• Sur les traces des animaux géants

    Découvertes extraordinaires

    Sur les traces des animaux géants

    Parc du crétacé Cal Orcko, en Bolivie

    SUR LES TRACES DES DINOSAURES

    À quelques kilomètres de la ville de Sucre, sur les contreforts de la cordillère des Andes, le site abrite un gisement d’une superficie de 25 000m², où l’on trouve des empreintes de dinosaures datant du Crétacé (-135 à -65 millions d’années) et du Cénozoïque (à partir de -65 millions d’années).

    Au-delà du côté fascinant de ces bestioles, c’est aussi une mine d’informations sur l’environnement de la région à cette époque lointaine : les paléontologues ont déduit des espèces présentes qu’elles vivaient au bord d’un lac doux et tempéré s’étendant des frontières du Pérou et de la Bolivie jusqu’au nord de l’Argentine.

    Certaines empreintes de dinosaures mesurent 70 cm de long, ce qui permet de reconnaître un titanosaure de 25 m de haut, le plus grand dinosaure ayant vécu sur Terre.

    El Chocón, ou la Vallée des dinosaures, en Argentine

    C’est en Patagonie qu’ont été découverts les plus grands spécimens de dinosaures au monde. Sur ce site, au bord du plus grand lac artificiel d’Amérique du Sud, se trouvent, en effet, des fossiles et des empreintes de pas, datant du Crétacé (-97 millions d’années).

    La région de Neuquén est si riche en la matière qu’elle a été déclarée d’intérêt historique national. Plusieurs musées et sites paléontologiques présentent aux visiteurs ces dinosaures, mais aussi la faune et la flore d’il y a des dizaines de millions d’années.

     

    Dinosaur Ridge, au Colorado (États-Unis)

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    Plus de 300 empreintes de dinosaures ont été découvertes sur ce qui était une plage il y a quelques dizaines de millions d’années. On y trouve en particulier des empreintes d’iguanodons et de bébés stégosaures.

    Les traces de ces derniers, uniques au monde et toutes petites, ont pu récemment être modélisées en 3D. États-Unis obligent, on est ici dans un parc touristique avec son aspect spectaculaire, mais cela ne retire rien à la qualité du travail scientifique qui y est mené depuis les premières découvertes au XIXème siècle.

    Au Colorado

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    Des empreintes de dinosaures au Turkménistan

    Ce n’est sans doute ni l’endroit le plus visité par les touristes ni le plus accessible de ce pays, lui-même peu touristique. Et pourtant, près du village de Khodja Pil (ce qui signifie « le Miracle des éléphants »), se trouve l’un des plus importants gisements d’empreintes de dinosaures.

    Près de 2500 traces y ont été découvertes, dans cette région à la frontière avec l’Afghanistan et de l’Ouzbékistan. Le paysage a changé, depuis 150 millions d’années : les lacs et marécages près desquels vivaient les dinosaures sont devenus des montagnes arides, dans le parc national du Koytendag.

    Centre paléontologique d’Encisco, en Espagne

    Le nord de l’Espagne et la région de la Rioja en particulier sont très riches en gisements d’empreintes de dinosaures. Le centre paléontologique d’Encisco est une sorte de petit musée, qui permet de mieux comprendre et retrouver par soi-même la quarantaine de sites qui se trouvent à proximité. Valdecillo, Conargo sont parmi les plus lisibles et de meilleure qualité pour les néophytes. Era del Peladillo, à Igea, est le plus important d’Espagne et un des plus grands d’Europe.

    Lark Quarry, en Australie

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    Le Queensland est sans doute la région d’Australie qui a conservé le plus de vestiges des dinosaures, parce que les terres y sont restées dans un état géologique proche du Crétacé.

    À Lark Querry, sous un hangar aménagé pour les protéger, on découvre 150 empreintes de dinosaures de trois espèces différentes. Les scientifiques ont pu reconstituer ce qui s’y est passé, il y a 95 millions d’années : des troupeaux de coelosaures et d’ornithopodes ont été poursuivis par un théropode (de la taille d’un tyrannosaure). Rien d’étonnant à ce que Spielberg se soit inspiré du site pour Jurassic Park !

    Île de Skye, en Écosse

    Dernière étape de ce tour du monde sur les pas des dinosaures, cette récente découverte (décembre 2015) sur l’île de Skye en Écosse : datées d’il y a 170 millions d’années, ce qui les place parmi les plus anciennes, ces centaines d’empreintes de sauropodes, des dinosaures à quatre pattes longs d’une quinzaine de mètres. Il faudra encore patienter pour que le site, toujours étudié, soit ouvert au public dans les années à venir.

    (source : instinct-voyageur)

    En France

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    Ces exceptionnelles traces de dinosaures Sauropodes et Théropodes ont été découvertes par les géologues et biologistes de la Société Des Naturalistes d'Oyonnax (SDNO) puis mises au jour par les scientifiques du CNRS et de l'Université de Lyon au cours de 3 campagnes de fouilles au cours des étés 2010, 2011 et 2012.

    Fossilisé il y a 145 millions d’années, le site de Dinoplagne permet notamment de suivre trois minutes de la vie d’Odysseus, un gigantesque dinosaure herbivore venu flâner dans la région.

    Le paysage et le climat étaient alors complètement différents, sur un littoral paradisiaque en tous points semblable aux Bahamas. Le site est aujourd'hui constitué de nombreuses prairies sèches et d'espaces boisés. (source : patrimoines)

    UNE DÉCOUVERTE HORS NORME

    Un fouilleur dégage des empreintes de dinosaures à Plagne

    Dans le cadre des recherches réalisées par la Société Des Naturalistes d’Oyonnax (SDNO), le site à empreintes de dinosaures de Plagne a été découvert le 5 avril 2009 par Marie-Hélène Marcaud et Patrice Landry dans un secteur préalablement répertorié comme potentiellement porteur de telles traces de dinosaures. En effet, sur un chemin de débardage le substrat rocheux calcaire mis au jour par le passage des engins révèle la présence d’empreintes ovales, soulignées par de volumineux bourrelets, évocatrice d’empreintes de pas de dinosaures.

    L’intérêt de cette découverte est ensuite confirmé par Jean-Michel Mazin (CNRS) et Pierre Hantzpergue (Université Lyon 1) dont l’expertise souligne l’intérêt scientifique exceptionnel des empreintes, leur gigantisme et la possibilité de suivre ces pistes sur de longues distances.
    Trois campagnes de fouilles se succèdent en 2010, 2011 et 2012.

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    La piste du sauropode « Odysseus » La principale piste de dinosaure sauropode exhumée a été surnommée la piste d’Odysseus. Durant l'été 2010, elle est dégagée sur une distance de 87 mètres et se compose de 66 pas gigantesques dont la taille et la forme évoque le passage d’un dinosaure de type Diplodocus ou Apatosaurus (le Brontosaure). De telles empreintes ont déjà été trouvées dans le Jura à Coisia et à Loulle (Jura), mais bien souvent de plus petite taille.

    Le dinosaure sauropode de Plagne devait dépasser 30 mètres de longueur pour au moins 40 tonnes. Un géant parmi les géants… Le 22 juillet 2011, la piste comptabilise 115 pas sur une distance de 155 mètres. A ce jour, la commune de Plagne détient le record mondial de la plus longue piste de sauropode.

    Découverte pendant les fouilles par Dominic Orbette, la piste de « Maxime » correspond à un animal bipède à pattes tridactyles munies de puissantes griffes à l’extrémité des doigts. C’est un dinosaure théropode, carnivore et probablement actif prédateur. Mais, à l'exception des jeunes individus, les sauropodes avaient peu à craindre de ces petits carnivores. Trois autres pistes de théropodes, plus discrètes, ont ensuite été repérées.

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    (photo : tetes-de-chiffons)

    et d'autres à voir...

    En Australie

    Sur la côte nord de l'Australie occidentale, un site, connu des aborigènes, recèle des milliers d'empreintes de pas de nombreuses espèces de dinosaures. Datée du Crétacé inférieur, cette collection exceptionnelle commence à parler.

    Sur la péninsule de Dampier, à l'ouest de l'Australie, des chercheurs de l'université du Queensland ont exploré 25 km d'un site connu depuis longtemps. Les aborigènes de la région, les Goolarabooloo, savent en effet, depuis des temps immémoriaux, que dans cette région déserte se trouvent des empreintes de pas d'animaux géants. Ce sont eux qui ont alerté le paléontologue Steve Salisbury quand, en 2008, le site allait être foré pour exploiter un gisement de gaz naturel.
    Après avoir constaté l'intérêt scientifique de ces empreintes, qui sont celles de multiples dinosaures, les paléontologues ont interpellé les autorités et ont fini par avoir gain de cause. Le projet d'exploration a été abandonné en 2013. L'université raconte l'histoire dans un communiqué et publie quelques images de cette collection exceptionnelle. 

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    Anthony Romilio et Linda Pollard à côté d'une grande empreinte de pas d'un dinosaure du Crétacé inférieur. © Université du Queensland
    21 « types » de dinosaures
    Des milliers de traces sont inscrites dans des roches datées de 127 à 140 millions, ce qui situe cette faune au début du Crétacé. L'équipe explique que la plupart des fossiles connus de dinosaures australiens ont été trouvés à l'est de l'île-continent et sont plus récents, de -115 à -90 millions d'années.
    D'après les paléontologues, 21 « types » de dinosaures ont été repérés parmi les 150 empreintes qui ont pu être identifiées, les plus grandes atteignant 1,70 m. Les chercheurs y distinguent des animaux de plusieurs groupes différents : prédateurs, sauropodes herbivores à longs cous, herbivores bipèdes et dinosaures à armures, dont un stégosaure, premier du genre à avoir été identifié en Australie.

    au Yémen

    Une équipe internationale de paléontologues a découvert la première piste d'empreintes de dinosaures dans la péninsule arabique. Situé au Yémen, la piste indique la présence d'ornithopodes et de sauropodes dans cette région au Jurassique supérieur.
    La péninsule arabique est une région très peu explorée par les paléontologues s'occupant des dinosaures. C'est à peine si l'on connaît quelques fossiles. Le contraste est frappant avec un pays comme le Maroc, à bien des égards un eldorado pour les paléontologues de presque toutes les spécialités car l'on y retrouve aussi bien des trilobites, des mosasaures que des spinosaures ou des phosphathériums.
    On imagine donc l'émotion de Mohammed Al-Wosabi, de l'université Sana'a, au Yémen, lorsqu'il a découvert (avec ses collègues Anne Schulp, du muséum d'histoire naturelle de Maastricht, et Nancy Stevens, de l'université de l'Ohio) la piste fossilisée d'une horde de dinosaures sauropodes.
    Tout avait commencé en 2003 par le message d'un journaliste indiquant la présence d'empreintes à 47 kilomètres au nord de la capitale du Yémen, Sana'a. Sur place, les paléontologues ne tardèrent pas à identifier un des auteurs de ces traces de pas, un ornithopode, dinosaure herbivore faisant partie des ornithischiens, dans le cas présent bipède.

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    Empreintes de pas d'un ornithopode. © Nancy Stevens

    Une horde de sauropodes et un gros ornithopode

    Revenue sur place en 2006, l'équipe continua les recherches sur le terrain et découvrit d'autres empreintes appartenant visiblement à une véritable horde de sauropodes, d'autres dinosaures herbivores mais quadrupèdes. Ce n'est pas moins de 11 individus de différentes tailles qui furent ainsi identifiés. Un tel comportement social n'est pas nouveau et l'on connaissait depuis longtemps déjà des traces de pas similaires aux États-Unis montrant que les dinosaures pouvaient se déplacer en groupes, les adultes protégeant les plus jeunes.
    La couche de roche ayant enregistré ces déplacements date probablement d'il y a 150 millions d'années environ, c'est-à-dire le Jurassique supérieur. À cette époque et en ce lieu, on aurait pu croiser ces dinosaures sur une côte boueuse, marchant à la même vitesse, 3 km/h. Ce qui surprend un peu les paléontologues, c'est la présence presque simultanée d'un aussi gros ornithopode sur les mêmes lieux. Cette coexistence est, selon eux, étonnante au Jurassique.


    Une pintade dévoile le secret de la marche des dinosaures Comment étudier le déplacement des dinosaures, disparus depuis 65 millions d’années ? La réponse proposée par des chercheurs britanniques est simple : en observant la démarche des pintades. Voici en vidéo un extrait de cette surprenante étude.

    récemment, en Bolivie

    L'empreinte découverte appartiendrait à un Aberlisaurus, un dinosaure carnivore disparu il y a 70 millions d'années - Reuters

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    L'Aberlisaurus qui aurait laissé cette trace pourrait avoir atteint près de 12 mètres de haut. Mais certains spécialistes restent méfiants sur les circonstances de la découverte révélée récemment par un guide touristique local.
    Dans une interview accordée à CNN, le paléontologue argentin Sebastian Apesteguia, a déclaré qu'il s'agirait de «la plus grosse empreinte de dinosaure carnivore jamais découverte dans le monde». Fin juillet, Grover Marquina, un guide touristique qui effectuait une randonnée près de la ville de Sucre, en Bolivie, dit avoir aperçu une empreinte de dinosaure sur le cratère de Maragua. Cette empreinte, qui mesure 1,20 mètre de long, appartiendrait à une espèce carnivore disparue depuis 70 millions d'années: l'Aberlisaurus.
    Ce dinosaure, qui a vécu au Crétacé supérieur, ressemblait comme deux gouttes d'eau au Tyrannosaure. Comme lui, il était par exemple capable de se déplacer sur ses deux pattes postérieures, possédait une mâchoire puissante et des petits bras. Aujourd'hui, les scientifiques ne disposent de lui qu'un fossile: un crâne exposé au musée provincial de Cipoletti, en Argentine. Grâce à lui, ils ont pu réaliser un «portrait-robot» de l'animal. Et la découverte de cette nouvelle empreinte pourrait leur permettre de confirmer leurs hypothèses concernant sa taille. Jusqu'alors estimée entre 6,50 et 9 mètres, la hauteur du spécimen qui a laissé celle-ci pourrait atteindre les 12 mètres…

    (source : lefigaro

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