• Les dessins animés de la Préhistoire

     Observations et symboles

    Les dessins animés inventés par les hommes préhistoriques ?

    La Dame à la Capuche de Brassempouy est un chef d'oeuvre de finesse et reste une énigme, la grotte de la Marche est remarquable par son nombre important de représentations d'êtres humains...

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    Lecture d'après l'Homme-oiseau avec des chaussures - Grotte de la Marche

    Méliès n'aurait rien inventé! Nos hommes des cavernes seraient les véritables découvreurs de l'art cinématographique et du dessin animé. C'est la thèse d'un scientifique français, spécialiste de la grotte Chauvet. Ils n'avaient pas de papier calque, de stylos-feutre ou d'ordinateurs, mais les hommes préhistoriques du paléolithique ont réalisé les premiers dessins animés de l'histoire de l'humanité dans les grottes, il y a 32000 ans. Mieux, ils seraient à l'origine de la BD « et de l'invention du cinématographe »! Marc Azéma, un préhistorien languedocien de 44 ans, membre notamment de l'équipe scientifique de la grotte Chauvet, développe cette hypothèse originale dans un livre à destination du grand public qui sortira fin août et qui lui vaut les honneurs du « National Géographic ». 

    Sa théorie, sur laquelle il planche depuis une vingtaine d'années, s'appuie sur des observations prouvant que des peintures rupestres contiennent « les techniques de narration graphique ». Autrement dit, certains hommes préhistoriques maîtrisaient le principe consistant à disséquer les mouvements, à les reproduire en une succession de plans différents donnant l'illusion de l'animation : une sorte de story-board version mammouth.



    Donner du mouvement

    Certes, les écrans de cinéma d'alors étaient un peu particuliers : des parois rocailleuses dans de sombres cavernes qui n'empêchaient pas, en fait, ces artistes de décomposer minutieusement les allures d'animaux en action, de superposer des images différentes de leurs corps pour donner du mouvement aux dessins. « Il y a des effets très spectaculaires dans certaines représentations, explique Marc Azéma. Par exemple dans la grotte Chauvet, avec un bison à huit pattes ainsi que ce panneau où des lions courent après les bisons. Parfois, ils poussaient même le détail à reproduire le mouvement de la queue d'un animal. Je pense aussi à ce félin décomposé en trois images successives découvert sur un os gravé dans la grotte de la Vache (Ariège). » Toujours plus forts, les Léonard de Vinci des cavernes ont peut-être eu l'idée de s'attaquer directement à l'animation, en jouant avec les effets de l'ombre et de la lumière provoqués par les flammes de leurs torches.
    « Les animaux représentés dans les cavernes n'étaient en tout cas pas des symboles morts ni des tableaux mis simplement bout à bout, estime le spécialiste. A Chauvet, à Lascaux et dans d'autres sites, ils ont voulu traduire la vie, nous raconter quelque chose. Il s'agit de BD et de cinéma avant la lettre. J'ai même vu des essais cinématographiques très troublants dans l'art mobilier à l'époque du magdalénien (- 15000 ans). » Une rondelle remontant à cette période, gravée sur deux faces, va dans le sens du scientifique. Il suffit de la faire tourner pour qu'apparaisse, par la magie des effets d'optique, le mouvement.
    Pour réaliser ces premiers dessins animés, les hommes préhistoriques utilisaient tout ce qu'ils pouvaient trouver : fusain, peinture, gravure, détourage, sculpture. Ils portaient en eux une part de modernité, jetant sans le savoir les bases de l'histoire de l'art et de techniques toujours utilisées au XXIe siècle. Le Parisien (source : leparisien)  

    La dame de Brassempouy, une énigme... 

     

    LES DESSINS ANIMES DE LA PREHISTOIRE 

    (Interprétation d'artiste : Extraterrestre et préhistoire - Les émanants) 

    La « Dame à la capuche » ou « Dame de Brassempouy » Grotte du Pape (Brassempouy, Landes), est la plus célèbre et la plus émouvante des œuvres d’art préhistoriques car elle nous apporte l’image la plus réelle et la plus vivante de la femme paléolithique. 
    Sculptée dans de l' ivoire de Mammouth Ivoire de mammouth il y a 23 000 ans avant Jésus Christ, cette représentation de 3.5 cm met en jeu des techniques plastiques très élaborées 

    Ce « premier visage humain » , sculpté dans le noyau d’une défense de mammouth, est tout à fait frappant. Il est de forme subtriangulaire et bien équilibré. Le front, les sourcils, le nez et le menton sont en relief. On n’aperçoit des yeux que la pupille. Un véritable portrait photo en quelque sorte.  

    Il démontre tout le raffinement des personnes qui l' ont sculptées, le fait que la personne a du y passer du temps et donc que nous n'étions pas seulement dans une logique de "survie" à cette époque, les relations sociales et/ou amoureuse entre homme et femmes , et la femme déjà source d'inspiration et de beauté artistique.

    Citation: 
    René Cuzacq, 1936, écrivait s’adressant à cette aïeule : « La joie au cœur, c’est ainsi qu’un homme te fit sortir de l’ivoire, il y a des millénaires, pour la seule joie de réaliser son rêve et de créer la Beauté. Celui-là, il était des nôtres ; il était, déjà, un artiste »

    Historique des fouilles:

    Au mois d’avril 1880, des ouvriers carriers du comte de Poudenx, propriétaire du site du « Pouy », découvrent une excavation dans la paroi rocheuse. Tout au fond de cette cavité, parmi les débris calcaires, ils recueillent des ossements « énormes » identifiés par un « esprit éclairé » du village, comme appartenant à des espèces animales depuis longtemps disparues. Le saint-séverin, Joseph de Laporterie, passionné de préhistoire, vint avec un autre érudit landais, Dubalen, géologue et archéologue, effectuer quelques sondages et quelques fouilles qu’ils abandonnent, l’année suivante.
    En 1890, De Laporterie reprend les fouilles avec l’aide de son compatriote, Albert Léon-Dufour. Ils découvrent des ivoires sculptés, des objets de parure et des bois de renne gravés.
    Mais c’est 2 ans plus tard, au mois de septembre 1892, que le site va connaître son heure de gloire. Le « Congrès pour l’avancement des Sciences » se tient à Pau. Le président, le docteur Magitot, décide d’organiser une sortie-détente agrémentée d’une fouille collective sur le site de la « Grotte du Pape » à Brassempouy. Ce fut un « pillage organisé » et, seuls, 2 exemplaires en ivoire de mammouth, la « Poire » et « l’Ébauche » purent être récupérés et reposent dans les réserves du « Musée des Antiquités Nationales » à Saint-Germain-en-Laye.
    Le célèbre préhistorien, Édouard Piette, avec De Laporterie, entreprends, dès le printemps 1894, des fouilles beaucoup plus scientifiques. Au mois de juin, ils mettent au jour la célèbre « Tête Féminine » dite, également, « Tête à la capuche » ou « Dame de Brassempouy ». 4 autres statuettes furent découvertes : le « Manche de Poignard », la « Figurine à la ceinture », la « Figurine à la pèlerine » et la « Fillette » ; tous ces objets sont sculptés dans l’ivoire de défenses de mammouth et sont datés du Périgordien Supérieur ou « Gravetien » ( - 25.000 ans ). 

    (source : nousnesommespasseuls

    La grotte de la Marche

    Iconographie humaine

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    Quelques gravures exceptionnelles provenant des grottes et abris-sous roche du Lussacois 
    Les œuvres d’art gravées découvertes notamment dans les contextes magdaléniens de la célèbre grotte de La Marche (datant d’environ 14 000 ans), de celle des Fadets (datant environ de 15 000 ans) ou encore dans les contextes magdaléniens et aziliens de la grotte du Bois-Ragot à Gouex (datant de 13 000 à 10 000 ans), sont les objets phares de ces collections. De petites, moyennes ou grandes dimensions, elles ont été découvertes par milliers dans la seule grotte de La Marche. Gravées de motifs géométriques, d’animaux, mais aussi et surtout de figurations humaines traitées de façon réaliste, ces pièces sont tout à fait exceptionnelles. Par leur quantité et leur qualité ces œuvres d’art gravées sur mobilier caractérisent la spécificité de l’art préhistorique de Lussac-les-Châteaux à la période magdalénienne. Une place et une valorisation particulières leur sont donc réservées dans le nouvel établissement. 
    A noter, il est évident que vous observerez bien mieux les gravures en vous rendant sur place. La prise de vue photographique est parfois difficile pour faire ressortir les figures représentées, notamment à cause des reflets incontournables des vitrines ...

    Tête humaine gravée retrouvée à la Grotte de la Marche Tête humaine - Grotte de la marche
    Tête humaine gravée sur un fragment de pierre calcaire
    Les traits parallèles sur la joue sont peut-être des scarifications. 
    Grotte de la Marche - Paléolithique supérieur ou Magdalénien moyen 
    Tête humaine sur pierre calcaire 
    Le front est bombé, les cheveux coupés.
    Grotte de la Marche - Paléolithique supérieur ou Magdalénien moyen 

     

    Tête humaine cheveaux longs - Grotte de la Marche Tête de cheval gravée sur bois de renne - Site de la Piscine
    Tête humaine gravée sur pierre calcaire
    Les cheveux sont longs et le visage fermé
    Grotte de la Marche - Paléolithique supérieur ou Magdalénien moyen 
    Tête de cheval gravée sur bois de renne
    Site de la Piscine à Montmorillon 
    Paléolithique supérieur ou Magdalénien 

     

    Tête d'ours - Grotte des fadets Signes géométriques gravés
    Tête d'ours gravée sur pierre calcaire 
    Gueule ouverte et nez retroussé 
    Grotte des Fadets - Paléolithique supérieur ou Magdalénien moyen
    Signes géométriques gravés sur bois de renne
    Grotte du Bois-Ragot à Gouex
    Paléolithique supérieur ou Magdalénien supérieur 

    (source : hominides

    Les portraits préhistoriques de la Grotte de la Marche

    Contrairement à un préjugé très enraciné, nos ancêtres nous ont laissé des portraits d'eux-mêmes, mais ils ne sont mentionnés dans aucune source officielle relative à la préhistoire.

     A partir de 1937 le français Léon Péricard, aidé de Stéphane Lwoff, fouille le site de la grotte de la Marche pendant plus de 5 ans.

     En 1940, il publie un ouvrage intitulé "iconographie humaine du magdalénien" concernant ces dalles gravées mobiles, mais le tort de cette étude est de présenter des documents qui prouvent que nos ancêtres, loin d'être des hommes-singes, avaient les traits du visage identiques aux nôtres, et portaient robes, bottes et chapeaux.

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    Ces dessins sont ensuite refoulés du savoir pendant plus de soixante ans: ils ne figurent nulle part, et de ce fait sont méconnus du public, et il faut attendre 2002 pour qu'un scientifique allemand, le Dr Michael Rappenglueck, de l'Université de Munich, les "authentifie".

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    LES DESSINS ANIMES DE LA PREHISTOIRE   LES DESSINS ANIMES DE LA PREHISTOIRE

    Il y a là 155 représentations humaines, montrant des hommes étonnamment identiques à nous-mêmes. 

    La représentation humaine est rarement traitée dans l’art paléolithique, et quand elle l’est, c’est le plus souvent de façon schématique. A la Marche, de nombreux visages sont représentés, traités de profil mais également parfois de face, faisant apparaître des traits individualisés, très accentués. L’ensemble de ces gravures constitue donc une exception, ce qui le rend unique au monde. 

    Plus étonnant encore, les auteurs furent des portraitistes remarquables, sachant saisir et accentuer les traits distinctifs d'un visage. Nous voyons là, les tout débuts de la caricature.

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    Il semblerait même que l'on ait à faire à une école de dessin car des artistes différents se sont exprimés successivement sur le même support qui devait régulièrement être enduit à nouveau d'ocre jaune. Ce qui fait que ces blocs et plaquettes en calcaire présentent de multiples représentations sous formes d’incisions fines enchevêtrées, superposées dans toutes les directions. De nombreux traits parasites viennent s’ajouter aux représentations, rendant leur lecture particulièrement délicate. Toutefois, à partir de l’observation visuelle sous différents éclairages, Léon Pales – à la suite d’Henri Breuil - a pu étudier et publier la représentation de centaines de plaquettes. Aujourd’hui, de nouvelles gravures sont en cours d’étude à l’aide de techniques modernes faisant intervenir les rayons laser.

    original et sa lecture.

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    Autre particularité: sur le sol de cette grotte ces magdaléniens avaient gravés la Constellation des Pléiades, qui du reste se retrouve en bien d'autres grottes similaires dans toute l'Europe. Pourquoi cet intérêt si particulier ? Quels rapports nos ancêtres entretenaient-ils avec les Pléiades ?

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    Profil humain avec scarification
    Relevé J. Airvaux - Grotte de la Marche

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    Découverte et fouilles à la grotte de La Marche

    La cavité a d'abord été explorée par H. Lavergne en 1914 qui retrouva dans le sol des outils en silex. Il ne vit rien d'autre d'exceptionnel et ses "fouilles" s'arrêtèrent là.
    En 1937, un amateur local, L. Péricard, recommença des fouilles et mis au jour des pierres gravées, des restes de parure ainsi que des objets lithiques et osseux. Avec Stéphane Lwoff le chantier de fouilles dura cinq années. Durant cette période l'abbé Breuil s'y rendit à deux reprises (1939 et 1940) pour expertiser les trouvailles.

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    De 1957 à 1958 Louis Pradel entama de nouvelles fouilles.
    Enfin, de 1988 à 1993, une étude plus complète de la stratigraphie et des couches sédimentaires de la Grotte de la Marche fut menée par Jean Airvaux.

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    La Grotte de la Marche - Copyright J.C. Péricat

    La grotte de la Marche, les plaquettes

    La Marche n'est pas une grotte ornée mais c'est pourtant un site préhistorique majeur qui a livré une impressionante quantité de représentations humaines... Contrairement à Lascaux (peintures murales) ou aux Combarelles (gravures pariétales), à la Marche tous les ornements ont été réalisés sur des plaquettes de calcaire que l'on a retrouvées dans le sol.
    A première vue ces plaquettes sont de simples morceaux de calcaire sans forme précise : non taillés, sans couleur, sans forme particulière. Il suffit pourtant de les exposer à un éclairage latéral pour voir apparaître les gravures.
    Pour vous aider à mieux percevoir les gravures le Musée de Lussac-les-Châteaux propose à côté de chaque plaquette exposée un dessin qui reprend les grands traits de la représentation, comme l'exemple ci-dessous de la gravure d'une tête.

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    Plaquette ornée d'une tête gravée

    Si ce type de plaquette gravée n'est pas unique dans l'art du Paléolithique, celles de la Marche présentent quelques particularités étonnantes...
    - plus de 3000 plaquettes ont été retrouvées sur le seul site de la Marche, ce qui est, à l'heure actuelle, la plus grande concentration connue de ce type d'art mobilier,
    - une grande partie des gravures représente un être humain ou une figure humaine. Or dans l'art paléolithique, les représentations humaines sont extrêmement rares,
    - les représentations humaines sont également très typiques à la Marche par les sujets (femme obèse par exemple) et par le traitement des sujets, qui ressemblent parfois à des caricatures...
    En dehors de l'humain les gravures ont des sujets assez variés : ursidés, félins, bovidés, équidés...

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    Autres éléments mobiliers retrouvés à la Marche

    Parmi les outils retrouvés dans les couches stratigraphiques on peut noter la découverte de 286 perçoirs du Magdalénien. Cet outillage présente, d'après J. Airvaux, de grandes qualités en ce qui concerne le "fini" technique, rarement rencontré dans d'autres niveaux magdaléniens.
    L'industrie lithique est composée de lames de silex, de burins et de grattoirs. Un débitage typique de lamelles a été identifié qui a été nommé "débitage La Marche". L'industrie sur ossements est caractérisée par les sagaies de type Lussac-Angles.
    La cavité a également délivré de nombreux éléments de parures préhistoriques, comme des dents gravées, percées ou non.

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    De l'outillage (meules et molettes, percuteurs, retouchoirs, outillage en silex, nucleï, burins, grattoirs, perçoirs, lames, microlames, travail sur os et dents de chevaux (signes triangulaires tectiformes)) , des gravures....

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    Les dents de chevaux sont caractéristiques de La Marche. Les incisives portent sur le sommet de la face interne un triangle réalisé par intersection de micro-tracés. Ce signe est accompagné parfois d'une ou plusieurs encoches. L'abbé Breuil précisait, à l'époque, que ce type d'élément de parure était extrèmement rare. Il en découvrit lui-même une seule à Laugerie-Basse (Les Eyzies), une seconde à la grotte des Fadets à Lussac et huit dents analogues au gisement de la Dousse à Angles...dans le même niveau archéologique. Il est probable que La Marche soit le foyer de diffusion.

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    Sources :sciences-fictions-histoires
    L'art préhistorique en Poitou,
    Préhistoire entre Vienne et Charente,
    Musée de Préhistoire de Lussac-les-Châteaux.

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    Site des 3 Freres - période Cro-Magnon

    Yves Herbo SFH-04-2013

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