• Le mystère de la tête de Templecombe

    Surnaturel et fantastique

    Le mystère de la "tête de Templecombe"

    Le Christ, Jean-Baptiste ou l’idole Baphomet ?

    La "tête de Templecombe"

    LE MYSTERE DE LA TETE DE TEMPLECOMBE

    L'œuvre des Templiers n’a toujours pas révélé son secret.

    En pleine Seconde Guerre mondiale, des bombardements secouent la petite ville de Templecombe (SudOuest de l’Angleterre). Dans une maison, les dégâts occasionnés mettent au jour une énigmatique peinture sur bois, représentant un visage masculin…

    La création de l’oeuvre fut estimée, grâce au carbone 14, aux alentours de l’an 1280.

    Or, à cette époque, le village était un fief des Templiers.

    En lien avec le Saint Suaire ? 

    Depuis sa découverte, la "tête de Templecombe" divise les experts.

    Représente-t-elle le Christ ?

    On remarque en effet une indéniable et intrigante ressemblance avec le Saint Suaire de Turin. Certains spécialistes, tels l’historien anglais Noel Currer-Briggs, pensent que les chevaliers à la croix rouge ont peint à Templecombe le visage apparaissant sur le linceul sacré, qu’ils auraient alors eu en leur possession et qu’ils se donnaient pour mission de protéger (une théorie notamment rendue célèbre par le Da Vinci Code…).
    Mais les Templiers avaient également pris pour patron saint Jean-Baptiste. Et, sous la torture, certains chevaliers auraient avoué qu’ils adoraient un dénommé Baphomet, un personnage barbu comme celui de Templecombe... Ce visage risque de ne jamais révéler son secret.
    De l’Angleterre à Venaria Reale
    Par ailleurs, malgré la datation, rien ne prouve encore que les Templiers soient les
    auteurs de l’œuvre. (Source :Le Petit Journal)

    Qu'en est-il des Saints Suaires?

    Le Saint Suaire de Carcassonne

    Celui de Carcassonne avec sa légende du miracle du Saint Suaire : l'évêque Martin de Saint André avait coupé un petit morceau du Saint Suaire conservé dans l'église des Augustins, et le jeta dans un feu. Par deux fois, la précieuse relique s'éleva sans être brûlée, à la troisième, ce furent les braises rougeoyantes qui se séparèrent alors que le morceau d'étoffe apparut intact aux assistants. Ce tissu médiéval est actuellement conservé dans un reliquaire.

    Il y a aussi celui Cologne ,Compiègne, Lier( Belgique) ,Madrid ,Santo Domingo de la Calzada, l´Escorial ( Espagne) Milan et un long etcetera  …puis celui de Marseille…Copie grandeur nature réalisée par la NASA  en 1978,qui en fit  que trois exemplaires. L´un d´eux fut acheté par l´église de Saint Paul des Olives de Marseille.

    Le suaire ou linceul de Turin est actuellement le plus connu, mais d'autres existent.

    Le Saint-Suaire de Compiègne

    Provenant d'Aix-la-Chapelle et donné par Charles le Chauve6, il fut conservé dans l'église Saint-Corneille de Compiègne jusqu'en 1840, date à laquelle

    “la maladresse d’une servante qui voulut lui rendre sa première blancheur le fit tomber en bouillie dans une cuve d’eau chaude”.

    Le Saint-Suaire de Besançon

    LE MYSTERE DE LA TETE DE TEMPLECOMBE

    Le Saint-Suaire de Besançon présentait l'empreinte d'un homme nu, supplicié, de face. Le dos n'a pas laissé de trace. Il apparaît dans la région en 1523, étant probablement une copie de celui de Turin, qui était dans la région entre 1418 et 1452. C'est Othon de la Roche, compagnon d'arme des Villehardouin, princes de Morée (Grèce), qui l'aurait envoyé en 1208 à son père. Othon de la Roche aurait subtilisé le suaire à Athènes pour en faire don à l'église de Besançon.

    Une chapelle du Saint-Suaire lui fut élevée dans la cathédrale Saint-Étienne, puis il fut transféré en 1669 dans la nouvelle cathédrale Saint-Jean. Il fut l'objet d'un culte important au xviie siècle, période de guerres (guerre de Trente Ans, annexions et retraits de la France) et de peste. D'ailleurs, lors de la capitulation de la ville devant les armées françaises en 1674, la seule condition posée fut de conserver cette relique.

    LE MYSTERE DE LA TETE DE TEMPLECOMBE

    À la Révolution, le Saint-Suaire de Besançon est envoyé à Paris le 27 floréal an II, avec le moule servant à renouveler l'empreinte chaque année (procès-verbal de la Convention du 5 prairial an II, Moniteur de 1794, page 557). Il est alors jeté au feu.

    On en trouve une représentation sur les vitraux de la chapelle de Pérolles à Fribourg en Suisse, datant de 1520. Sur le vitrail, les chanoines de Besançon, portant, par privilège la mitre épiscopale, tiennent le linge face à la foule. Le linge porte la double image, tout à fait semblable à celle du Suaire de Turin.

    Le Saint-Suaire de Cadouin

    L'abbaye de Cadouin est un monastère cistercien établi en Périgord au début du xiie siècle.

    L'origine du suaire de Cadouin est mal définie. D'un côté, les documents (chartes, actes officiels) concernant l'abbaye de Cadouin ne le mentionnent pas tout au long du xiie siècle, et même en 1201, il est ignoré. Ce n'est qu'en 1214 qu'un acte de Simon IV de Montfort, favorable à l'abbaye, le mentionne.

    D'un autre côté, les histoires produites au cours du xiiie siècle par les moines de l'abbaye le relient à une série de légendes anciennes, et avancent qu'il aurait été en possession de l'abbaye dès le début du xie siècle. Quoi qu'il en soit, le Saint-Suaire attire rapidement une foule de pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle et fait la prospérité du monastère. C'est la raison pour laquelle, en 1392, devant les troubles de la guerre de Cent Ans, l'abbé Bertrand de Moulins (1392-1414) le fait transporter à Toulouse afin d'assurer sa protection. La renommée du Saint-Suaire est telle que vers la Pentecôte 1399, le roi fou Charles VI donne l'ordre au connétable Louis de Sancerre, alors à Toulouse, de le lui apporter à Paris.

    LE MYSTERE DE LA TETE DE TEMPLECOMBE

    Cependant, la guerre finissant, les moines de Cadouin désirent reprendre leur relique, mais les Toulousains refusent, voulant bénéficier de son prestige. En 1455, de jeunes moines de Cadouin, sous le prétexte de l'étudier, le subtilisent grâce à de fausses clés, et s'enfuient avec. Le suaire est déposé à l'abbaye d'Obazine en Limousin, pour le mettre à l'abri des réactions toulousaines.

    Ce fut ensuite Obazine qui refusa de restituer la relique. Les procès furent conclus par un arbitrage de Louis XI datant de 1482, qui rendit la relique à Cadouin et lui attribua une livre de 4000 livres tournois en sus. Il se fait apporter ensuite le Saint-Suaire à Poitiers. Le pèlerinage reprit alors, avant de décliner avec les guerres de religion. En 1644, Mgr de Lingendes fait publier un livre retraçant l'histoire de la relique et atteste de son authenticité, mise en doute par les protestants, ce qui relance le pèlerinage, comme le montre celui des Pénitents Bleus de Saint-Jérôme de Sarlat qui prient devant la relique pour l'apaisement de la Fronde en 1651.

    En 1789, le Saint-Suaire échappe de peu à l'incendie des archives de l'abbaye, sauvé par le maire M. Bureau, qui le dissimule jusqu'à l'ostension du 8 septembre 1797. Un nouveau pèlerinage reprend de l'importance après 1866. Des doutes sont émis sur son authenticité dès 1901, mais c'est une expertise linguistique menée à l'initiative du RP Francez qui prouve qu'il s'agit d'un faux en 1934. En effet, le tissage est orné de bandes ornementales de tapisseries de soie insérées, portant des inscriptions en caractères coufiques, reprenant notamment la proclamation islamique solennelle (« Bismillâh Ar-Raḥmân Ar-Raḥîm, ... »).

    L'inscription fait ensuite allusion à Al-Musta'li, calife en Égypte de 1095 à 1101, et à son ministre Al-Afdhal Abu-l-Qâsim Shahanshah, qui exerçait ses fonctions de 1094 à 1121. Ces éléments permettent de situer le tissage du linge entre le début du règne de Musta'li et la prise de Jérusalem par les Croisés en 1098. Ces inscriptions de l'époque fatimide en font un exemple unique de tissu de cette époque.

    Le Saint-Suaire de Lierre (Belgique)

    LE MYSTERE DE LA TETE DE TEMPLECOMBE

    La paroisse Saint-Gommer de Lierre (Lier), près d'Anvers, en Belgique, possède une reproduction sur toile, au format 1/3 du Linceul de Turin. Cette copie, datée de 1516 et signée de Van Orley, fut réalisée pour Marguerite d'Autriche. Celle-ci offrit, en 1509, à la famille de Savoie, un coffre en argent pour le Linceul de Turin. Ce coffre fut endommagé lors de l'incendie de la chapelle de Chambéry dans la nuit du 3 au 4 décembre 1532.

        

    Le Saint Suaire de Turin

    Le suaire de Turin ou linceul de Turin, est un drap en lin médiéval qui montre l'image d'un homme présentant les traces de blessures correspondant à un crucifiement, figurant certains détails de la Crucifixion de Jésus de Nazareth décrite dans les évangiles canoniques.

    Objet de piété populaire, considéré par l'Église catholique comme une icône et vénéré par certains croyants comme une relique, il est conservé dans la chapelle royale de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin.

    À partir du début du xxe siècle, après plusieurs siècles de déplacements et de vénération, sa datation et son authenticité deviennent l'objet d'âpres débats : le suaire de Turin devient ainsi l'« artefact le plus étudié de l'histoire ». L'Église catholique, propriétaire du linceul, ne s'est jamais prononcée officiellement sur l'authenticité du drap. Elle considère que le suaire n'ajoute rien à la foi chrétienne (qui ne relève pas du domaine de la preuve) et que le suaire ne constitue en aucune façon une preuve de la Résurrection qui est le fondement de cette foi. En 1998, Jean-Paul II a qualifié le linceul de « provocation à l'intelligence » et a invité les scientifiques à poursuivre leurs recherches.

    Le suaire de Turin fait ainsi l'objet de débats passionnés. En 1988, la datation au carbone 14 qui a conclu à une origine médiévale du suaire est contestée par les partisans de l'authenticité tantôt sur la validité de l'échantillon, tantôt sur le principe et la méthode de datation par le carbone 14 pour une telle pièce. D'autres fondent leur argumentation sur des hypothèses historiques, archéologiques et scientifiques, notamment sur une putative antiquité avant 1357, sur l'éventualité de présence de sang, sur l'existence d'inscriptions qui figureraient sur le linceul, sur la présence de pièces de monnaie, sur la palynologie, sur les conditions de restauration, etc...

    Le suaire est de forme rectangulaire et mesure environ 4,4 mètres sur 1,136. Le drap est tissé en chevron et est composé de fibres de lin entrelacées à certains endroits de fibres de coton. La présence de coton a été mise en évidence à l'état de traces en surface par le STURP et entrelacé dans les fibres de lin sur les échantillons Raes (1973) et radiocarbone (1988) seulement. Il présente des marques de brûlures provoquées lors de l'incendie de la Sainte Chapelle du château des Ducs de Savoie à Chambéry dans la nuit du 3 au 4 décembre 1532. Il resta à Chambéry de 1502 à 1578.

    LE MYSTERE DE LA TETE DE TEMPLECOMBE

    Lors de cet incendie, le linceul était plié en 48 épaisseurs et fut traversé en plusieurs endroits par les gouttes de métal fondu de la châsse dans laquelle il se trouvait. Là où le tissu était troué, les Clarisses, en 1534, cousirent des pièces de forme plus ou moins triangulaire qui apparaissent en blanc sur les photos positives et en noir sur les photos négatives. Le suaire figure l'image en vue frontale et dorsale d'un homme nu, avec ses mains croisées sur le pubis. Les deux vues sont alignées tête-bêche. L'avant et l'arrière de la tête se joignent presque au milieu de la toile ; les vues correspondent à la projection orthogonale d'un corps humain. L'homme du suaire porte une barbe bifide (qui se divise en deux parties) et des cheveux au milieu des épaules. Il est assez musclé. Sa taille est assez difficile à mesurer à cause des déformations du tissu. Les mesures effectuées varient entre 162 à 187 centimètres. Pierluigi Baima Bollone donne les principales mesures trouvée par les chercheurs : « 187 cm (L. Ferri), 183 cm (L. Gedda), 181 cm (G.B. Judica-Cordiglia), 180 cm (P. Vignon ; P. de Gail), 178 cm (P. Barbet), 162 cm (G. Riggi) » et ajoute que selon W. Bulst, « il est probable que la valeur exacte soit à situer dans un chiffre moyen parmi ceux indiqués, de l'ordre de 170 cm »8.

    Des taches rouge foncé figurent sur le tissu, présentant diverses blessures : un poignet au moins présente une grande tache de forme circulaire (le deuxième poignet est caché par le pliage des mains) ; sur le côté, apparemment une autre tache est présente ; des petites taches autour du front ont l'apparence de blessures ; et une masse de traces linéaires sur le torse et les jambes. Sous les traces hématiques, on ne retrouve pas la coloration qui caractérise l'image du corps.

    Photographies

    Le 28 mai 1898, le photographe amateur italien Secondo Pia prit la première photographie du suaire, lors du développement, il constata que le résultat du négatif donnait l'aspect d'une image positive, ce qui implique que l'image du suaire est elle-même, en quelque sorte, un négatif (le négatif d'un négatif est un positif).

    À proprement parler, l'image sur le linceul serait un « relief » négatif, dans lequel les secteurs du corps touchant le tissu sont plus foncés, et pas un négatif « photographique », sur lequel les secteurs du corps avec une pigmentation plus légère sembleraient plus foncés sur le tissu. Un exemple de cette distinction peut être vu dans la barbe, qui semble plus foncée sur le suaire au bout du menton, là où elle touche le tissu. Les observateurs ont remarqué que les détails et reliefs de l'homme du suaire sont considérablement augmentés sur le négatif photographique. Les résultats de Pia ont accru l'intérêt pour le suaire et ont suscité de nouveaux efforts pour déterminer son origine. En 1976 on mobilisa l'analyseur VP-8, développé à l'origine par la NASA pour la reconnaissance planétaire, pour analyser l'image du Linceul de Turin et produire une image de nature tridimensionnelle. 

    LE MYSTERE DE LA TETE DE TEMPLECOMBE

    Études scientifiques 

    Le STURP (1978-1981)

    En 1978, un groupe d’une vingtaine de scientifiques et chercheurs américains du STURP, le Shroud of Turin Research Project, assistés de deux Italiens, Giovanni Rigi (micro-analyste) et Luigi Gonella (conseiller scientifique du Cardinal de Turin), menèrent des analyses de l’objet et prélevèrent des échantillons de surface. Il s'agit de la première étude scientifique reconnue par le Vatican. Le professeur Baima Bollone, directeur de l’institut médico-légal de Turin, reçut également des échantillons pour déterminer si la substance constituant les taches carmin pâle était du sang.

    Diverses techniques furent employées pour analyser le tissu ancien : rayons X, fluorescence, microchimie, spectres infra-rouge et ultra-violet, microscopie optique. Des milliers de photographies furent également prises. Plus de 100 000 heures de travail en laboratoire furent nécessaires pour

    exploiter les données récoltées, donnant lieu à une vingtaine d’articles dans des revues scientifiques à comité de lecture Les conclusions de l’étude furent données à l’occasion de la présentation du rapport final en 1981 : les données récoltées par les techniques mentionnées ci-dessus excluent la possibilité que la peinture soit la technique à l’origine de la formation de l’image. Cela contredit la thèse développée par l'évêque de Troyes Pierre d'Arcis 600 ans plus tôt. L’image du corps est formée par la coloration monochrome et superficielle des fibres de lin (d’une profondeur de l’ordre de 40 microns) qui résulte d’un processus de déshydratation oxydante et de conjugaison de la structure des microfibrilles du lin. C’est la présence plus ou moins importante de microfibrilles altérées qui va donner l’aspect plus ou moins foncé de l’image du corps.

    l’analyse des niveaux de densité de coloration de l’image du visage, a permis de mettre en évidence une information de nature tridimensionnelle, à l’origine de la propriété similaire à celle d'un négatif photographique déjà observée par le passé.

    la combinaison des informations de natures physiques, chimiques, biologiques et médicales n’a pas permis d’expliquer comment l’image s’est formée et quel phénomène l’a engendrée. 

    Conclusion de l'analyse

    Le 13 octobre 1988, le Cardinal Ballestrero annonce dans une conférence de presse les résultats de la datation transmis par le professeur Tite du British Museum. La concentration moyenne en C14 du lin donne une date médiévale située entre 1260 et 1390 avec une probabilité de 95 %. Le statut du Saint Suaire était dorénavant celui « d'une merveilleuse icône » selon les mots du cardinal, et une création médiévale pour la majeure partie de l’opinion publique. 

    Étude des pollens

    En 1973 et en 1978, Max Frei, criminologue suisse, effectua une étude des pollens pour déterminer les régions où le linceul aurait séjourné. Ces conclusions tendaient à montrer que sur les 58 espèces végétales trouvées, une majorité de pollens étaient originaires de Jérusalem et des environs. Ces résultats ont été critiqués à plusieurs reprises, car considérés comme trop précis et difficilement interprétables. En effet, selon la remarque de Guy Jalut, professeur de palynologie à l'Université Paul Sabatier de Toulouse, comment expliquer l'absence du chêne et de l'olivier, espèces abondantes dans les régions méditerranéennes ?

    Enfin, les palynologues (spécialistes des pollens) précisent qu’il est parfois impossible de déterminer une espèce végétale à partir de son pollen. Souvent, l'étude ne permet que la détermination du genre, voire de la famille. Dans tous les cas, la détermination de l'origine géographique est exclue.

    Les prélèvements de pollen examinés par deux autres équipes montraient que tous les grains étaient couverts de calcite, minéral déposé lors du lavage à la suite de l'incendie de Chambéry. Or, tel n'était pas le cas pour ceux présentés par Max Frei. À un micropaléontologue qui s’étonnait de l'extraordinaire conservation des pollens présentés par Max Frei, celui-ci admit qu'il présentait des photos de pollens de référence. Max Frei venait d'effectuer un voyage à Istambul, Urfa et Jérusalem en compagnie de Ian Wilson pour « récolter une série de plantes caractéristiques du Moyen-Orient ». Joe Nickell rappelle que précédemment Max Frei avait examiné les « carnets d'Hitler » et les avait déclarés authentiques.

    Le professeur Avinoam Danin, de l'Université hébraïque de Jérusalem, affirme dans des publications scientifiques avoir reconnu l'image de plantes originaires de la région de Jérusalem sur le suaire. Il déclare notamment que « l'aire dans laquelle les trois plantes fraîches choisies comme indicateurs auraient pu être recueillies et posées sur le linceul à côté du corps de l'homme crucifié est l'aire comprise entre Jérusalem et Hébron ».

    LE MYSTERE DE LA TETE DE TEMPLECOMBE

    Techniques de reproduction envisagées 

    Philip Ball, dans un article paru sur le site internet de Nature en 2005 déclare : « On ne sait tout simplement pas comment l'image fantomatique du corps d'un homme paisible et barbu a été réalisée ; Bien que de bons résultats expérimentaux aient été obtenus par nombre de chercheurs, dans le sens où, à première vue, l'image, généralement limitée au visage, est similaire à celle de l'homme du suaire de Turin, à ce jour, aucun essai n'a été capable de reproduire toutes les caractéristiques de l'image imprimée sur le suaire de Turin.».

    Beaucoup de techniques de reproduction de l'image présente sur le suaire ont été envisagées, sans qu'aucune ne puisse apporter une preuve scientifique décisive en sa faveur. Pour être jugée valable, l'explication de la formation de l'image doit englober toutes les propriétés du linceul. Or,

    en raison de l'accumulation de caractéristiques spécifiques, l'explication du mécanisme de formation reste difficile, voire impossible en l'état actuel des connaissances. Ces explications peuvent se répartir en quatre groupes : Une suite de phénomènes naturels. Cette hypothèse n'implique pas nécessairement que le suaire soit « authentique » puisque l'étoffe peut aussi avoir enveloppé une personne autre que celle de Jésus.

    Un procédé de fabrication conçu volontairement par un être humain. Un procédé reproductible aujourd'hui mais impossible à produire durant l'Antiquité ou le Moyen Âge.

    Les autres hypothèses

    Hypothèses fondées sur des phénomènes naturels

    Les phénomènes naturels envisagés dans l'histoire sont les suivants :

    La vaporographie : en 1902, Paul Vignon envisage une technique : la vaporographie. L'aloès répandu sur un corps lors de son embaumement aurait été bruni par les vapeurs ammoniacales émanant du cadavre en décomposition.

    Le rayonnement solaire : il a été envisagé que l'image du linceul soit la conséquence des rayons solaires sur la toile enduite de myrrhe et d'aloès (Rodante, Mouraviev).

    La transpiration : c'est l'hypothèse émise par Antoine Legrand en 1938. Elle supposait un contact entre le linceul et la sueur d'un corps.

    La réaction de Maillard : elle se produit lorsque des acides aminés, en présence de sucres, et à température élevée, brunissent en créant un composé semblable à l’humus et de composition très voisine. Raymond Rogers et Anna Arnoldi ont formulé cette hypothèse en 2002 et l'ont reprise l'année suivante. Le jaunissement de l'image serait dû à cette réaction chimique entre des vapeurs d'ammoniaque et quelques impuretés présentes superficiellement sur le lin à cause de son procédé de fabrication connu depuis l'antiquité et décrit chez Pline l'Ancien. Rogers reconnaît que son hypothèse ne répond pas à toutes les questions et ne prouve pas comment l'image s'est formée ni "l'authenticité" de l'étoffe.

    L'effet corona : cette hypothèse est avancée notamment par l'Italien Giulio Fanti. L'effet corona, aussi appelé « effet couronne », est une décharge électrique entraînée par l'ionisation du milieu entourant un conducteur. Elle se produit lorsque le potentiel électrique dépasse une valeur critique mais que les conditions ne permettent pas la formation d'un arc. Cet effet est utilisé, entre autres, dans les lampes à plasma. Des expériences entreprises ont permis la formation d'une image détaillée avec une double superficialité. Cependant on ne sait quelle cause aurait pu engendrer un tel phénomène.

    Hypothèses de l'artefact

    Les procédés envisagés sont les suivants : La peinture : ce fut la première hypothèse de faux envisagée. Elle a été avancée dès le xive siècle dans le Mémoire de Pierre d'Arcis qui parle de « pannus [...] artificiose depictus » (« un morceau de tissu ingénieusement peint »). En 1978, le STURP exclut l'œuvre d'un peintre. L'un des membres du STURP, Walter Mac Crone, arriva à une conclusion en opposition avec le reste de l'équipe, affirmant qu'il s'agit selon lui d'une peinture constituée de pigments d'ocre rouge et de vermillon et que les « taches de sang » sont composées des mêmes substances enrobées dans un composé à base de collagène.

    Le bas-relief : poursuivant l'hypothèse de la peinture, Joe Nickell, Paul-Éric Blanrue et Henri Broch avancent qu'il est techniquement possible pour un artiste de réaliser une empreinte négative sur toile sans laisser apparaître de traces de pinceaux, à l'aide d'un bas-relief enduit d'un colorant. Un simple recouvrement du modèle par un linge humide suivi d'un tamponnement permet alors de constituer une empreinte en négatif sur le tissu. Lors d'une expérience organisée en 2005 par les journalistes de la revue Science & Vie, Paul-Éric Blanrue a réalisé une réplique du visage du suaire avec des moyens qui existaient au Moyen Âge.

    Le transfert de poudre : cette technique a été développée par Emily Craig et Randall Bresee91. Ceux-ci proposent un mode opératoire qui aurait pu être utilisé au Moyen Âge. Le résultat obtenu s'approche de celui du linceul. Selon Marcel Alonso, « Mrs Emily Craig, disciple (sérieuse) de Joe Nickell et de Mac Crone a réussi des portraits à l'hématite et au collagène, non seulement très ressemblants à l'image du Linceul, mais dont l’inversion chromatique est surprenante de beauté et de fidélité au Linceul, y compris pour l'aspect tridimensionnel. ». La protophotographie : il s'agit d'une hypothèse émise en 1995 par le Sud-Africain Nicholas Allen93. L'hypothèse d'Allen nécessite l'usage d'une chambre noire de grande dimension dans laquelle il faut tendre un drap de lin imprégné de sulfate d'argent sur lequel il aurait projeté l'image d'un corps ou d'une statue. Cette hypothèse comporte de nombreux obstacles concernant la lumière nécessaire pour créer une image similaire à celle présente sur le linceul, et le résultat de l'expérience a été testé et n'offre pas la finesse tridimensionnelle du suaire de Turin. De plus, la photosensibilité du sulfate d'argent est inconnue au Moyen Âge.

    Un faux de Léonard de Vinci : depuis 1994, une hypothèse, largement diffusée, a été soutenue par Lynn Picknett et Clive Price : le suaire de Turin serait l'œuvre de Léonard de Vinci. Cette hypothèse a connu une médiatisation importante grâce au documentaire réalisé par Susan Gray Leonardo da Vinci the man behind the Shroud of Turin ? (Léonard et le mystère du suaire de Turin) produit la National Geographic Society et diffusé à partir de 2003. Vinci aurait combiné les techniques du bas-relief et de la photographie, utilisant « son propre visage ». Les auteurs de cette théorie soutiennent en effet qu'il existe une ressemblance suffisante entre les autoportraits de Vinci et la figure du linceul. Selon Baima Bollone, l’hypothèse d’un faux réalisé par Léonard de Vinci est une hypothèse « absolument non fondée, qui ne va pas au-delà de la boutade journalistique et des publications populaires, et aucun scientifique ne la prend en considération ».

    En 2009, une équipe de scientifiques italiens99 déclare avoir réussi à reproduire le linceul de Turin en utilisant des techniques du xive siècle, confirmant la datation au carbone 14 déjà connue depuis 1988. Mais ce résultat est contesté.

    Autres hypothèses

    D'autres hypothèses ont été formulées :

    Le bombardement de protons : une source « naturelle » de rayonnement provenant du supplicié. Un bombardement de protons équivalent à un mégaélectronvolt (MeV) pourrait avoir produit cette image superficielle, selon la théorie développée par le père Jean-Baptiste Rinaudo, biophysicien.

    Elle a été critiquée, notamment par le chimiste américain Raymond Rogers, qui ne trouve pas trace des radiations pourtant nécessaires. Cette hypothèse implique aussi la « dématérialisation » d'un corps qui serait ici celui de Jésus.

    L'irradiation par laser : en 2008, l'équipe dirigée par Giulio Fanti a publié un article dans Applied Optics expliquant qu'une irradiation avec un laser spécifique a permis l'obtention d'une image latente sur du lin au bout d'un an.

    Théories diverses de tenants d'une authenticité  

    Les travaux du docteur Barbet

    Dans les années 1930, le docteur Pierre Barbet, chirurgien catholique à l'hôpital Saint-Joseph de Paris, fit pendant treize ans des expériences sur des cadavres pour prouver l'authenticité du Suaire de Turin par la médecine et l'anatomie, tel un médecin légiste. Il synthétisa ses résultats, diffusés sous le nom de la Passion de Jésus-Christ selon le chirurgien.

    Sa thèse principale en faveur de l'authenticité était que le suaire ne représente pas le crucifié comme le faisait l'iconographie médiévale, avec des clous enfoncés dans les mains mais dans les poignets. Or d'après les expériences de Barbet sur des cadavres, les paumes se déchiraient lorsqu'il plantait les clous dans les mains mais le cadavre restait en place quand ils étaient, comme sur le suaire, plantés dans les poignets.

    Le suaire présente aux yeux du médecin légiste, des analogies frappantes avec le récit de la Passion, une similitude parfaite : traces de sang à la tête, comme la couronne d'épines, traces de sang aux poignets, traces de sang de flagellation sur toutes les parties du corps, marque de fouets romains à trois pointes de plomb. 

    (source : wikipedia

     

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