’abri rocheux environ 8 000 ans plus tôt. On y voit non seulement des animaux sauvages, des silhouettes humaines et d’étranges bêtes sans tête (ce qui a valu à l’endroit le surnom de « grotte des bêtes »), mais aussi des centaines d’empreintes de mains humaines, soit plus que dans tout autre site rupestre des roches du Sahara.

    Le plus inhabituel était la présence d’empreintes de 13 mains minuscules. Jusqu’à la découverte de Wadi Sura II, des pochoirs des mains et des pieds de jeunes enfants avaient été observés dans l’art rupestre en Australie, mais jamais dans le Sahara. Une scène remarquable et émouvante montre même une paire de « mains de bébé » nichée à l’intérieur des empreintes plus grandes de mains adultes.

    Mais voilà quelque chose d’encore plus bizarre : ces petites mains ne sont même pas humaines. 

    LES RÉPONSES SE CACHENT DANS UN HÔPITAL FRANÇAIS

    Wadi Sura II est considéré comme l’un des plus grands sites d’art rupestre du Sahara, même s’il n’a pas la réputation de son voisin Wadi Sura I, la « grotte des nageurs », découvert par le comte hongrois Láslo Almásy en 1933 et popularisé dans le film « Le Patient anglais ».

    De telles empreintes de mains de jeunes enfants n’avaient jamais été observées auparavant dans l’art rupestre du Sahara.

    L’anthropologue Emmanuelle Honoré, de l’Institut McDonald de recherche archéologique décrit avoir été « choquée » par la forme de ces minuscules empreintes de mains lorsqu’elle les a vu pour la première fois à Wadi Sura II en 2006. « Elles étaient bien plus petites que des mains de bébés humains, et les doigts étaient trop long, » se souvient-elle.

    Honoré a décidé de comparer les mensurations de ces empreintes avec celles de nouveau-nés humains (entre 37 et 41 semaines d’âge gestationnel). Comme celles du site étaient minuscules, elle a aussi mesuré la taille des mains de bébés nés prématurément (de 26 à 36 semaines d’âge gestationnel).

    Pour ce faire, l’anthropologue a formé une équipe composée de chercheurs en médecine pour récolter les données infantiles dans l’unité néonatale d’un hôpital français. « Si j’étais allée à un hôpital en disant simplement ‘Bonjour, j’étudie l’art rupestre. Vous avez des bébés pour moi ?’, ils m’auraient prise pour une folle et m’auraient jetée dehors, » rigole-t-elle.

    Les résultats, qui ont été publiés, montre qu’il y a très peu de chance pour que les « mains de bébés » dans la grotte des bêtes soient humaines. 

    LES DÉFIS DE L'INTERPRÉTATION

    Si les empreintes ne sont pas humaines, alors que sont-elles ? La position des petites mains et de leurs doigts varient d’une trace à l’autre, ce qui pousse les chercheurs à penser qu’elles étaient flexibles et articulées. Ils ont donc mis de côté la théorie d’un pochoir fait en un matériau rigide tel que du bois ou de l’argile.

    Les parois de Wadi Sura II sont recouvertes de centaines de pochoirs de mains, ainsi que d'images représentants des hommes, des animaux sauvages et d'étranges bêtes sans tête.

    Honoré a premièrement pensé à des pattes de singes, mais les proportions étaient aussi mauvaises. Ses collègues du Muséum d’histoire naturelle de Paris lui ont alors suggéré d’examiner des reptiles.

    Pour l’instant, les exemples aux proportions les plus proches des « mains de bébé » sont les pattes avant de varans ou de jeunes crocodiles. (L’étude de la théorie des crocodiles est encore en cours.) Les varans vivent encore dans la région de nos jours, et sont considérés comme des créatures protectrices par les tribus nomades locales.

    La révélation que les minuscules empreintes de mains de Wadi Sura II ne sont pas d’origine humaine a extrêmement surpris les experts de l’art rupestre du Sahara. « Le pochoir de figures animales est plutôt quelque chose que l’on voit en Australie ou en Amérique du Sud, » explique Honoré.

    Les empreintes de pieds d’animaux de Wadi Sura II semblent non seulement avoir été faites au pochoir à l’intérieur des empreintes de mains humaines, mais aussi sous forme de frise à l’instar des mains humaines. Elles ont toutes été réalisées au pochoir à la même époque et avec le même pigment. En revanche, il est impossible de dire si le pied d’un animal vivant a été pressé contre la paroi de l’abri, ou si l’artiste (ou les artistes) a préféré l’option plus simple et moins dangereuse d’utiliser un membre fraîchement coupé.

    Honoré préfère ne pas trop spéculer sur ce que signifient les empreintes non-humaines. « Nous avons cette conception moderne que les humains n’appartiennent pas à la nature, » dit-elle. « Mais dans cette grande collection d’images, on détecte que les humains font en fait partie du grand monde de la nature. C’est un vrai défi pour nous autres chercheurs que d’interpréter ces images puisque notre culture est complètement différente [de celle qui en est à l’origine]. »

    En tout cas, les nombreux parents des bébés qui ont participé à la recherche attendent avec impatience d’en savoir plus sur les révélations de ces peintures rupestres. « Ils étaient très enthousiastes à l’idée de savoir que leurs nouveau-nés pouvaient faire une telle contribution à la science, » dit-elle.

    Source : .nationalgeographic.

     





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