• Les sens mystérieux des animaux

    Conscience animale

    Les sens mystérieux des animaux

    (D'après le livre de Les sens mystérieux des animaux de Drôscher)

    L'homme a toujours été fasciné par les inventions de la nature, Les facultés de certains animaux sont à l'origine de bien des découvertes dans notre quotidien. La nature nous étonnera toujours... 

    Le 3ème oeil du serpent à sonnette

    Le serpent à sonnette possède un"oeil" extraordinaire capable de voir et de ressentir les rayons calorifiques d'une proie.

    Les Crotalinae se rencontrent en Asie et en Amérique. Ce sont les seulsViperidae que l'on trouve en Amérique. Les crotales se rencontre principalement en Asie du Sud-Es. Mais une espèce de Crotale se rencontre jusqu'au début de la Volga.

    LES SENS MYSTERIEUX DES ANIMAUX

    Le crotale de Wagler est conservé dans sa majeure partie dans le "temple des serpents" à Penang. Le fer-de-lance est répandu du Panama jusqu'au Nord de l'Amérique du Sud.

      

     

    Appareil venimeux du Crotale 

    Ces serpents se distinguent des viperinae par leur organe creux sensible à la chaleur et qui est localisé entre l'œil et la narine de chaque côté de la tête (fossette sensorielle).

    Cet organe renferme des membranes sensorielles, sensibles aux infrarouges, c’est-à-dire à la chaleur. Cela permet à ces prédateurs de localiser leur proie grâce à la différence de température induite par leur présence. Pour un crotalinae, les rongeurs et les oiseaux, qui ne sont que très faiblement plus chauds que l'environnement, sont détectés même dans l'obscurité la plus complète. L'organe leur donne la perception de la profondeur, donc de la distance (ils peuvent détecter leur proie à plus d'un mètre de distance) et leur permet de fondre avec précision sur leur proie. Et comme ces serpents sont de vie nocturne et qu'ils chassent à l'affût, cette adaptation les sert parfaitement. Seuls les Boidae ont développé une adaptation semblable.

    La forme de leur tête et leurs attaques fulgurantes ont valu à certaines espèces de crotales le surnom de "fer-de-lance".

    La taille des Crotalinae est très variable : de 50 cm pour le Bothriechis schlegelii, à 350 cm chez Lachesis muta, qui demeure ainsi comme étant la plus grande vipère connue.

    Ce sont tous des serpents venimeux. Le Crotale diamantin est le plus grand serpent à sonnette (plus de 2 m) et le plus venimeux d'Amérique du Nord.

     

    Sonnette

    A l'extrémité de la queue de certains crotales, se trouvent des cônes creux composés de corne qui produisent un bruit de crécelle. Le nom vulgaire "serpent à sonnette" est valide uniquement pour les crotales du genre Crotalus, à l'exception de Crotalus catalinensis.

    (source : .wikipedia

    Une couveuse artificielle inventée par les oiseaux

    Les mégapodes 

    LES SENS MYSTERIEUX DES ANIMAUX

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    Source photos : wikipedia

    Les mégapodiidés ne couvent pas leurs œufs comme les autres oiseaux, mais aménagent des creux dans lesquels ils sont pondus. Parfois, à cause du stress, les poules pondent leurs oeufs à même le sol. Certaines espèces adaptent leur stratégie d'incubation en fonction de l'environnement local ou de la saison. Bien que le talégalle de Latham soit la seule espèce d'oiseau pour laquelle on ait confirmé que la proportion d'oiseaux du même sexe est dépendante de la température d'incubation, on estime que le fait est valable pour tous les Mégapodidés qui partagent cette méthode unique de nidification chez les oiseaux2. La nature non-sociale de leur incubation pose des questions quant à la façon dont les nouveau-nés reconnaissent les autres membres de leur espèce, qui est due à l'empreintechez les autres membres de l'ordre des Galliformes. Des recherches récentes suggèrent qu'il existe un instinct de reconnaissance visuelle des mouvements faits par les différentes espèces de mégapodes.

    Beaucoup d'espèces de cette famille sont timides, solitaires et discrètes, alors que quelques autres vivent en colonies de plusieurs milliers d'oiseaux.

    Les poussins n'ont pas d'aide pour sortir de l'œuf : ils utilisent pour cela leurs griffes puissantes puis, couchés sur le dos, ils grattent le sable et les matières végétales pour creuser un tunnel jusqu'à la surface de la butte. Semblables aux autres espèces d'oiseaux précoces, ils éclosent avec toutes leurs plumes et sont en mesure de voler et de vivre de façon indépendante de leurs parents dès leur naissance. Parfois, les poussins sont seuls, sans aide parentale et ils peuvent alors être plus facilement la proie des oiseaux de proie.

    (source : wikipedia

    Une centrale électrique vivante

    La gymnote 

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    Les gymnotes sont des poissons qui peuvent générer de l'électricité
    Le gymnote est une espèce d'anguille, donc un poisson, qui a une forme allongée, qui ressemble à un serpent marin, sauf pour les nageoires et branchies qu'elle porte.

    On la nomme plus souvent l'anguille électrique. Elle vit dans les rivières du Nord de l'Amérique du Sud.
    Cette anguille a une longueur de 1 à 2 mètres, son corps est brun et jaunâtre. Ces poissons n'ont pas de nageoire dorsale. 

    A la partie arrière de son corps se trouvent des plaques pouvant générer de l'électricité. Elle s'en sert à faible intensité pour se guider et neutraliser ses proies, car elle est aveugle. 

    Mais, pour se défendre contre des prédateurs, l'anguille électrique peut générer des charges de 500 à 600 volts et même tuer un homme. 

    On a enregistré des décharges électriques allant jusqu'à 800 volts. 

    Sa peau est protégée contre ses propres décharges. Même 8 heures après sa mort on pourrait subir des chocs électriques importants. 

    Photo de gymnote ou anguille électrique 

    Le gymnote a des branchies, mais cependant, elle doit remonter à la surface pour prendre de l'air. 

    La période de reproduction a lieu entre septembre et décembre. Les mâles construisent des nids d'algues. L'anguille femelle y pond jusqu'à 17,000 oeufs et les mâles en font la surveillance et protègent les alevins après leur naissance. 

    (source : bestioles)

     

    Les oiseaux astronomes

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    Chaque année des millions d’oiseaux effectuent des migrations saisonnières. Ceci pose la question de l’orientation. Il s’avère que différents facteurs permettent aux oiseaux migrateurs de s’orienter : ils utiliseraient l’odorat (le nez étant très sensible), les astres, une horloge biologique (position du soleil en fonction du temps) et des repères  visuels (mers, déserts, champs,...). Cependant, après plusieurs débats menés au cours des quinze dernières années  on a prouvé que  la sensibilité au champ magnétique terrestre  apparait comme l’un des principaux régulateurs de leur orientation lorsque les autres repères vus précédemment sont insuffisants ou inexploitables.

    -les cigognes de l’ouest de l’Europe (trajet en rouge) migrent vers l’Afrique du nord et de l’Ouest en passant par le détroit de Gibraltar.

    -celles de l’est (trajet en orange) passent par Israël et le Sinaï pour atteindre le Soudan et la Tanzanie voire l’Afrique du Sud.

    Comment les oiseaux s’orientent t’ils alors grâce au champ magnétique terrestre ?

    Une expérience fut menée sur des rossignols prognés en 2001 : avant de traverser le Sahara, ces oiseaux, venant de Scandinavie, s’arrêtent en Egypte pour reconstituer leurs réserves de graisse. Avant leur départ en migration, les chercheurs ont capturé et maintenu en captivité deux groupes de rossignols prognés, l’un soumis artificiellement au champ magnétique égyptien, l’autre au champ magnétique suédois. Les chercheurs ont constaté que les oiseaux du premier groupe constituaient des réserves de graisse significativement plus importantes que ceux du deuxième groupe. Nous mettons ainsi en évidence la relation entre le champ magnétique terrestre et l’orientation des oiseaux.

    I. Caractérisation du champ magnétique terrestre.

      Un champ magnétique est un champ vectoriel ayant une direction, un sens et une valeur, il s’exprime en Teslas de symbole (T). Il est la résultante de ses composantes verticale ( V)et horizontale(H), ainsi on écrit := H + V.  

      Le champ magnétique terrestre est généré par les mouvements de fer liquide se produisant dans la partie externe du noyau de la Terre (celui-ci est en effet composé à 80% de fer). Les températures  régnant  dans le noyau étant élevées, le fer perd sa capacité d'agir comme un aimant permanent. L’effet de  dynamo, c'est à dire la production d'un champ magnétique constamment maintenu par un courant électrique circulant dans le noyau, est alors nécessaire. Un champ magnétique primordial ou initial (solaire, interplanétaire, galactique) a peut-être été nécessaire au début des processus. Le champ magnétique terrestre se comporte comme un dipôle magnétique dont les pôles sont situés à proximité des pôles géographiques. Son intensité est faible, elle est d’environ 50 µT. On remarque que le Nord magnétique n’est pas confondu avec le Nord géographique  cependant il s’en rapproche à raison de 40 km par an.
    Ainsi la polarité du champ magnétique terrestre s’inverse périodiquement, au cours des temps géologiques il s’est inversé 23 fois en 5 millions d’années.  Aux dernières nouvelles,  les pôles magnétiques se situeraient à 11,5° des pôles de rotation (pôles géographiques) de la Terre : l’un au nord-ouest du Canada (pôle arctique) et l'autre dans le sud de l'océan indien (pôle antarctique).

    (source : oiseauxetmagnetismeterrestre


    Un système de climatisation perfectionné 

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    (source photos :wikipedia)

    L'Eastgate Building, à Harare, s'inspire d'une termitière afin de concevoir une ventilation naturelle et économique. 

    Cet immeuble a été construit en 1996, à Harare au Zimbabwe, par l'architecte Mick Pearce*. Ce complexe de bureaux et de commerces est connu sous le nom d'immeuble « termitière », car il utilise le même système de ventilation qu'une termitière.

    Le système de ventilation des termitières  

    Le secret de cette climatisation réside dans de hautes cheminées centrales qui surplombent le nid. L’air chaud est attiré vers le haut de la termitière, puis il est évacué par ces cheminées. Ce phénomène entraine un courant d’air dans les parties basses du nid : l’air est aspiré par ces parties inférieures grâce à des petits trous situés tout autour du nid. Cet air circule sous terre où il est rafraîchi au contact de puits très profonds (de 15 à 20 m en général, parfois jusqu’à 70 m) que les ouvrières creusent pour atteindre les nappes phréatiques. Cet air frais remonte dans la meule (qui est le centre de la termitière et le lieu de résidence des termites) de la termitière qu’il vient rafraichir. En chauffant, il est ensuite attiré par le haut de la termitière, et ainsi de suite.

    Les termites peuvent augmenter ou diminuer la chaleur de la termitière en obstruant ou en perçant des trous au sol. Le jour, il peut faire plus de 40°C à 50°C, donc elles creusent plusieurs trous dans le sol afin qu'il y ait une quantité plus importante d'air qui rentre, et par conséquent, permet de rafraichir la termitière. La nuit, la température peut atteindre 0°c, donc elles suppriment des ouvertures afin de garder de la chaleur dans la termitière. Elles essaient de garder une chaleur à peu près constante de 31°c.  

    Ventiler et Isoler grâce à la Nature 

    Les murs de termitières sont faites d’un matériau (terre, poussière de bois et mélange de salive de termite) qui imitent les propriétés du ciment.el de modélisaton 3D haute précision), les chercheurs ont pu reconstruire un monticule de termitière complet. Cela a permis une compréhension claire de la structure interne de la termitière. D'autres analyses permettront de décomposer le système de ventilation naturelle dans ces monticules. 

    (source : biomimetisme)  

    Le super sonar des dauphins

    Écholocation des dauphins  

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    (source photo : maxisciences)

    Dauphin équipé d'un dispositif de localisation

    L’écholocation des dauphins est la capacité des dauphins à repérer et situer les aspects importants de leur environnement, particulièrement leurs congénères ou les proies. Sur le principe du sonar actif, elle se base sur la propagation des ondes acoustiques dans l’eau.  

    L’utilisation du sonar par les dauphins, bien plus ancienne et sophistiquée que son utilisation humaine, n’est pas un hasard. Bien avant les développements industriels du xxe siècle, les contraintes du milieu aquatique ont poussé les mammifères marins à se servir de méthodes de localisation particulièrement efficaces sous l’eau.

    En effet, même s’il est possible d’utiliser la vue à faible profondeur (quelques mètres) en journée, l’absence de luminosité (turbidité, profondeur, mauvais éclairement extérieur) rend très vite ce sens inefficace. À l’opposé, le sonar reste toujours opérationnel et permet de repérer les proies ou obstacles à des grandes distances (plusieurs centaines de mètres en basses fréquences). De plus, les ondes acoustiques ne se propagent pas seulement dans l’eau : elles peuvent également traverser des matériaux plus denses, offrant ainsi la possibilité de trouver des poissons cachés sous le sable ou dans les algues. Enfin, le sonar permet aussi d’attaquer les proies à distance par génération d’une forte impulsion acoustique qui les désoriente ou même les assomme.

    Écholocation et langage 

    On peut séparer les ondes acoustiques émises par les dauphins en deux grands groupes : les sifflements, utilisés pour communiquer, et les clicsservant à l’écholocation. Le langage des dauphins est mal connu et semble complexe. Tout au plus peut on dire qu’il présente de grandes variations en fonction du groupe de dauphins étudié et des individus. Les sifflements sont bien localisés en fréquence et se situent plutôt dans les ultrasons (< 25 kHz).

    L’utilisation des clics est mieux comprise. Ce sont des signaux très brefs (quelques dizaines de microsecondes) et donc répartis sur une large bande spectrale (la largeur de bande à 3 dB est typiquement d’une cinquantaine de kHz). Utilisés pour l’écholocation, ils sont généralement émis par groupes (trains de clics) ; ils peuvent également être émis seuls pour communiquer.

    Plus le dauphin se rapproche de sa proie, plus le train de clics est rapide ; la résolution maximale que peut traiter le cerveau du dauphin est de 600 clics/s. 

    (source : wikipedia)   

           
     
    L'invention de la roue du Bousier

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    La roue est dit-on la seule invention humaine, encore convient-il de préciser qu'il s'agit de la roue plate. La roue dite sphérique est en effet une "invention de la nature", et en l'occurrence de notre scarabée, et ce n'est pas la Bionique qui arguera du contraire. Comme les illustrations le montrent, l'extrémité des tibias postérieurs est dotée d'une très puissante épine formant pivot lors du cheminement de la boule (voir l'agrandissement du cercle ci-dessus figuré). Comble du raffinement la bestiole oriente le déplacement de la boule à son gré, y compris en cours de route, le fait de modifier la position des pivots faisant office de "gouvernail". Cela paraît tout bête ( c'est le cas de le dire ! ), mais croyez-moi, les implications physiques et mathématiques sont étonnamment complexes .... fussent-elles instinctives !

    Le compteur de vitesse des mouches

    Des MACHINES VOLANTES 

    La mouche est par certains aspects une « merveille de technologie ». Ses capacités de mouvement sont très élaborées et son système sensoriel est particulièrement dé-veloppé. 

    Élément principal de sa mobilité : ses ailes. C'est en 1947 que des chercheurs commencent à s'intéresser à cette formidable machine volante qu'est la mouche. Des recherches qui suscitent aussi l'intérêt des industriels de l'aéronautique pour d'éventuelles applications dans les stabilisateurs de vol des avions. La mouche dis-pose de deux petits pistons derrière ses ailes, qui lui permettent de décoller et de ne pas voler en rond. Les ailes de la mouche peuvent battre jusqu'à 330 fois par se-conde… Pour faciliter son vol, la mouche dispose de multiples systèmes lui permet-tant d'évaluer les conditions de vol. Les deux antennes situées entre ses deux yeux font office de compteurs de vitesse et lui permettent de mesurer le vent. Automati-quement, les informations recueillies par ces antennes sont directement transmises au système de réglage des ailes. C'est aussi grâce à ce système que la mouche sait si elle peut décoller ou non, selon la vitesse du vent. En vol, la mouche est particuliè-rement aérodynamique puisque les poils présents sur le dessus et les rebords des ailes de fuite améliorent le passage de l'air. 

    Quant au système sensoriel de la mouche, il est lui aussi très perfectionné. La vue tout d'abord : les yeux de la mouche sont composés de 3.000 lentilles individuelles qui lui assurent une vue sur 360 degrés. De plus, la vision de la mouche est compo-sée comme un ralenti de cinéma puisqu'elle gère 200 images par seconde, alors que celle de l'homme en gère 12… ; ce qui explique pourquoi la mouche est si difficile à écraser… L'odorat ensuite : ce sens se situe chez la mouche sur ses antennes. Cet odorat est même parfois très développé puisque la mouche calliphora par exemple est capable de repérer un corps en décomposition à plusieurs kilomètres de dis-tance. Le goût enfin : celui-ci est localisé à l'extrémité de la trompe, mais également au bout des pattes… L'extrémité de la trompe permet à la mouche de se nourrir et de dissoudre la nourriture. Les pattes permettent surtout à la mouche de goûter et d'identifier son repas potentiel, ce qui explique pourquoi elle piétine longuement la nourriture avant de la manger.

    source : monalisa)

    Voir avec ses oreilles

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    Attaqué, le papillon tend l'oreille

    Pour échapper à la chauve-souris, le papillon de nuit est capable d’ajuster son ouïe, montrent des chercheurs britanniques. La chauve-souris émet des ultrasons pour repérer sa proie dans la nuit. Les chercheurs savaient depuis longtemps que le Hibou entendait certains ultrasons mais pensaient que le système auditif de cette noctuelle n’était pas sensible à toutes les fréquences émises par son prédateur.

    Le papillon de nuit Noctua pronuba est en effet équipé d’un système auditif très simple, composé de deux à quatre cellules sensibles aux vibrations reliées à une membrane. Lorsque la chauve-souris s’approche du papillon, ses cris sont plus forts. L’équipe de James Windmill, de l’Université de Bristol, a découvert que la sensibilité de l’oreille de la noctuelle changeait aussi et s’adaptait aux changements de fréquences du prédateur. Même lorsque les ultrasons de la chauve-souris ont cessé, l’oreille du papillon reste en alerte plusieurs minutes, prête pour une autre attaque.

    Si le papillon a été capable de s’adapter aux sons émis par la chauve-souris, il est probable que ce chiroptère en fait autant pour essayer de ne pas se faire repérer, soulignent les chercheurs. Ils publient aujourd’hui leurs travaux dans la revue Current Biology.
     

    Brouillage de haute technicité

    Des papillons seraient-ils capables de brouiller les sonars des chauves-souris? C’est l’hypothèse défendue par une nouvelle étude sur les stratégies de défense de certains papillons.

    Pour échapper aux chauves-souris, certains papillons de nuit leur font savoir qu’ils sont toxiques. Pour cela ils émettent eux aussi des ultrasons, grâce à des timbales placés sur leur abdomen. D’autres, qui sont comestibles mais qui essaient de le cacher, imitent les sons des espèces toxiques, avaient déjà montré William Conner (Wake Forest University, USA) et Jesse Barber). A cette tactique alarmiste s’ajouterait un véritable brouillage des ondes, selon ces mêmes chercheurs.

    Avec leur collègue Aaron Corcoran, Conner et Barber ont testé la capacité de grandes chauves souris brunes (Eptesicus fuscus) à attraper des papillons (Bertholdia trigona) de la famille des Arctiides, connus pour leur capacité à striduler.

    Aidés d’un microphone à ultrasons et d’une caméra ultrarapide, les chercheurs ont étudié le vol des chauves souris dans une pièce où un papillon était suspendu par un fil très fin. Ils ont comparé les résultats avec des papillons comestibles capables ou non de faire du bruit, ainsi qu’avec des Bertholdia trigona privés de leurs timbales.

    Les chercheurs ont observé que les papillons silencieux étaient beaucoup plus souvent la proie des chauves souris que ceux qui stridulaient, même si les chiroptères continuaient de s’approcher d’eux. Conner et ses collègues pensent donc que les ultrasons du papillon ne servent pas dans ce cas-là à avertir le prédateur d’un danger (réel ou supposé) d’intoxication, mais qu’ils interfèrent avec le système d’écholocation de la chauve souris. Les micros ont enregistré les ultrasons émis par le papillon à l'approche de la chauve souris, ultrasons qui brouilleraient son sonar.

    Dans près d’un cas sur trois, le chiroptère semblait hésitant lors de son approche, soulignent les chercheurs, qui publient un article dans la revue Science (17 juillet). Cela accréditerait l’hypothèse d’un brouillage du sonar.
    (source : sciencesetavenir)
     
     
      

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