• Les mystérieux villages de jumeaux

    Mystères humains

    Les mystérieux villages de jumeaux

    Des villages aux records mondiaux !

    Au Kerala, Etat du sud-ouest de l’Inde, un village défraie la chronique. Le taux de naissances gémellaires y est cinq fois et demie supérieur à la moyenne nationale.

    LE VILLAGE DES JUMEAUX

    (photo : natgeotv)

    A Mananjary, une ville de Madagascar, les jumeaux sont maudits. Selon une coutume antambaohaka, une ethnie de l’île, ils apportent le malheur dans la famille où ils voient le jour. Si bien qu’un centre d’accueil et de transit des jumeaux abandonnés a été créé pour permettre aux mères de se débarrasser de leur progéniture gênante. Et aux enfants de trouver une place au sein d’une famille d’une autre ethnie ou d’un autre pays, puisque les enfants malgaches peuvent être candidats à l’adoption internationale.

    Le fort pourcentage de naissances gémellaires relevé dans le village de Kodinji, dans le nord de l’Etat du Kerala, intrigue. En effet, 440 jumeaux vivent dans cette localité de 14 600 habitants : un chiffre hors normes.

    Au premier abord, Kodinji paraît tout à fait normal. Comme beaucoup d’autres villages du Kerala, il est bordé de cocotiers, sillonné de canaux et parsemé de rizières. Mais, lorsqu’on s’enfonce dans ses ruelles étroites, on croise un grand nombre de visages identiques. Il faut y ajouter tous les jumeaux qui ne se ressemblent pas, car le village compte davantage de faux jumeaux, issus de deux ovules, que de vrais, nés d’un seul.

    Ce phénomène est resté relativement inaperçu jusqu’en 2001, année d’ouverture de l’école primaire publique Mappila. On a alors constaté que la liste des inscrits comprenait plus d’une dizaine de jumeaux ayant des prénoms très ressemblants comme Sahla-Suhaila, Tazna-Farzna et Lubana-Lubama. Aujourd’hui, l’établissement compte une vingtaine de jumeaux et trois triplés. “La moyenne nationale de naissances gémellaires est de 8,1 pour 1 000. Mais ici il y a un minimum de 45 pour 1 000”, indique K. Sribiju, un dermatologue qui collecte les données sur ce phénomène. “Nous n’avons pas encore réalisé d’enquêtes à domicile. Je suis sûr qu’en fait il y en a plus de 500, d’un âge compris entre quelques semaines et plus de 85 ans.” Des experts qui ont observé un phénomène similaire dans une tribu du Nigeria l’ont attribué à la présence importante d’hormones folliculo-stimulantes (FSH) chez les femmes de ce groupe. L’explosion du nombre de jumeaux à Kodinji n’a pas encore fait l’objet d’études scientifiques, mais on dispose déjà d’un certain nombre d’informations. Ainsi, en 2008, sur les 300 enfants nés en bonne santé dans le village, on a recensé 30 jumeaux et, pour les cinq dernières années, leur nombre atteint 60. “Ce qui est très intéressant, c’est l’augmentation des naissances gémellaires au fil des ans, observe le Dr Sbribiju. Au cours des dix dernières années, le nombre de jumeaux à Kodinji a doublé.” 

    Les jumelles Kunhipathutty et Pathummakutty, âgées de 65 ans, conviennent qu’auparavant il y avait beaucoup moins de jumeaux dans le village. Et les informations recueillies par Twins & Kin (TAKA), une association créée récemment qui compte 600 membres, dont 204 jumeaux et leurs parents, confirment la forte progression du nombre de naissances gémellaires : alors que la tranche des 41-60 ans compte 18 jumeaux, on en dénombre 162 dans celle des 5-15 ans. La plupart des jumeaux sont issus de familles pauvres, et leur naissance ne fait qu’alourdir le fardeau qui pèse sur leurs parents. Les terres ayant été découpées au fil des ans, les familles ne peuvent plus vivre de leur exploitation et la plupart des hommes sont employés à la journée. Bushara Mohammed Kutty, une jeune femme de 30 ans, a des triplés – Jasna, Fasna et Husna –, et son oncle a des jumeaux. “Plus on en a, plus on est contents, mais à condition d’avoir les moyens, dit-elle. J’espère qu’un bon Samaritain nous viendra en aide. Mon mari est le seul soutien de la famille. Il travaille à Bombay dans une petite affaire. Et je n’arrive pas à joindre les deux bouts.”

    Ce qui rend la multiplication des jumeaux à Kodinji encore plus curieuse, c’est qu’elle ne concerne pas qu’une seule communauté. Le village, à majorité musulmane, compte logiquement davantage de jumeaux musulmans, mais les familles hindoues sont également touchées par le phénomène. Et, selon des habitants, des couples qui sont venus s’installer à Kodinji après leur mariage ont eux aussi donné naissance à des jumeaux.

    L’alimentation locale serait-elle en cause ?

    Les villageois affirment ne rien manger ni boire de particulier. Le Dr Sribiju exclut également que ce phénomène soit dû à l’action d’un agent polluant, car la plupart des jumeaux sont nés en bonne santé. Selon lui, il est possible qu’un autre facteur environnemental soit responsable, mais il reste à identifier. Il faudra que généticiens, médecins, écologistes et anthropologues conjuguent leurs efforts pour éclaircir le mystère. En attendant, ce petit village paisible se réjouit de l’attention que lui portent les médias du monde entier et de sa notoriété grandissante.

    (source : courrierinternational)

     

    Cândido Godói

    Surnom : Terre des jumeaux
    Devise : « Travail et liberté »

    Cândido Godói est une ville du Rio Grande do Sul, au Brésil, fondée par des colons allemands. 90 % de la population est d'origine allemande. L'économie y est essentiellement agricole, avec le Soja comme première ressource.
    Cette ville est connue pour son taux anormalement élevé de jumeaux (jusqu’à une naissance sur cinq dans le hameau St. Pierre alors que la fréquence couramment observée est de l'ordre de une naissance sur 803). Ce phénomène ne touche pas la commune dans son ensemble, mais plus spécialement une petite communauté paysanne vivant à Saint-Pierre, à environ 4 km de la ville sur un peu moins de 6 kilomètres carrés, où selon la mairie vivent environ 80 familles, avec des jumeaux dans au moins 38 d'entre elles (dont certains ont depuis quitté la ville). Dans toute la ville, pour moins de 7000 habitants, il y a 68 paires de jumeaux. Ce phénomène a été remarqué en 1990, puis scientifiquement étudié notamment par une équipe de généticiens autour d'Ursula Matte, de l'Hôpital de Porto Alegre. Les travaux de Matte ont porté sur le taux de natalité et la généalogie des familles de la région. Il a constaté que de 1990 à 1994, 10 % des naissance étaient des jumeaux, contre environ 1 % en moyenne au Brésil. Sur ces 14 années, 40 % des jumeaux étaient homozygotes, et 60 % hétérozygotes, ce qui prête à penser à un facteur génétique ou environnemental entrainant souvent une double ovulation.

    La ville se situe à l'extrême sud du Brésil, à environ 400 km au nord-ouest de Porto Alegre, à une altitude de 321 mètres, près des frontières avec l'Argentine et le Paraguay. Elle s'étend sur une surface de 247,21 km².

    Population

    La population était estimée en 2004 à 6 641 habitants. Depuis 1963, plus de cent paires de jumeaux sont nés à Cândido Godói, c'est un record mondial, qui n'a pas encore d'explication scientifiquement certaine. La ville est connue au Brésil comme "capitale des jumeaux".
    Comme presque partout au Brésil, la ville subit un important phénomène d'urbanisation et périurbanisation :
    la part urbaine de la population est passée de 435 habitants en 1970 à 1630 habitants en 2000 (avec 49,9 % de femmes pour 50,1 % d'hommes au recensement de 2000).
    Inversement la proportion d'habitants ruraux de la commune est passée de 7.255 en 1970 à 5.462 (avec 48,8 % de femmes et 51,2 % d'hommes au recensement de 2000).

    Histoire

    C'est une ville coloniale, dont la plupart des habitants sont les descendants de colons allemands arrivés au XIXe siècle.
    Hypothèses concernant les jumeaux de Cândido Godói

    Le médecin nazi Joseph Mengele, qui expérimenta sur l'homme, en poste au camp de concentration d'Auschwitz de mai 1943 à janvier 1945, cherchant notamment des moyens d'augmenter la fertilité de la race aryenne, a fui en Amérique Latine alors que les alliés et l'Armée rouge se rapprochaient de l'Allemagne nazie et d'Auschwitz.
    Selon l'historien argentin Jorge Camarasa, Mengele qui s'est beaucoup déplacé d'un pays à l'autre (Argentine, Brésil, Paraguay) des années 1945 à sa mort (en 1979). Il aurait selon lui continué ses experiences sur la gémellité, et pourrait être responsable du nombre élevé de jumeaux dans cette ville. La plupart des jumeaux nés dans ce village sont nés à partir de 1963, et sont blonds aux yeux bleus. Ceci a fait penser que Joseph Mengele, arrivé dans la ville à cette époque, aurait tenté des expériences génétiques dans le but de créer un village d'Aryens. Selon Jorge Camarasa, Mengele serait venu plusieurs fois dans cette ville dans les années 60. Mengele se serait d'abord fait passer pour un vétérinaire. Après avoir traité avec les éleveurs argentins de bovins pour augmenter quantitativement au moyen de médicaments leur cheptel, il aurait ensuite offert des traitements médicaux augmentant la fertilité des femmes. Selon un ancien maire et médecin de la ville, Anencia Flores da Silva, qui aurait interviewé des centaines de personnes, un infirmier itinérant se faisant à cette époque appeler Rudolph Weiss pourrait avoir été Mengele.
    Les autorités brésiliennes réfutent cette thèse.
    En particulier parce que, comme le rappelle le généticien Ursula Matte qui a étudié les enfants nés en 1990-1994, la ville a produit un nombre anormal de jumeaux non seulement après le départ de Mengele, mais aussi avant son arrivée (mais le registre officiel des naissance de jumeaux couvrant toute cette région au Brésil n'a été mis en place qu'en 1963, date à laquelle cette communauté est devenue officiellement une ville administrative ; antérieurement, les naissances de jumeaux de ce territoire étaient déclarées à Santa Rosa et San Luis).
    Reste comme hypothèse celle d'un facteur environnemental non encore précisé pouvant jouer le rôle d'un perturbateur endocrinien, avec une sensibilité plus élevée dans la population d'origine allemande européenne. 

    (source : wikipedia)

     

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