• Origines de la vie

     Mystères de la terre

    Origines de la vie sur terre

    Les origines de la vie sur Terre demeurent incertaines. Cependant, de nombreuses théories scientifiques existent pour expliquer l'apparition de la vie, telle que nous la connaissons aujourd'hui, dont on pense qu'elle remonte à environ 3,5 à 3,8 milliards d'années.

    Cet article traite des événements antérieurs à l'apparition des trois grandes lignées du vivant.

    Une origine extraterrestre primitive (exogenèse)
    Une hypothèse alternative est que la vie se soit d'abord formée hors de la Terre.

    Les composés organiques sont relativement fréquents dans l'espace, notamment dans les zones lointaines du système solaire où l'évaporation des composés volatils est très réduite. Certaines comètes présentent des couches externes de matière sombre, qu'on pense être une sorte de bitume formé par une combinaison de composés carbonés simples exposés aux rayons ultraviolets. La pluie de matériaux cométaires sur la Terre primitive pourrait avoir apporté des quantités de molécules organiques complexes, ce qui aurait favorisé l'apparition de la vie sur Terre.
    Ce serait plutôt là un apport de matériaux organiques, plus ou moins complexes (qui a dû se faire !), que l'apport de la vie elle-même.

     La panspermie
    Une hypothèse plus large est la panspermie : la vie même serait apparue « dans l'espace » puis disséminée sur Terre. Selon une variante, la vie serait apparue sur Mars d'abord et des impacts de comètes et d'astéroïdes sur Mars auraient projeté du matériel de la surface martienne sur Terre. La vie sur Terre serait d'origine martienne ! Bien que surprenante au premier abord, elle a quelques arguments en sa faveur :

    L'environnement primitif de Mars était plus ou moins similaire à celle de la Terre primitive, et surtout a eu des conditions clémentes plus tôt que la Terre, car s'étant refroidit plus vite.
    Les impacts majeurs sur Mars étaient moins susceptibles d'affecter gravement la totalité de la planète, bien qu'étant plus petite, car n'ayant pas eu d'océan global.
    Quelques éjectas (plus nombreux à ces époques reculées), ont pu faire le trajet Mars-Terre « assez rapidement », quelques années à quelques siècles, pour que d'hypothétiques spores puissent survivre à l'irradiation spaciale.

    Il est encore plus difficile de trouver des indices pour justifier ces hypothèses que les théories plus classiques.

    Ces théories d'une origine extraterrestre n'expliquent pas directement comment la vie est apparue, car elles ne font a priori que reporter le problème. Cependant, elles élargissent les conditions dans lesquelles la vie a pu apparaitre dans l'Univers. Les futurs échantillons de sols ramenés de Mars et de comètes permettront peut-être d'obtenir de nouveaux éléments de réponse.

    (source Wikipedia)

    A la recherche de traces de vie extraterrestre

    Au vu des multiples conditions nécessaires à l'apparition de la vie sur Terre, celle-ci pourrait bien être le fruit d'un miracle ou d'un heureux hasard ... à moins qu'elle ne résulte plutôt de la combinaison d'agents permanents, survivant à chaque cataclysme (séismes, éruptions volcaniques, ...). Ainsi, dès lors que les conditions physico-chimiques se trouveraient de nouveau réunies, chacun des automates chimiques serait-il susceptible de se reconstituer. Une telle hypothèse, si elle s'avérait exacte, attribuerait un caractère répétitif et universel à l'émergence de la vie - en aucun cas exceptionnel, encore moins réservé à notre seule et unique planète Terre. Afin d'en examiner la plausibilité, étudions le cas de plusieurs planètes et satellites de notre système solaire... à commencer par Mars.
     
    Les missions Viking 1 et 2, Mars Pathfinder et Mars Global Surveyor ont clairement mis en évidence l'existence passée d'eau liquide à la surface de la planète rouge. L'existence de cet écoulement permanent à si grande distance du Soleil présupposait l'existence d'une atmosphère suffisamment dense pour générer un effet de serre important - hypothèse qui fut confirmée par la mission Mars Odyssey. Cette mission révéla par ailleurs la présence d'hydrogène à proximité des pôles et d'eau sous forme de glace à moins d'un mètre de profondeur. Sans doute cette eau contient-elle, aujourd'hui encore, les traces de micro-organismes importés par des micrométéorites. Des micro-organismes dont les sondes Viking 1 et 2 n'ont certes pas trouvé de vestiges à la surface de la planète - et ce, en raison de l'oxydation produite par le rayonnement ultraviolet solaire -, mais que la mission Mars Express devrait mettre en évidence. Des échantillons prélevés sur des météorites martiennes (EETA 79001 et ALH 84001) se sont effectivement révélés porteurs de molécules organiques. De là à conclure l'existence passée d'une vie bactérienne sur Mars, il y a un grand pas, que diverses expériences de stratigraphie et d'analyse in situ pourraient bien permettre de franchir. Seront plus particulièrement examinés les échantillons de sédiments océaniques situés à l'abri des rayons ultraviolets et des oxydants, susceptibles donc de renfermer des molécules organiques et des bactéries fossilisées, voire endormies... et pourquoi pas vivantes !


    Traces de sillons sur Mars, provoquées par un écoulement fluide
     
    Autre candidat susceptible d'avoir abrité la vie, voire de l'abriter, encore aujourd'hui : Europe, l'une des lunes de Jupiter. A la fin des années soixante-dix déjà, la mission Voyager avait mis en évidence, sur sa surface, l'existence de mers de glace entaillées de larges crevasses. Les images plus récentes du satellite Galileo montrent des blocs de glace pivotant sur eux-mêmes, suggérant par là-même l'existence d'un sous-sol fluide. Peut-être un océan d'eau liquide, situé sous la banquise ? Un océan dont la fluidité résulterait des fortes marées générées par les variations du champ gravitationnel de Jupiter. Un océan susceptible d'abriter la vie. Un transfert de chaleur du coeur satellitaire vers la surface suffirait en effet à générer des events hydrothermaux semblables aux fumeurs terrestres, au sein desquels s'effectue la synthèse des molécules organiques - ou prébiotiques.
    Si les conditions d'émergence de la vie sur Mars et Europe paraissent semblables à celles de la Terre, tel n'est pas le cas de Titan. Le plus gros satellite de Saturne possède en effet une atmosphère dense constituée d'azote (90%), de méthane, d'hydrogène, d'aérosols organiques (acide cyanhydrique, acétylène, cyanoacétylène, ...) et de vapeur d'eau, en équilibre avec des océans de méthane et d'éthane liquide. Les conditions chimiques seules suffisent à la création d'éléments prébiotiques. Les conditions physiques de surface (température voisine de -180°C) interdisent toutefois la présence d'eau liquide et, par voie de conséquence, l'émergence d'une vie de type terrestre ou martienne ou européenne. Vers quels systèmes complexes ces molécules organiques évolueront-elles donc ? La mission Cassini-Huygens devrait lever en partie le voile de ce mystère ...

    Au sein des vastes nuages de gaz et de poussières interstellaires ont été identifiées 110 molécules différentes : 83 d'entre elles contiennent du carbone, 7 autres du silicium. La chimie du carbone semble donc universelle - et bien plus inventive que celle du silicium. Ne reste donc plus qu'à détecter, à la surface des planètes extra-solaires, des océans d'eau liquide susceptibles d'abriter la vie ...

     
    (source : culturediff)  

     

      

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