• Ötzi, l'homme des glaces

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    ÖTZI, l'homme des glaces

    Ötzi, l'homme des glaces

    Nouvelles analyses ADN - janvier 2017


    Ötzi, homme des glaces vieux de 5 300 ans, était infecté par une bactérie « asiatique »

    L’analyse de son estomac révèle la présence d’Helicobacter pylori. Le profilage génétique de ce microbe, responsable d’ulcères, permet de retracer les migrations humaines.
     

    aurait-il fini par succomber à un cancer de l’estomac s’il n’avait pas été tué par une flèche ? Une étude publiée dans la revue Science, vendredi 8 janvier, montre en tout cas que le célèbre « Homme des glaces », retrouvé momifié à la frontière italo-autrichienne en 1991, était porteur d’une bactérie, Helicobacter pylori, responsable de 80 % des ulcères gastroduodénaux – et dont le génome a pu être séquencé.
     Il y a 5 300 ans – l’âge donné à Ötzi par la datation au carbone 14 –, on peut supposer que la quasi-totalité de la population de l’âge du cuivre était infectée par cette bactérie. « C’était encore le cas en Europe au XIXe siècle, avant que les conditions d’hygiène s’améliorent, et que l’usage des antibiotiques réduise de moitié la prévalence de l’infection », rappelle Francis Mégraud, directeur du Centre national de référence des campylobacters et hélicobacters, à Bordeaux, qui fait partie des signataires de l’article de Science. « Ce qui est plus remarquable, souligne-t-il, c’est que les outils d’analyse génétique aient permis d’en retrouver la trace sur une momie aussi ancienne, au point même de déterminer la souche à laquelle elle appartenait. » A la surprise des chercheurs, elle présente un profil « asiatique », alors que la souche aujourd’hui présente en Europe est un hybride entre des lignées africaine et asiatique.
     
    Marqueur des migrations humaines

    C’est qu’Helicobacter pylori n’est pas seulement un agent pathogène, dont le rôle dans la survenue des ulcères a été mis en évidence par une spectaculaire auto-infection volontaire de l’Australien Barry Marshall – ce qui lui a valu le Nobel de médecine en 2005 avec son compatriote Robin Warren. Ce germe qui fait le lit des cancers de l’estomac est aussi devenu un marqueur des migrations humaines au fil des âges. L’idée en revient à l’Allemand Mark Artman : en analysant les variations des gènes d’H. pylori dans différentes populations humaines, ne pourrait-on pas en inférer des mouvements passés de leurs ancêtres, s’est-il demandé ?

    Une étude publiée en 2003 dans Science – dont Francis Mégraud était aussi cosignataire – distinguait ainsi sept populations du microbe ayant des distributions géographiques distinctes, et faisait le lien avec d’anciens épisodes migratoires, comme l’expansion bantoue en Afrique, la traite des esclaves, ou l’introduction de l’agriculture en Europe. « On s’intéresse aux gènes les plus indispensables de la bactérie et donc qui évoluent peu au fil du temps », explique Francis Mégraud. Les différences entre souches sont donc le signe de divergences plus ou moins anciennes depuis un ancêtre commun, et permettent de dresser une sorte d’arbre généalogique de la bactérie. C’est ainsi qu’on a estimé qu’H. pylori accompagnait l’humanité depuis au moins 100 000 ans.

    Quand en 2010, à l’orée du vingtième anniversaire de la découverte d’Ötzi, il a été décidé de le décongeler pour procéder à de nouvelles analyses, les « hélicobactériens » ont naturellement souhaité être de la partie, pour voir si leurs reconstitutions a posteriori pourraient être confortées par des données d’époque. Des études antérieures avaient bien analysé le « bol alimentaire », le dernier repas d’Hibernatus (céréales, cerf et bouquetin), mais son estomac lui-même et les microbes qui le peuplaient étaient restés inaccessibles. D’autres spécialistes s’intéressaient à la prostate, au cerveau, etc. Au musée de Bozen-Bolzano (Italie), « nous étions tous comme dans une salle d’opération, avec le harnachement qu’on peut imaginer », pour éviter les contaminations, se souvient Francis Mégraud. Mais les prélèvements effectués n’ont d’abord rien donné, regrette-t-il, s’excusant « de n’avoir pas fait grand-chose » dans la présente étude.

     Source : lemonde

    Le 06-03-2012 - Des nouvelles d'OTZI  

    Reconstitution d'Ötzi, musée de Bozen-Bolzano. wikipedia

    La momie préhistorique Ötzi, découverte en 1991, dévoile de nouveaux secrets grâce au séquençage de son génome. Cet homme devait avoir les yeux bruns et ne digérait pas le lait. Il avait également des prédispositions génétiques favorisant le développement de maladies cardiovasculaires. Quant à ses origines, elles sont toujours imprécises mais son ADN présente de nombreuses similitudes avec celui des Sardes.

    Des réponses tombent, mais de nouvelles énigmes voient le jour. Le cadavre d’un homme préhistorique momifié depuis 5.300 ans a été découvert dans les Alpes (à 3.200 mètres d’altitude) en 1991. Ötzi, c’est son nom, ne cesse de faire parler de lui depuis. Il faut dire que les scientifiques l’auscultent sous tous les angles et ne cessent de lui faire tester les dernières techniques d’imagerie médicale afin de tout connaître de sa vie, de sa santé et de ses origines.

    Ötzi, l'homme des glaces

     

    Que savons-nous de lui ?

     La momie congelée est un homme d’environ 45 ans mesurant 1,49 mètre. De son vivant, il devait peser une quarantaine de kilogrammes. Lors de son décès, certaines de ses artères étaient durcies par des dépôts calciques, il avait des caries et s’était nourri de bouquetin, de cerf et de céréales. Malgré quelques controverses sur les circonstances de sa mort, on pense qu'Ötzi aurait succombé après avoir reçu une flèche dans le dos. Des analyses génétiques ont pu être menées sur cet homme, dont l’ADN mitochondrial a été totalement séquencé en 2008.

     Il a montré qu’Ötzi portait des mutations qui ont disparu de la population depuis son époque. Certains en avaient conclu qu'il n’appartenait pas à notre espèce. Pour lever le voile, une équipe internationale vient de publier les résultats du séquençage complet de son ADN nucléaire dans la revue Nature Communication.

     La momie Ötzi livre de nouveaux secrets Les analyses ont été effectuées sur de l’ADN prélevé dans un fragment de l’os pelvien. Elles révèlent plusieurs informations importantes. Ötzi devait avoir les yeux bruns, être du groupe sanguin O et devait présenter une intolérance au lactose (i.e. au lait). Un gène favorisant l’apparition de l’athérosclérose a également été découvert. Cette prédisposition génétique expliquerait pourquoi, malgré le fait qu’il soit mince et actif, des traces de dépôts calciques ont été retrouvées dans ses vaisseaux. Les analyses ont révélé un autre problème médical : les échantillons présentaient des brins d’ADN appartenant à la bactérie Borrelia burgdorferi. Cet organisme provoque le développement de la maladie de Lyme. Non soignée, cette pathologie peut causer des problèmes d’arthrite, notamment au niveau du genou. Les tatouages observés sur le corps de la momie se trouvent tous sur des articulations.

    Selon les auteurs, il pourrait s'agir de tatouages symboliques destinés à atténuer les douleurs.

     Les origines d’Ötzi s’éclaircissent. Une mutation trouvée sur son chromosome Y s’observe encore à l’heure actuelle chez des hommes originaires de Corse et de Sardaigne. En élargissant la comparaison à l’ensemble du génome, ce sont les Sardes qui présentent le plus de similitudes avec la momie. Les chercheurs vont maintenant tenter de comprendre comment les ancêtres d’Ötzi ont pu acquérir des origines sardes. Les hommes vivants sur cette île à l’heure actuelle avaient-ils une répartition beaucoup plus importante il y a 5.300 ans ? Comme souvent, certaines réponses apportent de nouvelles questions.

     (source : futura-sciences)

    OTZI

    Ötzi [œtsi]est le nom donné à un être humain momifié naturellement (congelé et déshydraté) découvert fortuitement par des randonneurs le 19 septembre 1991 à 3 200 mètres d'altitude, à la frontière entre l'Italie et l'Autriche dans le glacier du Hauslabjoch (il est aussi appelé homme de Hauslabjoch), près de la chaîne de Similaun (Ötzi est appelé également Homme de Similaun) dans les Alpes de l'Ötztal (d'où son nom d'Ötzi), non loin des Dolomites italiennes. Enseveli sous une couche de glace, la fonte importante du glacier, cet été-là, a révélé son existence : daté par plusieurs laboratoires à 4 546 ± 15 ans BP (mesure « Before Présent ») ,c'était jusqu'en 1995 la plus ancienne momie naturelle connue jusqu'à la découverte de Rosalia, une momie retrouvée à La Cueva de las Momias et datée à 5 340 ± 70 BP. Dans les médias français, il a été connu sous le nom d'Hibernatus, par référence au film du même nom. 

    Pour en savoir plus : Otzi, l'homme des glaces

    Le corps étant sous un glacier dans les Alpes de l'Ötztal, il a été mis à jour par un vent de sable saharien hivernal qui a fait fondre le glacier. Découvert fortuitement par les randonneurs venus de Nuremberg, Helmut et Erika Simon le 19 septembre 1991, la momie et les objets qui l'accompagnaient ont subi les jours suivants plusieurs mésaventures de la part de curieux avant que des scientifiques n'interviennent : vêtements déchirés, récipient cylindrique brisé, « bâton » fiché dans la glace cassé. 

    Le corps est découvert couché sur le ventre : on pensait qu'il avait chuté en avant mais la face gauche déformée suggère plutôt qu'il était couché du côté gauche et qu'une fois enseveli sous la neige, l’écoulement du glacier aurait retourné le corps. 

     

    Les premières observations soulignent que son épiderme s'est transformé en adipocire avant d'être momifié ; 

    La momie congelée est celle d'un homme d'environ 45 ans, de 1,59 mètre et de 40 kilogrammes, brachycéphale, glabre excepté pour la barbe. Une datation par le carbone 14 indiquait que l'individu a vécu durant une période comprise entre 3 350 et 3 100 av. J.-C., puis une datation plus précise par spectrométrie de masse par accélérateur l'estime à 4 546 ± 15 ans, ce qui correspond à la période du Chalcolithique.

     

    Équipement et habillement 

    Reconstitution d'Ötzi au musée de Vienne : cape en sparterie, mocassins en cuir. On a retrouvé, dans la poche de sa ceinture et à ses côtés, un arc en if en fibre d'écorce torsadée, inachevé, 14 flèches dans leur carquois (la plupart en cours de fabrication ou à réparer car elles sont dépourvues de pointes et de plumes), une hache à lame de cuivre, un couteau à lame de silex emmanchée, dans un fourreau en tissu d'ortie et quelques champignons (polypores du bouleau) enfilés sur une lanière de cuir, probablement à usage médicinal. Le corps était encore enveloppé dans une partie de ses vêtements formant trois couches successives : un pagne, une veste en cuir, une cape en fibres végétales. Il avait également une hotte munie d'une armature formée d'une longue tige de noisetier, deux récipients cylindriques en écorce de bouleau, un petit sac comprenant un nécessaire à feu (amadou, silex…) et un petit sac de cuir contenant de petits outils de silex (grattoir, perçoir, lame pointue).

    En 2008, une étude réalisée par des biochimistes de l'université de Sarrebrück a permis d'en savoir plus sur les vêtements de l'individu momifié. Quatre échantillons de cuir recouvrant ses mocassins, ses bas et son manteau ont été analysés par une méthode basée sur la spectrométrie de masse par MALDI-TOF, initialement conçue pour identifier les plumes et le duvet lors des contrôles de qualité dans l'industrie de la literie. Il en ressort que le cuir des chaussures est constitué de peau de bovin tandis que les trois autres échantillons proviennent de moutons. Seuls les éleveurs et les agriculteurs pouvaient se vêtir de peaux d'animaux domestiques. Ötzi devait donc être un berger habitué à partir en transhumance dans les alpages. 

    Le dernier repas d'Ötzi se composait de céréales, de cerf et de bouquetin ; c'est ce que révèle l'étude de l'ADN des aliments conservés dans ses viscères.

    Les tatouages arborés par Ötzi (petits groupes de traits parallèles ou disposés en croix sur les lombaires, les genoux et des chevilles) semblent en relation avec de l'arthrose qui a été repérée à la radiographie. On connaît d'autres pratiques thérapeutiques analogues, attestées par l'ethnographie et les sources anciennes, Ötzi étant en 2010 le plus vieil exemple de tatouage néolithique en Europe. 

    Une équipe autrichienne a remarqué que, parmi les 15 groupes de traits dont était tatoué Ötzi, neuf étaient proches de points de l'acupuncture chinoise. Toutefois, comme le fait remarquer L. Renaut, « la pratique actuelle recense 670 points répartis symétriquement sur tout le corps humain, le long de 12 méridiens (ou canaux) bilatéraux et de deux méridiens axiaux. La surface du corps humain étant littéralement constellée de points d’insertion, on peut estimer comme dépourvu de toute espèce de signification statistique le fait que les tatouages d’Ötzi, longilignes et assez étendus, coïncident de temps à autre avec certains de ces points. » 

    L'examen des cheveux au microscope électronique a permis d'établir la présence d'une pathologie névrotique et l'examen du seul ongle récupéré révèle une anomalie de la lame unguéale caractéristique d'un stress intense 8, 12 et 16 semaines avant sa mort. Ce mauvais état général semble lié à la présence dans son intestin d'œufs de trichine, un parasite qui produit des crises tous les vingt jours. Le champignon Piptoporus betulinus, dont Ötzi avait emporté une réserve, est connu pour détruire ces vers et ces œufs et agir comme un puissant laxatif. Une série de fractures des côtes du côté gauche, recalcifiées, semble indiquer une chute telle qu'on peut en faire en montagne. D'autres fractures non soignées, du côté droit, peuvent provenir d'un autre accident, d'une rixe ou de la simple pression de la glace. 

    Les pollens trouvés à l'intérieur du corps, prélevés par endoscopie, appartiennent à un environnement de type forestier. Ceux trouvés dans ses vêtements (17 espèces d’arbres et d’arbrisseaux, 30 espèces de bryophytes), ainsi que deux grains de blé, deux prunelles, des résidus de feuilles (érable) et de bois (if, mélèze, noisetier, tilleul, bouleau) indiquent que son clan vivait dans une zone de moyenne montagne sur les bords du lac de Constance. Les détails de la facture de ses vêtements ont fourni d'abondantes observations et correspondent à ceux d'une longue tradition alpine. Il en est de même de l'outillage très complet qu'il avait emporté avec lui.

     

    La mort d'Ötzi

    Le mémorial Ötzi.L'examen aux rayons X (révélant une pointe de silex d'une flèche ayant transpercé l'omoplate) et les expérimentations avec l'arc ont montré qu'Ötzi a été frappé de dos, de haut en bas, à une distance de 30 à 40 mètres, donc il devait se tenir accroupi ou agenouillé, ou debout en contre-bas du tueur. 

    Cette sorte de mort ressemble à une gravure figurant sur un menhir contemporain d'Ötzi conservé dans une église de la vallée au village de Laccia, dans laquelle on voit un homme abattu de dos par un agresseur qui lui tire une flèche, comme le montre un reportage de la National Geographic Society. La mort d'Ötzi, chef important comme le prouve sa hache de cuivre, était-elle déjà entrée dans la légende, au point d'être gravée dans la pierre, se demande le professeur qui intervient dans ce film. 

    Plusieurs hypothèses se sont succédé pour expliquer sa mort : 

    Ötzi était un berger qui se serait perdu dans le froid car il a été retrouvé près d'un chemin de transhumance ; cette première hypothèse est infirmée par l'absence d'excréments de troupeaux ainsi que par la possession d'une hache et de divers éléments tels des champignons médicinaux. 

    Ötzi était un marchand forgeron ambulant et guérisseur qui aurait dû fuir suite à un échec ; cette seconde hypothèse n'est pas compatible avec une blessure à la main typique des guerriers, par définition sédentaires, ainsi qu'avec la répartition des éléments radioactifs présents dans ses dents, plus en rapport avec une habitude sédentaire.

    Selon une hypothèse actuelle, Ötzi, qui était armé d'une hache en cuivre, aurait été un membre influent, un roi, de sa tribu, située à la frontière formée par la crête des Alpes.

    Selon une autre hypothèse, sa mort an niveau d'un col (frontière entre deux clans vivant dans des vallées vosines) témoignerait d'un combat entre ces deux clans, comme le montrent les traces de sang trouvées sur le manteau, les flèches et la lame du couteau d'Ötzi, traces de sang appartenant à quatre personness différentes. 

    L'autopsie a montré qu’il n'était pas mort de faim (son tube digestif comportant des restes de farines et de cerf), ni d'un accident ou d'une chute. En juillet 2001, des scientifiques italiens ont trouvé une blessure dans l'épaule près du poumon gauche d'Ötzi, infligée par une pointe de flèche. L'étude de la blessure montre qu'elle aurait pu atteindre l'artère sous-clavière irriguant le bras, et que Ötzi aurait pu se vider de son sang très rapidement. L'ossification mise en évidence par la radiographie met cependant en évidence que cette blessure était ancienne. L'état de ses ongles (présence de stries témoignant d'un arrêt, puis d'une reprise de croissance) laisse également penser qu'il a été malade quelques jours ou semaines avant de mourir. 

    Une étude réalisée par des chercheurs suisses de l'université de Zurich en collaboration avec des chercheurs italiens a pu lever le voile sur cette énigme vieille de plus de 5 000 ans grâce à un tomographe. Les résultats de l'étude ont été publiés dans Journal of Archaeological Science et ont été évoqués dans l'édition de juillet 2007 du magazine National Geographic. L'hypothèse d'une mort rapide due à une flèche semble confirmée. Le projectile aurait touché une artère proche de l'épaule et provoqué une hémorragie fatale. 

    Au-delà de l'analyse des causes de sa mort, l'étude de la dépouille d'Ötzi reste l'une des plus importantes sources de connaissance du mode de vie des hommes de cette époque de la Protohistoire. 

    L'homme des glaces repose dans une chambre froide du musée archéologique de Bozen-Bolzano, en Italie. Ötzi est présenté au public dans une vitrine spéciale. L'état particulièrement bon de conservation du corps rend cette vision très réaliste, ce qui pose de façon assez crue un problème éthique quant à la présentation de la mort au musée. À cette occasion, il a fallu également mener une réflexion de fond sur la double nature d'Ötzi, à la fois document archéologique exceptionnel et être humain décédé.

     

    Mystère… 

    Les médias ont colporté la légende d'une prétendue malédiction d'Ötzi, faisant écho à la malédiction de Toutânkhamon. Six personnes liées de près ou de très loin à la découverte d'Ötzi sont mortes depuis : 

    - Le touriste allemand, Helmut Simon qui a découvert la momie, mort à 67 ans en 2004 lors d'une randonnée.

    - L'archéologue Konrad Spindler qui a été le premier à examiner la momie, mort à 55 ans d'une sclérose en plaques. Selon le quotidien britannique Guardian, Konrad Spindler avait déclaré en plaisantant : « La prochaine victime pourrait être moi. »

    - Le chef de la mission scientifique consacrée à Ötzi, Rainer Henn, mort à 64 ans dans un accident de voiture, alors qu'il allait donner une conférence sur le sujet.

    - Le guide de montagne Kurt Fritz, qui a emmené le journaliste Rainer Hoezl auprès de la momie, mort à 52 ans dans une avalanche.

    - Le journaliste Rainer Hözl, mort à 47 ans d'une tumeur au cerveau.

    - Le spécialiste en chimie moléculaire, Tom Loy, 63 ans, découvert le 21 octobre 2005 à son domicile de Brisbane, en Australie. L'archéologue souffrait d'une infection du sang depuis une douzaine d'années. Sa maladie avait été diagnostiquée peu après que son chemin eut croisé celui de la momie congelée. Il terminait un livre consacré justement à Ötzi.  

    Source : wikipedia

     

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