• La dame de Cao, une mystérieuse reine

    Découvertes extraordinaires

    La Dame de Cao

    Découverte de la momie la mieux préservée de la civilisation Moche

    La mystérieuse reine

    Des archéologues péruviens et américains ont annoncé avoir découvert la momie la mieux préservée connue à ce jour de la civilisation pré-colombienne des Moches. Le corps, datant du 5e siècle de notre ère, a été retrouvé en 2005 au nord du Pérou.  
    La momie est celle d'une femme âgée de près de 30 ans au moment de sa mort, dont la peau est bien préservée et recouverte en partie de tatouages.Elle reposait sur l'ancien site de cérémonie d'El Brujol ("le magicien") qui se situe sur la côte du Pérou, près de Trujillo.
    Selon les archéologues, la femme appartenait probablement à l'élite et était même peut-être une reine.   Elle était enveloppée de façon très élaborée dans des centaines de mètres de tissus de coton. Les chercheurs ont découvert près d'elle le squelette d'une adolescente offerte en sacrifice ainsi que de riches ornements et des bijoux en or les plus raffinés. 
    Parmi les autres objets enterrés avec la momie, ces chercheurs ont été surpris de trouver deux maillets de guerre et 23 lanceurs de lance. Jusqu'ici de tels symboles guerriers avaient été trouvés exclusivement dans des tombes d'hommes chez les Moches.      
    "La question est de savoir pourquoi la sépulture d'une femme était accompagnée par des armes", s'est interrogé l'archéologue John Verano de l'Université de Tulane.
     
     
     La momie, dont le sarcophage de tissu était de taille impressionnante et sans précédent dans la culture Moche, reposait près du sommet de la pyramide en ruine de Huaca Cao Viejo, un site sur l'océan Pacifique connu depuis la conquête espagnole mais abandonné durant des siècles jusqu'aux récents travaux d'excavation.
    La civilisation Moche, également appelée Mochica, a prospéré entre le 1er et le 8e siècle dans les vallées côtières du nord du Pérou.   

    Momie du Nouvel Empire 

    (source : prophetesetnainsdejardin)  

    La découverte d'une tombe de la civilisation des Mochicas ouvre un nouveau chapitre de l'archéologie précolombienne : la femme qui l'occupe dirigeait probablement son peuple au début de notre ère. (Régulo Franco Jordán)

        Une momie multicouche en parfait état de conservation. Sa peau est préservée et tatouée d’araignées et de serpents par exemple. Le corps conserve de longs cheveux et une frange courte. Les tatouages et les objets qui l’accompagnent suggèrent que cette femme était un personnage important de la société mochica, à qui on attribuait des pouvoirs de guérisseuse.

     L'auteur Régulo Franco JORDÁN est archéologue à la Fondation Wiese, au Pérou.Sur la côte Nord du Pérou, au début de notre ère, la civilisation des Mochicas s'est développée, avant celle des Chimú et celle bien connue et plus vaste des Incas. En cinq siècles (du iiie au viiie siècles), le peuple mochica conquit un territoire de plusieurs centaines de kilomètres, où apparaissent des pyramides, nommées huacas, en briques de terre crue, sièges des centres cérémoniels, du pouvoir politique et des instances religieuses. C'était une société hiérarchisée aux ressources humaines et techniques importantes.

      Les Mochicas considéraient la mort comme un prolongement de la vie, de sorte que les nombreux vestiges, notamment les fresques et les céramiques, présents dans le monde des défunts témoignent de la vie de ce peuple. En 1899, les premières traces de cette culture furent mises au jour sur le site de la Huaca de la Luna, dans la vallée du Moche. Puis on trouva en 1987 la sépulture intacte du seigneur de Sipán, qui constitue l'apogée de l'archéologie péruvienne. La réputation des Mochicas repose sur des représentations de combats, de défilés de prisonniers et de sacrifices humains : ils étaient considérés comme particulièrement cruels. Des recherches supplémentaires ont dévoilé plusieurs tombes de notables, par exemple à la Huaca de la Luna et à la Huaca El Brujo dans...

    "Les experts précisent que la femme aurait appartenu à l’élite et qu’il s’agissait peut-être d’une reine. Sa dépouille a été trouvée avec des bijoux en or, ainsi que des sceptres et des lance-flêches.

     

    La momie la mieux préservée de la culture Moche a été découverte par des archéologues péruviens et étasuniens qui réalisaient des études dans le complexe archéologique El Brujo. Selon l’article qui sera publié le mois prochain par la revue National Geographic, la momie correspondrait à une femme dont les bras et autres parties du corps étaient couverts de tatouages complexes, ainsi que de cicatrices osseuses qui révèlent qu’elle mourut vers l’âge de 30 ans.

     Les experts ont précisé que la dépouille aurait appartenu à l’élite Moche. On n’exclue pas non plus l’hypothèse selon laquelle il s’agirait d’une reine. Selon la National Geographic, le corps momifié de la femme a été découvert en parfait état de conservation près d’une pyramide appelée Huaca Cao Viejo, (ndt : Tombeau Vieux Cao) un lieu qui fut abandonné pendant plusieurs siècles. La momie a été découverte en même temps que la dépouille d’une adolescente qui, semble-t-il, aurait été offerte en sacrifice, car on y a trouvé une corde attachée autour de son cou, et donnant l’impression d’avoir été étranglée. De plus, la dépouille se trouvait entourée d’ornements, de bijoux en or, mais aussi d’armes telles que des sceptres et des lance-flèches, trouvés jusque-là seulement dans des sépultures d’hommes.  

                    

    L’anthropologue John Verano, de l’Université de Tulane (Louisiane), a expliqué que les sceptres ont été détectés aux rayons X, avant même de dégager le tombeau dans lequel était ensevelie la momie. Grâce à ce détail, on présume que le corps fut celui d’une guerrière. "C’était peut-être une guerrière, ou alors, les sceptres et les lance-flèches étaient des symboles de pouvoir qui servirent d’offrandes funéraires", a-t-il dit. Il a précisé aussi que la dépouille était recouverte d’un énorme linceul constitué de plusieurs centaines de mètres de coton et de tissus décorés avec de grandes broderies. Quand les archéologues sont parvenus à exhumer son corps, ils se sont aperçus que sa peau était quasiment intacte. Aussi, les bras et d’autres parties du corps de la femme étaient couverts de tatouages complexes, et de cicatrices osseuses prouvant qu’elle avait accouché au moins une fois.

    L’archéologue de la Fondation Wiese, Régulo Franco, a signalé que l’on a découvert jusqu'à aujourd’hui des milliers de tombes Moches dans le nord du Pérou, mais aucune ne revêt l’importance de cette dernière découverte. "Ce monument extraordinaire aidera à enrichir les connaissances actuelles sur la vie religieuse des Moches", a-t-il affirmé.L’apogée de la culture Moche date d’entre les Ier et VIIème siècles ap. J.C.et elle s’est développée sur la côte nord du Pérou.(source : courrier des Andes

         

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