• Le monde "d'après", les cénotes

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    Le monde "d'après"

    Les cénotes

    "Le monde d'après", les cénotes

    (photo de Mike Blanchart)

    Les cénotes (du maya dz'onot via l'espagnol cenote) sont des gouffres ou avens ou dolines d'effondrement, remplis d'une couche superficielle d'eau douce et parfois d'une couche inférieure d'eau de mer s'ils communiquent avec l'océan par des failles.

    On les trouve essentiellement en Amérique du Nord et centrale, et plus particulièrement dans la péninsule du Yucatán au Mexique. Ils font office de puits naturels qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de profondeur.

    Le cénote Zacatón, au centre du Mexique, est le plus profond connu au monde. Un robot plongeur autonome, le DepthX, l'a exploré et cartographié. Il a atteint son fond à 318 mètres de profondeur en mai 2007.

     Formation

    Les cénotes sont produits par un phénomène de dissolution et d'effondrement des terrains calcaires situés au-dessus d'un réseau souterrain de grottes et rivières. On les trouve tant dans des endroits pittoresques dans la jungle (Celestún, Yucatán) qu'en ville (Valladolid, Yucatán).

    Dans le Yucatán, un anneau de cénotes se trouve disposé de manière concentrique autour du cratère de Chicxulub, aussi impute-t-on sa formation à la météorite tombée il y environ 65 millions d'années, celle dont on suppose qu'elle a provoqué (indirectement) l'extinction des dinosaures. Les cénotes dans la zone du Yucatán, sont pour la plus part reliés entre eux par un système de grottes aquatiques, créées lors de l'impact de la météorite.

    Lorsque l'orifice d'un cénote est située au dessous de la surface d'un plan d'eau (lagune, lac, mer), il apparaît sous forme d'une tache plus foncée ; on parle alors de blue hole (trou bleu) ou black hole (trou noir) selon la couleur perçue. 

    Pour la mystérieuse civilisation maya, qui a vécu ici, entre 300 et 900 de notre ère, les cenotes (Dzonot = puits sacré), non seulement ont été une source d'eau douce, mais également ont joué un rôle important dans la mythologie : les cenotes etaient les fenêtres pour "le monde d'après" et une clé de leur survie. Des cérémonies et des rituels ont été faits pour "lex dieux sous terre", dans certaines grottes, vous pouvez toujours trouver des artefacts.

    (source : wikipedia)

    Les sacrifices Mayas

    Les sacrifices jouent un rôle fondamental dans la civilisation maya car ils constituent à la fois un acte religieux qui alimente les forces du cosmos ou délivre le sacrifié, un régulateur social et un moteur géopolitique. On estime que trois millions d'hommes ont été sacrifiés entre le 4e siècle et le début du 16e siècle qui marque la fin de la civilisation maya.

    Alimenter les forces du cosmos à travers des rites propres à chaque Dieu.
    Le plus important des sacrifices est peut être celui qui alimente la course du Soleil, symbole du fonctionnement harmonieux de l'univers. Dès lors, les Mayas pratiquent parfois des sacrifices à chaque lever de soleil pour assurer cette harmonie. Les sacrifiés montent les marches des pyramides, jusqu'au temple du sommet. Ils portent seulement un pagne et attendent à genou d'être exécutés un à un. Lors du sacrifice, la victime est maintenue sur la pierre sacrificielle par les assistants des prêtres. Ces derniers ouvrent la poitrine du sacrifié avec un couteau d'obsidienne pour en arracher le c^Üur qu'ils présente au soleil. Peu après, le sang du sacrifié est versé, non seulement sur les statuts des dieux, mais, du haut de la pyramide, vers les points cardinaux afin d'alimenter symboliquement l'univers. Le corps est ensuite précipité, devant toute la population de la cité, du haut de la pyramide dont l'inclinaison est propice à cette pratique. Remarquons qu'alors les pyramides et temples étaient peints en rouge, le sang apparaissait donc comme naturellement lié à ces édifices cultuels.

       

    Si les sacrifices visent donc à nourrir l'univers, les pratiques sont variées et propres aux divinités. Pour satisfaire Tlaloc, le dieu de la pluie, les victimes sont noyées. A cet élément aquatique s'ajoute le jeune âge des sacrifiés. En effet, les Mayas préfèrent noyer des enfants car leurs larmes symbolisent une pluie nourrie.

    Ces sacrifices sont variés et extrêmement fréquents car les dieux sont véritablement affamés pour les prêtres mayas. Par conséquent, les Mayas manquèrent parfois cruellement de matière première susceptible d'alimenter ces forces du cosmos. C'est pour cette raison que les sacrifices jouent un rôle important dans le situation politique et les rapports entre cités. En effet, les peuples mayas se faisaient la guerre de façon quasi continue ; mais contrairement à l'idée que pourrait avoir un européen, ces guerres avaient bien plus pour objectif la capture de prisonniers destinés aux sacrifices que des conquêtes territoriales. 

    Le monde "d'après", les cénotes

    Mais les sacrifices rythment toutes les société maya, y compris au plus haut niveau. Par exemple, lors de l'accession au trône, les monarques se mutilent en perçant leur pénis tandis que les femmes se percent la langue. Le sang coule sur un papier qui est ensuite brûlé. Le jeu constitue un autre moment régulier pour les sacrifices et le plus connu est le jeu de balle. Les représentations très nombreuses qui ont été laissées pas les Mayas ( notamment les fresques de Bonampak ) témoignent d'ailleurs de l'importance culturelle, politique et religieuse des sacrifices. Ces derniers faisaient donc partie du quotidien et, même s'il est difficile d'évaluer précisément le nombre de sacrifiés, on estime que les sacrifices ont concerné trois millions de personnes.

    Cette pratique qui s'étale sur des siècles horrifie les Espagnols lorsqu'ils découvrent la civilisation maya. Un compagnon de Cortès déclare : " Sur les autels se trouvaient des idoles à l'aspect affreux qui représentaient leurs dieux : cinq Indiens sacrifiés étaient là, la poitrine ouverte, les bras et les jambes coupés ? Les murs étaient couverts de sang. Tout cela nous stupéfia et nous donnâmes à cet îlot le nom d'île des Sacrifiés. ". Mais les autochtones contournèrent les interdictions décrétées par les Espagnols, à tel point que les sacrifices sont presque plus nombreux : en effet, les victimes sont souvent consentantes car elles rejoignent ainsi les dieux. Pour la plupart, il s'agit d'accompagner le soleil pour ensuite revenir sur terre au bout de quatre ans en prenant la forme d'un papillon. La mort n'est qu'un passage au sein d'un cycle cosmique.

    (source : amis-arts)

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