• Le gulf stream

     Mystères de la terre

    Le GULF STREAM et le réchauffement climatique

    Le Gulf Stream : Le courant marin mondial est un courant océanique qui prend sa source entre la Floride et les Bahamas et se dilue dans l'océan Atlantique vers la longitude du Groenland. Son nom est abusivement utilisé pour désigner la dérive Nord Atlantique, voire l'ensemble de la circulation de surface de l'océan Atlantique Nord.

    Ce courant marin est propulsé et contrôlé par une combinaison d'interactions dont les forces éoliennes, les différences de densité de l'eau (température, salinité), les apports d'eau douce continentale, pluviale et la géographie des côtes etc.

    Le moteur de la circulation thermohaline est la différence de densité due à la salinité et à la température des eaux. Les eaux arctiques sont plus denses car elles sont plus froides et plus salées. Les eaux atlantiques sont moins denses car elles sont plus chaudes et moins salées. Les premières plongent donc sous les secondes en direction de l'Antarctique, créant une aspiration des eaux atlantiques vers le nord.

    La dérive Nord Atlantique est un courant océanique chaud et puissant qui prolonge le Gulf Stream vers le nord-est. Elle se sépare en deux à l'ouest de l'Irlande. Une des branches (le courant des Canaries) va vers le sud tandis que l'autre continue le long des côtes du nord-ouest de l'Europe où il a une influence considérable sur le climat en le réchauffant. D'autres branches incluent le courant d'Irminger et le courant norvégien. À l'origine, c'est une extension du Gulf Stream qui va encore plus loin vers le nord et se jette dans l'Océan Arctique. Le changement de climat, et, en particulier, le réchauffement global, peut avoir un effet significatif sur la dérive nord atlantique.

    Le courant des profondeurs.
    Voici en 4 étapes, des points cruciaux d'une rupture annoncée selon le documentaire Le Courant des Profondeurs de la chaine de TV NHK.
    L'Extention du Gulf Stream dénommée Dérive Nord Atlantique est mise à mal dans un réchauffement climatique où l'effet de surprise doit être pris en compte.
    Ici les fameuses colonnes où chacune d'elle font plusieurs fois le débit de l'Amazone. Ces colonnes se situent au large du Groenland dans l'Altantique Nord.
    Grace à un isotope radioactif, on a découvert le Courant de retour du Gulf Stream (Dérive Nord Atlantique dans les années 50-60 .

    Les vents circulant tout autour de notre planète se sont intensifiés ces dernières années, la fonte des glaces, de la banquise, du permafrost et l'apport très important de pluies aux hautes latitudes dû à la condensation des océans et de l'effet de serre, joue un rôle majeur dans la baisse de la salinité de l'Altantique Nord.Cette salinité qui joue un rôle majeur dans la circulation thermohaline des courants marins.En effet, lors de la formation de la banquise, le sel est éjecté et créé une eau plus dense qui plonge dans les fonds marins créant au final les fameuses colonnes du Gulf Stream sur le chemin du retour.Nous voyons sur l'image de dessus, cette extension du Gulf Stram qui est attiré comme un aimant vers l'Atlantique Nord.

     

    Le réchauffement global : l'amorce d'une nouvelle ère glaciaire ?

    Les conclusions sont à prendre avec beaucoup de recul...
    Se souvenir que le Dryas récent a été provoqué par la vidange brutale du gigantesque lac Agassiz, sans commune mesure avec une fonte glaciaire, ou la fonte de la banquise.

    Après cette étude des différentes actions du Gulf Stream, il apparaît que l'impact climatique de ce courant sur l'Europe se traduit par une douceur anormalement élevée pour la latitude, accompagnée d'une grande humidité, qui résulte de l'évaporation des eaux chaudes.
    Ceci permet la présence d'une végétation très diversifiée dans une région où devrait dominer la toundra.

    La civilisation européenne telle qu'on la connaît, nous l'avons vu, est étroitement liée aux conséquences climatiques inhérentes au courant de l'Atlantique Nord ( autre appellation du Gulf Stream ), qui ont permis l'essor de ce grand foyer de population, là où une carte du seul rayonnement solaire indiquerait un climat très rude, excluant cet espace de l'œcoumène.
    L'Europe est donc ce qu'elle est, grâce au courant de l'Atlantique Nord… Mais qu'en serait-t-il sans son action ? Qu'adviendrait-il si les courants marins s'immobilisaient, cessant ainsi leur rôle de régulateurs thermiques ? Une catastrophe climatique menacerait l'Europe, ainsi que tous les autres espaces géographiques situés à la même latitude.

    En effet l'équilibre qui permet la régulation thermique grâce aux courants marins, et notamment au Gulf Stream, apparaît relativement fragile; les dernières études montrent que si le réchauffement climatique dû aux gaz à effet de serre continu d'affecter le planète, la circulation des courants s'en verra ralentie, voire stoppée. La raison pourrait en être la fonte de la banquise en mer de Ross, et en mer de Wedel ( immenses mers de glace situées en Antarctique ).
    Celle-ci, si elle était massive ( comme ce fût le cas il y a quelques mois quand une barrière de glace de plusieurs milliards de tonnes s'est détachée sous l'effet du réchauffement climatique en Antarctique ), perturberait la cinétique du Gulf Stream en entraînant son ralentissement et peut-être son arrêt temporaire selon l'ampleur du réchauffement.

    En effet nous avons vu précédemment que la différence de densité entre masses d'eau est le moteur essentiel de la circulation des courants marins ; elle se caractérise par la plongée des eaux refroidies au contact des glaces à proximité des pôles. La fonte de ces glaces empêcherait donc les masses d'eau de se refroidir suffisamment et pourrait alors provoquer Les énormes quantités d'eaux douce issues de la fonte de la banquises endosseraient la plus grande responsabilité dans ce phénomène : en affectant la densité des masses d'eau, elles perturberaient ainsi durablement leur plongée, amplifiant le problème lié à l'insuffisance de leur refroidissement.un sévère ralentissement du Gulf Stream.

    L'Europe ne bénéficiant plus de l'influence du courant se verrait alors confrontée à un climat digne de celui du Canada selon les prévisions les plus optimistes. En annihilant le rôle régulateur des principaux courants marins de la planète, le réchauffement climatique entraînerait en fait un net refroidissement du climat ( peut-être synonyme d'une nouvelle période glacière pour les plus pessimistes ) et cela bien au-delà du simple espace européen.
    Les scientifiques ont nommé ce phénomène "paradoxe du Gulf Stream". Ce ralentissement serait donc lourd de conséquences pour les européens, et pour l'ensemble des humains vivant sous de hautes latitudes. Un tel scénario catastrophe suscite de vives inquiétudes dans la communauté scientifique, qui ne cesse de lutter pour la réduction des gaz à effet de serre.
    Malheureusement elle n'est que trop peu entendue… Cependant, avec un nouvel argument qui risque de peser lourd : celui de la sauvegarde du Gulf Stream et plus largement de l'Europe économique et humaine telle qu'on la connaît actuellement, les adeptes du développement durable auront peut-être plus de crédit à l'avenir ( mais avant faudra-t-il convaincre les politiques du bien fondé de cette terrible menace, ce qui sera sans doute la partie, de loin, la plus difficile ).

    Car après les désillusions du sommet de Johannesburg, et le constat qu'un accord international sur la réduction des gaz à effet de serre ne verra sans doute jamais le jour, ou enfin, sous une forme réellement efficace, les dirigeants européens tardent à prendre conscience du réel danger qui guette notre civilisation. La menace est pourtant patente : il est avéré depuis quelques mois que le courant de l'Atlantique Nord a enregistré un régulier ralentissement au cours de la dernière décennie.
    Le lien avec le réchauffement global est peut-être un peu prématuré, mais très fortement probable. Les dirigeants politiques devraient donc s'alarmer de ces signes préoccupants à moins qu'ils ne prennent conscience de la menace une fois le phénomène entré dans une phase de non-retour. ce qui naturellement n'est pas à souhaiter… De plus, un paramètre majeur reste ignoré : celui de la durée.
    Personne ne sait aujourd'hui le temps nécessaire à un tel bouleversement climatique, aucun modèle informatique n'étant assez performant et fiable pour l'instant. En fait, tout pourrait aller très vite, car dans le pire des scénarios, seulement quelques décennies suffiraient.…

     

      

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    (source : glaciers-climat.fr/