• La ville légendaire d'Ys

    Mystères de la terre 

    La ville légendaire d’YS 

    Ys (ou Is), parfois appelée « Ker Ys » (« Kêr-Is » en breton, de « Kêr Izel »,"Ville basse"), est une ville légendaire de Bretagne, qui est censée avoir été construite dans la baie de Douarnenez ou au large de celle-ci, puis engloutie par l'Océan.

    La ville légendaire d'Ys

    Origines et mythe de la ville d'Ys

    Ys est une sorte d'Atlantide bretonne. L'histoire dit qu'elle fut engloutie par Dieu pour la punir de ses péchés. Le premier récit réellement complet (à partir duquel tous les récits actuels sont écrits) est dû à Charles Guyot et date de 1926. 

    Il est très marqué par l'image de la femme au XIXe siècle. La légende de la ville d'Ys n'a pas été fixée. Il n'y a pas d'histoire originelle, les versions les plus anciennes datant d'après la christianisation de la Bretagne. Il n'y a que des variations plus ou moins bonnes autour d'un thème, lui-même peu stable. Globalement elle se rattache à deux groupes de mythes celui des villes englouties et celui des déesses du Nord particulièrement irlandaises et galloises, ancien culte de la Déesse-mère.Aujourd'hui, il existe une grande quantité de versions, plus ou moins éloignées du mythe. 

    Légende initiale

    Il n'existe aucune trace du mythe originel qui n'a sans doute d'ailleurs jamais existé. Ce n'est qu'en lisant entre les lignes de l'histoire chrétienne qu'on peut, peut-être, reconstruire, a posteriori, un mythe "ancien". Les celtes n'avaient pas de culture écrite. La version suivante est une invention contemporaine : 

    "À l'origine, Gradlon vivait en Is avec sa fille Ahès (Dahut). Is était une ville immense et cosmopolite, où Gradlon faisait respecter le principe d'égalité. Les citoyens étaient très riches, tout comme la ville, et des gens et des cultes très diffèrents y étaient présents. Un jour les moines Corentin et Guénolé arrivent en Is. Ils veulent s'y établir et construire une église. Gradlon et Ahès refusent que l'église soit construite en ville mais acceptent qu'elle soit faite à l'extérieur (pour respecter les croyances de chacun, les lieux de culte ne peuvent être construits dans la ville). Les moines très compréhensifs acceptent. Au fur et à mesure du temps, ils deviennent proches du roi et sont heureux de vivre dans cet endroit merveilleux. Ahès, très liée à la Déesse de la terre (le nom Ahès aurait donné leur nom aux monts d'Arrée), lui rend souvent hommage en quittant le ville pour se promener dans les bois. Mais un jour des émissaires de l'Eglise catholique romaine arrivent, menaçant Gradlon d'attaquer la ville s'il n'y fait pas construire une église (l'église catholique s'étant alliée à Rome pour étendre et renforcer leurs pouvoirs mutuels). Tous sont choqués, et malgré eux Guénolé et Corentin doivent quitter Is pour suivre les émissaires jusqu'à Rome, afin de s'entretenir avec le Pape de la future église. Les deux moines sont très réticents, car ils savent que cela détruira Is et son équilibre. À leur retour, ils sont dépités : ou Gradlon obéit, ou Is sera rasée par Rome. Ahès, révoltée, fuit la ville, se rend dans les monts d'Arrée et demande l'aide du dieu Cernunnos (on peut supposer que c'est lui à cause de sa description, l'église en a plus tard fait le diable en assimilant ses cornes de cerf à celles du diable). Cernunnos dit alors à Ahès de rentrer à Is, et que la nuit venue il sauvera la ville. Pendant la nuit la ville est submergée par les flots et s'enfonce au fond de la mer. Seuls restent Gradlon et les deux moines, qui étaient en-dehors de la ville. Attristé par la perte de sa ville et surtout de sa fille, Gradlon décide de quitter les lieux, et de ne rien reconstruire sur les lieux. Les compères se dirigent alors vers le sud et fondent Quimper, où Gradlon finira sa vie et où les deux moines construisent une église. 

    Is, quant à elle, est toujours en vie sous les flots, les citoyens étant restés immortels. On raconte qu'un jour, celui qui verra la ville sous les eaux et s'y rendra permettra de lever la protection de Cernunnos, et que la ville reSsurgira, plus radieuse que jamais, et que ce jour les héros des Bretagnes reviendront tous de l'Autre Monde (le royaume celte des morts)."' Dans la version de Charles Guyot de 1926. Dahud va demander de l'aide pour construire Ys aux 9 vierges de l'Ile de Sein. Que Dahud-Ahès s'adresse à des divinités féminines semble plus juste dans un monde celte où l'idée d'une déesse-mère créatrice et protectrice est plus vraisemblable.

     Interprétations

    On retrouve des récits semblables dans trois grands rameaux de la civilisation celte (les bretons, les gallois et les irlandais). Les légendes se fondant généralement sur une histoire vraie (comme la guerre de Troie, par exemple), il est probable qu'une telle catastrophe ait eu lieu lorsque les Bretons, les Gallois et les Irlandais ne formaient qu'un seul et même peuple. 

    La Trinité sur Mer en bas de (Locmaria)Ker était capable de contenir les nombreux navires de Gradlon comme les 225 cités par César à propos des Vénètes. Il y a là le village de Kerisper. Ker Is Perzh est l'Autorité d'en bas, sur le goulet il y a maintenant un pont. 

    L'écrivain Iman Wilkens affirme, dans son livre Où jadis était Troie, que la guerre de Troie et les autres événements des poèmes épiques de l'Iliade et de l'Odyssée d'Homère auraient eu lieu dans l'Océan Atlantique et la mer du Nord. Il affirme que la ville d'Ismara, pillée par les hommes d'Ulysse après avoir quitté Troie, serait, en fait, la ville Ys. Cette thèse n'a pas attiré l'attention des grands savants. 

    Selon certaines variantes de la légende, la Bretagne s'enfoncerait lentement dans la mer. Ce détail évoque un réchauffement climatique car un tel phénomène a pour conséquence une montée du niveau des mers. Un phénomène qui aurait très bien pu être constaté au début du Moyen Âge, voire dès la fin de l'Antiquité, puisque, d'après certaines sources, le climat aurait été particulièrement chaud au Moyen Âge. 

    Depuis son engloutissement par la mer, la ville d'Ys occupe un rôle central dans les légendes bretonnes. On dit qu'Ys renaîtra le jour où une messe y sera célébrée. D'autres légendes mettent en scène la ville engloutie, telle celle où Sainte-Marie du Ménez-Hom ouvre tous les cent ans les flots pour contempler la ville. Également, dans son livre la Légende de la Mort (recueil de récits et croyances sur la mort), Anatole Le Braz consacre un chapitre à la ville d'Ys.

     Is et Paris

    Une légende disait aussi que les Francs, cherchant un nouveau nom pour leur capitale, l'appelèrent Par-Is (Pareille à Is) pour montrer leur désir d'égaler voire de surpasser la splendeur d'Ys.

     En réalité Paris doit son nom à la tribu gauloise des Parisii, ces derniers ayant pour capitale Lutetia Parisiorum, qu'on nomme actuellement « Lutèce » et qui est l'ancêtre de Paris.

     Une autre interprétation possible est que la ville appelée Paris dans la légende ne désignait pas forcément dès l'origine la ville que nous connaissons aujourd'hui sous ce nom mais n'importe quelle ville pouvant être vue comme l'égale d'Ys. Dans ce cas Paris pourrait aussi désigner Quimper, Nantes, Rome, voire Rennes, Bruxelles, Berlin ou toute autre ville pouvant ou ayant pu être vue comme l'égale d'Ys. 

    Source : wikipedia

     

      

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