• Tara, Le cœur de L'empire Atlante

    Sagesse ancestrale

    Tara, Le cœur de L'empire Atlante

    Par J.B.Cabanes

    Tara, Le cœur de L'empire Atlante

    INNOMBRABLES ATLANTIDES

    Depuis le récit de Platon, dans le Critias et le Timée, des milliers de livres ont été écrit sur cette île mythique. De multiples hypothèses ont été avancées sur sa localisation.
    Historiens, géographes, scientifiques, tous se sont penchés sur cette civilisation qui aurait disparu dans un cataclysme, au-delà des Colonnes d’Hercule – le détroit de Gibraltar – neuf mille ans avant Platon. La thèse la plus répandue situe l’Atlantide au cœur de l’ Atlantique, et on en trouverait des vestiges culturels des deux côtés de l’océan. Les ruines sous-marines de Bimini aux Bahamas et au large de Cuba semblent étayer la thèse de l’engloutissement, tout du moins, d’une brusque montée des eaux. La date proposée par Platon correspond à celle de la fin de la dernière ère glacière et on sait que le niveau des mers a monté de plus de cent mètres en quelques milliers d’années. Les autres thèses placent l’Atlantide en des lieux très variés : au large des côtes andalouses où l’on a découvert une petite île immergée, l’île Spartel (trop petite pour correspondre
    aux textes de Platon). Ou bien parmi les îles grecques : à Santorin, une île volcanique qui explosa il y a trois mille cinq cents ans, engloutissant les trois quart du territoire, rasant les villes et les villages et soulevant une vague géante qui détruisit la civilisation crétoise et dévasta les côtes de la méditerranée orientale. Mais Santorin n’est pas situé au-delà des colonnes d’Hercule… On a situé aussi l’Atlantide au Sahara, à Malte et récemment à Chypre ou même au large de l’Inde où de nombreux vestiges engloutis sont découverts depuis quelques années. Les mythes de déluges et les récits de mondes engloutis se   rencontrent dans toutes les cultures et sur tous les continents. Des structures mégalithiques sous-marines ont même été découvertes jusqu’au large du Japon…(Yonaguni

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    (photo : guide-irlande)

          

    ET SI C’ÉTAIT L’IRLANDE… ?

    Une nouvelle thèse vient d’apparaître dans le corpus immense des études atlantéennes : celle d’un scientifique suédois, Ulf Erlingsson, géographe et spécialiste de la cartographie des fonds marins. Après avoir réexaminé les textes de Platon, il en vint à la conclusion que la seule île, située au-delà du détroit de Gibraltar et correspondant à la description de l’Atlantide serait l’actuelle Irlande. Ses dimensions, sa géographie et son histoire inscrite dans ses nombreux vestiges archéologiques, coïncideraient, selon Erlingsson, à 98,98% à l’Atlantide de Platon. La description même de la cité d’Atlantis
    serait lisible dans l’architecture mégalithique de l’Irlande ; notamment à travers les monuments de la vallée de la Boyne à l’est de l’île.

    Platon, selon l’auteur de cette thèse, aurait été au courant de l’existence des monuments et des cités qui couvraient cette vallée, des temples circulaires et des sanctuaires concentriques que l’on peut encore voir sur la colline de Tara et à New Grange, à Knoth et à Dowth ; il s’en serait inspiré pour créer sa description de la capitale Atlantis.
    Cette région était certainement la capitale d’un empire culturel qui s’étendait bien au-delà de l’île d’Hibernia puisque son rayonnement touchait aussi bien l’Ecosse et ses îles, l’Angleterre, la Bretagne et toute la côte atlantique de l’Europe jusqu’en Afrique du Nord , pour venir déborder ensuite sur la Méditerranée occidentale. Cela correspond à l’affirmation de Platon selon laquelle l’Atlantide avait envahi et colonisé l’Europe occidentale et menaçait la Grèce. Mais le Philosophe parlait aussi d’un cataclysme qui engloutit corps et biens cette antique superpuissance et en fit disparaître toute trace. Or l’Irlande et toujours là…Cela ne désarme pas le géographe suédois qui affirme qu’un séisme de grande amplitude, vers 6100 av JC, souleva un raz de marée qui engloutit la fameuse Dogger Bank, autrefois peuplée, et vint frapper les côtes irlandaises dévastant
    les cités maritimes de l’île . Ce Tsunami demeura alors inscrit dans les mémoires et entra dans la légende ; il serait ensuite parvenu jusqu’aux oreilles de Platon ; mais le cœur de l’Atlantide irlandaise demeura intact et émergé. Son rayonnement culturel continua d’influencer une grande partie de l’Europe occidentale pendant plusieurs
    milliers d’années.
    Urf Erlingsson prétend qu’il n’exista jamais d’Atlantide telle que Platon l'a décrit dans le Timée et le Critias. Le philosophe se serait inspiré de récits de voyageurs antiques qui rapportèrent leurs visites dans d’étranges contrées, bâties de monuments
    mégalithiques cyclopéens et circulaires qui se dressaient sur le ciel gris d’une grande île loin au-delà des Colonnes d’Hercule. Ces récits habillés de la rumeur d’anciens raz de marée auraient nourri l’imagination de Platon et donné corps à son Atlantide littéraire.

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    UNE CULTURE ÉTRANGEMENT HOMOGÈNE

    Ce qui caractérise l’empire culturel de l’Atlantide irlandaise est l’homogénéité de ses aspects techniques majeurs. La marque de cette antique culture atlantique peut se lire dans l’omniprésence des pierres levées que l’on voit se dresser depuis le nord de l’Ecosse jusqu’aux rivages de l’Afrique du Nord. Parfois solitaires, souvent associées aux grands cercles de pierres, aires rituelles de cultes oubliés, elles culminent dans les vastes alignements énigmatiques que l’on rencontre à travers tout l’empire et dont l’apothéose se trouve à Carnac en Bretagne : 3000 grandes pierres alignées subsistent sur les 10 000 présentes à l’origine et dont le professeur Alexander Thom à pu déterminer qu’il s’agissait encore d’un vaste observatoire astronomique. D’autres alignements fragmentés, car exploités comme carrières au cours des millénaires, subsistent dans
    toute l’aire culturelle mégalithique. Cette science perdue connaissait-elle les mouvements de l’énergie tellurique ? Certains supposent que les menhirs et les grands alignements de pierres dressées avaient pour fonction majeure de réguler les
    mouvements d’énergie souterraine afin de fertiliser le sol et de régénérer la vitalité des communautés humaines. Les hautes pierres ancrées dans le sol par ces peuples disparus seraient des aiguilles d’acuponcture plantées dans le corps de Gaïa…Les énigmes posées par culture mégalithique atlantéenne nous laisseront toujours sur notre soif. Les manifestations culturelles de cette antique culture surprennent par leur homogénéité sur l’ensemble du territoire de l’empire ; elles ne paraissent pas être l’expression locale de clans isolés ayant eu, par hasard, les mêmes idées en matière d’architecture, d’astronomie, de science, d’urbanisme et de religion. L’observation globale des vestiges rencontrés depuis les îles écossaises jusqu’à Malte laisse entrevoir une source culturelle et politique unique et commune à l’ensemble de ces régions : New Grange, Tara Hill,
    Stonehenge, Gavrinis, mais aussi la presqu’île de Penmarch’ (Tumulus dévasté de Rosmeur qui culminait à 15 mètres en 1900), les Orcades ou les sites ibériques ainsi que bien d’autres cités atlantéennes sont de même nature ; elles ont le même visage architectural et semblent avoir été conçues dans un esprit commun. Et pour ajouter encore une pierre à la structure homogène de la culture mégalithique il faut citer la découverte du professeur A.Thom : L’unité de longueur commune à tous les monuments mégalithiques de l’Europe Occidentale, le fameux « yard mégalithique » de 0,8293m…
    On peut s’interroger sur les raisons d’une telle unité culturelle au sein d’une région si vaste en des temps sauvages où les communications ne devaient pas être évidentes. Ces peuples étaient ils de grands navigateurs, il faut supposer un pouvoir puissant et centralisé, des échanges constants entre les régions de l’empire, une langue, une
    politique centralisée. Peut on imaginer une source commune et, si ce n’est l’Irlande elle même, cela pourrait nous ramener au continent englouti de Platon : l’Atlantide disparue, qui aurait colonisé l’Europe et laissé des bribes de connaissances et de science que des initiés, aidés par de rares survivants du cataclysme, tentèrent de conserver pendant les millénaires qui suivirent. Ce savoir a pu essaimer des deux cotés de l’Atlantique car la tradition mexicaine conserve le souvenir du dieu Axtlan venu de l’est après un déluge dévastateur. En Egypte une autre tradition, reprise par Schwaller de Lubicz et Albert Slosman, donne une origine atlante à la civilisation pharaonique. Ou bien faut-il suivre l’auteur de la thèse de Atlantide irlandaise selon laquelle il n’y eut jamais de continent englouti et pour qui seul l’empire mégalithique issu de la terre d’Irlande, rayonnant sur toute l’Europe atlantique, serait à l’origine du continent mythique décrit par Platon.

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    Tara en Atlantide ?

    Une nouvelle théorie suggère que Tara est l'ancienne capitale du royaume perdu d'Atlantis, la terre mythique d'Atlantis étant l'Irlande. Comme l'on sait que la géologie de l'île et la tectonique des plaques la plaçait bien plus au sud il y a quelques milliers d'années, ce peut être une explication :

    "Il y a environ 600 millions d'années, à la fin du précambrien, la masse géologique constituant l'actuel Irlande était coupée en deux, une partie à l’ouest de l’océan Lapetus et l’autre à l’est, ces deux parties se trouvant à une latitude d'environ 80° sud, à proche de ce qui deviendra le nord ouest de l'Afrique.

    Pendant les 45 millions d’années suivantes, ces deux parties se sont rapprochées l'une de l'autre, et se sont réunies il y a environ 440 millions d'années. Les montagnes du nord ouest de l’Irlande se sont formées lors de cette collision ainsi que le granite trouvé dans différents endroits du Donegal et des Wicklow. La masse géologique de l’Irlande se trouvait alors émergée et à la latitude de l'équateur. L’ère du carbonifère s’est terminée par de grands mouvements de plaques tectoniques qui ont vu l’Irlande dériver vers le nord. Il y a environ 250 millions d’années, l’Irlande se trouvait à une latitude proche de l'actuelle Égypte et connaissait un climat désertique. Il y a environ 150 millions d'années, l'Irlande a été submergée, sur de grandes parties. Il y a environ 65 millions d'années une activité volcanique a débuté."
    Voir la théorie de Wegener. Pour lui, l'Irlande, au même titre que l'Ecosse, ne faisaient pas partie du continent Européen, mais s'y sont rattaché plus tard.

    Le site se situe à environ quarante kilomètres au nord de Dublin et son installation remonte au néolithique. Il se compose de 5 enclos circulaires sur un rayon de 2 km dont deux se nomment Rath Lugh (Lug) et Rath Maeve (Medb Maeve, la déesse mère). Il y a environ 30 monuments visibles dont la construction s’étale du IVème millénaire avant notre ère au Vème siècle.
    Ils sont mieux détectés par photographie aérienne. Par exemple, un immense temple mesurant 170 mètres constitué de plus de 300 poteaux de bois, a été découvert récemment à Tara. (carte Johnny Le Saulnier)

    Seuls deux monuments ont été fouillés Tara : le Mont des Otages dans les années 1950, et la forteresse des Synodes au tournant des XIXème et XXème siècles. Il est intéressant de noter que la grande salle de Tara est orientée nord/sud.

    Il existe un grand nombre de monuments et de structures en terre sur la colline de Tara. Les premiers datent du Néolithique, et le Mont des Otages a été construit vers 2500 avant notre ère.

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    Monuments les plus importants

    Le Rath na Ríogh (le fort des rois) serait l’œuvre de Cormac Mac Airt, c’est un enclos fortifié (rempart et fossé) d’une superficie de près de 6 hectares.

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    Dans le Rath na Ríogh, se trouve le Mount of the Hostage (le mont des otages), qui est une tombe mégalithique à couloir, du IVème millénaire. On y a trouvé la trace d'une quarantaine d'incinérations, et d'une inhumation qui présente une riche bijouterie d'origine méditerranéenne. Elle doit son nom à cette coutume qui voulait que les rois d'Irlande, par précaution, retiennent en otages des personnages importants de leurs royaumes vassaux afin de s'assurer de leur soumission. L'un des rois les plus célèbres pour ce type de fait est le légendaire Niall of the Nine Hostages qui détenait pas moins de 8 otages originaires de toutes les provinces d'Irlande et d'Angleterre.

    Le couloir du mont des otages n'est pas très long, mais il est quand même aligné pour capter la lumière du soleil et de la lune les 8 novembre et 4 février, les jours de Samhain et Imbolc. A l'entrée, sur la gauche, se trouve une pierre gravée, ressemblant à celles de Newgrange.

    -À proximité se trouve la Lia Fail (Pierre du Destin) et un enclos nommé Tech Cormac : la résidence du roi Cormac Mac Airt, dont il est souvent question dans les textes.

    Le Rath of Synods (la forteresse des Synodes) appartient aux derniers siècles du Ier millénaire av. J.-C. et révèle de vastes constructions circulaires (de 15 à 30 mètres de diamètres) à poteaux dont la vocation est probablement destinée aux rites druidiques. Des fouilles partielles montrent que, selon les époques, des monuments ont été utilisés à des fins funéraires ou d’habitation.

    -Le Míodhchuarta (Salle des banquets) est un espace qui se situe un peu au nord du Rath of Synods. Deux levées de terre parallèles distantes de 30 mètres courent sur une distance de 180 mètres. On ignore sa destination exacte, mais il ne peut s’agir que d’une « cour » d’apparat, ou d’un nemeton, espace sacré réservé aux cérémonies druidiques.

    -Un autre enclos est nommé Rath Laoghaire, du nom de Laegaire Mac Néill, le roi qui selon la légende s’oppose à Saint Patrick, lors de la christianisation de l’île.

    -Rath Grainne et Claoin-Fhearta sont des tertres funéraires, ce dernier est associé à une légende selon laquelle Dunlaing, roi du Leinster, aurait assassiné 30 princesses et 300 personnes de leurs suites.

    Dans le cimetière, à Tara, il ya deux menhirs, nommés Blucc et Blaigné, restes d'une époque où la colline portait de nombreuses pierres. La plus grande des deux pierres serait dotée d'une figure du dieu celte de la fertilité, Cernunnos. La légende raconte qu'en cet endroit se dressait un monument appelé "La Croix de Adamnan", commémorant un saint du VIIème siècle. Il aurait promulgué des lois dans la nouvelle église chrétienne donnant plus de droits aux femmes. Juste à côté, la statue de Saint Patrick.

     

    La Pierre du Destin, Lia Fail.

    C'est à Tara qu'étaient désignés les futurs rois d'Irlande. Dans la mythologie celte, Lia Fail aurait été amené en Irlande par les Tuatha De Danann (le peuple de la déesse Dana). Ils voyagèrent dans les îles du Nord où ils apprirent l'habileté et la magie dans les 4 villes que sont Failias, Gorias, Murias et Finias. Ensuite ils continuèrent leur chemin vers le nord de l'Ecosse où ils passèrent 7 ans à Dobhar et à Lardobhar apportant avec eux un trésor de chaque ville, dont la fameuse pierre du destin (provenant de la ville Failias d'où le nom Lia Fail).

    Cette pierre serait magique : quand le roi "légitime" d'Irlande posait son pied sur cette pierre, on dit qu'elle se mettait à crier. D'ailleurs, tous les rois d'Irlande furent couronnés à cet endroit. Un jour, le fameux Cuchulainn fissura cette pierre avec son épée car elle n'avait pas crié lorsque son protégé Lugaid Riab nDerg posa le pied dessus. Depuis ce jour la pierre aurait cesser de gronder. On attribue aussi à cette pierre le pouvoir de rajeunir le souverain et de le doter d’un long règne, ainsi que de protéger l’Irlande pour qu’elle ne soit pas engloutie par les vagues. 

    Lia Fail était placée, à l'origine, c'est à dire dans les temps néolithiques, à l'entrée du Mont des Otages. Ce n'est qu'en 1798 que la pierre fut transportée à son emplacement actuel pour marquer la tombe massive de 400 insurgés tombés lors de la Rébellion du 26 mai 1798. Une légende affirme que ce n'est que l'une des quatre pierres placées aux 4 points cardinaux sur Tara.

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    Le puits sacré

    Sur le versant est de la colline de Tara se trouve l'un des 6 puits sacrés du site qui ont été répertoriés d'après les anciens documents : au nord, Tobar Finn, Adlaic et Diadlaic, sur le versant sud, Neammach (la nacre), à l'ouest Laeg (le puits du veau), et celui de la pente est, connu sous le nom de puits de st patrick. Celui-ci porta de nombreux noms durant les siècles : l'oeil sombre, le guérisseur, source de la vache blanche et enfin Caprach Cormac.

    Il est décrit dans le "Dindshenshas de Tara ", un livre sur l'ancienne tradition écrit autour du Xème siècle.
    Coulant tranquillement l'écart depuis des siècles, il peut effectivement avoir été utilisé pour des baptêmes, à l'époque de saint Patrick.
    Le grand antiquaire George Petrie en 1839 parle de Neammach et de Caprach Cormac dans son "Histoire et antiquités de Tara Hill" et fait état de "sources d'eau qui coulent dans la vallée".
    En 1949, le père du célèbre Oscar Wilde, R. Wilde Willain le décrit dans son livre "Les beautés de la Boyne": "Une belle source anciennement ombragé par un magnifique frêne, dont les racines s'accrochent toujours au dessus d'elle". 

    Mascaliser a écrit dans son "Tara, un sanctuaire païen de l'ancienne Irlande", publié en 1931: "Sur l'identification des Caprach il n'y a aucun doute. C'est une belle source de l'eau claire qui est la source d'approvisionnement pour les habitants du petit hameau moderne se trouvant à proximité, sur la frontière orientale de la colline. La source s'appelle maintenant source de saint Patrick. Le puits était anciennement ombragé par un magnifique frêne, le descendant possible d'un ancien arbre sacré, sans doute planté à côté du puits sacré".

    Le puits a toujours été une source qui coule pour le peuple de Tara. Jusque dans les années 1970, les habitants devaient transporter l'eau dans un seau. Mais, en 1971, un comité local composé du père Cooncy PP Bill Donnelly, de William Kennedy, Eugene Devine, Cormac Murray et Dessis maguire proposait de creuser un nouveau puits près de l'ancien, afin d'ammener un système de canalisation dans le village de Tara.
    Un membre de ce comité, Dessie maguire, a marqué son respect pour l'ancienne tradition dans sa dédicace au nouveau puits le 21 mars 2002: "L'eau est un don de Dieu qui coule librement dans le sous-sol et, éventuellement, apparaît pour nettoyer, étancher la soif de l'homme et des animaux, sans oublier l'humidité qu'elle ammène pour la croissance du monde. La source de saint-Patrick coule sur la colline de Tara depuis des siècles. Les hauts-rois, saint Patrick lui-même, et les milliers d'utilisateurs qui ont suivi, tous ont eu besoin de son eau».

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    Dans l'histoire mythique, telle qu'elle nous est rapportée par le Lebor Gabála Érenn (Livres des conquêtes de l'Irlande), les Tuatha, les dieux, ont débarqué et pris possession de l'île, après avoir battu les Fir Bolg lors de la Cath Maighe Tuireadh (Seconde bataille de Mag Tured). Selon les sources littéraires médiévales, la société divine est structurée de la même manière que la société humaine, et l'organisation des Tuatha Dé Danann est hiérarchisée en trois classes fonctionnelles :

    -la fonction sacerdotale dont le rôle recouvre le Sacré est assurée par le Dagda
    -la fonction guerrière qui se charge notamment de la souveraineté, représentée par Ogme le dieu-guerrier et Nuada le dieu-roi
    -la fonction artisanale qui doit produire pour l'ensemble de la communauté, figurée par Goibniu, Credne et Luchta

    Le Dagda est le dieu-druide par excellence (et par conséquent le dieu des druides), il a en charge le sacré, la science, les contrats. Il règne sur le temps, l'éternité et sur les éléments, ainsi que sur le Sidh (l'Autre Monde celtique) mais lui-même habite le Brug na Boinne, ou "hôtel de la Boyne" que Oengus, son fils, va lui ravir. Sous prétexte d'en avoir la jouissance pendant une nuit et un jour, le Dagda prête sa résidence, mais la durée symbolise l'éternité et Oengus la garde définitivement. Cette résidence, qui n'est autre qu'un Sidh, est assimilée au site mégalithique de Newgrange, au nord de Dublin. Oengus est appelé le "maître du sidh de Brug-Na-Boyne".

    Il forme un binôme avec son frère Ogme (l'Ogmios des Gaulois), le dieu de la magie guerrière, dont il est le complément. De par sa fonction, c’est un druide parfait, il est omniscient et omnipotent, c’est aussi un guerrier puissant. Il a un côté paternel et nourricier. On le décrit parfois comme un géant hideux et un ogre paillard. Ses accouplements avec les déesses sont nombreux. On lui connaît plusieurs talismans, dont le chaudron d'abondance (symbole de prospérité), la massue qui tue et ressuscite (symbole de sa puissance) et la roue (symbole cosmique). 

    Oengus (ou Aengus, ou Mac Oc) est le fils naturel du Dagda et de Boand (nom de la rivière Boyne). Dans l’organisation des Tuatha Dé Danann, c’est un dieu qui participe aux trois fonctions (sacerdotale, guerrière et artisanale). Il est comparable à Apollon de la mythologie grecque. 

     Aengus, une forteresse en demi-cercle qui se trouve au bord d'un falaise sur Inishmore, une des îles d'Aran, qui signifie "Forteresse d' Oengus", fut l'une de mes plus belles rencontres. Le lien avec les sites de Newgrange et de Tara s'est donc fait après plusieurs années...

    (source : lieuxsacres - orients)

     

      

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