• Peut on cloner des dinosaures?

    Mystères de la terre

    Peut-on cloner des Dinosaures? 

    Un mammouth cloné naîtra-t-il avant 2018 ?

    Un biologiste japonais réputé, Akira Iritani, s’apprête à utiliser les techniques du clonage pour faire naître un mammouth. « Les préparatifs sont terminés » a-t-il expliqué à la presse.

    La Société géographique russe et des spécialistes de l'Université fédérale du nord-est (Iakoutsk, Sibérie orientale) ont pu examiner la carcasse bien conservée d'un mammouth laineux femelle, localisée en août dernier dans le permafrost de l'îlot Maly Liakhovski, dans l'Océan Arctique russe. Le chef de l'expédition affirme que l'animal était mort à l'âge de 60 ans environ il y a 10 000 ou 15 000 ans. La carcasse congelée contenait encore des tissus musculaires préservés et du sang.

    "Cette découverte nous donne des chances réelles de trouver des cellules vivantes qui peuvent permettre de réaliser le projet de clonage d'un mammouth", a déclaré le scientifique. En cas de succès, le noyau de cellule de mammouth sera transféré dans des ovules énucléés d'éléphante, dans le but de produire des embryons pourvus d'un ADN de mammouth, qui seraient ensuite placés dans l'utérus d'une éléphante d'Asie.

     Les mystères de l'ambre

    L’ambre, dont l’origine est restée pendant longtemps un mystère, a suscité beaucoup de croyances chez nos ancêtres.

    Ses soi-disant propriétés magiques, on fait d’elle un objet de commerce très apprécié de nos jours. L’origine de l’ambre est maintenant connue !  

    Remontons 30 millions d’années en arrière. La Terre était alors peuplée de nombreuses forêts luxuriantes, dont les forêts de conifères.

    La sève coulant parfois en abondance de ces conifères se solidifia créant alors l’ambre. Ce processus de fossilisation est appelé inclusion. L’ambre, pierre semi-précieuse, n’est pas seulement reconnue pour sa beauté. En effet, elle est également recherchée par les paléontologues. Parfois, elle renferme de fabuleux trésors. Ce que l’on appelle « trésor » sont des insectes et des fois même des petits animaux comme les lézards pris au piège dans la résine avant qu’elle ne se fossilise.  

    Le clonage est-il l'avenir des espèces menacées ? Un tripatouillage génétique à partir de fragments d'ADN permettra peut-être un jour de redonner vie à des espèces disparues. 

    C’est de là que vient le scénario de Jurassic Park où des paléogénéticiens arrivent à extraire du sang de dinosaure conservé dans les entrailles de moustiques momifiés dans l’ambre. Mais ce scénario idéal est bien entendu improbable.

    En effet, les chances de trouver de l’ADN de dinosaures conservé dans un moustique sont infimes et de plus, si cela se produisait la quantité de sang serait trop insuffisante pour espérer trouver un ADN viable.  

    Pour l’instant recréer un dinosaure à partir du sang d’un moustique emprisonné dans l’ambre relève de la science fiction, mais pour les fans de Jurassic Park rien n’est encore perdu. En effet, depuis les années 90, quelques laboratoires se sont lancés le défit insensé mais qui peut leur faire toucher le jackpot d’exploiter l’ADN fossile et en particulier celui conservé dans l’ambre. Par exemple l’Ambergene Corporation s’intéresse de près à certaines bactéries qui ont fait preuve d’une grande résistance et d’une endurance remarquable dans des milieux des plus hostiles.  

    Les scientifiques n’espèrent pas arriver à cloner un dinosaure à partir de sang d’un dinosaure trouvé dans un moustique conservé dans l'ambre mais plutôt à partir de restes de dinosaures en chair et en os conservés bien entendu dans de l’ambre.

    (source : clonage-des-especes)  

    Découverte d'insectes fossiles dans l'ambre

    Au Nord du Pérou, il y a 15 à 12 millions d'années, des insectes, acariens et autres arthropodes se sont fait piéger dans la résine le long de troncs d'arbre ou de branches.

     Une équipe internationale de paléontologues et de géologues(1) les a retrouvés fossilisés dans l'ambre.

    Cette découverte est la première du genre en Amazonie occidentale. Grâce à elle, les chercheurs prouvent l'existence précoce d'une grande biodiversité terrestre dans la région, dans un environnement forestier et sous un climat chaud et humide. Ces résultats sont publiés en ligne sur le site des Proceedings of the National Academy of Sciences.

    L'ambre, c'est-à-dire la résine fossile, provient d'un seul niveau stratigraphique, daté du Miocène moyen (il y a 15 à 12 millions d'années).

     Les chercheurs l'ont découvert au bord de l'Amazone, lors d'une expédition près d'Iquitos en 2004. L'équipe, coordonnée par Pierre-Olivier Antoine, du Laboratoire des mécanismes de transfert en géologie (CNRS/Université Toulouse 3/IRD), prospecte depuis plusieurs années les terrains sédimentaires de cette région située au pied des Andes et aux confins du Brésil, de l'Équateur et de la Colombie.

    Son but est de retracer l'évolution de la faune et de la flore, des environnements et de la géographie de l'Amazonie occidentale dans les vingt derniers millions d'années, sous l'effet du soulèvement des Andes. C'est l'un des objectifs du programme Environnements et climats du passé (ECLIPSE), programme pluridisciplinaire de l'INSU-CNRS.

    L'Amazonie est aujourd'hui le siège de la plus grande biodiversité terrestre, mais très peu de choses sont connues sur le passé de cette région reculée et peu explorée, qui était il y a 12 à 15 millions d'années totalement isolée du reste du monde (le canal de Panama ne s'est refermé qu'il y a 3,5 millions d'années).

    Les insectes et arachnides fossiles trouvés sont les premiers arthropodes terrestres jamais découverts dans cette partie du globe. L'ambre d'Amazonie est exceptionnellement riche en inclusions animales et végétales : au moins 13 espèces d'insectes et 3 espèces d'acariens ont déjà été identifiées par le paléoentomologiste André Nel, du Muséum National d'Histoire Naturelle à Paris (MNHN).

     La résine fossile a par exemple piégé plusieurs mouches et moustiques, des guêpes parasites, un coléoptère cousin des coccinelles, une phrygane (le porte-bois bien connu des pêcheurs) etc. Un acarien est même englué sur un fil d'araignée.

    D'innombrables microfossiles ont été saisis par la résine, parmi lesquels une grande diversité de bactéries, de cyanobactéries, de spores de champignons, d'algues, ou encore un lichen et un grain de pollen.

    Le contenu cellulaire de certains microfossiles est conservé, ce qui laisse espérer que l'on aura accès à leur ADN pour tenter de reconstituer leur phylogénie (leur arbre généalogique). Grâce à cette découverte, les chercheurs savent désormais qu'il y a 12 à 15 millions d'années, la région était un delta ouvert sur une mer intérieure bordée de forêts denses, sous un climat déjà chaud et très humide, où il ne faisait pas forcément bon vivre ! 

    Ambre1

    © 2006 André Nel (Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris)Cette petite mouche, longue d'environ 1,2 mm, est piégée dans un bloc d'ambre provenant d'Amazonie occidentale (Iquitos, nord-est du Pérou). Les espèces actuelles apparentées à ce spécimen, âgé de 12 à 15 millions d'années, se nourrissent de matière organique en décomposition. On peut imaginer la vie à l'époque, dans une forêt dense, humide et chaude.  

    Ambre 2

    © 2006 Pierre-Olivier Antoine (Université Paul Sabatier, Toulouse)Ce bloc d'ambre a été découvert dans des sédiments deltaïques de la région d'Iquitos, au Nord-est du Pérou, en plein cœur de l'Amazonie. Il contient des insectes piégés il y a 12 à 15 millions d'années par les coulées de résine le long d'un tronc ou d'une branche.

    Ambre 3

    © 2006 Dario De Franceschi (Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris)Ce petit acarien est piégé dans un bloc d'ambre provenant d'Amazonie occidentale (Iquitos, nord-est du Pérou). La qualité de la préservation est telle que tous les éléments anatomiques de cet animal, pourtant âgé de 12 à 15 millions d'années, sont visibles. La longueur de l'animal ne dépasse pas 0,2 mm (200µm). 

     Ambre 4

      © 2006 Dario De Franceschi (Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris)Ce petit acarien, englué sur un fil de toile d'araignée et piégé dans un bloc d'ambre provenant d'Amazonie occidentale (Iquitos, nord-est du Pérou), est âgé de 12 à 15 millions d'années. La longueur de l'animal ne dépasse pas 0,2 mm (200µm). Notez la présence d'une goutte de colle sur le fil, en haut de la photo.   

    Notes :

    1)  Les chercheurs français dépendent du Laboratoire des mécanismes de transfert en géologie (CNRS/Université Toulouse 3/IRD) et du Muséum National d'Histoire Naturelle à Paris.

    Références :

    Amber from western Amazonia reveals Neotropical diversity during the middle Miocene, Pierre-Olivier Antoine, Dario De Franceschi, John J. Flynn, André Nel, Patrice Baby, Mouloud Benammi, Ysabel Calderón, Nicolas Espurt, Anjali Goswami, and Rodolfo Salas-Gismondi, PNAS, publication en ligne, semaine du 28 août 2006.
      Ces photos ont été prises avec un Canon - EOS 550D
     
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