• Avenir de notre planète

    Mystères de la terre

     La Terre dans 50 millions d'années

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    Notre planète bleue est loin d'être statique.
    Comme nous l'avons vu précédemment, l'histoire de la Terre se caractérise par des cycles. Du point de vue de la dynamique du globe, les continents bougent, s'éloignent ou s'entrechoquent. Dans 50 millions d'années, leur répartition va être sensiblement différente de celle actuelle.

    Il est difficile d'affirmer que la Terre vue du ciel présentera exactement ce faciès. Les scientifiques se basent sur l'histoire de la tectonique des plaques, de leur vitesse actuelle de progression pour élaborer cette carte.

    Tout porte à croire que dans 50 millions d'années les océans Atlantique et Indien continuent à s'étendre de plus en plus, éloignant par la même occasion le continent américain de l'Europe et de l'Afrique. La mer Méditerranée se referme à cause de la remontée de la plaque africaine vers la plaque eurasienne. Ce jeu tectonique provoque une remontée de l'Angleterre vers le pôle Nord et une descente de la Sibérie vers des latitudes beaucoup plus tropicales.

    La chaîne himalayenne va s'étendre de l'Espagne à l'Asie, en traversant de part en part l'Europe.

    A noter l'apparition d'une zone de subduction (enfoncement de la plaque océanique sous la plaque continentale) au niveau de la côte est du continent américain. Malgré l'extension de l'océan atlantique au niveau de sa dorsale, il va à terme disparaître au niveau de cette zone de subduction.
     
     

    La Terre dans 150 millions d'années

    Terre dans 150 millions d'années


    L'océan Atlantique continue inexorablement son enfoncement sous la plaque continentale américaine, ce qui provoque un rapprochement des continents américain et euro-africain. Nous pouvons constater que l'évolution tectonique de la Terre tend à la reformation d'un futur super continent comme la Pangée il y a 300 millions d'années.

    L'océan indien se referme, lui aussi, car la croûte océanique disparaît dans la fosse centrale indienne. L'Australie entre en collision avec l'Antarctique qui amorce aussi une remontée vers le nord. Cela a pour conséquence de modifier le climat des continents. L'Antarctique devient une île chaude recouverte de forêts. De la collision naîtra une chaîne de montagnes dans le Bush australien.

    Quant à l'Europe, elle est encastrée entre l'Afrique et l'Asie. Elle est soumise à de fortes pressions, ce qui provoque la création de nouvelles montagnes. En effet, les Pyrénées et les Alpes, totalement érodées, seront remplacées par de nouvelles chaînes montagneuses.

    Sur le continent américain, le nord et le sud tendent à se séparer. L'Amérique du Sud se rapproche de l'Antarctique. 

    La Terre dans 250 millions d'années 

    Terre dans 250 millions d'années

    Les scientifiques prédisent l'apparition d'un nouveau super continent, la Pangée ultime. Tous les continents se sont rapprochés pour former un seul bloc. L'Amérique du Nord est entrée en collision avec l'Afrique. Quant à l'Amérique du Sud, elle est entourée par l'extrême sud du continent africain. La Patagonie est en contact avec l'Indonésie.

    Cette configuration provoque la fermeture définitive des océans Atlantique et Indien. Seul un petit océan de la taille de la mer Rouge va apparaître au niveau du rift est africain. L'océan Pacifique englobe tout ce super continent.


    Le climat qui y règne est difficile à prévoir. Certains scientifiques estiment que les températures s'échelonneraient de 50°C le jour à -30°C le nuit. Sur les ¾ de la Pangée ultime, le climat serait essentiellement aride et désertique, seules quelques forêts pourraient poindre sur certaines côtes. Face à cette incertitude, il est difficile d'imaginer quelle vie serait susceptible de s'y développer.

     L'avenir prédit par des simulations

    simulations
    © DR


    Le maître mot pour les techniques d'études de l'avenir de la Terre à court et long terme est la modélisation. Les scientifiques amassent une quantité de données colossale et pour pouvoir les mettre en parallèle et les analyser, l'informatique vole à leur secours.

    Pour effectuer des prévisions météorologiques, les chercheurs se basent sur les informations collectées par les satellites. METEOSAT, ça vous parle ? En orbite autour de la Terre, il sonde l'atmosphère et les déplacements de masses d'air, de nuages…. D'autres paramètres entrent en jeu tels que la teneur en CO2 dans l'atmosphère, le stockage du gaz carbonique par les océans et les forêts… Plusieurs disciplines sont interconnectées. Les données sont ensuite entrées dans un supercalculateur pour élaborer des simulations sur le climat à venir. A l'heure actuelle, les scientifiques arrivent à imaginer le scénario climatique pour jusqu'en 2100.

    Pour la tectonique des plaques, les scientifiques opèrent de la même manière. Là encore des paramètres émanant de différentes études comme la dynamique du manteau terrestre, la vitesse de progression des plaques… sont récoltés puis traités par un super ordinateur capable de proposer une architecture future de la surface du globe dans 50, 150 ou même 250 millions d'années.

    Bien sûr, les prévisions prennent en compte les reconstitutions faites dans leur domaine sur le passé de la Terre. Par exemple, les paléoclimatologues savent que les ères de glaciation se produisent tous les 10 000 ans. Il est aisé de déterminer quand la planète bleue en traversera une autre.
     
    Un futur proche inquiétant

    Pas un jour ne se passe sans que l'on ne parle du réchauffement climatique et de la menace qui pèse sur nous. Le GIEC, Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, récompensé par le prix Nobel de la paix en 2007 dresse un bilan peu optimiste.

    Réchauffement climatique

    Un réchauffement anormal

    Depuis 1850, les températures sévissant à la surface du globe sont enregistrées et répertoriées. Grâce à ces données, les scientifiques peuvent observer clairement les changements qui s'opèrent. Un constat s'impose : sur les 1300 années, les cinquante dernières présentent une chaleur anormale.

    D'après le rapport 2007 du GIEC, la dernière fois que les régions polaires ont traversé une période climatique plus chaude remonte à 125 000 ans. Suite à ce réchauffement, le niveau des eaux s'était élevé de 4 à 6 mètres. Une bien mauvaise nouvelle car si ce schéma se reproduit dans les décennies à venir, des pays entiers seront rayés de la carte comme le Bangladesh ou les Pays-Bas, provoquant des flux migratoires énormes. Mais les courants marins seront également fortement perturbés par le changement de la salinité de l'eau et les répercussions climatiques s'opéreront.

    Actuellement, les glaces fondent de 17 centimètres par an ce qui est très préoccupant. Les pôles sont les plus touchés. A ce rythme là, le GIEC prévoit une hausse du niveau des mers du globe de 18 à 59 centimètres au cours du XXIe siècle.

    A quoi doit-on s'attendre pour le XXIe siècle ?

    Ce réchauffement climatique ne fait pas de mystère. L'activité humaine en est la principale responsable. Les températures augmentent depuis la révolution industrielle. Cela correspond à une forte augmentation de la concentration des gaz à effet de serre tels que le CO2 émis par la combustion des énergies fossiles.

    Les climatologues prévoient une augmentation moyenne mondiale de 0,2° C par décennie. Si autant de gaz à effet de serre continu à être émis, les spécialistes prévoient une hausse de la température comprise entre 1,8°C et 4°C d'ici la fin du XXIe siècle.

    Ce réchauffement risque de provoquer une hausse des précipitations car une plus grande quantité d'eau sera évaporée. Résultat : les inondations seront de plus en plus fréquentes et occasionneront des extinctions massives d'espèces. La sécheresse se verra également renforcée suivant la hausse réelle des températures. Les continents les plus pauvres seront les premières victimes de ces changements climatiques comme l'Afrique. Ils subiront de plein fouet les effets négatifs du fait de leur faible capacité à s'adapter.

    (source : linternaute)

     

      

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