• Les Cromlechs ou cercles de pierre

    Lieux énigmatiques 

    Les Cromlech ou les cercles de pierres

    LES CROMLECHS

     Cromlech d' Occhabé dans le Pays basque

    (photo : megalithic)

    Un cromlech (du mot breton krommlec'h) est un monument mégalithique préhistorique constitué par un alignement de monolithes verticaux (menhirs), formant une enceinte de pierres levées, généralement circulaire. Parfois un menhir est placé au centre.

    On peut trouver des cromlechs qui ont d'autres formes, depuis le simple alignement droit ou rectangulaire jusqu'aux longues murailles serpentantes, mais on considère alors qu'il ne s'agit pas de cromlechs stricto sensu.

    Ces cercles de pierres peuvent être isolés, jumelés à un autre cercle de pierres ou associés à un alignement de menhirs. Le plus connu de tous les cromlechs est le cromlech de Stonehenge en Angleterre.

    Les cromlechs sont beaucoup plus rares que les autres monuments mégalithiques (dolmens, menhirs, allées couvertes, cairns).

    La plupart paraît dater, en Europe notamment, de l'âge du bronze (2500 av. J.-C. à 1000 av. J.-C.).

    Les harrespil (comme à Bilhères, en Aquitaine, dans les Pyrénées-Atlantiques) sont restés utilisés pendant l'âge du fer. Il convient de noter que les "harrespils" ne sont pas des véritables cromlechs. Il s'agit en fait de dallettes plantées de chant et entourant une tombe circulaire de type tumulus (âge du Fer) dont la structure s'est effacée au fil des millénaires. Seul le cercle de pierre a survécu et est aujourd'hui seul visible. Le diamètre de ces cercles de pierres est en général inférieur à 15 mètres.


    Les Cromlechs ou cercles de pierre


    On en trouve cependant, notamment en Bretagne (sur l'îlot d'Er Lannic, dans le golfe du Morbihan, par exemple), de plus anciens, que l'on a pu dater grâce aux objets néolithiques, surtout des poteries, que l'on a retrouvés dans le sol.

    On trouve des cromlechs en petit nombre un peu partout, depuis l'Inde jusqu'en Angleterre, dans les pays nordiques, en Kabylie (Afrique du nord) ou encore Amérique ou Japon. Il ne semble donc pas possible de leur imputer un symbolisme unique.

    Les skibsaetninger nordiques (sépultures collectives surmontées de pierres levées dessinant une coque de bateaux et pouvant contenir une centaine de cadavres), avec leur forme de barques, avaient certainement un sens tout différent lié à la mythologie nordique.

    LES CROMLECHS

    Cromlech de Swinside (Lake District, Angleterre)

    Étymologie 

    Cromlech n°1 de la Rigalderie, Causse de Blandas, Gard, France.

    Le mot cromlech, utilisé dans la langue française depuis le xviiie siècle, a été emprunté (1785) à l'anglais cromlech, qui tire lui-même son origine du vieux gallois. Il est composé de crwm, « courbé » (crom au féminin), et llech, « pierre plate », et signifie « pierre plate (placée en) courbe ».

    Un cromlech est un monument mégalithique fait d'une suite de menhirs disposés en cercles. Il se compose de plusieurs dizaines de pierres plantées en terre (ou menhirs) et disposées en cercle.

    On connaît aussi des menhirs disposés en rectangle comme en Bretagne avec le « quadrilatère de Crucuno » mais du fait de leur disposition non circulaire, ce ne sont pas des cromlechs stricto sensu.

    Période de construction et fonctions 

    Cromlech n° 2 de Peyrarines, Causse de Blandas, Gard, France

    L'époque de construction de ce type de mégalithe est à placer dans la Préhistoire récente avec des dates comprises entre 3500 et 2000 avant J-C.

    On ne peut aujourd'hui expliquer précisément la fonction de ce type de monument. Certains chercheurs avancent l'idée de lieu de rassemblement culturel tandis que d'autres préfèrent l'idée d'un lieu d'observation des astres ou de la Lune. Certains auteurs vont jusqu'à postuler qu'ils étaient les marqueurs d'une géométrie mégalithique ancestrale. Cette dernière hypothèse est rejetée par la communauté scientifique.

    Les cromlechs sont des monuments mégalithiques nettement moins nombreux que les tombeaux mégalithiques (dolmens, caissons, allées couvertes, cistes) ou les menhirs qui datent pourtant de la même époque.

    Les Cromlechs ou cercles de pierre

    Dimensions 

    Cromlech du Ring of Brodgar, Écosse.

    Leurs dimensions varient d'un site à un autre mais on peut encore aujourd'hui visiter en France des cromlechs avec des diamètres de plus de 100 mètres (site de la Crêperie de Carnac en Bretagne et sites de la Rigalderie et de Peyrarines dans le département du Gard).

    Les menhirs qui composent les cromlechs s'étagent entre un mètre et plus de trois mètres de hauteur en France. Certains cromlechs écossais dépassent en moyenne quatre mètres de hauteur (notamment le site de l’anneau de Brogdar).

    Localisation géographique 

    Des cromlechs remarquables sont connus dans les îles Britanniques et notamment en Écosse, dans les îles Orcades et en Cornouailles ainsi qu'au Portugal.

    Un des plus célèbres cromlechs du monde est le site de Stonehenge en Angleterre, qui comporte plusieurs cercles concentriques.

    En dehors du continent européen, des cercles de pierres sont connus en Afrique (Sénégal, Gambie, Ghana, Éthiopie Algérie …) mais ils ne peuvent être assimilés à des cromlechs stricto sensu car leur période d'érection remonte à quelques siècles à peine. Or, selon la définition communément admise, les cromlechs sont toujours de construction préhistorique. Au Japon, le site le plus notable est celui d'Oyu (préfecture d'Akita), daté d'environ 4000 ans (période Jomon), qui est surnommé le "Stonehenge japonais " avec ses deux cercles de pierre de 42 et 48 m de diamètre.

    En France, des cromlechs sont connus en Bretagne (Cromlech de Saint-Pierre à Saint-Pierre-Quiberon, ou sur l'île d'Er Lannic1 tous les deux dans le Morbihan, par exemple, le cromlech de la presqu'île de Pen-ar-Lan à Ouessant2, celui de l'Œillet aux Îles Chausey3, ou encore aux extrémités des alignements de Carnac), en Aquitaine et en Languedoc (le site du Causse de Blandas près du cirque de Navacelles dans le Gard abrite trois cercles (restaurés) des 10 cromlechs du département) notamment.

    Au Pays basque, des cercles de pierres de petit diamètre (une dizaine de mètres) sont connus mais on estime que ce ne sont en fait que les contours circulaires d'anciens tumulus aujourd'hui complètement arasés. On trouve aussi un cromlech d'environ 70 mètres de diamètre au col du Petit-Saint-Bernard, à la frontière franco-italienne entre la Savoie et le Val d'Aoste.

    Des cromlechs de petite envergure sont également situés sur le plateau des Combes sur le site de la Cham des Bondons (Lozère).

    Un cromlech est également situé à Sailly-en-Ostrevent dans le Pas-de-Calais et un autre, datant du Néolithique, à Ciron, dans le Berry, au lieu-dit Sénevaut. 

    Sailly-en-Ostrevent le tertre

    Sailly-en-Ostrevent dans le Pas de calais
    La région Nord Pas de Calais regorge de pépites mégalithiques! 
    Les 7 Bonnettes
    la légende qui entoure ces Pierres à l'allure originale
    on dit que 7 demoiselles allèrent danser un dimanche sur ce tertre au lieu d'aller prier. Le châtiment divin ne se fit pas attendre et les inconsciente furent pétrifiées! On murmure que Satan pris l'une d'entre elles en récompense! La dernière essaya de s'enfuir mais n'y parvint. Depuis, allongée, elle dort à quelques mètres de ses amies! Chut...ne la réveillez pas!....

    (source : michdu62122)

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     Mull Hill, sur l'île de Man

    LES CROMLECHS

    (source photo :wikipedia)

    Cromlech de Castlerigg

    LES CROMLECHS

    Le cercle, aplati, mesure 32,6 mètres à son plus grand diamètre et 29,5 mètres à son plus court ; il est formé de 40 pierres exactement selon le National Trust.

    Cependant, certaines petites pierres étaient peut-être enterrées en soutien des grosses, apparaissant avec l’érosion ; ainsi, selon la méthode de calcul, on obtient entre 38 et 42 pierres.

     
    Vue aérienne du cromlech le 11 juillet 2005, à 20:13.

    À l’est, 10 pierres supplémentaires forment un enclos rectangulaire, à l’intérieur du cercle, utilisant trois pierres de ce dernier comme petit côté ; ce lieu est appelé « le sanctuaire ». Le plus grand espacement entre deux pierres est orienté nord-est, mais l’English Heritage présente un trou de 3,3 mètres du côté nord comme étant l’entrée.

    Les pierres sont d’ardoise, une roche métamorphique, présente dans la région. La plus lourde pierre est estimée à 16 tonnes, et la plus haute mesure environ 2,3 mètres.

    Un agriculteur a, au début du xxe siècle, déterré à 90 mètres au sud-ouest du site une pierre massive (voyez cette illustration), dont on ne sait si elle faisait partie du cercle.

    (source : wikipedia )

     port de Pierrefite

    LES CROMLECHS

    A la fin du XIXème siècle, Sacaze signalait: "à l'intérieur d'un cromlech de 4 mètres de diamètre est circonscrit un second de 2 m de diamètre entourant le menhir". En fait, on ne voit aujourd'hui qu'un seul cromlech autour du menhir.

    (source : jpdugene)

    Cromlech XANXOTEN HARRIA , au dessus de Bielle

    LES CROMLECHS

    (source : lesblogtrotteursde-baionacueille)

    LES CROMLECHS

    La culture TAGAR (Sibérie)

     On donne ce nom à une culture sud-sibérienne de la steppe de Minus-sinsk sur le haut Ienisseï qui succéda, presque sans césure, à la culture de Karasuk et à la période dite de Kamenny-Log vers ~ 1700, et qui se perpétua dans cette région jusque vers le début de notre ère.
     Alors que la plupart de leurs voisins passaient d'un stade agricole à celui du nomadisme, les europoïdes de Tagar continuaient le mode de vie mi-agricole mi-pastoral de l'époque de Karasuk, tout en empruntant certains caractères aux populations voisines.
     On distingue dans cette culture quatre grandes périodes, principalement caractérisées par les sépultures, le mode de vie lui-même ayant subi peu de changements.
     La première phase, de Baïnov ( VIIe/~ VIe s.), comprend des nécropoles identiques à celles de Karasuk mais dans lesquelles chaque enceinte de pierres ne contenait qu'une tombe à dalles avec un seul corps accompagné des mêmes offrandes rituelles de viande ; les poteries sont alors ovales et non plus rondes, sans col, avec souvent un fond plat et une panse renflée ornée d'incisions linéaires simples, et les armes de bronze sont moins décorées.
     A la période suivante, de Podgornov ( VIe~ Ve s.), l'enceinte est marquée par 4 bornes de pierre et le sarcophage est constitué par une sorte de caisse en bois; le défunt était inhumé avec ses armes, poignards, masses, haches et pointes de flèches en bronze.
     La période de Saragach voit se développer la coutume des grands kur-gans jalonnés par 8 à 10 hautes pierres dressées et contenant 2 ou 3 tombes carrées de 2,5 à 3 m de côté, avec une chambre funéraire en bois à l'intérieur de laquelle avaient lieu des inhumations collectives (jusqu'à une centaine de personnes) accompagnées d'une céramique sans ornement.
     La dernière période, de Tess, voit la prolifération d'immenses kurgans entourés d'épais murets de pierre surmontés de blocs levés de plus de 3 m de hauteur.
     La tombe centrale était à deux étages, construite en rondins de bois et pouvait contenir plus de cent corps.
     Les crânes étaient trépanés et recouverts d'une couche d'argile remplaçant la chair, badigeonnés de plâtre et peints en rouge.
     Les corps étaient probablement momifiés avant d'être inhumés.
     Des armes de fer remplacent alors celles de bronze, tout en gardant les mêmes formes.
     Toutes ces tombes avaient été détruites par le feu.
     Les gens de Tagar vivaient pendant l'hiver dans des huttes semi-enterrées aux murs de pierres dépassant d'environ 0,50 m la surface du sol, et l'été dans des cabanes de rondins analogues aux isbas sibériennes actuelles.
     Certains kurgans de la culture de Tagar, réservés à des chefs, étaient de très grandes dimensions.
     Celui de Salbyk avait 11 m de hauteur et était parementé en appareil cyclopéen haut de 2 m avec 20 pierres dressées pesant chacune de 30 à 40 tonnes, ce qui suppose une abondante main-d'œuvre pour leur transport et leur érection, ainsi qu'une organisation tribale élaborée.
     Malheureusement, la plupart de ces kurgans ont été pillés dans les temps anciens, et l'on n'a retrouvé qu'assez peu d'objets.
     Ceux-ci offrent cependant une décoration typique de l'art de la steppe, plaques de bronze ajourées décrivant des combats d'animaux (chevaux, taureaux, oiseaux, dragons, tigres, etc.) illustrant sans doute des mythes, manches de couteaux ou de poignards ornés d'un animal stylisé (sanglier ou bouquetin) révélant des affinités avec l'art de l'Ordos et de l'Altaï.

    Les Cromlechs ou cercles de pierre

    Source :  histoire-archeologie 

    Les Cromlechs ou cercles de pierre

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