• Interprète animalier

    Conscience animale

    Comment je suis devenu interprète animalier

     de Jean-Luc Janiszewski 

    Interprète animalier

    Voici un extrait de « L’effet Moogly », l’excellent livre de Jean-Luc Janiszewski. Son expérience est importante car elle va bien au-delà du contact avec les animaux. Jean-Luc a été l’élève de Raymond Réant, il se rend régulièrement aux États-Unis pour y suivre l’enseignement de l’Institut Monroe. Cela mérite un suivi sérieux !Dans un langage clair et précis, Jean-Luc Janiszewski nous livre son expérience, sa méthode et sa passion. De quoi ravir les amis des animaux, mais aussi tous ceux qui considèrent que la conscience est universelle. 

    Les biographies d’animal communicators (interprète animalier) disponibles sur Internet ou dans les librairies sont de plus en plus nombreuses. Elles révèlent l’extrême diversité des parcours susceptibles de conduire un être humain à parler avec les animaux. Pour ce qui me concerne, j’ai le sentiment d’être devenu un interprète animalier très progressivement.

    Si le souhait de pouvoir converser avec un chien, un chat, un oiseau ou un poisson remonte très clairement à mon enfance, ma trajectoire d’animal communicator a connu différents détours apparus grosso modo en deux temps : celui des prémices, comparable à la lente approche d’un sommet en montagne, puis une immersion totale dans différentes formes de pratique à l’occasion de plusieurs séjours spécifiques de formation intensive en Europe et aux États-Unis… 

    …C’est auprès de Raymond Réant, un parapsychologue étonnant de la région parisienne, que ma quête allait franchir une nouvelle étape. Raymond était un être curieux de tout dans l’univers du paranormal. Il en étudiait inlassablement les mystères, puis transmettait consciencieusement ses découvertes à quelques groupes d’élèves et de pairs. Son enseignement était essentiellement pratique. Il se voulait simple et ouvert à tous. Raymond n’hésitait pas à tester tout ce qu’il avançait et à soumettre à l’épreuve scientifique certaines de ses trouvailles. « Ce que je peux faire, vous pouvez le faire vous aussi » avait-il coutume de dire.

    C’est dans ses cours que je découvris, entre autres, les fondements de la télépathie et de ses applications. J’y fus initié à la communication mentale avec les humains, les animaux et les plantes. Il m’apprit également comment communiquer avec les défunts. Certains de nos exercices furent laborieux, d’autres incroyablement excitants et ludiques. Dans Parapsychologie et réincarnation (2), Raymond raconte comment, en 1974, il s’y prit pour faire revenir Talma, un chien de chasse qui avait disparu depuis plus de trois mois. Un peu plus loin dans le même ouvrage, il dévoile comment il menait ses propres expériences de communication avec différents animaux. C’est par Raymond Réant que j’entendis parler de l’Institut Monroe (TMI, The Monroe Institute) où se développait une partie des techniques que je venais d’acquérir. J’en fis donc presque naturellement l’étape suivante de mon cheminement. 

    L’Institut Monroe se situe à Faber, dans l’État de Virginie (États-Unis) à environ 190 km au sud-ouest de Washington DC, la capitale. Cet établissement privé à but non lucratif, créé en 1970 par Robert A. Monroe, a fait de la formation et de la recherche concernant la modulation des états de conscience l’objectif principal de son activité. On y étudie notamment comment passer, de manière contrôlée et technologiquement avancée, de l’état de veille à toute une palette d’états non ordinaires de conscience. J’y découvris comment atteindre successivement « Focus 10 », un état intitulé « corps endormi-esprit éveillé », puis « Focus 12 » lieu de l’expansion de conscience, avant d’explorer « Focus 15 » une étape où disparaissent les notions d’espace et de temps. « Focus 21 » se présenta comme un point de contact possible avec les défunts et des formes non nécessairement humaines de vie.

    En « Focus 23, focus 27 et au-delà », l’Institut Monroe propose toute une gamme d’applications de la modulation d’états de conscience. J’y trouvai une magnifique opportunité de perfectionnement dans différentes formes de communication non verbale, notamment avec des animaux. C’était aussi un lien avec des formations plus avancées encore dans ce domaine. Comme me le dit un jour Skip Atwater, le directeur des recherches du TMI, je devenais à mon tour un « exploreur ».

     

    Les formations en immersion totale 

    Une initiation auprès de Carol Gurney 

    C’est en surfant sur Internet que j’ai découvert l’existence de Carol Gurney et de sa formidable activité d’animal communicator en Californie. Carol habite Agoura Hills, une petite bourgade au nord-ouest de Los Angeles, à quelques kilomètres de la célèbre plage de Malibu. C’est une femme pétillante, sportive et pleine d’entrain, avec les pieds bien sur terre, dont la communication avec les animaux constitue l’activité principale depuis 1988. Elle propose des consultations, organise des conférences et dirige plusieurs types de formation une cinquantaine de fois par an. Lorsque je pris contact avec elle, elle voulut bien assurer mon initiation au cours d’un séminaire intensif de six jours qui s’est déroulé, en mai 1999, dans sa propriété californienne. 

    J’y ai suivi les sept étapes de son programme de « communication de cœur à cœur » (3). C’est là que, grâce à son savoir-faire mais aussi à la complicité bienveillante des animaux présents sur le site, j’eus pour la première fois une conversation mentale suivie et contrôlée avec un animal. Je venais d’expérimenter « l’effet Mowgli » de manière consciente pour la toute première fois dans ma vie. Jessie, la chienne de Carol, avait accepté de m’indiquer quelle était sa nourriture préférée, ses jeux favoris ainsi que ses différents rôles dans la maison. Des chats Joy Boy et Scooter, j’appris quelles étaient leurs activités diurnes et quelques anecdotes familiales.

    Tallany et Chad, les chevaux, me donnèrent un premier aperçu de la manière dont ils percevaient les êtres humains et la façon dont on les traitait. Dans tous ces exercices présentés de manière très progressive, Carol s’arrangea pour nous permettre de vérifier à chaque fois, de manière essentiellement ludique, la justesse des informations obtenues lors de chaque conversation avec ses compagnons.

    Ces feed-backs nous fournissaient autant d’occasion de déceler nos erreurs et de les corriger. Un peu plus tard, je découvris les possibilités offertes par la communication à distance à partir de photos d’animaux apportées par les stagiaires. Cela nous donna à tous l’occasion de vérifier que pour ce genre de conversation, la présence physique de l’animal n’est pas indispensable. Le chien d’une étudiante présente au cours, Doggi, put ainsi être assisté dans son agonie à des centaines de kilomètres de là. Un chat défunt me donna des indications sur son nouvel environnement. 

    Un peu plus tard, Carol nous apprit comment aider les gens à retrouver des animaux égarés. Enfin, elle nous associa à des études de cas réels tous plus excitants les uns que les autres. 

    À l’issue du cours, la démonstration était faite qu’il n’est point besoin d’avoir un don pour parler avec les animaux. Carol nous avait montré qu’avec un peu de volonté, de patience et de persévérance, cette faculté pouvait se développer en chacun de nous. Il était clair également qu’à partir de là s’ouvrait un champ considérable de possibles pour les gens motivés.

    Communiquer avec les animaux domestiques avait été un premier pas, converser avec la faune sauvage pouvait être le suivant. Nous pouvions choisir d’interpeller les plus petits, comme les plus grands, ceux qui nagent, comme ceux qui courent ou ceux qui volent. La technique qu’elle nous avait enseignée nous avait ouvert les portes d’un terrain d’aventure gigantesque, dont une vie ne suffirait pas à explorer les frontières. Je quittai Agoura Hills particulièrement heureux. Carol m’avait apporté bien plus que ce qui m’avait été promis et j’avais enfin atteint mon objectif : dialoguer réellement avec les animaux. Il m’appartenait à présent de consolider mes acquis et réduire progressivement le nombre élevé d’erreurs que tout débutant commet fatalement. Le passage de Penelope Smith en Europe me fournit l’opportunité d’un tel perfectionnement.

     

    Penelope Smith assure mon perfectionnement 

    En mai 2000, Penelope Smith était en tournée en Europe. Elle avait été le professeur de Carol Gurney et passait pour une pionnière de « l’animal communication » telle qu’elle se développe actuellement aux États-Unis. Sa carrière d’animal communicator avait débuté en 1970 et lui avait fourni, dit-on, l’occasion de converser en trente ans avec des milliers d’animaux de toutes sortes. Il était évident, au travers des articles qui lui étaient consacrés, des vidéos dans lesquelles elle apparaissait et des ouvrages dont elle était l’auteur, qu’elle disposait dans ce domaine d’une expérience de tout premier plan. C’était plus qu’il n’en fallait en tout cas pour que je m’inscrive aux conférences et cours de niveau I qu’elle se proposait de donner au zoo de Berne en Suisse, puis pour le niveau II à Burg Hohenstein-Unterdorf, près de Francfort en Allemagne. 

    (…) Apprendre à se calmer, puis se concentrer en présence des animaux, ouvrir un canal entre les animaux et nous pour recevoir ce qu’ils ont à nous transmettre, que ce soit sous la forme de mots, d’images mentales, d’impressions globales, ou de sensations bien déterminées, fit partie de nos « gammes ». Le travail fut très intense tant pour les gens que pour les animaux présents. De sorte qu’à l’issue du cours, un magnifique setter mâle sortit calmement du rang, contourna les stagiaires et vint s’asseoir ostensiblement devant Penelope Smith qui nous faisait face, alors qu’un silence total se faisait dans la salle. Le chien regarda Penelope droit dans les yeux durant quelques secondes, lui dit manifestement quelques mots mentalement, puis retourna tranquillement à sa place. Penelope éclata de rire aussitôt puis nous traduisit les propos de l’animal : il s’était bien amusé durant toute la journée, merci, mais en avait assez à présent et voulait « rentrer à la maison ». 

    Trois semaines plus tard, je m’envolais pour l’Allemagne où se tenait le cours de perfectionnement « Advanced I ». Il était organisé par Karina Heuzeroth et Monika Jaeger, elles-mêmes interprètes animalières à présent sur le territoire allemand. La consolidation des acquis occupa toute une partie du cours : se relaxer, établir le contact, écouter et traduire. Aux questions simples posées aux animaux lors du cours de base (Où vis-tu ? Y a t-il d’autres animaux avec toi là où tu vis ? Décris-moi l’endroit où tu dors ? etc.), vinrent s’ajouter d’autres interrogations de plus en plus fines (Quel est ton but dans cette vie ? Aimerais-tu avoir des petits ? Le mode de vie des membres de ta famille te convient-il ? etc.).

    Penelope Smith nous montra également comment la technique de communication avec les animaux pouvait s’adapter à une conversation avec les plantes ou les pierres. Elle nous dévoila un nouveau mode de mise en condition pour la communication, qu’elle affectionne tout particulièrement. Il s’agit d’un rituel (4) pratiqué en extérieur, dans lequel se succèdent des actes de purification, de prière, des chants et des danses, dans la tradition des Indiens d’Amérique du Nord. Le groupe put également expérimenter l’acquisition d’informations par la technique ancestrale du voyage chamanique et la coopération de l’animal-totem au son du tambour. Ce fut également au cours de ce stage que j’appris à « devenir l’animal », une technique tout à fait étonnante de collecte d’informations au cours de laquelle on « se coule » mentalement dans la peau de l’animal étudié. Une fois la fusion opérée, il devient possible de capter les images mentales de l’animal-hôte, ses sensations physiques, son état psychologique et d’en rendre compte. 

    De retour à Paris, j’appliquai consciencieusement les consignes qui m’avaient été données. Mes sessions de communication se multiplièrent. Mes interlocuteurs favoris furent d’abord les animaux de la famille, puis ceux des amis, et enfin ceux des amis des amis. Michka, la petite chatte noire qui partage ma vie fut particulièrement mise à contribution, ainsi que Gitane, notre autre magnifique compagne, une chatte « écaille de tortue » décédée à l’âge de vingt ans. Mais très vite l’envie de poursuivre ma formation reprit le dessus. Penelope Smith proposait une session en ce sens : un cours de perfectionnement de niveau II dédié aux conseillers en communication inter-espèces. 

    Je lui envoyai sans délai le mémoire prérequis ainsi que des exemples de communication réussie avec des animaux de mon entourage, assortis de témoignages de satisfaction des propriétaires qui m’avaient sollicité. Je fus donc admis à me rendre à Point Reyes (Californie) en juillet 2001, où se tiendrait ce nouveau perfectionnement. J’y fis la connaissance de Raindance et Regalo, les deux lamas de Penelope, de Reya et Buddha-boy, ses magnifiques lévriers afghans, de sa poule et de son coq, de Sherman et Yohinta, ses chats si attachants. Bien que l’ensemble du cours tournât autour de la communication avec les animaux, l’essentiel du programme fut dédié à la fonction de conseiller : comment accueillir une demande, comment aborder un problème, comment le traiter.

    Quoi faire et ne pas faire des informations recueillies auprès des animaux. Comment rester présent et concentré durant toute une consultation. Comment aider les gens à résoudre leurs problèmes et améliorer leurs relations avec leurs animaux. Comment agir face à un problème comportemental, comment aider les êtres à sortir d’une crise, comment se comporter face à l’agonie et un décès annoncé.

    Quelles relations établir avec les vétérinaires et autres professionnels animaliers. Comment s’y prendre pour devenir soi-même un animal communicator professionnel. Comment se constituer une clientèle. Pourquoi appliquer un code d’éthique. Tels furent, brièvement résumés, les thèmes abordés au travers de jeux de rôles et d’études de cas divers. Chacun des étudiants présents devenait tour à tour « client » puis « interprète animalier » pour examiner les problèmes variés d’animaux fictifs ou réels. Penelope, qui se tenait en retrait, évaluait, conseillait, corrigeait nos comportements verbaux et non verbaux. 

    En rentrant à Paris, j’étais un peu comme un nageur débutant qu’on venait d’autoriser à évoluer dans le grand bain. J’en profitai amplement durant les trois mois qui me séparèrent du perfectionnement ultime proposé par Penelope : l’« Advanced III ». Cette nouvelle formation constituait une sorte d’aboutissement puisqu’elle préparait à l’enseignement du niveau 1. Communiquer avec les animaux était déjà fabuleux en soi, pouvoir partager cette capacité avec d’autres me parut divin. Je repris donc l’avion pour San Francisco et me retrouvai une nouvelle fois dans l’environnement enchanteur de Point Reyes.

    Les bords de l’Océan Pacifique s’étaient parés des couleurs automnales de novembre et semblaient peu pressés de faire place aux rigueurs de l’hiver. Le cours 2 001 se divisait en deux parties. La première était une sorte de revue des acquis. Dans la seconde, les étudiants étaient invités à assister Penelope dans la préparation, l’enseignement, puis l’évaluation d’un cours de niveau 1 organisé pour une cinquantaine de personnes et une dizaine d’animaux dans le village de Point Reyes même. Nous y découvrîmes, entre autres, un adorable petit chien auquel avait été fournie l’occasion de s’exprimer en public et qui avait réussi à faire rire tout le monde. C’était également une extraordinaire occasion de poser dix mille questions supplémentaires à Penelope. Ce à quoi celle qui nous avait précédé dans cette voie se prêta bien volontiers tout au long du séjour. J’y fis mes premières armes de formateur avec Sue Manley, qui assiste aujourd’hui Jeri Ryan, une autre interprète animalière bien connue. 

    Source : parasciences

     

      

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