• Théopolis, la cité disparue

    Lieux énigmatiques

    Théopolis, la cité disparue

    Quelque part au-dessus de Sisteron (Alpes de Haute-Provence), près du village de Saint-Geniez situé sur la D. 3 en direction d’Authon, dans une haute vallée dominée par le rocher du Dromon, plane encore le mystère de la ville perdue de Théopolis.

    « la cité de Dieu », en grec

    Son existence nous est seulement révélée par la « Pierre écrite », une inscription en latin gravée sur une paroi rocheuse, au bord de la route.

    Ce texte nous apprend qu’un certain Dardanus, aidé par son épouse et son frère, a rendu praticable le chemin de ce lieu « qui est nommé Théopolis » et a fortifié ladite cité de murs et de portes. Dardanus était un fonctionnaire romain qui vécut au Ve siècle ; chrétien, il correspondait entre autres avec saint Jérôme et surtout saint Augustin. Avant de fonder cette ville, il exerça l’autorité de consul sur la province viennoise, dont le Pilat faisait partie, ce qui nous le rend particulièrement intéressant. 

    THEOPOLIS

    (photo : twiggy-rando


    Le texte latin gravé :

    CL, POSTVMVS DARDANVS V INL ET, PA TRICIAE DIGNITATIS EX CONSVLARI PRO VINCIAE VIENNENSIS EX MAGISTRO SCRI
    NII LIB, EX QUAEST, EX PRAEF, PRET, GALL, ET NEVIA GALLA CLAR, ET INL, FEM, MATER FAM EJVS LOCO CVI NOMEN THEOPOLI EST VIARUM VSVM CAESIS VTRIMQVE MON TIVM LATERIB, PRAESTITERVNT MVROS ET PORTAS DEDERVNT QUOD IN AGRO PROPRIO CONSTITVTVM TVETIONI OM NIVM VOLVERVNT ESSE COMMVNE ADNI TENTE ETIAN V, INL. COM, AC FRATRE ME MORATI VIRI CL, LEPIDO EX CONSVLA .... GERMANIAE PRIMAE EX MAG MEMOR EX COM, RERVM PRIVAT, VT ERGA OMN.... VM SALVTEM EORV M STVDIVM ET DEVO TIONIS PVBLIC.... T... TVLVS POSSET ......STENDI

    « Claudius Postumus Dardanus, homme illustre et revêtu de la dignité de patrice, ancien consulaire de la province de Viennoise, ancien maître au bureau des requêtes, ancien questeur, ancien préfet du prétoire des Gaules et Naevia Galla, clarissime et illustre femme, la mère de ses enfants, au lieu dit Théopolis, ont fourni un chemin viable en faisant tailler des deux côtés les flancs de la montagne et lui ont procuré murs et portes; ce travail accompli sur leur propre terre, ils ont voulu rendre commun pour la sureté de tous, avec l'aide de Claudius Lepidus, frère et compagnon de l'homme susnommé, ancien consulaire de (la province de) Germanie première, ancien maître (du bureau) des Archives, ancien comte des affaires privées. Afin que leur zèle à l'égard du salut de tous et le témoignage de la reconnaissa nce publique puissent être montrés. » Traduction (Jean Guyon)

    (source : wikipedia.org)

     Plusieurs noms pour une cité introuvable...

    Suivons notre ami Roger Corréard qui, de sa plume alerte et dans le style inénarrable qui est le sien, nous emmène vers ces hautes terres sacrées où, pour notre plus grand plaisir, nous retrouverons la trace de Dom Polycarpe de la Rivière, l’énigmatique prieur de Sainte-Croix-en-Jarez. Comme d’habitude, nous avons respecté le texte de l’auteur, nous contentant (avec son accord) de le réécrire en bon français, de reprendre les citations (que Roger écrit parfois de mémoire) avec exactitude, et d’insérer quelques notes de commentaires annexes.

    Patrick Berlier 

    Quelques précisions sur cette THEOPOLI (sans S) dont parle Patrick Berlier, dans son livre La Société Angélique, tome I, page 231. Tous les auteurs évoquant cette Cité de Dieu, et moi le premier jusqu’à présent, mettent un S à ce nom « qui sacralise » quelques arpents de terre rocailleuse et broussailleuse. Bien que, sur l’inscription de Pierre écrite, soit gravé THEOPOLI, sans S. Faute du graveur… ? Inadmissible ! Celui-ci savait qu’une telle erreur lui aurait coûté la vie, dévoré vif par des fauves affamés, dans l’arène du Colisée, sous les hurlements d’une foule assoiffée de sang et ivre de vin. En conséquence, ce que nous prenons pour une anomalie fut voulu par Dardanus, le promoteur de cette inscription. 

    La Pierre écrite

     Théopolis, la cité disparue 

    Théopolis, la cité disparue 

    Une précision qui a son importance, en relation avec la possible localisation de la THEOPOLI de Dardanus. « Sur la carte de Cassini (1750), Théopolis est indiquée [au sommet du rocher du Dromon]. Un tableau, conservé dans l’église du Poët dévoile un château fort d’une taille respectable, que la tradition désigne de ce nom. Au premier chef, cette constatation laisse supposer que le nom de Théopolis n’était pas encore oublié au XVIIIe siècle ». Je dois affirmer ce que disait mon grand-père maternel, instituteur au village du Poët (où je suis né), situé à 10 km au nord de Sisteron : « Ce tableau fut peint sur ordre du Seigneur Claude Amat du Poët, pour qu’on se souvienne que dans le Val du Dromon existaient les vestiges d’une ville romaine, détruite pendant les guerres de religions ». 

    Détail de la carte de Cassini : le secteur Pierre écrite, Saint-Geniez et le rocher du Dromon

     

    Théopolis, la cité disparue 

    Également, il convient de savoir que le père Jésuite Jacques Sirmond connaissait l’existence de Théopolis, dont il avait publié l’inscription vers 1730. Donc, en conséquence, Jacques Cassini suite à la constatation de ruines au sommet du Dromon y avait localisé Théopolis. Bien qu’il y ait également des chances pour que la « primordiale Théopolis » fût fondée dans le Val de Chardavon, plus à l’ouest. Chardavon ou Kard-Avon, terme araméen qui se traduit par « les anciens du pays de Kard » ou Chaldée. 

    Je présume que ce serait Dardanus qui aurait dans l’an 418 « délocalisé » le LOCO CVI NOMEM THEOPOLI EST, c’est-à-dire « le lieu qui est nommé Théopolis », de Chardavon vers les rochers de Dromon, ce site possédant d’incontestables qualités de défense et d’évacuation en cas d’attaque massive d’un ennemi déterminé, dans une période très incertaine. 

    De ce qui précède, et vu l’absence complète de vestiges archéologiques, il est incontestable que la localisation de Théopolis reste une incertitude complète. À moins que, un orage diluvien et des glissements de terrain fassent resurgir « les ossements de la Cité de Dieu, ou des dieux, ou divine, ou forteresse des dieux et des déesses du ciel et de la terre ». Grand merci à Dame Myriam Philibert d’avoir complexifiée la compréhension mystico - mystificatrice de la notion de Théopolis. 

    Pour en rajouter un peu plus au brouillard « théopolidien », je dois révéler la découverte dans une boîte de bouquiniste, sur les quais de la Seine, à Lutèce, de quelques feuillets jaunis par le temps : une carte ancienne révélant à l’est de Sisteron un lieu nommé Civitas Théopolium, qui se trouverait dans le Val de Chardavon. Pendant des années je me suis torturé les méninges pour tenter de comprendre la signification de ce terme incongru de Théopolium. Dernièrement, un de mes correspondants, qui intervint dans l’affaire du trésor des Templiers du Verdon, m’informe qu’il se peut que Théopolium puisse signifier qu’il existait plusieurs Théopolis. Ce qui m’enchante et apporte du vent aux ailes de mon moulin de Don Quichotte embrocheur de mirages insaisissables. Il me revient en mémoire que pour un autre de mes correspondants, de Carcassonne, Théopolium pourrait signifier « défunte Théopolis ». Ce qui est une facette incontournable de notre réalité existentielle. 

    Myriam Philibert écrit en épilogue : « Jusqu’au XVIIIe siècle, Théopolis appartenait au monde tangible. Depuis lors, l’oubli s’est emparé d’elle et la cité s’est dissimulée derrière un voile qu’il est préférable de ne plus soulever ».  

    Théopolis, la cité disparue 

    Mais où se cache donc l’invisible Théopoli ? 

    Nous avons en tant que localisation possible, le Val de Chardavon ou Kard-Avon qui aurait été fondé par les Chaldéens, disons, pour situer l’action, entre – 1000 et – 500. C’est par le géographe grec Strabon, vivant au temps de Jésus, que nous connaissons cette éventualité. À l’époque de Jésus devait vivre à Kard-Avon une communauté de chrétiens, qui fut évidemment visitée par les saintes femmes et où, apparemment, Marie-Magdeleine résida dans une « baume » (grotte). Dans ce val entouré de toutes parts de hauts sommets existe un vaste abri sous roche, nommé par la tradition locale : « la baume de la Rousse ». 

    Un détail qui a son importance, Marie de Magdala est presque toujours représentée rousse. Vérifiez sur un nombre important de crucifixions. Au pied de la croix, maintes fois elle possède une opulente crinière rousse. Donc pour moi la Rousse c’est Myriam de Magdala, la prostituée des évangiles, qu’une rumeur insistante désigne ainsi que l’amante ou l’épouse de Jésus, mère de leurs enfants, qui aurait donné naissance à la race primordiale des rois Mérovingiens, qui firent de la France la fille aînée de l’Église catholique romaine, puis, par décadence, les rois faits néant. La suite « moderne » de cet avatar historico de droit divin étant relatée dans le Da Vinci code de Dan Brown.

    Ce qui par conséquence nous conduit vers Rennes-le-Château ! 

    Puis il y eut il se peut la « délocalisation » de Theopoli de Kard-Avon vers les rochers du Dromon par Dardanus. Suivant Bernard Falque de Bézaure, auteur prolifique sur le thème des Templiers de la Provence, un parchemin découvert par les archers du roi lors de leur arrestation prouve l’existence en l’an 437 d’une dizaine de lieux de culte du paganisme en Provence, dont un Castrum Dromonus, aux rochers de Dromon bien sûr. Je précise qu’en l’an 1000, sur les chartes de donations à Saint-Victor de Marseille pour l’édification du monastère de Chardavon, existait un Castrum Dromanus, 5 km à l’est de Pierre écrite, qui fut détruit pendant les guerres de religions. 

    Je dois ajouter une troisième possible Theopoli, située sur la montagne du Trainon, 2 km au nord du Dromon. Ce que paraît indiquer Honoré Bouche, prévôt du monastère de Chardavon vers 1650, ainsi qu’il l’écrit dans sa Chorographie de Provence, éditée en 1664. Page 570 : « Il y a très grande apparence que cette ville de Théopolis fut à cet endroit où est maintenant l’ermitage de Notre-Dame du Trainon où il y a les vestiges d’une très grande ville où l’on trouve tous les jours des médailles d’or et d’argent ». Je peux affirmer, de nos jours, malgré les recherches effectuées par une amie archéologue et moi-même :

    aucune trace de cette « très grande ville ».

    Quant à l’ermitage de N.-D. du Trainon rien ne prouve son existence dans les archives de l’évêché de Gap, dont dépendait le terroir de Saint-Geniez avant la Révolution. 


    Saint-Geniez vu du Trainon 

    Théopolis, la cité disparue 

    Il existe même une quatrième Theopoli, suivant une carte de l’épiscopat de Provence, éditée vers 1750, se situant au village fortifié de Thoard, à 20 km à l’est des rochers du Dromon. Cependant, pendant la Révolution, la Theopoli de Dardanus était de retour à Dromon, où Myriam et moi-même la localisons, dans « l’air du temps de notre 21e siècle ». Il est temps de vous présenter la traduction du texte latin de l’inscription de Pierre écrite, suivant la version de Monsieur De Laplane, publiée dans son Histoire de Sisteron, éditée en 1843.

    CLAUDIUS POSTUMUS DARDANUS HOMME ILLUSTRE, REVETU DE LA DIGNITE DE PATRICE, EX CONSULAIRE DE LA PROVINCE VIENNOISE, EX MAÎTRE DES REQUETES, EX QUESTEUR, EX PRÉFET DU PRETOIRE DES GAULES, ET NEVIA GALLA, NOBLE ET ILLUSTRE DAME, SON EPOUSE, AYANT FAIT TAILLER LES FLANCS DE LA MONTAGNE, DE CHAQUE COTE, ONT DONNE DES ROUTES PRATICABLES AU LIEU NOMME THEOPOLIS, LIEU QU’ILS ONT FORTIFIE PAR DES MURS ET DES PORTES. CE TRAVAIL A ETE EXECUTE DANS LEUR PROPRIETE PARTICULIERE, MAIS ILS ONT VOULU NEANMOINS QU’IL SERVE A LA PROTECTION DE TOUS. IL A ETE FAIT AVEC L’AIDE DE CLAUDIUS LEPIDUS, HOMME ILLUSTRE, COMPAGNON ET FRERE DU SUS MENTIONNE, EX CONSULAIRE DE LA PROVINCE GERMAINE, EX SECRÉTAIRE DE L’EMPIRE, EX INTENDANT DES AFFAIRES PRIVEES. AFIN QUE LEUR SOLLICITUDE POUR LE SALUT DE TOUS ET UN TEMOIGNAGE DE LA RECONNAISSANCE PUBLIQUE PUISSENT ETRE MONTRES PAR CETTE INSCRIPTION. 

    J’indique un détail qui doit être important. L’inscription est parsemée de façon apparemment erratique de dix-sept feuilles de lierre grimpant, symbole funéraire pouvant signifier la gravure de Pierre écrite après la disparition de Dardanus du monde des vivants. 

    La feuille de lierre est courante dans les inscriptions romaines, où l’on devait abréger les mots pour en faire rentrer un maximum dans un minimum de place. Pour faciliter leur identification, ces mots abrégés étaient souvent soit surlignés d’un trait, soit suivis d’une feuille de lierre, que l’on nomme hedera. On remarque sur l’inscription de la Pierre écrite l’usage des deux procédés : un seul mot abrégé est signalé par un trait, dix-sept sont signalés par des hederae, dont une à l’envers. Et certains ne présentent aucune notation les signalant. Le nombre d’hederae ne paraît donc pas anodin en effet : 17 s’écrit en latin XVII ce qui est l’anagramme de vixi, « j’ai vécu ». À noter aussi que, même en admettant l’orthographe Theopoli comme exacte, l’inscription présente une dizaine d’erreurs (CVI au lieu de QVI, par exemple), sans parler des imperfections grammaticales. De quoi envoyer dix fois le graveur dans l’arène, dirait Roger ! En fait, le latin utilisé est loin d’être classique et semble trahir soit un auteur peu lettré, soit une origine postérieure au Ve siècle. À noter encore que la traduction ci-dessus présente elle aussi des erreurs et surtout des oublis singuliers par rapport au texte latin (Note de P. Berlier). 

    Quant à ce nombre dix-sept il apparaît ainsi qu’un point de jonction avec l’affaire de Rennes-le-Château. À méditer : Genèse, 17, 1, « je suis l’Éternel ». Ces dix-sept feuilles de lierre grimpant, symbole de spiritualité, nous renvoient-elles vers le Dieu d’Israël ? 

    Quelques précisions élémentaires sur cette inscription. Pierre écrite est le seul document qui traite de Theopoli et de ses trois fondateurs, apparemment à titre posthume. C’est curieux et intrigant. Dardanus est le cognomen (le surnom) du préfet du prétoire des Gaules. Son nom de famille est Claudius, et son prénom Postumus *. Vu qu’un héritage est à titre posthume, il se peut que Pierre écrite soit le testament de Dardanus, pour les siècles à venir… ? La question reste posée. 

    * Le prénom Postumus désigne généralement un enfant posthume, né d’un père décédé avant sa naissance (Note de P. Berlier). 

    Qui es-tu Dardanus ?

    Ton cognomen nous informe-t-il que tu es descendant de Dardanos, fondateur de la cité de Troie, fils de Zeus et d’Électre, donc de sang divin ? Dans le palais impérial Dardanus exerça les hautes fonctions administratives de maître des requêtes et de questeur. Vers l’an 400 il fut consul de la province viennoise, la plus riche de la Narbonnaise. À partir de l’an 409, par un édit de l’empereur Honorius il fut promu préfet du prétoire des Gaules et fut revêtu de la dignité suprême de patrice, conseiller de l’empereur. En tant que préfet du prétoire des Gaules, Dardanus administrait la Gaule, la Belgique, l’Espagne, la Grande Bretagne. 

    Pouvoir très relatif. En 406, dans l’hiver, les hordes de barbares passaient le Rhin gelé et dévastaient l’ouest de la Gaule. Profitant de ces désordres, les légions de Grande Bretagne se révoltaient, égorgeaient leurs officiers, élisaient général un des centurions nommé Constantin, pour le prestige de ce nom, rappelant l’empereur célèbre du siècle précédent. Constantin passait la Manche avec ses légions qu’il conduisait dans la vallée du Rhône, et investissait Arles, préfecture des Gaules après la destruction de Trèves par les barbares. Apparemment Constantin occupa Arles pendant trois ans à ce qu’écrit Honoré Bouche. Donc de 406 à 409. Constantin assiégé par les légions fidèles à l’empereur fut fait prisonnier, décapité, et sa tête expédiée à l’empereur dans un baril de sel. En conséquence, vu l’occupation d’Arles par Constantin de 406 à 409, on ne sait pas où se trouvait Dardanus pendant ce temps. Je vais vous donner mon avis sur cette lacune historique. 

     Par le plus grand des hasards qui font si bien ou si mal les choses, lorsque cela leur convient, en l’automne 1993 je rencontrais à la foire de la lavande de Digne un Monsieur initié aux arcanes ténébreux de l’Histoire, inconnue des universitaires. Je nommerai conventionnellement ce Monsieur OSS 118, car il fut, en tant qu’officier supérieur de l’Armée d’Afrique, chargé de la « protection rapprochée » du général qui sauva l’honneur de la France en 1940. Sous sa majesté Pompidou Ier, OSS 118 devint le directeur du Groupe Action du S. D. E. C. E., actuelle D. G. S. E. Ce fut notre intérêt commun pour le phénomène ovni qui créa entre OSS 118 et moi-même des liens d’amitié en tant que frères d’armes au service de la France. Je dois dire que je suis Maître principal de l’Aéronautique navale, en retraite après 30 ans de service actif sur mer, sur terre et dans les airs. Il y a également le fait que OSS 118 étant natif d’un village situé à 10 km au sud des rochers de Dromon il était, ainsi que moi, intrigué par les mystères de Pierre écrite. 

    Théopolis, la cité disparue 

    La question principale à résoudre était :

    mais où sont donc les murs et les portes de Theopoli… ?

    Vu ses moyens d’investigations, OSS 118 avait positionné dans les caves du Palais de Néron, devenu celui de Saint Pierre, des taupes aux aguets de toutes informations utiles. Au cours d’un repas chez le puisatier d’Entrepierres, à 5 km au sud de Dromon, OSS 118 me raconta cela : « Dardanus avait établi son camp retranché où stationnaient ses deux légions dans les environs des rochers de Dromon ». Une légion était forte de 6000 combattants. Donc deux légions groupaient 12000 légionnaires lourdement armés, aptes à manœuvrer en rangs serrés et à former « la tortue » véritable forteresse humaine laminant les adversaires sur son passage. À cela il convient d’ajouter des escadrons de cavaliers et des sections d’archers et de frondeurs. Ce qui au total regroupait, avec les catapultes légères, 20000 combattants. Cette force offensive était suffisamment dissuasive pour détourner les barbares d’une attaque de cette forteresse des dieux de la Celtide, dont l’accès se fait par d’étroites gorges rébarbatives. 

    En conséquence, pas de murailles en pierres massives pour assurer la protection du « locus théopoliforme », seulement des levées de terre, des palissades, des tours en bois, disparues, laminées par les éléments atmosphériques depuis 1600 ans. 

    Apparemment, le préfet du prétoire des Gaules ne résidait pas dans le Val de Dromon, mais à quelques kilomètres au nord de Segustero (Sisteron), sur l’actuel domaine de Saint-Didier (évêque burgonde) qui en l’an 1000 appartenait aux évêques de Gap, ou Vapincum. Ce qui me fait supposer que Saint-Didier en tant que résidence de Dardanus et de son État-major, c’est le fait que la voie praticable ouverte par les légionnaires et les esclaves du préfet des Gaules ne se dirige pas vers Segustero mais vers le plateau de Saint-Didier où se situent les traces d’au moins trois villas romaines des IVe – Ve siècles. 

    Quant à l’inscription de Pierre écrite, il convient de la dater ultérieurement au séjour de deux ans du général Dardanus. Elle peut avoir été gravée un siècle après son passage éphémère. Le temps avait érodé les souvenirs de la population locale au sujet des fortifications qui devenaient des murs et des portes, ce qui ne convient ni au val de Kard-Avon ni à l’ensemble des rochers de Dromon, qui vus de 1 km au nord représentent la silhouette d’une galère antique, donc, à l’évidence un dromon. La dernière phrase de l’inscription montre que ce fut la population locale qui la fit graver. « Afin que leur sollicitude (de Dardanus, Nevia Galla et Lepidus) pour le salut de tous et un témoignage de la reconnaissance publique puissent être montrés par cette inscription ». 

    À l’examen d’une carte de la Provence dans sa globalité on s’aperçoit que le camp retranché de Theopoli est, à quelques dizaines de kilomètres près, au centre d’un demi-cercle sud englobant tout le littoral, de Nice à Arles, zone ouvrant sur la route en direction de Collioure. Donc, de ce point stratégique qu’était Theopoli, les légions de Dardanus pouvaient intervenir de 5 jours à 3 semaines en tous les points de la provincia où leur présence était nécessaire. L’on sait que Jules César a conquis la Gaule chevelue par la vélocité des jambes de ses légionnaires, il surgissait toujours où on l’attendait le moins et pulvérisait ses adversaires. 

    Dans l’année 409, le prince Jovinus, du peuple des Arvernes, fédéra quelques autres peuples chevelus du centre de la Gaule et fit sécession du pouvoir central de Rome. Jovinus s’allia avec Günther roi des Burgondes, Goard roi des Alains, et Athaulf roi des Wisigoths. Les troupes de ces quatre Seigneurs de la Guerre se regroupèrent à Valence, dans le but de marcher ensuite sur Arles et de là sur Rome. Dardanus fut alerté par ses espions, ainsi que par la princesse Placidia, sœur de l’empereur Honorius, captive dans une cage dorée d’Athaulf, amoureux fou d’elle. Devant l’urgence de la situation Dardanus fit marcher son armée sur Valence, où il rencontra les rois barbares d’Outre-Rhin qui « grinçaient des dents » contre l’autoritarisme despotique du prince Jovinus du peuple des Arvernes. Excellent diplomate, tribun au verbe puissant, le préfet du prétoire des Gaules brisa l’alliance entre Athaulf, Günther et Goard, qui abandonnèrent Jovinus à son sort. 

    Les barbares investirent Valence et donnèrent l’assaut à ses murailles. Ce furent les guerriers d’Athaulf le Wisigoth qui firent prisonnier l’Arverne Jovinus, l’enchaînèrent et le livrèrent à Dardanus. Pendant qu’il s’occupait du sort de Jovinus et de sa coalition, un général de l’empereur Honorius avait occupé Arles et chassé les troupes du fantoche Constantin, général félon des légions de Grande-Bretagne. Constantin fut décapité et sa tête expédiée à Ravenne, dans un baril de sel. Quant au prince Arverne Jovinus, ce fut Dardanus qui lui trancha la gorge du fil de son glaive, à Narbonne, devant les légions et le peuple réunis. 

    Placidia s’était promise charnellement à Athaulf, en épousailles royales, à condition qu’il fonde un royaume dans le sud de la provincia. Dardanus, informé du désir de Placidia, qui fut paraît-il sa maîtresse, d’obtenir la Narbonnaise pour y fonder un royaume, donna le feu vert au peuple des Wisigoths pour franchir le Rhône sur le pont de bateaux d’Arles. J’ignorais ce détail, ce fut Myriam Philibert qui m’en instruisit par son livre Théopolis, la Cité de Dieu. 

    Pendant le siège de Valence les Wisigoths stationnaient quelque part du côté de Turin, sur l’ordre des messagers de leur roi ils prirent la route du col du Montgenèvre, passèrent Briançon, Gap, descendirent la rivière Durance et arrivèrent à Sisteron. Vers le soleil levant était Theopoli, quelques chariots en prirent la direction, ils contenaient le prix payé par Athaulf pour les services rendus par Dardanus à son peuple. C’est ainsi qu’une partie des pillages des riches villas romaines et de Rome se trouvèrent enfouis quelque part dans le secteur de Dromon. 

    Dans les années 1935 – 1945, le curé Jourdan de Saint-Geniez, maire de cette commune, aidé par Marius Maldonnat, radiesthésiste, et une équipe de gais lurons, se mit à fouiller la région à la recherche du trésor de Dardanus. Le Dromon bien sûr, mais également la montagne du Trainon, dont la face nord est trouée de cavités par affaissements de terrains, qu’ils nommaient : la montagne de l’or, ce qui est très indicatif. 

    À Valence, Dardanus avait rencontré le roi Günther du peuple des Burgondes. Ce peuple possédait un fabuleux trésor, celui des Nibelungen. Suivant Alfred Weysen, auteur du livre très controversé L’île des Veilleurs, sur le trésor des Templiers du Verdon, les Burgondes s’établirent au nord de Sisteron, dans le secteur de l’actuel village de Nibles, dominé au nord par le Rocher de Hongrie et au sud par les falaises du Plateau de Gache. Quelque part dans cette contrée chaotique serait caché le trésor des Nibelungen. 

    Suivant la légende ce trésor se trouverait dissimulé dans une profonde caverne, près d’une cascade. Sur ce trésor veillerait le nain Andwari, possesseur de l’anneau d’invisibilité. Dans le nain Andwari nous retrouvons le démon gardien du trésor du temple de Salomon, l’Asmodée de Rennes-le-Château. De nos jours, les falaises de Gache, le Rocher de Hongrie, les Rochers de Saint-Michel, à l’est du Dromon, abriteraient une flottille de soucoupes volantes pilotées par des petits-gris, qui sont les veilleurs intemporels des Gîtes Secrets du Lion, et où suivant l’ufologue américain G.-H. Williamson seraient stockées les archives de l’Atlantide, dans l’attente du temps de l’Apo-kalypse, qui est le temps de la Révélation.

    Lire son livre :  THEOPOLIS 

    (source : france-secret

     

     

     

    LES MYSTÈRES DE NOTRE-DAME DE DROMON

    Dans le désert minéral qu’est de nos jours le lieu qui se nomme Théopolis, sur le terroir de Saint-Geniez, à 17 km à l’est de Sisteron, le seul édifice médiéval ayant résisté aux outrages du temps et aux actions destructrices des humains, est la crypte de Notre-Dame de Dromon, chapelle ruinée vers 1400, oubliée des populations et reconstruite au XVIIe siècle sur ordre de la Dame des Cieux. Encore faudrait-il savoir quelle est cette Dame Cosmique, lorsqu’on sait ce qu’écrit Paul Arène, poète provençal, co-auteur des Lettres de mon moulin publiées par Alphonse Daudet, et auteur de nombreux contes provençaux qui hélas ne connurent pas le succès des Lettres.

     

    LES ROCHERS DE DROMON

    Dromon est à a une lieue de Saint-Geniez, là où s’ouvre le tumultueux ravin du Malpas. Il est peu de sites plus grandioses en Haute-Provence, plus âpres, où l’érosion creuse ses blessures dans le chaos des rochers et des terres éboulées.

    Le plus grand de ces rochers, Dieu Minéral traversé de failles, veille sur le ravin d’où monte la plainte du torrent du Vançon. Contre, accroché à ses flancs, est la chapelle de Dromon. C’est un lieu où les Dieux de la Terre, les Orages, le Soleil, le Vent luttent de force à longueur d’année.

    Le christianisme a recouvert des cultes Païens de la Vie et de la Fécondité. La crypte que protège le manteau de pierres de la chapelle a nourri de ces thèmes ses étranges chapiteaux d’albâtre.

    Elle est petite cette crypte, le temps lui a ravi son absidiale nord, elle abrite un rocher que des mains et des lèvres ont usé.

    Les femmes frappées de stérilité venaient peut-être demander là des fils vigoureux pour conduire les troupeaux hérissés de béliers tout semblables à ceux qui hantent les chapiteaux.

    La datation est incertaine. On a parlé du IXème au XIème siècle… ?

    C’est querelle d’archéologue…
     

    On a pensé encore que la crypte pouvait abriter les cendres de Dardanus (le héros de Pierre Écrite) sanctifié par son ascèse…

     

     Crypte de la chapelle Notre-Dame de Dromon : Au fond la Pierre de Fécondité, formant une partie du mur ouest

    Sur le plan historique, la chapelle de Dromon et sa crypte surgissent d’un passé incertain dans notre époque contemporaine en l’an 1656. Suite à l’intervention d’une Dame Cosmique qui interpella un petit berger faisant paître ses moutons sur le promontoire où de nos jours est édifié la chapelle, mais en ces temps là, il n’y avait qu’un amoncellement de pierres difformes recouvertes de ronces au milieu desquelles était plantée une croix, en bois vermoulu. 

    Voici le texte qui fait surgir la chapelle du néant et lui redonne vie après bien trois siècles d’oubli : LA THÉOPOLIS DE PROVENCE ET NOTRE-DAME DE DROMON, édité en 1883 par M. E.-F. André, chef d’institution du secondaire à Marseille, natif de Saint-Geniez. Dédié à Monseigneur Vigne, évêque de Digne, préfecture des Basses-Alpes (Alpes de Haute-Provence aujourd’hui).

    Dans la page 56 de cet opuscule de 70 pages, il est question d’une lettre du curé de la paroisse de Saint-Geniez-de-Dromon, mentionnant la découverte miraculeuse des ruines d’une chapelle oubliée depuis des siècles. Je présume détruite vers 1385 par une troupe de pillards commandés par le sanguinaire Capitaine Ferragus, qui dans la même année détruisit également le monastère de Chardavon édifié en l’an 1060 par les moines de Saint-Victor de Marseille. Ce monastère se trouvait à 1 km à l’est de Pierre Écrite. De nos jours aucun vestige, on ignore où il s’élevait exactement.

    DE THÉOPOLIS VERS AQUARIA

    Quelque temps plus tard, les spadassins du Capitaine Ferragus prenaient d’assaut le Castellas de Roquemartine, sur la commune d’Eyguières dans les Bouches-du-Rhône, et massacraient le seigneur et ses serviteurs. Je suppose que ces deux actes de vandalismes et meurtres sont liés par des raisons d’oppositions religieuses en ces époques sanglantes. Il faut bien convenir, à Dieu n’en déplaise, que le message d’amour de son fils « aimez-vous les uns les autres » a dégénéré en dogmatiques autorisant les pires exactions. Je n’irai pas plus loin.

     

    Ruines du Castellas de Roquemartine, près d’Eyguières

    Là se pose une interrogation : pourquoi suis-je informé sur la mise à sac du Castellas de Roquemartine par le Capitaine Ferragus ? Tout simplement du fait que, natif du Poët, 10 km au nord de Théopolis, dont les seigneurs étaient au XVIe siècle prévôts du monastère de Chardavon, la « drôle de guerre » de 1940 conduisit ma famille à venir résider à Eyguières, d’où ceci explique cela, de cause à effet.

    De plus, le hasard très improbable qui fait si bien les choses et les fait s’interpénétrer entre elles, conduisit l’ami André Douzet, notre brave compagnon de Périllos, à s’intéresser à Roquemartine au sujet de documents Templiers. Ce qu’il relate dans la revue Le monde de l’Inconnu, puis sur son site Internet France Secrets. André écrit :

    Eyguières — Le cinquième endroit dépositaire se situe à proximité de cette commune. Le secteur y est très ancien et l'on y retrouve des sites mégalithiques très curieux. Son nom serait dû aux sources de la région. Nous retiendrons seulement 2 lieux pour notre attention : les grottes du Saint-Cerf et de Sainte-Cécile.

    Je connais très bien ces deux grottes qui s’ouvrent dans le Mont Menu, au nord-ouest d’Eyguières. Elles sont sur un terrain ayant appartenu à la grand-mère de mon épouse. Sur ce terrain sont les ruines d’une villa gallo-romaine du IVe siècle, du nom d’Aquaria, qui devait ensuite dériver en Aqueria et donner naissance au nom Eyguières (les eaux qui descendent de la montagne, selon l’étymologie admise : voilà pour les sources évoquées par A. Douzet).

    Je remercie très sincèrement André Douzet pour toutes ces informations. 

    André Douzet semblerait avoir confondu Roquemartine avec le prieuré de Saint-Symphorien, sur la commune de Caumont-sur-Durance, près d’Avignon, desservi par les Chartreux de Bonpas, dont la chapelle présente de multiples graffitis, parmi lesquels en effet une croix ressemblant à la « croix indélébile » de Sainte-Croix-en-Jarez. 

    Roquemartine conserve bien, par contre, dans sa chapelle Saint-Sauveur une peinture murale très endommagée, représentant une crucifixion effectivement comparable à celle de Sainte-Croix-en-Jarez. Nous y reviendrons un jour sur notre site Les nouveaux regards, car nous disposons de photos et surtout de relevés anciens. 

    Enfin, on ne peut que s’interroger au sujet de cette phrase « Pierre de Châteauneuf… même nom que l’époux de la fondatrice de la chartreuse », quand on sait que ledit époux se nommait Guillaume de Roussillon, ce qui n’a pas franchement de rapport avec Pierre de Châteauneuf ! Même si Guillaume possédait certes le manoir de Châteauneuf dans le Pilat, l’un des nombreux Châteauneuf que compte la France, puisque 37 communes portent ce nom … 

    À ces informations, je me dois d’ajouter les miennes, jamais révélées à ce jour, bien connues de Patrick Berlier. Lorsqu’en 1940 nous habitâmes à Eyguières, j’avais 9 ans. À l’école, j’entendais les élèves parler avec admiration d’une pièce de théâtre jouée par la compagnie artistique de ce village : Le légende du Talisman bleu (pommes bleues ?). Un jeudi, j’accompagnai les élèves de ma classe pour jouer à la recherche de ce Talisman bleu, et cela dans la grotte Sainte-Cécile, et également dans les ruines du Castellas de Roquemartine, à qui l’on donne aussi le nom enchanteur de Château de la Reine Jeanne.

    Les années passèrent, et dans les années 60 un jour j’achetai à Eyguières un album de cartes postales : Eyguières, le temps retrouvé. Quelle ne fut pas ma surprise de trouver page 99 la représentation de l’affiche du Talisman bleu ; je dois admettre que ma stupéfaction ne connut plus de limites lorsque je lisais les titres de l’acte 3. Jugez-en par vous-mêmes, dans l’optique de Rennes-le-Château :

    1er tableau – La grotte du Talisman
    2ème tableau – En partant pour la Mérovie
    3ème tableau – Sur la terre Mérovienne

    En toute hyper logique irrationnelle, il ne peut s’agir que des Mérovingiens ? À partir de cette constatation, tous les fantasmes sont permis. Donc fantasmons en toute objectivité. Que savait l’auteur de cette fantasmagorie Mérovingienne ? Lequel se nommait Paul Olivier, que j’avais bien connu ; hélas décédé lorsque j’achetai Le temps retrouvé. Quant à son fils, rien à tirer de lui. Le seul des 30 participants acteurs du Talisman bleu, encore en ce bas monde en 2001, était Antoine Allemand, mon aîné de trois ans. Âgé de 13 ans lors de la sortie de la pièce, il ne se souvenait plus des thèmes. L’Office du Tourisme ne m’est d’aucun secours. Je n’ai plus qu’à attendre que se manifeste le Dieu Hasard qui fait si bien les choses lorsqu’il le veut.

    Voici un aperçu des méandres labyrinthiques où l’amateur investigateur tâtonne du présent vers le passé en route pour l’illusion du futur insaisissable pressenti par un intellect englué dans les fantasmes générés par les lobes cervicaux. Avant de terminer ce chapitre sur le Talisman bleu, il me revient à la mémoire que ce furent deux compagnons théopolidiens qui par le plus grand des hasards découvrirent l’article du camarade Douzet, et me le transmirent, connaissant les origines eyguièriennes de mon épouse. Ceci est pour moi une parfaite démonstration de notre manipulation par des Forces Supérieures, les Déesses et les Dieux de l’Antiquité païenne qui, il se peut, peuvent bien être dans notre temps ; ce que nous nommons faute de mieux « le phénomène ovni », car les ovnis sont très présents aussi bien à Théopolis qu’à Aquaria.

    Pour conclure, voici « l’environnement cultuel antique d’Aquaria ». À 1 km à l’ouest des fouilles d’Aquaria sont les sommets gémellaires des Opies, qui se dressent vers le ciel tels les seins orgueilleux d’une jeune femme, et c’est bien de cela qu’il s’agit. Opie ou Au Pis est un des multiples noms de la grande déesse Artémis, sœur jumelle d’Apollon, fille de Zeus et de Léto. Apollon est le Soleil. Artémis est la Lune. À ce titre, sous Rome, elle est Diane chasseresse que l’on adorait dans la crypte de Dromon. Il faut voir la clarté « argent liquide » de la pleine lune pénétrer dans la crypte pour comprendre la mystique qui enflammait le cœur et l’esprit des bergers et des paysans d’il y a 2000 ans et admettre avec notre intellect l’importance de ce culte reliant la Vie et la Mort.

     

    Notre ami Roger Corréard assimile ici en un seul personnage, comme cela se fit beaucoup dans l’Antiquité, trois déesses différentes : Artémis sœur d’Apollon, déesse de la vie sauvage, de la chasse et des femmes ; Artémis d’Éphèse, déesse de la fécondité, représentée avec de multiples seins, très honorée en Provence ; et Séléné, autre déesse des femmes, personnifiant la Lune. Il faut signaler aussi que l’étymologie « officielle » voit dans les Opies (prononcer « Aoupi ») une déformation patoisante du mot Alpilles, dont ce sommet double constitue le point culminant.


     

    Les Opies, côté est, vues du Castellas de Roquemartine

    Sur le flanc est des Opies est le Val de Lègue, le ravin de l’eau, où une abondante source coulait vers Aquaria. L’eau est à l’origine de la Vie. Ainsi qu’à Glanum, à 30 km à l’ouest d’Aquaria, quelque part le long du ravin de l’eau, enfoui sous la pierraille de l’érosion, doit se trouver une piscine dédiée au culte de l’eau fécondante. Ainsi que, jusqu’au XIIIe siècle, il en existait une au fond du ravin du Gour, à la verticale de la chapelle de Dromon. De nos jours ce bassin existe toujours, il sert à arroser le jardin d’un cabanon où Paul Arène et Élimir Bourges, secrétaire du Sar Péladan, venaient boire la Fée verte.

     

    Les Opies, côté ouest, vues du sentier traversant la montagne entre Eyguières et Aureille : Souvenir d’une merveilleuse randonnée dans les Alpilles

    À 1 km à l’ouest d’Aquaria, sur les falaises de Coste Ferre est l’oppidum d’Anatilla, de la tribu celto-ligure des Ana-Tii adorateurs de la grande déesse Ana qui « écoute et qui répond ». La tombe mythique d’Ana est dans la deuxième crypte de la cathédrale d’Apt, dans le Vaucluse, sur la voie Domitienne qui conduit de Cavaillon à Sisteron.

    Dans la falaise, que surplombent les empierrements dévastés de l’oppidum des Ana-Tii, est la grotte de Saint-Cerf, qui est le grand cerf nommé Cernunnos par les Gaulois, le Procréateur. Quant à sainte Cécile, elle apparaît pour catholiciser le paganisme.

    Tout ce que j’écris est très schématique et donne lieu à de multiples interprétations. Que savons-nous sur les croyances de nos ancêtres de plus de 2000 ans ? Presque rien… Nous ne pouvons qu’imaginer suivant nos concepts mentaux du troisième millénaire.

    À suivre…


     
    Roger Corréard
    (accompagné ici de Jimmy Guieu)

    En septembre, le prochain volet de cette chronique nous ramènera à Théopolis, à bord de l’ovni du 18 mars 1972, dont la trajectoire a pu être reconstituée depuis les Opies, où il apparut, jusqu’à la montagne du Trainon, près de Saint-Geniez, qu’il percuta. Et nous verrons comment les ovnis peuvent nous aider à retrouver la piste de Dom Polycarpe de la Rivière… 

    (source : regardsdupilat)

      

    Lieux énigmatiques

     

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