• Ajanta, la cité merveilleuse

    Lieux énigmatiques

    Ajanta, la cité merveilleuse

    Une ancienne légende, en Inde, raconte l'histoire d'une civilisation d'un peuple d'une immense beauté. Ce peuple serait à l'origine d'une cité incroyable : Ajanta.

    A Ajanta, 29 grottes artificielles ont été creusées dans du basalte dur, actuellement personne n'arrive à expliquer coment ces grottes ont été créées.

    Ajantâ 
     
     Aurangabad - Ajanta Caves (9).JPG
     
    Les grottes situées, dans un ravin boisé, au centre des monts Indhyagiri à quelque 5 km du village, ont été découvertes en 1819 par des soldats britanniques lors d'une partie de chasse. Au fond du ravin court la rivière Vaghorâ, un torrent de montagne qui forme une série de chutes d'eau dont le bruit a dû être constamment audible par les habitants des grottes. Celles-ci ont été excavées sur la face sud abrupte du ravin, et s'échelonnent d'une dizaine à une quarantaine de mètres au-dessus du lit du torrent. Elles ont été creusées en partant du plafond et en descendant jusqu'au plancher, une technique utilisée de façon générale en Inde.

    AJANTA

    Ajantâ est un village de l'état indien de Maharashtra célèbre pour son groupe de 29 grottes artificielles creusées dans du basalte dur, dont trois inachevées. En 1983, le site d'Ajantâ a été classé au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.

    Elles se classent en deux catégories, les premières servaient de refuge aux moines durant la saison des pluies, et les suivantes servaient plutôt de salles de réunion et de prière. Les premières, comportent habituellement un large porche, couvert par un toit soutenu par des piliers, aujourd'hui disparu, et donnent vers l'intérieur sur un hall généralement d'environ 10 à 11 m sur 7. À gauche, à droite et au fond, les cellules sont excavées et une image du Bouddha se tient habituellement dans une niche au fond face à l'entrée. Le nombre de cellules change selon la taille du hall, et dans les plus grands, des piliers soutiennent le toit de chacun des trois côtés, formant une sorte de cloître entourant le hall. Les salles de réunion pénètrent beaucoup plus profondément dans la roche, les plus grandes d'entre elles mesurant jusqu'à 30 m sur 14, cloître y compris.

    AJANTA

    AJANTA

    Concernant leur ancienneté, les grottes se classent en trois groupes, la construction des plus anciennes (n° 8, 12, 13 15a, 9 et 10) date desiie siècle et ier siècle av. J.-C., au temps où la dynastie Shâtavâhana régnait sur l'Inde centrale ; le deuxième groupe du IIIe à la fin du ve siècle(dynastie des Vâkâtaka) et le troisième de la fin du VIe à la fin du viiie siècle (dynastie des Châlukya de Vâtâpi). La plupart des murs intérieurs des grottes sont couverts de peintures à fresque, de qualités très diverses. Aucune de ces peintures n'est datée, mais l'analyse des motifs permet d'avoir une idée assez précise de leur période de conception et ainsi de les classer chronologiquement.

    À l'époque de leur découverte, en 1817, elles étaient en bon état de conservation, mais elles se sont depuis beaucoup dégradées en particulier sous l'effet du tourisme de masse. Cependant, les grottes 1, 2,16 et 17 offrent encore un aperçu de ce qu'elles pouvaient offrir au temps de leur splendeur et l'ouvrage The painting in the Buddhist cave temples of Ajanta (1896) de John Griffiths, alors directeur de la Bombay School of Arts, permet d'avoir une idée de leur état avant qu'elles commencent à se dégrader. Ces copies sont d'une valeur inestimable pour connaître l'art pictural indien avant la contre-réforme hindouiste qui fit disparaître le bouddhisme de la terre indienne.

    Ajantâ était un centre monastique et universitaire. Le moine et voyageur chinois Xuanzang nous apprend que Dignâga, le célèbre philosophe bouddhiste, auteur de livres fameux sur la logique, a résidé là. À son apogée, le site devait pouvoir fournir le logement pour plusieurs centaines de personnes, professeurs et élèves compris.

    Une scène colorée de l'une des vies antérieures de Bouddha est représentée sur la paroi d'une grotte. Dans cette scène, le roi Mahajanaka, après avoir renoncé à ses biens temporels, prend un bain rituel avant de revêtir sa robe de moine.

    La richesse des couleurs, la souplesse des formes et la chaleur spirituelle des peintures murales d'Ajanta s'inscrivent dans une tradition qui a eu une influence sur l'art des temples à travers l'Inde et l'Asie du Sud-Est tout au long du millénaire suivant.

    (source : wikipedia)

    Spectaculaire !

    Considéré par certains comme l’équivalent indien de Petra en Jordanie

    Les grottes d’Ajanta occupent un site aussi spectaculaire que les merveilles qu’elles abritent. Découvertes en 1819 par un détachement de la compagnie des Indes Orientales qui chassaient le tigre dans la région, la grotte numéro 10 fut la première à être aperçue car les lieux étaient envahis par la jungle. Les soldats britanniques venaient de faire une découverte archéologique sensationnelle. Au total, 29 grottes furent découvertes, contenant des statues de bouddha, des fresques bien préservées vieilles de plus de 2000 ans,et des sculptures à l’extérieur.

    Autrefois Ajanta fut un endroit idéal pour les moines bouddhistes itinérants pour fonder leurs premiers monastères permanent. Les grottes abritait plus de 200 moines, ainsi qu’une communauté de peintres, sculpteurs et travailleurs chargés de creuser et de décorer les excavations. La plupart des travailleurs sur le site n’étaient pas bouddhistes mais hindouistes, employés par la cour royale de l’époque.

    Autour du VIème siècle, le site fut abandonné, soit à cause de la popularité grandissante des grottes d’Ellora ou de la résurgence de l’Hindouisme. Le site à même été ignoré par les iconoclastes musulmans qui ont causés beaucoup de dommages à d’autres sites sacrés durant l’ère médiévale.

    Par le passé, toutes les tentatives de documentation et de restauration ont été des échecs, à tel point qu’on a dit que les grottes étaient maudites: copies des peintures brûlées dans des incendies à des endroits différents et détruites dans un tremblement de terre, et restauration foireuse en 1920 par des artistes italien qui avaient utilisés du vernis qui a endommagé encore plus les peintures.

    La technique employée par les artistes d’Ajanta a peu changée au cours des 800 ans durant lesquels le site était utilisé. Les parois des grottes étaient recouvertes d’une couche de 6 à 7 cm d’un mélange de glaise, bouse de vache et poils d’animaux, renforcés avec de la fibre végétale. Puis ils appliquaient une couche de chaux blanche, dessinaient les croquis et peignaient avec des pigments naturels. Enfin, les peintures étaient polis avec une pierre pour les faire briller.

    La seule source de lumière des artistes étaient des lampes à huile, des miroirs en métal qui reflétaient la lumière du soleil ainsi que l’eau de la rivière, d’ailleurs l’extérieur des grottes était inondé exprès pour cela.

    La visite est assez simple, une fois arrivé au parking, payez votre ticket au guichet, puis suivez le chemin suivant le flanc de la colline pour visiter les grottes qui sont numérotées et qui forment un arc de cercle  pour déboucher sur une cascade. Sinon il est possible de les visiter par ordre chronologique.

    Des guides proposent leur service à l’entrée, pour une visite de deux heures (il est possible de visiter encore une fois après, seul et à son rythme). Il est aussi possible de traverser la rivière par un pont et degrimper sur la colline faisant face au grottes pour prendre des photos et voir la cascade Saptakunda.

    Ce qui est vraiment marquant à Ajanta, c’est l’impression de se retrouver dans une machine à voyager dans le temps qui nous ramène 2000 ans en arrière: même si elles sont difficiles à voir clairement, les peintures qui émergent de l’obscurité sont très sophistiquées et montrent des scènes de la vie indienne du passé, des danses, des animaux, des scènes de batailles, la vie de Bouddha etc… L’endroit dégage quelque chose de spécial et doit absolument être visité si vous allez en Inde, mais aussi pour comprendre les premières civilisations.

    • Pour limiter les dommages faits aux peintures, il est interdit de prendre des photos avec flash (mais aussi d’utiliser un trépied) et l’entrée de certaines grottes est limité à un certain nombre de visiteurs en même temps.
    • Prenez aussi à manger avec vous et beaucoup d’eau. Sinon, il y a un restaurant près de l’entrée.
    • Malgré son isolement, l’endroit reçoit énormément de visiteurs, donc mieux vaut éviter d’y aller le week-end et durant les vacances scolaires.

    Explorer Ellora

    Considéré par certains comme l’équivalent indien de Petra en Jordanie, les grottes d’Ellora ne bénéficient pas du même paysage que sa voisine d’Ajanta mais sont autant spectaculaires et compensent par un grand nombre de sculptures. Au total, il y a 34 grottes bouddhistes, hindouistes et jainistes, qui furent excavées parfois au même moment.

    Ce site est devenu un centre d’activité religieuse et artistique car une route marchande passait à côté en direction des villes du Nord et des ports de la côte Ouest. C’était au départ les marchands attiré par une religion sans castes ni discrimination sociale qui ont financés la création d’Ellora, les grottes étant au début des refuges pour les moines bouddhistes lorsqu’il pleuvait, puis furent transformées en temples et monastères au fur et à mesure. La construction a débuté au moment de l’abandon d’Ajanta, située 100km plus loin, alors qu’à cette période c’était le ‘début de la fin’ du bouddhisme au centre de l’Inde, remplacé ensuite par l’hindouisme, puis par le jainisme vers la fin du premier millénaire.

    Contrairement à Ajanta, Ellora n’a pas échappée aux destructions faites par les iconoclastes musulmans au XIIIème siècle. Toutefois les meilleures sculptures ont été bien préservées.

    Comme à Ajanta les grottes sont numérotées, mais suivant un ordre chronologique. Pour voir les grottes les plus vieilles en premier, allez directement à droite quand vous êtes face au temple de Kailash. Plus vous progresserez le long des grottes, plus celles-ci deviendront impressionnantes en taille.

    Mieux vaut garder le meilleur pour la fin d’après midi lorsque tout le monde est parti et qu’il est éclairé par le soleil couchant, c’est-à-dire la visite du colossal temple de Kailash, situé dans une énorme cavité creusée dans la falaise en un complexe de halls, galeries et sanctuaires. C’est vraiment le chef-d’oeuvre d’Ellora, et même les voyageurs les plus blasés devrait être scotchés par l’ampleur du monument.

    Kailash n’est pas une grotte à proprement parler mais une sculpture gigantesque taillée dans la colline. Il est possible de la voir du dessus depuis le haut de la colline.

    On dit qu’elle a été imaginée par le roi Krishna 1er (756-773) et qu’il a fallu près de 100 ans pour la terminer.

    Une partie du temple de Kailash

    Sa construction a débutée en creusant tout en haut de la colline jusqu’en bas. Au total, on estime à environ 500 000 tonnes les débris évacués de la colline pour sa construction, avec aucune place pour l’improvisation ou la moindre erreur. Le temple a été conçu comme une réplique géante d’une montagne tibétaine divine. Autrefois, il était recouvert de chaux blanche mais sa couleur à quasiment disparu avec le temps.

    (source : noobvoyage)  

     

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