• Les blooms

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    Les Blooms

    Quand les rivières deviennent rouges et les étangs de couleur verte ! 

    La rivière Yangtze, en Chine, est devenue rouge dans les dernières heures et les scientifiques n'ont aucune explication.  


    Le rouge a commencé à apparaître dans le Yangtsé, le plus long fleuve de Chine et le troisième plus long fleuve du monde, hier, près de la ville de Chongqing, où le Yangtsé se connecte à la rivière Jialin. 
    Les scientifiques enquêtent pour tenter de trouver la cause. 

    Les blooms ou l'Efflorescence algale

    Une efflorescence algale (en anglais : algal bloom) est une augmentation relativement rapide de la concentration d'une (ou de quelques) espèce(s) de phytoplancton dans un système aquatique. Cette augmentation de concentration se traduit généralement par une coloration de l'eau (rouge, brun-jaune ou vert). Ce phénomène peut concerner des eaux douces ou marines.

    RIVIERES DE COULEUR ROUGE OU BLOOMS

    On considère généralement le seuil de l'efflorescence algale à 10 000 cellules par millilitre ; dans certains cas, la concentration peut atteindre plusieurs millions de cellules par millilitre.
    Le phénomène peut être naturel ou favorisé par des pollutions terrigènes (nitrates, phosphates). Dans ces derniers cas, des proliférations intenses et longues peuvent conduire à des zones mortes, en raison d'une consommation de la totalité de l'oxygène dissous dans l'eau la nuit et/ou d'émissions de toxines par certaines espèces de plancton.

    Des témoignages anciens de prodiges pourraient être expliqués par des explosions algales. Par exemple, au Haut Moyen Âge, Grégoire de Tours décrit le phénomène suivant :
    « Dans une autre ville proche de la cité de Vannes, il y avait un grand étang rempli de poissons, dont l’eau, à la profondeur d’une brasse, se changea en sang. Pendant plusieurs jours il se rassembla autour de cet étang une multitude innombrable de chiens et d’oiseaux qui buvaient ce sang, et le soir s’en retournaient rassasiés. »
    On peut imaginer sans en être certain que la pluie de sang décrite par le même auteur puisse avoir pour origine ce type de phénomène, associé au passage d'une tornade.
    Teneurs en plancton
    Les efflorescences algales peuvent faire l'objet d'une surveillance, à partir d'images satellites et d'échantillonnage in situ. Différents outils permettent de mesurer la biomasse de plancton (éventuellement via la mesure de la chlorophylle dans le cas des cyanophycées) puis d'examiner les espèces présentes.
    Les pics de concentration varient selon le milieu :
    de 1 à 10 µg/litre de chlorophylle dans un lac oligotrophe ,
    jusqu'à 300 µg/l dans un lac eutrophe
    jusqu'à 3000 µg/l dans un lac hypereutrophe (comme le Hartbeespoort Dam en Afrique du Sud).

    RIVIERES DE COULEUR ROUGE OU BLOOMS
    Impacts

    Des efflorescences localisées peuvent être normales (en zone d'upwelling, au printemps par exemple) ou, plus souvent, être exacerbées par les apports d'eutrophisants d'origine humaine.
    Elles peuvent alors localement déséquilibrer la chaîne alimentaire, voire entraîner des déséquilibres écologiques plus durables (eutrophisation évoluant vers une zone marine morte, avec pollution organique, émissions de gaz à effet de serre, mortalité de poissons et crustacés), sur de vastes zones (la plus grande a atteint 22 000 km² en 2007, au large de l'estuaire du Mississippi).
    Certains types de micro-organismes en cause dans ces phénomènes peuvent sécréter des phycotoxines et, par là, entraîner des intoxications pour la faune aquatique, la faune terrestres consommant des poissons ou s'abreuvant dans l'eau.

    Ce phénomène peut contribuant au phénomène de zones mortes et entraîner l'interdiction provisoire de récolte ou vente de certains produits de la mer (coquillages en particulier). Par exemple, le 19 novembre 2008, les autorités de l'Orégon y ont provisoirement interdit la récolte des coquillages sur tout le littoral en raison des taux de toxines paralysantes (probablement produites par des dinoflagellées), suite à une prolifération algale inhabituelle.
    A titre d'exemple (en Écosse, début des années 1990), dans plusieurs cas, on a pu démontrer que la mort de chiens ayant bu de l'eau de lac dans une zone d'efflorescence de cyanophycées benthiques était due à une intoxication par des molécules hautement neurotoxiques produites par les cyanobactéries (en l'occurrence du genre Oscillatoria, dont certains exemplaires ont aussi été retrouvées dans le contenu stomacal des chiens empoisonnés) ; dans ce cas la neurotoxine était l'anatoxine-a, retrouvée dans l'estomac des chiens, et également produite en laboratoire par les cultures de la même bactérie. C'était la première fois qu'on trouvait cette toxine dans un organisme benthiques plutôt que planctonique).

    (source : wikipedia)

    Dans l'océan Indien, vous êtes partis à la recherche de "blooms". De quoi s'agit-il?

    Ce mot anglo-saxon désigne une multiplication importante de microalgues photosynthétiques, unicellulaires d’une dizaine de micromètres, et possédant de la chlorophylle. Elles donnent à l’eau de mer sa couleur verte. Les blooms sont des phénomènes naturels, qui s’observent sur des dizaines voire des centaines de kilomètres carrés. Ils sont saisonniers, l’équivalent de la poussée printanière sur la terre, et se produisent quand des eaux profondes et riches en éléments nutritifs remontent pour se mélanger aux 100 premiers mètres de l’océan sous la surface.
     
    Est-ce un phénomène spécifique à l'océan Indien? 

    On rencontre les blooms absolument sur tous les océans du monde, y compris par exemple au large des côtes françaises. Tara se concentre sur l’étude des blooms en raison de la diversité des espèces qui y sont associées, mais pas uniquement dans le nord de l’océan Indien qui est sur la route de l’expédition. 
     
    Comment repérez-vous les endroits où se trouvent les blooms? 

    Les blooms sont d’abord détectés par les satellites qui mesurent la quantité de chlorophylle en surface. Ces images satellite ont été utilisées pendant l’expédition Tara pour définir la route du bateau et les sites d’étude, là où sont immergés des sondes, des bouteilles de prélèvement et des filets qui capturent le plancton jusqu’à 1500 mètres de profondeur. 
     
    Quel est l'intérêt scientifique de l'étude des blooms? 

    Il y a trois raisons. D'abord, les microalgues constituent la base de la chaine alimentaire océanique, avec au bout, les poissons, les mammifères marins et les hommes. Ensuite, grâce à l’action du soleil, elles convertissent le dioxyde de carbone en oxygène. Elles jouent donc également un rôle très important dans la régulation de l’effet de serre dû au CO2 produit par l’activité anthropique, et dans la régénération de l’oxygène consommé par les organismes supérieurs. Enfin, ces blooms, parfois toxiques, peuvent compromettre les productions aquacoles de bivalves (moules, huîtres).

    (source : metrofrance.com)  

    Liban : une rivière devient rouge sang

    (Source : Nature Alerte)

    Naturel ou non, ce n’est pas que la seconde rivière qui, récemment, prend cette coloration. 

    Ce coup-ci c’est au Liban qu’une rivière à mystérieusement virée rouge sang et les autorités n’ont toujours pas déterminé la source le provoquant.

    Le produit déversé reste mystérieux.

    C’est mercredi soir que la fuite été constaté dans le quartier de Furn al-Shubbak à Beyrouth et le colorant s’est rapidement propagé dans le courant pour finir par se déverser dans la mer Méditerranée.

    Le ministre libanais de l’environnement, Nazem Khoury, a envoyé des experts sur place pour recueillir des échantillons d’eau . Les résultats des tests devraient être annoncés d’ici une semaine .

    Selon Bassam Sabbagh, le directeur de la lutte contre la pollution de l’environnement, il est probable que de se soient des produits chimiques illégaux qui aient été déversés dans le fleuve à partir d’une usine, probablement une tannerie ; mais certains comme Elie Saad, premier ministre libanais, pensent que c’est le sang d’animaux venus des abattoirs citoyens qui se déversent dans la rivière.

    Il ne serait cependant pas exclu que la rivière ait été teinte en rouge à cause de la révolte Syrienne, pour suivre l’exemple des militants qui ont dernièrement coloré les eaux de la fontaine de Baharat à Damas, pour rappeler que le sang des martyrs y ait actuellement versé.

    (source : etat-du-monde)

     

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