• Thérianthropie, mi-humain et mi-animal

    Surnaturel et fantastique 

    Thérianthropie

    La thérianthropie ou zooanthropie est la transformation d'un être humain en animal, de façon complète ou partielle, aussi bien que la transformation inverse dans le cadre mythologique et spirituel concerné. 

    Thérianthropie et ZOOANTHROPIE

    (Représentation imagée de Thot - Les émanants)

     Ce thème très ancien puise ses racines dans le chamanisme et apparaît sur d'anciens dessins dans des grottes préhistoriques, comme la grotte des Trois-Frères en Ariège, il s'exprime aussi à travers de nombreuses légendes, comme celles du nahualisme ou de la lycanthropie.  

    En ce qui concerne l'étude culturelle, mythologique et anthropologique, la thérianthropie décrit un personnage qui partage des traits humains avec des capacités ou des traits empruntés à d'autres animaux. L'exemple le mieux connu est celui du lycanthrope (qui inclut le loup-garou européen), un hybride mi-homme mi-loup, mais il n'est pas le seul car la quasi-totalité des dieux égyptiens, possédant des têtes animales ou possédant la capacité de se changer en de tels animaux, sont aussi des thérianthropes. Plus récemment, la thérianthropie est devenue un thème populaire dans la sous-culture, probablement grâce aux nombreux films consacrés aux lycanthropes et aux animaux anthropomorphes, cette popularité se manifestant par l'apparition de mouvements comme celui du fandom furry et des otherkins.

    Étymologie et terminologie

    Le mot « Thérianthropie » est issu du grec ancien θηρίον, therion, qui signifie « animal sauvage » ou « bête », et de άνθρωπος, anthrōpos, qui signifie « homme », il désigne donc une créature mi-homme et mi-animale. Le terme de « thérianthropie » est usité de longue date en anglais mais d'apparition récente dans la langue française, qui n'utilisait jusque-là que le terme lycanthropie (dans un sens étendu) pour désigner toutes les transformations d'un être humain en animal, le sens strict désignant seulement la transformation en loup.
    La langue anglaise possède elle aussi ce sens étendu de lycanthropie. Le nom de zooanthrope ou zoanthrope est parfois utilisé également.
    Le terme de therianthropie est utilisé pour désigner les transformations animales dans le folklore asiatique et européen dès 1901. Therianthropie est également usité pour décrire les transformations spirituelles en animaux dès 1915 et selon un auteur ce mot a pu être utilisé en langue anglaise pour désigner les personnes accusées de lycanthropie au XVIe siècle.

    Thérianthropie et ZOOANTHROPIE

    (Image d'une créature mi-homme mi-humaine - Les émanants) 

    Origines

    Les premières preuves d'un culte thérianthropique figurent dans la grotte des Trois-Frères, en Ariège, à travers la représentation pariétale de deux êtres mi-homme mi-animaux, rare dans l'art pariétal. Le premier, présentant simultanément les caractéristiques d'un humain et d'un bison, a été nommé le « petit sorcier à l'arc musical » car il semble jouer de cet instrument. Pour le second, les interprétations successives l'ont désigné comme un sorcier pratiquant un rite magique11, ou un dieu des animaux dit le « dieu cornu » ou encore comme un chaman en transe.

    Thérianthropie ou ZOOANTHROPIE

    L'ethnologue Ivar Lissner suggère que ces peintures dans les grottes représentant des êtres aux attributs humains et animaux mélangés n'étaient pas des représentations physiques de créatures métamorphes mythiques, mais des tentatives de description des voyages chamaniques, dans lesquels le chaman tentait d'acquérir les attributs mentaux et spirituels de plusieurs animaux. L'historien religieux Mircea Eliade a pu observer que ces croyances concernant l'identité des animaux et la transformation d'humains en animaux sont très répandues.
    À la lumière de la reconnaissance des arts pariétaux des Amériques et de la tradition orale toujours liée, deux autres hypothèses sont désormais envisageables.
    L'une propre aux sociétés nomades de chasseurs/cueilleurs, similaires à celles des indiens des grandes plaines, est destinée à transmettre la technique de la chasse permettant de s'approcher à distance d'arc ou de javelot, des troupeaux en terrain découvert, grâce au mimétisme des attitudes, de l'odeur et de l'apparence, par l'utilisation de la dépouille d'une proie analogue.
    L'autre, propre aux sociétés sédentaires de cultivateurs/éleveurs, montrant l'homme dans la peau d'un prédateur généralement canin, avertit par la métaphore, ses semblables du caractère potentiellement dangereux contre les siens, à l'instar du proverbe "L'homme est un loup pour l'homme". La mise en garde devenant d'autant plus flagrante que l'humanité, désormais sédentarisée, développe avec l'invention de la propriété et sa forte croissance démographique, grâce à la domestication des plantes et animaux assurant un apport constant de nourriture, un comportement poussant les siens à devenir d'autant plus prédateurs de leurs semblables que l'importance de leur rôle dans l'entraide, indispensable dans les sociétés nomades, devient de plus en plus dérisoire.

    Transmigration des âmes

    La thérianthropie est souvent confondue avec la transmigration, mais la caractéristique essentielle de l'homme-animal est d'être une forme de remplacement ou un double d'un être humain vivant, tandis que l'âme animale est le véhicule, temporaire ou permanent, de l'esprit d'un être humain mort. Néanmoins, les légendes à propos d'hommes réincarnés en loups sont souvent classées dans les légendes lycanthropiques.
    Il n'y a pas de ligne de démarcation claire, ce qui rend probable un lien entre la thérianthropie et le nahualisme ainsi que la croyance en les esprits familiers, plutôt que la métempsycose, comme E. B. Tylor le fait remarquer, ou avec le totémisme, comme suggéré par J. F M'Lennan. Ainsi, les origines de la thérianthropie se mêlent à la croyance en la réincarnation, une croyance dans le partage des âmes entre les êtres humains vivants et les bêtes et une croyance selon laquelle le fantôme d'un homme apparaît comme non-humain (généralement sous forme animale) après sa mort. Une caractéristique de la métempsycose est le brouillage des frontières entre l'immatériel et le corporel, de sorte que les âmes sont souvent conçues comme des formes solides et visibles qui ont besoin de manger et peuvent causer un mal physique.

    Ancêtres animaux

    Des légendes selon lesquelles des êtres humains descendent d'animaux sont des explications communes pour les origines tribales et claniques. Parfois, les animaux prennent forme humaine afin de s'assurer que leurs descendants conservent leur forme humaine, d'autres fois le récit des origines de l'homme inclut un mariage avec un animal normal.
    En Amérique du Nord, la mythologie amérindienne propose en particulier l'idée d'ours métamorphes comme ancêtres, ces ours étant souvent en mesure de retirer leur peau afin de prendre une forme humaine, épousant des femmes sous cette apparence. Leur progéniture pouvant avoir une partie de l'anatomie de ces animaux, les enfants pouvaient être très beaux mais posséder une force étrange, ou être métamorphes eux-mêmes.
    P'an Hu est représenté dans diverses légendes chinoises comme un chien surnaturel, un homme à tête de chien, ou un métamorphe canin qui épousa la fille d'un empereur et fonda au moins une lignée. Quand il est dépeint comme un changeforme, il peut prendre apparence humaine à l'exception de sa tête. La lignée descendante de P'an Hu étaient souvent caractérisées par les écrivains chinois comme celle de monstres qui combinaient l'anatomie de l'homme et du chien.
    Dans la mythologie turque et chez les peuples de Mongolie, le loup est un animal vénéré. Les peuples turcophones chamanique même cru qu'ils étaient descendants des loups dans les légendes turques. La légende d'Asena est un mythe turc ancien qui raconte comment le peuple turc a été créé : dans le Nord de la Chine, un petit village turc fut attaqué par des soldats chinois, mais un petit bébé fut laissé en vie. Une vieille louve avec une crinière bleu ciel nommée Asena trouva le bébé et l'allaita, puis donna plus tard naissance à des êtres moitié loup, moitié humains qui furent les ancêtres du peuple turc.

    Esprits tutélaires

    En Amérique du Nord et Amérique centrale, et dans une certaine mesure, en Afrique de l'ouest, en Australie et d'autres parties du monde, tous les jeunes garçons pubères doivent acquérir un esprit tutélaire. Dans certaines tribus amérindiennes, l'adolescent tue l'animal dont il rêve dans son initiation rapide, sa griffe, sa peau ou ses plumes sont mis dans un petit sac et deviennent son remède. Ils doivent être soigneusement conservées car un « remède », une fois perdu, ne peut jamais être remplacé. En Afrique occidentale, cette relation est conclue par le biais du lien du sang, homme et animal sont si proches que la mort de l'animal fait mourir l'homme, et vice versa. Ailleurs, la possession d'un esprit tutélaire sous forme animale est le privilège du magicien. En Alaska, le candidat à l'acquisition de pouvoirs magiques doit quitter la demeure des hommes, le chef des dieux envoie une loutre pour le rencontrer, qu'il doit tuer en disant: « O » quatre fois, il coupe ensuite la langue de l'animal et sécurise ainsi les pouvoirs qu'il recherche.
    En Malaisie, on croit que la fonction de pawang (prêtre) est seulement héréditaire, car l'âme du prêtre mort doit, sous la forme d'un tigre, passer dans le corps de son fils. Alors que le familier est souvent considéré comme la forme alternative du magicien, le nagual est communément considéré comme entièrement distinct de l'être humain. Des croyances de transition, cependant, sont mentionnées, en particulier en Afrique, dans laquelle le pouvoir de transformation est attribuée à l'ensemble de la population de certaines régions. Le peuple de Banane, au Congo, pense qu'il peut se changer lui-même en animaux par des moyens magiques, composé d'embryons humains et d'autres ingrédients, mais sous leur forme de léopard, ils ne doivent pas nuire à l'humanité sous peine de conserver à jamais la forme de bête. Dans d'autres cas, le changement est censé être accomplit uniquement à des mauvaises fins, la magie et les victimes humaines ne sont pas interdites.
    Un lien supplémentaire est fourni par la croyance zoulou selon laquelle le familier du magicien est bien un être humain transformé, et que quand il découvre un cadavre sur lequel il peut travailler ses sorts sans crainte d'être découvert, le sorcier lui insuffle une sorte de vie, ce qui lui permet de se déplacer et de parler, ainsi, certains sorciers peuvent prendre possession des morts. Les zoulous font alors un trou dans la tête des morts et retirent leur langue. Des sorts supplémentaires ont pour effet de modifier le corps revivifié pour lui donner la forme de certains animaux, hyène, hibou ou chat sauvage, ce dernier étant le plus commun. Cette créature devient alors le serviteur du sorcier et lui obéit en toutes choses, son utilisation principale est, cependant, d'infliger des maladies et la mort aux personnes qui ne sont pas aimés de son maître.
    En Mélanésie il y a une croyance en la tamaniu ou atai, qui est un homologue animal d'une personne. Il peut être une anguille, un requin, un lézard, ou quelque autre créature. Cette créature est corporelle, peut comprendre la parole humaine, et partage la même âme que son maître, conduisant à des légendes qui ont de nombreuses caractéristiques typiques des contes à propos des thérianthropes, tels que la mort ou les blessures touchant les deux formes à la fois.

    Thérianthropie ou ZOOANTHROPIE

    Mythe

    On retrouve le mythe de l’homme se transformant en animal féroce ou des mentions de créatures mi-humaines et mi-animales dans bien d’autres cultures. La thérianthropie peut aussi désigner les représentations de créatures présentant simultanément des traits humains et animaux, comme les dieux égyptiens tels que Rê, Sobek, Anubis, et beaucoup d'autres, aussi bien que des créatures mythologiques comme les centaures et les sirènes. Au Moyen Âge, les bestiaires contiennent plusieurs représentations symboliques d'animaux.

    Créatures hybrides

    Les créatures hybrides sont une variété de thérianthropes possédant des caractères humains et animaux à la fois, et en permanence. Ils n'ont pas le don de métamorphose. Les centaures et les sirènes sont des hybrides, mais il en existe de nombreux autres. Dans le panthéon de l’Égypte ancienne, de nombreux dieux étaient représentés sous la forme d’un hybride, moitié homme et moitié animal.

    Métamorphes

    Cette forme de thérianthropie a développé son propre vocabulaire spécifique, ainsi, les thérianthropes se divisent en lycanthropes, cynanthropes, et ailuranthropes, pour les plus connus. Le terme « cynanthropie » est attesté en 1901 dans les mythes chinois à propos d'humains qui se changent en chiens, de chiens qui se changent en hommes, et de relations sexuelles entre chiens et humains. En Afrique, on connaît la très forte présence de l’homme-léopard, et même de l’homme-chacal et de l’homme-hyène, en Asie de l’homme-tigre, et en Océanie de l’homme-requin.

    Lycanthropie

    Dans le folklore, la mythologie et l'anthropologie, les lycanthropes forment les thérianthropes les plus communs. En Grèce, jusqu’à la fin du xixe siècle, les loups-garous dont les corps n’étaient pas détruits hantaient ensuite les champs de bataille sous forme de hyènes en buvant le sang des soldats mourants.

    Hommes-hyènes

    Les hommes-hyènes, ou hyènes-garous, sont largement répandus en Afrique. Au Nigeria, ils sont nommés bultingin, ce qui signifie littéralement je me change en hyène. En Éthiopie, les forgerons sont des magiciens capables de se transformer en hyène. Ils profanent des tombes la nuit venue. On les appelle des budas. Ils sont craints par leurs contemporains. Les chrétiens éthiopiens prétendent que les juifs éthiopiens sont des budas qui déterrent les corps de chrétiens et les dévorent. Cette croyance est sûrement liée au fait que la profession de forgeron était commune chez les Juifs éthiopiens. Au Soudan, en Tanzanie et au Maroc (dans les croyances Berbères), les budas sont des hommes qui se transforment en hyène la nuit venue et retrouvent forme humaine à l’aube. Dans certaines tribus du Soudan, on mentionne un homme devenant une créature mi-homme mi-hyène la nuit et faisant preuve d’un penchant cannibale. Il terrorise principalement les amants.
    Les hommes-hyènes sont aussi mentionnés en Perse et en Grèce. En Perse, un traité médical publié en 1376 décrit comment soigner les kaftar, des hommes-hyènes qui s’attaquaient aux enfants.

    Psychiatrie / Monomanie

    Lorsque certaines personnes affichent des troubles cliniques qui les poussent à croire à une transformation en animal, on parle de lycanthropie clinique. Ces pathologies ne sont généralement pas considérées graves, mais associées à des schizophrénies ou à des dissociations de la personnalité, peuvent être la source de comportements à risques. Cette catégorie d'atteinte mentale est, selon certains anthropologues, à l'origine de certaines croyances chamaniques. Certaines personnes, isolées pendant des années, peuvent développer une thérianthropie clinique et se considérer comme appartenant à d'autres espèces.

    Culture populaire

    Harry Potter

    Divers personnages dans les livres de JK Rowling sont capables de transformation (Animagus).

    Donjons et dragons

    Un livre thématique publié par Wizards of the Coast, A Practical Guide To Monsters, pour l'univers de Donjons et Dragons, fait référence à la page 33 à l'utilisation du mot « lycanthrope » pour désigner de nombreux types de métamorphes humanoïde/animal. Le texte poursuit en indiquant qu'un meilleur terme pour ce groupe serait « thérianthrope ».

    Sous-culture

    La première utilisation bien connue du terme « thérianthrope » se développa sur le groupe Usenet du nom de alt.horror.werewolves. Certains utilisateurs d'Usenet commencèrent à affirmer publiquement qu'ils étaient en partie des animaux, généralement au sens spirituel du terme. Ces personnes s'appelaient initialement entre elles des lycanthropes, mais à cause de la connotation du terme, spécifique aux loup-garous, le terme de thérianthrope devint plus populaire. Sur ces bases, une sous-culture rassemblant des personnes qui s'identifient comme des thérianthropes s'est développée. Certains de ces thérianthropes se considèrent aussi comme membres de la culture des otherkin.

    Fandom furry

    Une renarde anthropomorphique, illustration typique du mouvement fandom furry.

    Le fandom furry (du diminutif fan, « fanatique », -dom, « appartenant à une idéologie », et furry, « poilu ») est le nom donné aux groupes de personnes intéressées par le furry, un mouvement culturel apparu sous ce terme vers le milieu des années 1980. Le mouvement furry est défini comme étant l’attrait pour les animaux imaginaires, mythologiques ou anthropomorphes, c’est-à-dire l’attrait pour les animaux possédant des caractéristiques humaines : usage de la parole, port d’habits, utilisation d’un style de vie humain, etc. Les personnes qui appartiennent au fandom furry sont appelées furs.

    Jeu vidéo

    La saga vidéoludique Bloody Roar met en scène de nombreux thérianthropes.
    Sabrewulf, un loup-garou, est un personnage du jeu vidéo Killer Instinct.
    X-Men

    Wolfsbane (Rahne Sinclair) est une mutante de X-Men ayant le pouvoir de se transformer en loup. Mystique métamorphe qui, après avoir subi une amélioration de son pouvoir, est capable de se changer en animal ou d'autres créatures ayant une masse différente de la sienne.
    One Piece
    Dans le manga One Piece, les Fruits du Démon de type Zoan procurent aux êtres qui les mangent un statut de personnage thérianthrope.
    Par exemple, Rob Lucci, qui a mangé le Neko Neko no Mi modèle Léopard, peut se transformer, partiellement ou entièrement, en léopard.
    Love Pistols
    Dans le manga yaoï Love Pistols, la plupart des personnages appartiennent à la race mêlée, qui se distinguent des humains 'normaux' appelés homme-singe, car leurs origines proviennent uniquement de ces animaux, à l'inverse des thériantropes dont les racines se mêlent avec d'autres animaux, dont ils ont hérité une aura et le caractère. Le héros lui-même est un thériantrope atavique, c'est à dire un homme-singe dont les gènes animaux se sont réveillés; les humains normaux ne sont pas capables de sentir, voir ou toucher l'aura animale.

    (source : wikipedia)

    GRAHAM HANCOCK ET LES « THERIANTHROPES » 

    Dans un numéro de la revue « Parasciences », Jean Sider a consacré un article à un commentaire concernant un livre de Graham Hancock paru en 2009 aux éditions Alphée :

    « Surnaturel : Rencontres avec les premiers enseignants de l’humanité »

    On ne s’étonnera pas que « Lembal », le membre du forum d’Anton Parks qui a critiqué ma critique de la théorie de Jean Sider, et auquel je réponds sur deux pages de la rubrique "Présence extraterrestre", ait conseillé (sur le même forum) la lecture de ce livre. 

    1. Les commentaires de Jean Sider :

    Un scientifique sud-africain affirme que certains dessins rupestres qui datent de plus de vingt millénaires dépeignent des visions réalisées en états modifiés de conscience (EMC) et qu’ils sont à l’origine des religions.

    Le Britannique Graham Hancock soutient que les EMC donnent accès au monde des esprits, à un monde intérieur encodé dans notre ADN par des « Maîtres de l’humanité ».

    Celui-ci est l’auteur d’un livre publié en 2006 sous le titre : « Supernatural - Saison 1 - Coffret 6 DVD : Meetings with the Ancient Teachers of Mankind », un ouvrage publié en France fin 2009.

    Evidemment, pour Jean Sider, ce livre est une oeuvre très importante (car la thèse du Britannique va dans le sens de certaines spéculations du Français). 
    Selon Graham Hancock toutes les rencontres avec les entités du paranormal ne se produisent jamais dans notre espace physique, ces manifestations se produisant toujours dans un état modifié de conscience. De plus, ajoute Jean Sider, quand les témoins disent être convaincus d’avoir eu affaire à des créatures aussi physiques qu’eux, ils se trompent car ils ont été mystifiés par un leurre de réalité virtuelle très sophistiqué. Bref, la thèse de Graham Hancock est du « Sider tout craché », une thèse avec laquelle je ne suis évidemment pas d’accord, car Graham Hancock, comme quelques autres (Jean Sider, etc.) confondent divers niveaux de réalité amalgamés à une source unique. Ce n’est pas nouveau.

    Graham Hancock englobe évidemment, dans son credo, les enlèvements à bord d’OVNIs, et il fait allusion à la bizarrerie dans la « technologie » déployée par ces entités, laquelle, dit-on, ne manque pas d’incohérences. Jean Sider écrit que Graham Hancock a raison sur ce point, lui-même ayant montré que les ravisseurs utilisent parfois des moyens qui évoquent une technologie très en avance sur la nôtre, alors que d’autres font appel à « des méthodes triviales, comme si ladite technologie était très loin d’être parfaite », ceci étant un exemple « parmi d’autres ». D’évidence, prétend Jean Sider, cela relève « d’une forme d’absurdité ». Sur ce point, pourtant, ces spéculateurs auraient dû faire attention au risque d’anthropomorphisme : attribuer à des entités extraterrestres des comportements conformes à ce qui serait attendu de Terriens.

    « A noter que s’il arrive que la technologie des ravisseurs attire les témoins dans leur apparente machine volante en les faisant léviter ou ‘‘flotter’’, comme l’ont affirmé certaines personnes concernées, Hancock affirme que les chamans ‘‘flottent’’ aussi lors de leurs voyages dans le monde des esprits, quand ces entités veulent leur dispenser des enseignements, des avertissements ou des instructions. » (J. Sider)

    On retrouve là l’erreur coutumière, chez ces spéculateurs, qui consiste à confondre des ordres de réalité différents présentant des analogies de manifestation. Nous trouvons en l’occurrence, ici, une confusion entre une science extraterrestre maîtrisant la gravité et des rencontres se produisant lors de sorties hors du corps (dans le cas des chamans).

    Graham Hancock a aussi évoqué le sujet des « fées ». Il cite le cas de l’île de Rathlin, dans lequel une sage-femme est réveillée la nuit par une entité qui la transporte dans un carrosse, lequel pénètre dans une colline où se trouve la demeure des fées. Parmi les rapprochements effectués par Graham Hancock il y a deux rencontres modernes avec des « Aliens » :

    Le premier concerne l’incident de Long Island (Etat de New York), dont la victime aurait été Jaye Paro, une journaliste de radio. Elle eut la forte impression d’avoir été capturée et emmenée à bord d’une Cadillac noire qui l’introduisit dans un lieu éloigné. L’interprétation donnée est celle-ci : le carrosse n’étant plus de mode de nos jours, les entités l’avaient transformé en automobile de luxe.

    Je ferai remarquer, pour ma part, que l’utilisation de la Cadillac noire fait penser au moyen de transport de certains « Men in Black », et je ne crois pas du tout que ces derniers soient immatériels, pas plus que la Cadillac dans le cas cité. D’ailleurs, Jean sider écrit lui-même :

    « A noter que les MIB (Men in Black ou Hommes en Noir), personnages circonstanciels de la dimension paranormale, utilisent aussi des voitures de luxe. » 

    Je ne suis cependant pas d’accord avec la formulation : « dimension paranormale », car les MIB ne font pas partie du « paranormal » (mais de la phénoménologie OVNI), pas plus d’ailleurs que bien d’autres manifestations ufologiques que Jean Sider (et d’autres spéculateurs comme lui) mettent dans le domaine du « paranormal » (ce dernier qualificatif devant être réservé au champ d’investigation de la parapsychologie).

    Le second cas s’est produit en octobre 1992. Une jeune femme prénommée Lucy se réveilla brusquement avec le sentiment qu’il lui fallait aller d’urgence en voiture en un lieu précis de la campagne, près des Monts Blue Ridge, à l’ouest de Washington. Elle s’y rendit et se rangea sur une route déserte, non loin d’un champ où se trouvaient déjà de nombreuses personnes en tenue de nuit. Elle « flotta » dans leur direction et fut ensuite introduite avec elles « dans une ouverture qui se fit dans une colline ». Les gens se retrouvèrent dans une très grande salle au plafond très élevé où ils furent confrontés à des « Aliens ».

    Bien sûr, Jean Sider nous ressort, à la faveur de ces cas, sa thématique récurrente : 

    « D’évidence, fées et Aliens appartiennent donc à la même ‘‘famille’’, ou plutôt ce sont les mêmes entités qui se sont adaptées à notre esprit ouvert sur la conquête spatiale. Dans ces deux exemples il n’y a pas d’ovni, ce qui montre une fois encore que les entités peuvent s’en passer, tout comme elles s’en passaient quand elles s’identifiaient à des fées et autres créatures évanescentes du monde paranormal. N’oublions pas que le Dr. John Mack a signalé que certains de ses patients lui ont raconté avoir eu affaire à des Ovnis camouflés sous toutes sortes d’aspects, y compris en un kangourou de 4,5 m de haut. » 

    Et d’ajouter que l’apparent polymorphisme de ces intelligences inconnues est un trait bien connu des ufologues.

    Pourtant, ce genre de cas est parfaitement intégrable, comme les autres, dans le cadre du modèle H.S.P. que je défends, lequel reconnaît bien sûr l’origine extraterrestre des « abductions », anciennes ou modernes. 

    Thérianthropie ou ZOOANTHROPIE

    Dans l’histoire des « fées » de l’île de Rathlin, le « carrosse » pénétra dans une colline où se trouvait la demeure des fées, et dans le cas moderne d’« abduction » les personnes furent amenées, par un processus de lévitation,« dans une ouverture qui se fit dans une colline », les « Aliens » se trouvant dans la salle aménagée à l’intérieur. Ces divers éléments sont compatibles, n’en déplaise à des individus comme Jean Sider et Graham Hancock, avec l’hypothèse extraterrestre. Dans mon modèle théorique, certains cas anciens de rencontres avec des « fées » sont en fait des rencontres avec des êtres extraterrestres ou appartenant à un monde souterrain habité, les cas modernes d’« abduction » ayant la même origine. Dans les deux cas nous avons affaire à des êtres de nature physique, et non, comme le prétendent Jean Sider et Graham Hancock, à des événements « psychiques ». On remarquera que, dans les deux cas, nous avons l’accès à ce qui est aisément identifiable à une base souterraine. La sage-femme identifie à un carrosse ce qui était peut-être un engin volant. La mention du carrosse peut s’expliquer ainsi : soit la sage-femme a accolé cette étiquette à un engin ne pouvant entrer dans l’univers conceptuel de son époque, soit l’entité extraterrestre l’a trompée en imprimant dans son mental l’image d’un carrosse (afin d’obtenir sa confiance). Un vrai carrosse aurait pu aussi être utilisé pour le transport, avant l’arrivée dans la base. Quant au « flottement », dans le cas moderne, l’explication extraterrestre fait intervenir un processus de lévitation physique (avec contrôle de la gravité), et en aucun cas un processus simplement « psychique » (avec référence à un état modifié de conscience).

    Comme l’écrit Jean Sider, fées (les fausses, pas les vraies !) et Aliens sont bien de la même famille, mais celle-ci est d’origine extraterrestre ou souterraine. En outre, on ne peut pas dire que les entités se sont adaptées « à notre esprit ouvert sur la conquête spatiale », car l’identification à des « fées », il y a des siècles, s’explique aisément par l’identification d’entités inconnues (d’origine extraterrestre ou souterraine) à des entités connues du folklore de l’époque. Et s’il n’y a pas d’OVNI dans les deux exemples cités, cela ne signifie pas pour autant que les entités évoquées peuvent s’en passer, le transport initial, dans le cas moderne, ayant pu s’effectuer dans une voiture. On connaît des cas de personnes (comme George Adamski) qui ont été contactées par des extraterrestres d’apparence humaine, ces derniers ayant utilisé un véhicule. Et pourquoi n’y aurait-il pas eu l’utilisation, dans le cas ancien, d’un vrai carrosse (pour le transport à la base des « fées ») ? En outre, certaines entités extraterrestres peuvent utiliser des « leurres » (comme dans le cas du « kangourou ») afin de faciliter l’approche des victimes de l’« abduction », l’utilisation de ces leurres ne constituant pas un réel argument contre l’origine purement extraterrestre des cas répertoriés.

    John Mack supposait que le phénomène, qui a accès à l’esprit des témoins, pouvait adapter les formes sous lesquelles il se montre en fonction de critères acceptables pour les personnes ciblées.

    « Le problème c’est qu’il existe une très grande variété de ravisseurs, dont certains ont véritablement épouvanté les personnes qui prétendent les avoir vus. D’autant que parmi ces bien étranges apparentes créatures, certaines ont, sur un corps anthropoïde, une tête d’animal à morphologie reptilienne, d’insecte, et autres traits plus ou moins monstrueux incompatibles avec les critères acceptables allégués. Il y a même eu des entités d’aspect drolatique, par exemple enveloppées de bandelettes comme des momies, ou à une seule jambe, et même sans yeux. (…) Au reste, d’une façon générale, les apparences prises par des ‘‘Aliens’’, humaines ou non humaines, effraient souvent - pour ne pas dire toujours - les personnes qui ont vécu ces expériences, ce qui est peut-être le but recherché, pour élever l’intensité de l’émotion créée par ces terrifiantes visions. » (J. Sider)

    Dans le cadre de l’origine extraterrestre des « abductions », il n’y a pas pour moi de problème, la grande variété des ravisseurs n’étant pas nécessairement incompatible avec cette origine. Diverses sources convergentes (RR 4, sources « canalisées », récit d’Anton Parks) font état d’extraterrestres humanoïdes ayant une apparence animale : de type reptilien, de type « insectoïde », etc. Il est tout à fait normal que des Terriens, confrontés à ces êtres, éprouvent un sentiment de peur ! Il est inutile d’invoquer, à ce propos, le désir, chez ces entités, d’effrayer les « enlevés » afin d’élever l’intensité de l’émotion créée « par ces terrifiantes visions ».

    Avant de s’intéresser aux « abductions », Graham Hancock ne croyait pas que les gens aient pu être enlevés par des extraterrestres en chair et en os. Il affirme s’être rendu compte « qu’il avait pleinement raison de penser ainsi ». Rectifions : Il croit avoir eu raison (tout en ayant tort !), ce qui est différent.

    Pour lui, les entités ne sont pas ce qu’elles prétendent être (la même rengaine fausse que chez Jean Sider), et toutes les scènes observées ne sont que visions en esprit, par induction de stimuli émanant d’une transcendance qu’il estime (à tort) avoir identifiée. Le cheminement de sa pensée est le suivant :


    Les « thérianthropes » :

    Graham Hancock s’est intéressé à certains dessins rupestres qui se trouvent dans des grottes d’Europe et d’Afrique du Sud, ces peintures préhistoriques étant parfois datées de 20 000 à 40 000 ans. Elles montrent des « thérianthropes » (du grec : « therion » - bête sauvage - et « anthropos » : homme).

    « Autrement dit, ce sont des créatures ayant un corps humanoïde avec une tête d’animal (ou d’insecte). Or, comment nos lointains ancêtres de la préhistoire ont-ils pu avoir dans l’esprit la notion d’êtres composites mi-hommes, mi-bêtes, qui n’avaient aucune existence physique dans leur environnement naturel ? Ils n’avaient aucune raison valable de peindre de pareilles créatures, ni même de concept artistique au point de les imaginer puis d’en reproduire les formes avec des ocres sur les murs de cavernes. Ils ne peignaient que ce qu’ils voyaient, dans le périmètre où ils s’aventuraient notamment pour chasser.

    La réponse à cette énigme n’est venue que dans les années 1990, grâce à un scientifique sud-africain, le Dr. David Lewis-Williams, spécialiste en dessins rupestres. D’après ses recherches auprès des ethnies africaines de son pays, ces créatures ne sont visibles qu’à l’aide de drogues hallucinogènes, ou tout autre moyen pour entrer dans des états modifiés de conscience (EMC). Il a alors avancé une hypothèse : le modèle neuropsychologique, mais il a exclu toute idée de surnaturel, probablement pour sauvegarder sa carrière. Toutefois il a affirmé véhémentement que ces visions sont à l’origine des religions, et il se trouve qu’il a probablement raison, pour ne pas dire très certainement.

    Il existe même dans l’iconographie rupestre des ‘‘bateaux volants’’. Un seul est parfaitement connu pour comporter des passagers, deux thérianthropes en l’occurrence, puisqu’il s’agit d’êtres anthropoïdes à tête d’antilope. Ils semblent se pencher et regarder vers le bas. Deux oiseaux survolent cette structure cintrée, ce qui indique qu’elle vole, selon Hancock. Cette peinture se trouve dans une grotte du district d’Harriesmith dans le nord-est de la province de Free State, en Afrique du Sud. Elle date de 27 000 ans ! Tous les autres ‘‘bateaux célestes’’, répertoriés ailleurs, y compris dans certains pays d’Europe, ont la même forme cintrée. Un Ovni de la préhistoire ? Peut-être, mais nous croyons plutôt qu’il s’agit d’une vision bizarre dessinée par celui qui l’avait perçue en EMC.

    Hancock conteste la théorie de D. Lewis-Williams, mais partiellement. Pour lui il n’y a rien de naturel dans ces visions. Après avoir réussi à visiter certains sites où ces peintures troglodytiques se situent, en France et en Afrique du Sud notamment, il a tenu à rencontrer des chamans sud-africains et sud-américains. Ceux-ci lui ont dit que ces êtres mi-hommes, mi-bêtes, appartiennent au monde des esprits, et non à notre dimension matérielle, donc ce ne sont que des entités incorporelles. Il a même expérimenté des EMC sous l’influence d’une drogue puissante constituée d’un breuvage à base d’ayahuasca, une plante très riche en DMT (diméthyltryptamine), le plus puissant hallucinogène connu. Ce qui lui permit non seulement de voir des thérianthropes (dont un humanoïde à tête de crocodile, comme le dieu Sobek, de l’ancienne Egypte), mais aussi des ‘‘soucoupes volantes’’ et des créatures au visage proche de certains Aliens de notre époque, qui plus est avec des yeux constitués de facettes, comme ceux des mouches. Nous connaissons deux cas modernes identiques rapportés par des personnes ‘‘abductées’’. » (J. Sider)

    Thérianthropie ou ZOOANTHROPIE

    (photo : soutien67)

    Récapitulons :

    • Des peintures rupestres montrent, avec leurs « bateaux volants », des êtres mi-homme, mi-animaux.

    • Des chamans ont « identifié » ces êtres à des entités appartenant au « monde des esprits ».

    • Graham Hancock a eu, sous l’influence d’un EMC provoqué par un breuvage à base d’ayahuasca, des visions de ces êtres, avec, de surcroît, la mention de « soucoupes volantes ». 

    Pour moi, bien sûr, les « bateaux volants » correspondent à des engins volants, et les êtres mi-hommes, mi-animaux, correspondent bien au descriptif de certains êtres de l’espace, descriptions que l’on trouve dans diverses sources « canalisées » et certains récits de RR4.

    Comment, écrit Jean Sider, des gens de la préhistoire ont-ils pu décrire des êtres qui n’existaient pas dans leur environnement physique ? Ils n’avaient, ajoute-t-il, aucune raison valable de peindre ces créatures, car ces artistes ne peignaient que ce qu’ils voyaient. Or, je ferai observer pour ma part que les récits de Valérie Barrow et d’Anton Parks font état de la venue sur Terre, dans un lointain passé, d’extraterrestres mi-hommes, mi-animaux : reptiliens, êtres à la face d’oiseau, à la face de lion, etc. Dans cette perspective on pourrait dire que, contrairement à ce que disent Jean Sider, Graham Hancock et d’autres, les êtres évoqués par Graham Hancock et Jean Sider étaient bien de nature physique. Nul besoin, dans ce cas-là, d’invoquer des visions (à la faveur d’EMC) d’entités résidant dans le « monde des esprits ».

    Alors, comment concilier l’existence d’êtres physiques de type « thérianthrope » avec la mention d’êtres de même nature censés n’être perceptibles qu’à la faveur d’états modifiés de conscience, comme ceux atteints par certains chamans, sans oublier l’expérience de Graham Hancock lui-même (en utilisant l’ayahuasca), lequel a même vu, dit-il, des « soucoupes volantes » ?

    Notons d’abord que la mention de « soucoupes volantes » (et de « bateaux volants »), dans ce type de visions, ne cadre pas avec la thèse de Jean Sider (ce que ce dernier ne mentionne pas). Si nous avions à faire, en effet, à des entités n’ayant aucune connotation extraterrestre, que viendrait faire ce moyen de transport chez des entités « fluidiques » censées pouvoir se passer, selon cet auteur, d’OVNIs ? On notera en plus que cette vision de « soucoupes volantes » vient d’un individu (Graham Hancock) ne croyant pas à l’origine extraterrestre des OVNIs ! Voilà un apparent casse-tête auquel il convient d’essayer de répondre. Une réponse peut être apportée si on se place dans la perspective du modèle H.S.P :

    Ce dernier reconnaît en effet l’existence de deux types d’entités extraterrestres : celles de nature physique (et provenant donc d’autres systèmes solaires) et celles de type « multidimensionnel » ou « éthérique » (ces dernières venant de « strates dimensionnelles » ou de niveaux fréquentiels distincts de leurs planètes physiques d’origine). Dans cette perspective on peut considérer que les êtres « thérianthropes » perçus par des chamans et Graham Hancock, avec leurs « bateaux volants » ou leurs « soucoupes volantes », sont tout simplement des entités extraterrestres d’origine « éthérique » (d’où la mention, par des chamans, du « monde des esprits »). Ces êtres « éthériques » peuvent venir d’autres systèmes solaires, mais aussi de certaines planètes de notre système solaire (à des niveaux fréquentiels distincts du niveau physique de leur planète). On est sûr d’une chose, cependant : il ne s’agit pas de Vénusiens (ni de Martiens, d’ailleurs), ces derniers étant décrits, par les « contactés » (physiques et « psychiques »), comme étant d’apparence humaine.

    Jean Sider note, de son côté, que Graham Hancock a fait l’impasse sur les matérialisations temporaires d’OVNIs, d’humanoïdes « et d’animaux bizarres divers ». Il mentionne les matérialisations spirites (dont le célèbre cas de Katie King), les déplacements de certains « abductés » sur de longues distances, les mutilations de bétail, les phénomènes de poltergeist, ce qui témoigne d’une composante physique à associer aux « visions en esprit ». Ici, bien sûr, Jean Sider confond, comme à son accoutumée, les manifestations "paranormales" diverses, comme en témoigne encore cette citation qui fait suite à son évocation du cas Katie King :

    « Donc, la question qui se pose est celle-ci : ‘‘Quel était l’éventuel agent, présent dans notre sphère physique, qui a permis la matérialisation puis la dématérialisation de l’entité devant plusieurs témoins ?’’ Nous avons évoqué les médiums, du corps desquels sortait une substance malléable inconnue qui se matérialisait en forme humaine. Mais il se pourrait que cela n’ait été qu’un subterfuge acceptable pour les témoins de l’époque, et que la réalité ait concerné l’agent évoqué ci-dessus, mais en état d’invisibilité absolue pour les témoins de ces expériences. »

    Ici, Jean Sider continue son délire paranoïaque avec son idée de subterfuge. Quant aux matérialisations ectoplasmiques des médiums, elles n’ont rien à voir avec les entités « thérianthropes » et les intelligences extraterrestres à l’origine du phénomène OVNI. Je consacre, sur ce site, une page à l’ectoplasmie, à laquelle je renvoie le lecteur ou la lectrice. (Voyez aussi les pages sur le groupe de Scole et le « Cuarto de Luz », rubrique « Au-delà et médiumnité ».)


    - Un programme encodé dans l’ADN ?

    Graham Hancock se réfère à un agent endogène à l’être humain, au niveau génétique, une sorte de programme encodé dans l’ADN de l’espèce humaine. C’est en gros, écrit Jean Sider, l’idée que lui-même a envisagée, avec, en plus, l’idée d’un agent exogène à l’œuvre.

    Pour Graham Hancock l’élément directeur des phénomènes étudiés est une transcendance agissant dans une « dimension spirituelle ». Il se base sur le témoignage de l’anthropologue Michael Harner, lequel aurait vécu, en 1961, une curieuse expérience chez des Indiens d’Amazonie. Après avoir absorbé un breuvage hallucinogène, il a eu une vision relative à des entités mentales qui auraient été des dragons physiques lors de leur venue sur Terre il y a des millions d’années et qui y auraient créé la vie. Là aussi, nous avons droit à l’« analyse » habituelle de Jean Sider :

    « Les entités pareilles à des dragons se rapportent certainement à des représentations trompeuses, comme le sont toutes les autres, car les entités ne dévoilent jamais leur véritable apparence, si tant est qu’elles puissent en avoir une. De plus, le dragon est un animal mythique des traditions très anciennes de certains pays, surtout de la Chine, une sorte d’archétype né d’un concept primitif lié à la méconnaissance par nos plus lointains ancêtres des phénomènes célestes comme les comètes, les météores, etc., qui les effrayaient grandement. Pour ce qui est de la création de la vie sur notre planète, certains ‘‘abductés’’ modernes ont reçu la même confidence, ce qui ne veut pas dire qu’elle correspond à la réalité. Toutefois, puisque l’évolutionnisme néo-darwinien est rendu caduc par de multiples découvertes scientifiques, hélas passées sous silence par les autorités concernées avec l’aval des gouvernements, c’est une option qui ne peut être écartée définitivement. »

    Je n’adhère évidemment pas à l’assertion selon laquelle les entités ne dévoilent jamais leur véritable apparence, toutes les « représentations » n’étant pas trompeuses, contrairement à ce qu’insinue Jean Sider.

    Pour Graham Hancock l’intelligence qui produit les rencontres avec des entités inconnues est de nature bioénergétique et se livre à des manipulations génétiques pour « explorer le véritable potentiel de l’héritage stocké à l’intérieur de nos cellules ». A l’en croire, les anciens Maîtres de l’humanité se seraient installés à l’intérieur de chacun de nos corps, et pour entendre ce qu’ils ont à nous dire nous devons entrer dans des EMC.

    Jean Sider n’est pas d’accord sur ce dernier point. (Moi, évidemment, je ne suis pas d’accord sur la totalité de la théorie de Graham Hancock !) Il n’est pas nécessaire, écrit-il, de se trouver dans un état modifié de conscience pour percevoir ce que « l’Etage du Dessus », comme l’appelle Jean Sider, veut nous communiquer.

    « En effet, des personnes de toutes conditions sociales ont vécu ce genre d’expérience dans leur état normal, parfois au cours d’une promenade, en allant ou en revenant du travail, en accomplissant une tâche quelconque chez elles ou au-dehors, et même durant leur sommeil. Mieux, certaines étaient occupées à piloter leur voiture, et un petit nombre d’entre elles se sont retrouvées à l’intérieur d’un Ovni avec leur véhicule. Bien entendu, chacun sait qu’il y a des gens qui se droguent, y compris des automobilistes, surtout aux Etats-Unis où les RR4(enlèvements) abondent, mais il y a eu des cas où des familles entières ont été ‘‘abductées’’ (enfants compris), même à partir de leur propre domicile. Sans compter les gens qui ont vécu de multiples EMC depuis leur tendre enfance, les premières à quatre ans, donc à des âges où la prise de drogue peut être exclue. » (J. Sider)

    - Entités négatives et positives :

    Des chamans d’Afrique du Sud et d’Amérique du Sud ont dit à Graham Hancock que ce monde des esprits vu dans les EMC est occupé par des créatures qui peuvent aussi bien faire le bien que le mal.

    « C’est exactement ce qui a été constaté dans les supposés enlèvements par des Aliens. C’était également le comportement des fées autrefois, des dieux des civilisations disparues, et c’est aussi celui des ‘‘guides de l’Au-delà’’. Toutes ces entités ont le même comportement ambigu. » (J. Sider)

    Il ajoute que ces êtres peuvent se montrer parfois favorables (cas de guérisons miraculeuse, modification de comportements en bien – suppression de certains vices, apparition de qualités absentes auparavant) ou défavorables (violences diverses, impliquant parfois la mort d’individus, changement de comportements en mal, apparition de vices, disparition de qualités, déclenchement de phénomènes connexes de hantise au domicile, etc.).

    « Sur ce point, il nous est arrivé de lire des articles dans lesquels les auteurs estiment que les EMCreprésenteraient un processus initiatique, une sorte d’ouverture à une ‘‘conscience cosmique’’ et à une ‘‘dimension spirituelle’’. C’est certainement arrivé à certains individus dans certains cas, mais pas dans d’autres. Nous doutons d’ailleurs que des femmes, voire des hommes (…), malmenées et violées par des entités paranormales quelconques à l’image d’êtres ‘‘insectoïdes’’ ou reptiliens, puissent croire en des expériences initiatiques à haut degré de spiritualité. L’extériorisation des violences sexuelles et autres, les terreurs des victimes - même si tout cela n’est que de la réalité virtuelle en esprit -, font qu’il faut se garder d’interpréter la signification de ces incidents seulement dans le sens positif. Les EMC se déroulent selon des critères peut-être liés à la psyché, tantôt en bien, tantôt en mal. Comme l’énonce le vieil adage ésotérique : ‘‘Le semblable attire le semblable.’’ Donc une croyance unique en de bonnes intentions des entités est fausse, mais, hélas, elle fait encore les affaires des gourous de bon nombre de sectes qui passent leur temps à soutirer l’argent de leurs naïfs adeptes. Plusieurs auteurs (…) disent que les EMC peuvent être dangereuses. » (J. Sider)

    A propos du caractère dangereux des EMC, l’auteur cite un livre américain de Marty Raphael : « Spiritual vampires : The use and misuse of spiritual power ».

    « D’une façon générale, on peut considérer que les actions de cette transcendance envers notre espèce sont plus souvent négatives que positives. Mais après tout, c’est aussi le cas des êtres humains. Ce qui tendrait à signifier que, si notre espèce a été créée par cette intelligence supérieure, comme le pensent certains chercheurs, notre comportement est le reflet du sien. » (J. Sider)

    (1)

    On ne saisit pas quelles sont ces sectes dont les gourous profitent de la croyance unique en de bonnes intentions des entités. Passons donc.

    Par contre, pour le défenseur du modèle H.S.P., la dualité « bien/mal » ne pose aucun problème. Ce « comportement ambigu » ne fait en effet que refléter le niveau d’évolution spirituelle des entités concernées, celles qui se comportent « bien » n’étant évidemment pas les mêmes que celles qui se comportent « mal ».

    • Les « guides de l’Au-delà » qui se comportent « mal » sont des entités du « bas Astral », et ceux qui se comportent « bien » appartiennent à des « sphères » ou niveaux fréquentiels plus élevés. 

    • Les visiteurs de l’espace, qui sont de nature et d’origine différentes, ont des objectifs spécifiques à leurs propres ethnies ou espèces. Certains sont « neutres » (avec une attitude d’observateurs ou d’« ethnologues »), d’autres sont « négatifs » (en fait : ils travaillent selon leurs propre intérêt), et d’autres sont « positifs » (et oeuvrent « en accord avec le Plan divin »).

    • Les « fées » d’autrefois sont de deux natures : les vraies sont de nature « éthérique » et sont « positives », alors que les fausses, identifiées par nos ancêtres à des « fées », étaient en fait des visiteurs de l’espace ou des habitants du monde souterrain responsables de certains « enlèvements ».

    Mais ces êtres sont évidemment de nature différente et ne constituent en aucun cas comme l’imaginent faussement des spéculateurs comme Jean Sider, une même catégorie d’entités « fluidiques » (appartenant au monde des esprits, pour reprendre le vocable utilisé par les chamans).

    Dans une citation donnée ci-dessus, Jean Sider évoque les personnes malmenées et violées par « des entités paranormales » à l’image d’entités de type « insectoïde » ou reptilien. Pour moi ces entités n’ont rien de « paranormal », d’une part parce que ces êtres sont, contrairement à ce qu’il pense, des extraterrestres de nature physique et/ou « éthérique », et d’autre part parce que, je le répète, le qualificatif « paranormal » doit être réservé aux phénomènes qui ressortissent du domaine de la parapsychologie, sans y intégrer ceux qui relèvent de l’ufologie, les OVNIs ne relevant pas, contrairement à ce qu’insinue de manière récurrente Jean Sider (et d’autres spéculateurs comme lui), du domaine du « paranormal ».

    Les agissements négatifs et positifs ne font pas seulement que refléter la nature humaine, ils reflètent la nature des entités de diverses origines qui interagissent avec l’humanité. L’intelligence supérieure ayant créé notre espèce ne correspond pas, en effet, à l’ensemble des entités ufologiques et paranormales, mais seulement à certaines intelligences spirituelles (en relation avec la Source) et à certaines intelligences extraterrestres (pour l’aide à l’implantation de la vie sur Terre et pour, d’après certaines sources, l’intervention sur le génome humain). 

    2. Les commentaires :

    J’évoque ci-après les commentaires, à propos du livre de Graham Hancock.

    Sylvain Tristan, le traducteur du livre :

    « Un ouvrage qui renoue enfin avec le Graham Hancock tel qu'on l'a découvert à ses débuts ("Le mystère de l'Arche perdue") : la théorie est audacieuse, le livre documenté, et l'auteur a fait une enquête de terrain sur plusieurs continents, n'hésitant pas à expérimenter sur lui-même des drogues dites dures afin d'en mesurer les conséquences sur sa propre conscience. De plus, sa théorie est unificatrice et offre des pistes solides sur la possibilité que le phénomène OVNI, les apparitions de fées, les expériences mystiques, les dialogues entre shamans et esprits, ainsi que les figurations mi-humaines mi-animales des peintures rupestres qui ornent nos grottes, s'expliquent au sein d'un phénomène unique : les états modifiés de conscience. Ce livre devrait ravir les passionnés de phénomènes inexpliqués et d'énigmes en tous genres, de même qu'il devrait intéresser les plus sceptiques d'entre nous, dans le sens que l'analyse du problème se veut objective et, en partie du moins, rationnelle. Même si bien sûr, Hancock, comme à son habitude, n'hésite pas à ouvrir une hypothétique porte sur l'irrationnel et l'inconnu - donc nécessairement sujette à controverse -, bref sur un autre monde aussi mystérieux qu'intriguant, et ce pour le plus grand plaisir de ses nombreux fans. »

    On retombe donc ici, avec la théorie de Graham Hancock, sur cette stupide « théorie unificatrice » mêlant tout et n’importe quoi, ou, si l’on préfère, toutes les manifestations, pourtant disparates, des phénomènes ufologiques et « surnaturels ». J’ai amplement expliqué, dans les pages de ce site, le lien et les différences existant entre le phénomène OVNI et les apparitions de fées.

    Dire que le phénomène OVNI s’explique par des états modifiés de conscience est une absurdité totale : les OVNIs photographiés, filmés, laissant des traces, repérés par des radars, sont-ils dus à des états modifiés de conscience ? Il faut arrêter de délirer.

    Subsiste le problème des récits d’« abductions » ou de rencontres avec des entités extraterrestres, sous l’effet de substances particulières (ayahuasca, etc.). Ces gens sont-ils entrés en contact avec des entités extraterrestres de type « multidimensionnel » (l’une des deux catégories de visiteurs de l’espace, dans mon modèle théorique) ? (Même interrogation pour les récits obtenus sous DMT, la diméthyltryptamine, selon les résultats de l’étude de Rick Strassman. Voyez le prochain texte dans la même rubrique : « La molécule de l’esprit et les états modifiés de conscience ».)

    Les apparitions de fées, je les ai expliquées : dans les cas réels, il s’agit d’entités éthériques, et dans des cas anciens de prétendues « fées » (ou « fausses fées »), ce sont des « abductions » interprétées en fonction du contexte socioculturel de l’époque.

    Pour moi, l’analyse du problème faite par Graham Hancock n’est pas du tout objective (et pas davantage « rationnelle ») car elle passe notamment sous silence les phénomènes physiques associés à diverses manifestations du phénomène OVNI.

    Notons que Sylvain Tristan est l’auteur de : "Les lignes d'or" (éditions Alphée, 2005) et d'"Atlantide, premier empire européen" (éditions Alphée, 2007). On doit à cet auteur la thèse selon laquelle l’Atlantide était localisée… en mer du Nord, la tranche temporelle pour le prétendu « empire européen » étant située dans les cinq premiers millénaires avant J.-C. ! Pour la critique de cette fadaise, veuillez consulter mon texte dans la rubrique « Continents disparus » « Les fausses Atlantides. (3) L’empire européen de Sylvain Tristan ».

    Frédéric Buche :

    « Je trouve que l'auteur fait une belle trouvaille en faisant le lien entre les dessins des grottes rupestres de la préhistoire, les histoires des chamans, celles des fées et des enlèvements extra-terrestres d'aujourd'hui : les petits Gris seraient à l'origine de toutes ces histoires.

    Juste un bémol concernant son apologie manifeste pour les ‘‘enthéogènes’’, puisqu'il ne prévient pas des dangers que ceux-ci peuvent représenter. Il parle par exemple de la grosse dose d'ayahuasca qu'a prise Michael Harner, sans pour autant préciser que celui-ci aurait pu mourir si le chaman et sa tribu ne lui avaient pas donné un antidote pour le faire revenir à la vie.

    Pour une approche des psychédéliques à la fois médicale, thérapeutique et spirituelle, et surtout sans danger, le livre du Dr Olivier Chambon, "La médecine psychédélique", vaut le détour.

    Il ne parle pas non plus des NDE comme ayant pu influencer l'origine des religions.

    Cela dit, ce livre est passionnant et est construit autour d'une théorie pertinente qui tient bien la route : les états modifiés de conscience sont à l'origine de nos religions, de nos mythologies et du surnaturel. »

    Pour moi, il y a du vrai et du « moins vrai » dans ce commentaire :

    O. K. pour la suggestion selon laquelle les NDE ont pu influencer l’origine des religions, pas seulement les NDE d’ailleurs, mais plutôt les OBE (sorties hors du corps) en général. Et sans oublier les multiples communications avec « l’Invisible », c’est-à-dire les messages reçus de l’Au-delà (messages parfois attribués aux « dieux »), ainsi que les expériences mystiques. On peut ajouter certains phénomènes physiques (« hantises », etc.). A ce titre, on pourrait dire effectivement que les états modifiés de conscience (atteints avec ou sans drogues) ont participé à l’origine des religions, des mythologies et du « surnaturel ». C’est donc bien une « théorie pertinente qui tient bien la route »…

    Qu’en est-il, par contre, du prétendu lien entre les dessins des grottes rupestres de la préhistoire, les histoires des chamans, des fées et des enlèvements extraterrestres d’aujourd’hui, ce qui suggérerait que « les petits Gris » sont à l’origine « de toutes ces histoires » ? Les êtres représentés sur les grottes peuvent être aussi bien de nature physique que de nature « éthérique » (ceux de nature « éthérique » pouvant être accessibles à la faveur d’états modifiés de conscience). Les chamans peuvent, à la faveur d’états modifiés de conscience, projeter leur conscience au niveau du Plan astral, et éventuellement entrer en contact avec des entités extraterrestres perçues aux niveaux éthériques de la matière. Quant aux fées, il y en a deux sortes : les vraies, qui sont des entités éthériques, et des fausses, ces dernières, spécifiques aux récits anciens, étant en réalité des êtres physiques (d’origine extraterrestre ou souterraine) responsables d’enlèvements. C’est de façon incorrecte que nos ancêtres ont identifié ces derniers à des « fées » (des esprits de la nature ou des « élémentaux »).

    Le traducteur c’est Sylvain Tristan, évoqué plus haut !

    Alain Moreau 

    Référence :

    1. Jean Sider, « Parasciences », n° 77, printemps 2010, p. 37-43.

     (source : mondenouveau

     

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