• Objets cosmiques mystérieux

    Espace scientifique

    Objets cosmiques mystérieux

    Si l’espace est l’objet de nombreuses avancées technologiques, il demeure extrêmement complexe et dangereux, si bien que certains phénomènes ou objets cosmiques restent encore bien mystérieux. 

    THE GIANT VOID

    The Giant Void, littéralement le « vide géant », correspond à un très large endroit de l’espace d’environ 1,3 milliard d’années-lumière de diamètre qui, comme son nom l’indique, est vide. Ainsi, contrairement au reste du cosmos, il ne contient presque aucune matière (étoile, planète, etc.) ni matière noire. En revanche, les scientifiques estiment qu’il contiendrait de l’énergie noire. Et, bien que The Giant Void soit le plus grand de ces phénomènes qui ait été observé, il en existe bien d’autres dans l’Univers.

      

    La plus grande structure jamais découverte au sein de notre Univers serait un "supervide". Les scientifiques pensent qu'il s'agit d'un espace sphérique géant, large de près de 2 milliards d'années-lumière, contenant beaucoup moins de matière que les autres parties de l'Univers. Une simple erreur de calcul ? Ou un trou noir gigantesque ? Il semblerait que ça ne soit rien de tout cela. Des astronomes de l'Université d'Hawaï pense avoir découvert dans notre Univers un "supervide" d'une superficie encore jamais observée pour aucun corps céleste.  La structure individuelle la plus grande jamais identifiée Des débuts de l'Univers, voici plus de 13,5 milliards d'années, il reste les traces d'un rayonnement électromagnétique que les astronomes ont pu détecter ces dernières années : le fonds diffus cosmologique. Mais depuis 2004, ils n'ont jamais pu expliquer pourquoi le rayonnement qu'il génère était si faible à un endroit précis. La dernière étude en date suggère que ce "point froid" pourrait être en partie expliqué par la gigantesque région vide se trouvant en son centre. Il s'agirait d'une zone sphérique mesurant près de 2 milliards d'années-lumière de diamètre : la plus grande structure jamais découverte dans l'Univers. Selon les scientifiques, ce supervide drainerait l'énergie de la lumière le traversant.  Les recherches menées par les astronomes de l'Université d'Hawaii ont permis de détecter qu'environ 10.000 galaxies manquaient à l'appel dans la partie du ciel dans lequel se trouve le supervide. En effet, comme l'a expliqué Andras Kovacz, co-auteur de l'étude, au Guardian: "Les supervides ne le sont pas totalement". La structure observée contiendrait en fait 20 % de matière en moins que notre partie de l'Univers. Le mystère reste entier  Néanmoins, cette étude est loin de résoudre le mystère de l'existence du supervide. Le docteur Roberto Trotta, cosmologue au Collège impérial de Londres a en effet confié : "Maintenant, nous devons découvrir comment le vide a pu se former." Certains chercheurs voient en l'existence de ce supervide la preuve de l'existence de l'énergie sombre, responsable de l'accélération cosmique de l'univers. L'équipe de l'Université d'Hawaï prévoit d'ores et déjà d'approfondir les conclusions de son étude en élargissant ses observations à un autre vide repéré dans la constellation du Dragon.

    En savoir plus : maxisciences

    LE GRAND ATTRACTEUR

    Situé environ à 220 millions d’années-lumière de notre galaxie, le Grand Attracteur consiste en une anomalie gravitationnelle qui attire la Voie lactée vers elle à la vitesse de 2,25 millions de kilomètres par heure. Extrêmement lumineux, l’amas devrait cette particularité à sa forte attraction, voire à un épais mur de gaz, de poussière et de plusieurs millions d’étoiles situées au centre de notre galaxie, ou encore à la matière noire. 

    Une partie de l’amas de la Règle connu aussi sous le nom de “Grand Attracteur” photographié dans le visible par Hubble.

    Capturée dans le visible par le télescope spatial Hubble, cette image couvre un large champ en direction des constellations de la Règle (Norma) et du Triangle austral (Triangulum Australe), ouvre une fenêtre à travers la dense forêt d’étoiles de la Voie Lactée où apparait dans le paysage lointain une partie de l’amas de galaxies Abell 3627. Distant d’environ 220 millions d’années-lumière, il est le grand groupe de galaxies massives le plus proche de nous et de notre petit amas local qui compte une trentaine de galaxies dominées notamment par Andromède (galaxie d’) alias M31 et notre Voie Lactée.

    Egalement nommé l’”amas de la Règle”, il est connu des astronomes pour être le “Grand Attracteur” de cette région de l’Univers. Les observations montrent que nombre d’amas de galaxies sont irrestiblement attiré, captivé non par sa beauté mais par sa masse.

    Queue de gaz Abell 3627

    Double queue de gaz s’échappant de l’amas Abell 3627, révélée dans le rayonnement x par le télescope spatial Chandra

    Se présentant à nous de profil, la galaxie spirale ESO 137-002 est la plus importante sur cette image. Collectée dans la longueur d’onde visible, la double queue de gaz qui s’échappe du groupe (révélée dans le rayonnement x par Chandra, voir image ci-dessus) est indicible dans ce portrait réalisé par Hubble. Idem pour la matière noire supposée l’enrober : aucun instrument ne sait encore la mettre en évidence … Nous ne voyons en réalité que l’écume, la partie émergée d’icebergs cosmiques.

    Les nuées d’étoiles qui la compose, allument cette cité, la fait luire dans les ténèbres malgré le voile sombre de poussières de notre galaxie et de ses innombrables étoiles du premier plan. Tel un miroir, ESO 137-002 nous montre la barre sombre qui obstrue son plan équatorial, son renflement central jauni (vieilles étoiles concentrées dans le bulbe galactique), et sa jeune population d’étoiles étalée de chaque côté. (source : lecosmographe)

    PEGGY

    En 2013, la sonde Cassini de la NASA prenait des clichés des anneaux de Saturne, lesquels révélaient une perturbation que les astronomes pensaient être une lune en formation. Cela permettait aux scientifiques de pouvoir étudier la formation des satellites de la géante gazeuse. Malheureusement, l’agence spatiale américaine révéla plus tard que l’objet semblait ne plus croître et même, se désagréger. Jusqu’à ce jour, le phénomène reste un mystère non résolu.  

        

    KIC8462852

    KIC8462852

    Cette étoile de la constellation du Cygne est située à quelque 1480 années-lumière de la Terre et présente une anomalie inexplicable : une partie de la lumière qu’émet KIC8462852 et qui parvient jusqu’à notre planète est régulièrement bloquée. Sauf que selon les estimations des scientifiques, même une planète géante de la taille de Jupiter placée en orbite d’une étoile comme KIC8462852 ne pourrait bloquer que 1% de son rayonnement. Les théories plus ou moins délirantes ont donc fleuri sur ce phénomène, comme l’hypothèse qu’une megastructure extraterrestre entourant une étoile pour en tirer de l’énergie.

    Une vue de l’espace via Shutterstock

    Tous ces phénomènes illustrent toute la complexité du cosmos, domaine encore trop peu connu de l’Homme, notamment à cause de limites technologiques. 

     

      

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