• Le Quetzal, un oiseau sacré

    Conscience animale

    Le Quetzal  un oiseau sacré 

    Le plus bel oiseau du monde!

    Le Quetzal, un oiseau sacré

    (photo  : finerareprints.com/)

    (source : costarica-nature.org)

    Oiseau mythique, oiseau emblème, le Quetzal enflamme l'imagination.

    Flamme: c'est d'ailleurs la couleur rouge de sa gorge qui contraste de façon éclatante avec le vert émeraude du reste de son corps.

    De la huppe de sa tête au bout de la longue queue dont se parent les mâles au moment de la période des amours, l'oiseau est un bijou des forêts tropicales d'Amérique Centrale. Miguel Angel Asturias écrivait que “son plumage vert arbore toutes les diaprures du tournesol et on le dirait peint sur un fond d'or comme les mosaïques byzantines”
    Emblème du Guatemala, qui a d'ailleurs donné son nom à sa monnaie, le Quetzal a pratiquement disparu des forêts guatémaltèques. Et c'est au Costa Rica qu'on en trouve une sous-espèce, protégée dans les forêts tropicales humides et nuageuses d'altitude, le Quetzal resplendissant (Pharomachrus Mocinno).

    Les légendes : la genèse maya, dans le Popol Vuh nous dit : “les dieux créèrent l'homme. Tlaloc, dieu bleu, essaya avec de l'argile. Xipe Totec, dieu rouge, avec des branches, Tezcatlipoca, avec de l'or. Tous sans succès.
    Quetzalcóatl, le serpent à plumes, dieu blanc, pétrit une pâte de maïs jaune et de maïs blanc, y mêla une goutte de son sang, modela un homme, y insuffla la vie : l'homme était achevé.

    Au Guatemala : la bataille (mars 1524) qui opposa les Espagnols (une centaine, plus 3000 auxiliaires tlaxcaltèques), sous les ordres de Pedro de Alvarado, aux 7000 Quichés commandés par Tecún Umán, dans la plaine de Quetzaltenango, au bord de la rivière Xequijel , durait sans qu'aucune des deux armées ne prenne le dessus. Jusqu'au moment oú les deux chefs se retrouvèrent face à face, en combat singulier, Alvarado armé d'une lance et Tecún muni d'une masse d'arme dotée de lames d'obsidienne. Alvarado réussit à plonger sa lance dans la poitrine de Tecún Umán. La légende veut que lorsque celui-ci expira, un quetzal vint se poser sur la blessure sanglante et s'envola avec une tache vermillon sur le poitrail, tache qu'il porte pour toujours. La légende veut aussi que Tecún Uman reviendra et libérera le peuple indien de l'oppression... 
    Une autre légende raconte que, fier et ambitieux, il voulut être choisi comme roi des oiseaux et se para des plumes qu'il prit aux autres volatiles, réunissant ainsi tous les attributs royaux. Les mayas utilisaient ses plumes pour s'en orner, quetzalli voulant dire “beau”. 

    L'oiseau : le plumage du bel oiseau, paraît vert émeraude, mais il est en réalité…brun! Leur iridescence* vient d'une multitude de minuscules particules de mélanine brune, comme les écailles chez les papillons, qui reflètent à la fois la lumière du soleil et la végétation qui l'entoure. Oiseau extrêmement craintif, le Quetzal vit dans la canopée, dans la partie supérieure des arbres, là où il trouvera les fruits de l'aguacatillo (de la famille de l'avocat), les figues, les insectes et les petites grenouilles dont il se nourrit. Il ne descend que trés rarement au sol. Il fait son nid dans le trou d'un tronc d'arbre généralement presque pourri, à 10 mètres de hauteur et plus, trou qu'aura laissé un toucan ou un pivert car le bec du Quetzal est trop fragile pour perforer le bois.
    Son chant n'est guère harmonieux, car il ressemble plutôt au grincement que ferait un volet métallique, mais sa danse autour de la femelle, au moment de la saison des amours entre avril et juillet vaut tout un spectacle. Car c'est à ce moment-là que le mâle (35 cm pour son corps) se pare de sa longue queue de près d'un mètre. Il tournoie autour d'une femelle impassible et ses longues plumes ondoient doucement, attrapant les rayons du soleil.
    Ce spectacle extraordinaire récompense l'attente et la fatigue de l'ornithologue passionné ou amateur qui aura le privilège de le voir, entre deux ondées tropicales. La femelle pond ensuite deux oeufs bleu ciel et les deux parents se relaient pour couver et nourrir les oisillons qui quitteront le nid quelques mois plus tard.
    L'oiseau est en danger d'extinction. Les arbres dont il picore le fruit sont sans cesse abattus. Symbole du Guatemala, il y survit dans des réserves privées, dans des projets de nidification artificielle. Il meurt en captivité.

    * Iridescence n.f.(de iris). Réflexion de couleur semblables à celles de l'iris. Définition : encyclopédie QUILLET.

    Définition du Larousse illustré du début du XXe siècle : description du Quetzal appelé ici  Couroucou, n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs propres aux régions les plus chaudes de l'Amérique, ENCYCLOP. Les couroucous comprennent de magnifiques formes, à plumage brillant des teintes métalliques les plus vives, avec une immense queue recourbée en faucille.

    Au Musée de Vienne: le diadème orné de plumes de Quetzal de Moctezuma II (dernier Empereur Aztèque) est conservé au Musée Volkerkunde de Vienne. Cette parure avait été offerte par Hermán Cortés, le célèbre conquistador, à Charles Quint.

    Observer le Quetzal au Costa Rica : 
    Au Costa Rica, loin de la mythologie des pays voisins du nord, le Quetzal est relativement facile à observer. Il compte parmi l'une des 850 espèces d'oiseaux dénombrées dans ce pays de prédilection pour nombre d'ornithologues. L'oiseau niche dans la Réserve de Monteverde (ou malheureusement son habitat se raréfie depuis quelques années) et dans le creux de la Vallée de Dota, non loin du Cerro de la Muerte , entre 1300 et 2000 m d'altitude où l'on pourra l'observer dans d'excellentes conditions, et ce obligatoirement avec l'aide d'un ornithologue local.                                                                                              
                                                                                                                            Couple de quetzals peinture deJohn Gould 

    Le Quetzal, un oiseau sacré 

     

    Le Quetzal est considéré comme l’un des plus beaux oiseaux tropicaux du monde. 

    Le quetzal resplendissant mesure environ 30 centimètres. Le mâle arbore une poitrine d’un pourpre brillant qui contraste avec le vert émeraude et turquoise métallisée. Ces attributs colorés sont indispensables à ses parades amoureuses. Sa tête couronnée par une houppette hérissée lui donne l’air d’une peluche.

    Les quetzals sont présents uniquement en Amérique Centrale. On en trouve dans la Sierra Madre, au sud du Mexique, au Guatemala, au Nicaragua, au Panama et au Costa Rica.

    Les Mayas en ont fait leur dieu, Quetzalcoatl (le serpent à plumes) et les scientifiques l’ont appelé pharmachrus moccinno.

    Il réside dans la forêt de nuages entre 1.500 et 3.000 mètres d’altitude.

    Comme son habitat n’est pas facile d’accès et qu’il est très craintif, il est très difficile à observer. La chance et la patience sont les seules clés de succès pour son observation. Le régime alimentaire des adultes est un fruit, el aguacatillo, un petit avocat dont ils mangent l’extérieur et rejettent le noyau. Les jeunes sont nourris avec des insectes, des petits lézards et des petites grenouilles.

    Dès sa naissance, le quetzal est en danger : en effet moins de 20 % des quetzals atteignent l’âge adulte, 80 % des jeunes meurent avant d’avoir leurs plumes à cause des prédateurs et de l’eau froide de la pluie qui tombe sur leur nid.

    Symbole de richesse, de position sociale et d’abondance agricole, les resplendissantes plumes du quetzal couronnaient la coiffe des chefs aztèques et mayas. Au cours de ces règnes, les plumes de quetzal se donnaient et s’acceptaient comme un précieux tribut ; les anciens peuples attribuaient plus de valeur aux plumes du quetzal qu’à l’or. Elles étaient arrachées des quetzales attrapés, lesquels étaient ensuite libérés pour que de nouvelles plumes repoussent. En revanche, tuer un quetzal était présage de mort.

    Le quetzal est le symbole de la liberté ; il ne survit pas en captivité. Le premier coup de grâce fut donné au XIXe siècle, quand on envoya en Europe des quetzals empaillés pour leurs admirateurs. C’est la diminution de son espace de vie qui le met en danger. Aujourd’hui les protecteurs luttent pour sauver son habitat qui est converti en terre de cultures, de pâturages et d’exploitations forestières.

    Au Costa Rica, avec les deux parcs de Monteverde et des Quetzals, la diminution dramatique de la population s’est arrêtée depuis une dizaine d’années et, grâce à la reforestation en aguacatillo, il semble que la tendance soit en légère hausse. Avant vénéré religieusement, le quetzal est aujourd’hui l’emblème de la préservation de la richesse naturelle des forets et l’icône de l’écotourisme.

    (ource :costarica-voyage

      

      

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