• Akakor la cité perdue

    Archéologie interdite 

    AKAKOR la cité perdue

    Akakor la cité perdue

    Akakor est le nom d'une ancienne ville souterraine mythologique située quelque part entre le Brésil, la Bolivie et le Pérou. Elle a été décrite par le journaliste allemand Karl Brugger, basé sur des entretiens avec un chef Indien Brésilien Tatunca Nara dont l'origine n'est pas certifiée, dans son livre La Chronique d'Akakor (1976). 

    Akakor la cité perdue

    (image d'illustration)

    L'énigme d'AKAKOR 

    (Extraits de la page du site GranPaïtiti de Thierry Jamin)

    La jungle amazonienne demeure l'une des régions du monde les plus inaccessibles et inhospitalières qui soient. Continent dans le continent, le bassin amazonien représente à lui seul une superficie égale à neuf fois celle de la France. La forêt est en grande partie comprise à l'intérieur du Brésil, mais de vastes zones recouvrent également les territoires du Pérou, de Bolivie, d'Equateur, de Colombie, du Venezuela, du Surinam, et des deux Guyanes. Elles restent généralement les moins connues et les moins accessibles du bassin de l'Amazone. C'est dans ce monde obscur, merveilleusement décrit par Fawcett, que prend place l'histoire insolite d'Akakor…

    Info ou Intox ? - A vous de juger !

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    Le 3 mars 1972, un journaliste allemand de l'A.R.D., la télévision publique allemande, Karl Brugger, alors correspondant à Rio, rencontra dans une sordide taverne de Manaus, la Graças a Deus, un « cacique » indien nommé Tatunca Nara, prétendument « prince d'Akakor ». La rencontre avait été arrangée par le commandant d'une compagnie brésilienne de gardes forestiers, ami du journaliste, et persuadé que l'histoire de ce chef indien ne manquerait pas de retenir son intérêt. Brugger interrogea donc Tatunca Nara plusieurs heures et enregistra même toutes leurs conversations. Plus tard, il s'enfonça avec lui dans la jungle, sur les traces d'une mystérieuse cité secrète : la cité d'Akakor. L'Allemand raconta son histoire dans un livre, intitulé « Die Chronik von Akakor. Mythos und Legende eines Amazonischen Volkes », soit en français « La Chronique d'Akakor. Mythe et Légende d'un peuple antique d'Amazonie ». Cet ouvrage reste introuvable en France.

    Akakor la cité perdue  Akakor la cité perdue

     Brugger présente Tatunca Nara comme un Indien d'une assez grande stature, aux longs cheveux noirs et au visage finement dessiné. C'était un métis. Il portait une chemise bariolée lorsqu'il rencontra Brugger pour la première fois. Un cadeau d'officiers de l'armée brésilienne. Il avait à sa taille une courte tunique en cuir, sur laquelle figurait l'emblème d'Akakor.

    En mauvais allemand, Tatunca Nara raconta à Brugger l'étonnante histoire du peuple d'Ugha Mongulala, « un peuple élu par les dieux », voici quinze mille ans. Il maintint son récit jusqu'à la fin, lequel était consigné dans un livre sacré : la Chronique d'Akakor. L'ouvrage, écrit par les scribes de sa nation, était rédigé dans l'écriture de ses ancêtres : le quechua, lequel, assurait-il, comprenait mille quatre cents symboles, chacun revêtant plusieurs sens, selon leurs séquences grammaticales. Le peuple des Incas, qui parlait également le quechua, avait depuis longtemps perdu « l'écriture des dieux », mais ses traditions en avaient conservé le lointain souvenir.

    Akakor la cité perdue  Akakor la cité perdue

    Un Livre sacré 

    La « Chronique d'Akakor » commençait son récit par une Année Zéro, correspondant à l'année 10481 avant l'ère chrétienne. Elle fut marquée par le départ d'Ugha Mongulala des « Grands Maîtres Initiateurs », vers le pays de leurs origines. 

    Ces Grands Maîtres apportèrent à l'humanité les lumières de la Connaissance. Ils fondèrent un nouveau peuple et dressèrent trois grandes cités de pierre : Akanis, Akakor et Akahim.

    Les noms indiquent l'ordre de leur édification : « aka » signifie « forteresse » et « kor », « deux ». La première cité, Akanis, fut construite « sur une langue de terre étroite, près du pays de Mexico, en un lieu où s'affrontaient deux océans ». L'isthme de Panama ?

    Akahim, la troisième cité, n'est pas mentionnée dans la Chronique avant l'année 7315 av. J.C. Mais son histoire s'apparente étrangement à celle d'Akakor. 

    Akakor la cité perdue   
    La cité d'Akakor d'après le témoignage de Tatunca Nara recueilli par Karl Brugger :

    « Ces villes furent toutes détruites lors de la première Grande Catastrophe, qui survint treize ans après le départ des dieux. »

    Mais d'autres cités, bâties par les Anciens Maîtres, survécurent à cette conflagration : Salazare, sur le cours supérieur de l'Amazone, Tiahuanaco, près du lac Titicaca, et Manoa, dans les hautes plaines du sud. C'étaient surtout les résidences des dieux, composées de temples élevés à leur gloire autour d'une pyramide.

    « De ces cités sacrées, » dit Tatunca Nara, « je ne vis de mes yeux que Salazare. Elle est à huit jours de marche des Andes, » affirme en effet Tatunca Nara. Du Grand Temple solaire d'Akakor, divers accès donnant sur de profonds tunnels menaient à une cité souterraine et à d'autres cités. Ces tunnels étaient suffisamment larges pour permettre à cinq hommes de marcher de front, et si vastes que plusieurs jours de marche étaient nécessaires pour relier une cité à l'autre.

    Des treize villes souterraines, celles d'Akakor, de Budu, de Kisch, de Boda, de Gudi, de Tanum, de Sanga, de Riono, de Kos, d'Aman, de Tat et de Sikon, étaient illuminées d'une clarté artificielle. Seule la cité de Mu, la plus petite de toutes, utilisant de hautes colonnes verticales supportant d'énormes miroirs d'argent, utilisait la lumière naturelle du soleil. Un réseau complexe de canalisations amenait l'eau des montagnes jusqu'au centre de ces villes enfouies. Tunnels et cités souterraines étaient l'œuvre des Anciens Maîtres.

    La cité perdue d'Akahim

    Tatunca Nara évoqua plus tard -parmi beaucoup d'autres choses !-, Akahim, une cité mystérieuse édifiée aux marches septentrionales de l'empire, vers la frontière actuelle du Brésil et du Venezuela. C'était une cité de pierre fondée par les Anciens Maîtres et à laquelle on accédait en traversant une impressionnante cataracte. Akahim demeura en ruines durant quatre siècles, après le premier grand chambardement, et maintint d'étroites relations avec Akakor pendant des millénaires. Lorsque arrivèrent les Barbares blancs, les habitants d'Akahim se retranchèrent sous la terre. Tatunca Nara prétend qu'un système compliqué de tunnels reliait cette cité à la capitale et qu'une série de miroirs, judicieusement disposés, permettait aux deux villes de communiquer efficacement entre elles.

    « Le tunnel partait du Grand Temple du Soleil d'Akakor, longeait le lit de la Grande Rivière et débouchait au centre d'Akahim. Le système des miroirs partait quant à lui du mont Akai, dans la cordillère des Andes, s'arrêtait à la montagne Roraima, comme l'appelaient les Barbares blancs. Il s'agissait de miroirs d'argent, de la hauteur d'un homme, montés sur de grands supports de bronze. A chaque lune, les prêtres transmettaient les plus importants événements à travers l'empire, au moyen d'un langage secret par signes. Cette technique permit à la nation sœur d'Akahim d'annoncer l'arrivée des Barbares blancs sur les côtes du Pérou. »

    Les Incas, héritiers de l'empire disparu d'Ugha Mongulala !

    Selon Tatunca Nara, l'empire inca était le seul pays, en-dehors du sien, à n'avoir jamais vécu d'après les lois sacrées des Anciens Maîtres. L'histoire du peuple inca remontait à l'année 7951, où 2470 avant notre ère, lorsque Viracocha, second fils du roi Sakaia, se rebella contre le pouvoir de son père et fut banni d'Ugha Mongulala. Viracocha arriva au Pérou, fonda sa dynastie, celle des Sapa Incas, puis édifia Cusco. Ainsi constitua-t-il un empire florissant qui devint plus tard une nation puissante, sœur d'Ugha Mongulala.

    Des Germains découvrent Akakor !

    En l'année 11015, soit 570 de l'ère chrétienne, survint dans l'empire d'Ugha Mongulala un événement incroyable : venue de la mer orientale, à bord de mystérieux navires aux proues de dragons, une tribu d'hommes blancs et barbus apparut sur les rives du Rio Amazone. Ils s'appelaient eux-mêmes Goths et s'allièrent au peuple d'Akakor.

    « L'armature des navires et les têtes de dragons furent consignées par nos prêtres dans le Grand Temple du Soleil. Les navires transportaient jusqu'à soixante guerriers. Ils étaient propulsés par une large voilure de tissu fin, reliée à un mat fort solide. Plus de mille guerriers blancs atteignirent ainsi Akakor, à bord de quarante navires. »

    Cet épisode, raconté à Brugger par Tatunca Nara, est intéressant. Il rappelle l'épopée d'une tribu germanique d'Ostrogoths qui, en soixante ans, avait conquis l'Italie mais fut vaincue finalement par le général Narsès, en 552, à la bataille du Mont Vesuvius. Les Ostrogoths ne firent, par la suite, plus jamais parler d'eux. Certains linguistes affirment avoir retrouvé quelques traces de leur retraite dans le sud de la France, jusqu'en Espagne. Mais ils n'ont jamais apporté la preuve d'une telle migration.

    La Chronique d'Akakor raconte comment, au lendemain d'une terrible défaite, une tribu goth s'unit à des marins du nord puis, traversant l'océan Atlantique, vint jusqu'en Amérique. Plus tard, l'alliance conclue avec Ugha Mongulala renforça notablement la puissance d'Akakor. La cité fut agrandie et de nouveau fortifiée. Les Germains enseignèrent à leurs hôtes l'art d'extraire les métaux et de fabriquer des armures. Une curieuse histoire, liée à Païtiti, rapportée par un chroniqueur, parle également d'Indiens blancs vêtus d'armures qui avaient construit des routes pavées et des fortifications de bois…

    Ecriture supposée de ce peuple

    Akakor la cité perdue

     

    Akakor et la conquête du Pérou

    Neuf siècles et demi plus tard, les Barbares blancs envahirent l'Amérique du Sud et soumirent les Incas. Ugha Mongulala, fuyant l'inexorable expansion de la race blanche, se retrancha peu à peu derrière les murailles de ses vieilles cités.

    Les efforts d'Akakor pour maintenir son empire échouèrent face à ces Blancs qui investirent bientôt l'ensemble du sous-continent. Espagnols d'un côté, Portugais de l'autre, les conquistadors s'emparèrent du pays des Anciens Maîtres, pour la gloire d'un nouveau dieu. Les Indiens, cherchant à échapper au joug des envahisseurs, s'enfoncèrent dans la jungle ; mais un clan de femmes refusa le déclin de l'empire et lutta corps à corps contre les Barbares blancs. Ainsi, prétend Tatunca Nara, apparut en Amérique le mythe grec des Amazones !

    Un prêtre, membre d'une expédition, relata en ces termes, en 1539, la rencontre de ses coreligionnaires avec ces femmes guerrières : « Nous les vîmes qui combattaient devant les Indiens comme leurs capitaines et luttaient si courageusement que les hommes n'osaient montrer leur dos. Elles tuaient à coups de massue ceux qui fuyaient devant nous […] Ces femmes sont très blanches et grandes. Elles sont très musclées et vont toutes nues, arcs et flèches à la main, faisant la guerre comme dix Indiens. »

    L'empire Ugha Mongulala au XXème siècle

    Au début du XXème siècle, l'empire d'Ugha Mongulala n'était plus qu'une nation fantoche. 

    Que des nobles Incas aient, on ne sait comment, réussi à traverser le temps et l'histoire mouvementée des hommes est en soit déjà étonnant. Mais après tout, pourquoi pas ! La tribu inca des Indiens Q'eros, qui vécut à l'écart des Espagnols et du monde occidental durant plusieurs siècles, ne fut découverte qu'en 1959, sur les contreforts orientaux des Andes. De quelle région du Pérou venaient-ils ? Du Grán Païtiti ? Mystère.

    Les parois intérieures des tunnels étaient, pour la plupart, recouvertes d'une couleur luminescente et de curieuses pierres noires, enfoncées dans les murs à intervalles réguliers, indiquaient les distances d'un endroit à l'autre. Le souterrain quittait Cusco jusqu'à Catamarca, puis terminait sa course dans la cour intérieure de la cathédrale de Lima. Une dalle de pierre, jointe à la perfection, interdisait le passage vers le monde souterrain. Elle était si habilement agencée qu'on ne pouvait la distinguer des autres dalles du patio. Seuls ceux qui en connaissaient l'existence étaient à même de l'ouvrir.

    « Les guerriers arrivèrent à Lima par le chemin de Lhasa. Durant trois lunes, ils traversèrent comme des ombres le pays de leurs farouches ennemis. Puis, s'introduisant dans l'église à la lueur de l'aube, ils tentèrent, mais sans succès, de libérer les descendants incas. Dans la bataille qui s'ensuivit, cent vingt Barbares blancs trouvèrent une mort cruelle. Aucun des guerriers de Sinkaia ne revint cependant à Akakor. Ils sacrifièrent leur vie en loyaux serviteurs des dieux du peuple élu. »

    Quelques années plus tard, en 12413, soit 1932 après J.C., le prince Sinkaia envoya attaquer le village de Santa Maria, situé sur le cours supérieur du rio Negro. Massacrant tous les hommes, ses guerriers capturèrent quatre femmes. Mais trois d'entre elles se noyèrent en cherchant à s'évader sur le chemin d'Akakor. Une seule survécut aux conditions difficiles du retour. C'était une missionnaire allemande. Elle s'appelait Reinha. Celle-ci, se prenant d'affection pour le peuple d'Akakor, épousa finalement le prince Sinkaia, contre l'avis du Grand Conseil, mais sous l'approbation des prêtres. De cette étrange union naquit, quelques années plus tard, vous l'aurez deviné, Tatunca Nara.

    Mais l'étonnante histoire d'Akakor ne s'arrête pas là !

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    Akakor fait alliance avec le IIIème Reich d'Hitler !

    Quatre ans après la naissance de son fils, Reinha regagna l'Allemagne comme ambassadrice de sa nouvelle patrie auprès de l'infâme Hitler. Au terme de troubles tractations, elle rejoignit Ugha Mongulala vingt-deux mois plus tard, nantie de trois dignitaire nazis. Une étrange alliance fut alors conclue entre l'empire d'Ugha Mongulala et le Reich allemand.

    Akakor
    Traduction de Tatunca Nara : « Par une alliance équitable entre le prince Sinkala [père de Tatunca Nara] et les Allemands, 2000 soldats atteignirent Akakor de 1938 à 1945 et s'y fixèrent ».

    Tandis que les soldats nazis débarqueraient sur les côtes brésiliennes, occupant les grandes métropoles, les guerriers d'Uha Mongulala, aux ordres de Sinkaia, soulèveraient l'intérieur du pays contre l'occupation blanche. Après une victoire sans surprise de l'Allemagne hitlérienne sur le Brésil, le pays aurait été démantelé au profit des vainqueurs. L'Allemagne aurait occupé les provinces littorales tandis qu'Ugha Mongulala aurait retrouvé ses anciens Etats, ceux de la Grande Rivière, confiés à son peuple par les Anciens Maîtres douze mille ans plus tôt.

    Le pacte fut définitivement scellé et permit aux premiers contingents nazis d'entrer secrètement au Brésil dès 1941. Akakor reçut ainsi dans ses murs, durant toute la Seconde Guerre Mondiale, un nombre considérable d'unités de guerre allemandes. Tatunca Nara expliqua à Brugger comment bon nombre de sous-marins allemands quittèrent le port de Marseille à destination du Brésil…

    Le Reich arma et entraîna les descendants d'Ugha Mongulala à la guerre ! Malgré la débâcle –ou à cause d'elle !-, des troupes allemandes importantes arrivèrent d'Europe jusqu'en 1945. Mais l'invasion planifiée du Brésil n'eut jamais lieu.

    Akakor à la fin du XXème siècle

    Après la guerre, l'empire d'Ugha Mongulala, abandonnant ses rêves de reconquête, retomba en sommeil. Akakor devint l'ultime refuge de quelques nazis en fuite. Mais en 12444, soit en 1963, l'arrivée de mineurs péruviens dans le Madre de Dios déclencha de nouvelles hostilités entre Akakor et le Pérou. Condamnant les attaques répétées des Indiens contre les colons blancs nouvellement installés, le gouvernement péruvien riposta, forçant les rebelles indiens à se replier dans la jungle.

    Quelques années plus tard, en 12449, soit en 1968, un avion militaire, chargé d'officiers brésiliens, s'abîma non loin d'Akakor, sur le cours supérieur du Rio Roso. Craignant que des tribus ennemies ne trouvent des survivants et ne leur révèlent l'emplacement de la cité secrète, Sinkaia ordonna à son fils Tatunca de se rendre en personne sur les lieux du crash et d'en achever les éventuels survivants. Mais celui-ci désobéit à la volonté de son père et ramena douze rescapés sains et saufs jusqu'à Manaus. Ce fut son premier contact avec la civilisation des Barbares blancs.

    Peu de temps après, Sinkaia mourut, laissant à son fils Tatunca le sceptre illusoire d'un royaume disparu. A genoux dans l'immense salle du Grand Temple du Soleil, dans la cité souterraine d'Akakor, béni par le Grand Prêtre, il devint roi d'Ugha Mongulala. Dans une salle du temple, qui lui était jusqu'alors interdite, Tatunca Nara découvrit les corps embaumés de quatre êtres mystérieux, comprenant trois hommes et une femme. Ils étaient bien conservés et baignaient dans un liquide translucide. En tout point semblables à nous, ils avaient cependant six doigts à chaque main et six orteils à chacun de leurs pieds. Etaient-ils morts ou vivants ? Demanda Tatunca Nara au Grand Prêtre. Nul ne le savait plus au juste. L'origine de ces personnages semblait se perdre dans la nuits des temps.

    En souverain éclairé, Tatunca invita son peuple à enterrer la hache de guerre dans sa lutte séculaire contre les Barbares blancs. Aidé par des soldats allemands réfugiés, Tatunca Nara fit mettre à bas les dernières parties visibles d'Akakor, rendant désormais la ville entièrement souterraine et non localisable, même des airs, par les Barbares blancs.

    Tatunca Nara entreprit un voyage au pays des Blancs, jusqu'à Rio Branco, où il proposa un traité de paix aux représentants médusés du pouvoir brésilien. Un évêque catholique fut alors envoyé à Akakor, d'où celui-ci déroba un fragment authentique de la Chronique Sacrée. Il reparut, peu après, à Rio Branco, mais trouva la mort dans un accident d'avion. Personne ne sut ce que devint finalement l'extrait volé de la « Chronique d'Akakor ». Fut-il envoyé au Vatican, comme on le prétendit ? Auquel cas il y serait encore conservé. Mis aux arrêts à Rio Branco, Tatunca Nara fut envoyé en prison, puis transféré à Manaus, d'où il s'évada. Il négociait toujours à Manaus, avec les autorités brésiliennes, lorsqu'en 1972 Karl Brugger croisa sa route pour la première fois.

    Karl Brugger enquête

    Comment qualifier cette histoire ? Est-elle le fruit d'un esprit particulièrement fertile, ou bien reflète-t-elle le souvenir, dénaturé par le temps, d'une réalité historique riche autant que lointaine ? Là est toute la question.

    Karl Brugger prétendit en avoir contrôlé, autant que faire ce peut, l'authenticité. L'un de ses amis appartenait aux services secrets brésiliens et déclara avoir lui-même côtoyé Tatunca Nara pendant quatre années. Il confirma la fin du récit de l'Indien, pour autant qu'il le connaissait. Tatunca Nara avait effectivement sauvé la vie d'une douzaine d'officiers brésiliens, dont l'avion s'était abîmé dans la province de l'Acre. Les Indiens Yaminaua et Kaxinawa révéraient Tatunca comme un chef éclairé, bien qu'il n'appartenait pas à leur propre nation. Ces faits, selon Brugger, étaient toujours consignés aux archives des services secrets du Brésil.

    Le journaliste allemand enquêta partout au Brésil sur Tatunca Nara, de Rio de Janeiro à Manaus et de Rio Branco à Brasilia. En 1968, un journal indépendant de Manaus rapporta l'aventure étrange d'un chef indien blanc qui sauva la vie de douze militaires de hauts grades de l'armée de l'air brésilienne. En reconnaissance de quoi, celui-ci s'était vu accorder un permis de travail et une carte d'identité brésiliens. Il parlait, disait-on, un allemand approximatif, ainsi qu'un nombre important de dialectes indigènes du bassin supérieur de l'Amazone et un peu le portugais.

    Plusieurs tumultes éclatèrent ensuite, en 1969, dans la province péruvienne du Madre de Dios, fomentés, selon la presse locale, par un chef rebelle, appelé Tatunca. Après la répression qui s'ensuivit, l'Indien partit se réfugier dans la jungle du Brésil. Malgré les demandes insistantes de leurs voisins Péruviens pour son extradition, les Brésiliens refusèrent toujours de coopérer. Le Pérou ferma ses frontières orientales en représailles.

    Quelques années plus tard, en 1972, Tatunca Nara apparaît à Rio Branco, en relation étroite avec Monseigneur Grotti, un évêque catholique. Brugger les montre sollicitant de la nourriture dans les églises de la capitale de l'Acre, au profit des communautés indiennes du rio Yaku. Mais quelques mois plus tard, Monseigneur Grotti trouva la mort dans un mystérieux accident d'avion.

    Tatunca Nara n'abandonna pas. Fort de ses anciennes amitiés dans l'armée brésilienne, il parvint à rallier à sa cause Maresciallo Rondon, fondateur du Service Brésilien de Protection des Indiens (FUNAI), dont le bilan s'avéra au total plus funeste qu'efficace pour les communautés indigènes. Tatunca Nara s'adressa également à l'ambassade ouest-allemande au sujet des deux mille soldats allemands, anciens nazis, qui vivaient toujours, selon lui, dans l'enceinte d'Akakor. Personne ne voulut cependant ajouter foi à ce drôle de récit ; et l'on refusa désormais à Tatunca Nara tout accès à l'ambassade.

    Le FUNAI accepta d'entreprendre une étude sérieuse sur la tribu d'Akakor ; mais tandis qu'il montait une expédition, Tatunca Nara fut de nouveau arrêté par le gouvernement de l'Acre, puis emprisonné. Le Brésil accédait aux requêtes péruviennes demandant l'extradition du meneur des troubles survenus, quelques années plus tôt, dans le sud du pays. Tatunca ne dut, une fois encore, sa libération qu'à la demande expresse de l'armée brésilienne qui, de Rio Branco, le ramena sous bonne escorte à Manaus. C'est en cette circonstance que Karl Brugger croisa une seconde fois le chemin de cet étrange personnage.

    « Nous pûmes éclaircir quelques détails obscurs, » écrit-il. « La plupart de ce qu'il m'avança s'avéra par la suite vérifiable. Mais beaucoup d'autres points me paraissent toujours totalement fantaisistes, comme la cité souterraine et le débarquement des deux mille soldats allemands au Brésil. »

     

    Karl Brugger sur les traces d'Akakor

    Après avoir une nouvelle foi raconté son histoire, Tatunca Nara, proposa à Brugger de l'accompagner jusqu'à Akakor. Le journaliste accepta et s'embarqua avec lui et un photographe brésilien. Ils quittèrent le port de Manaus le 25 septembre 1972 vers le monde inconnu des selves amazoniennes. Remontant sur des kilomètres le cours supérieur du rio Purus, en direction du sud, ils devaient ensuite emprunter le rio Yaco, affluent du précédent, à la frontière péruano brésilienne, puis, de là, continuer à pied le long des piémonts andins, jusqu'au site d'Akakor. La durée prévue de l'expédition était de six semaines, le retour courant novembre.

    Equipé d'une Winchester 44/40, de deux revolvers, d'un fusil à canon scié et d'une grande machette, le petit groupe parvint, le 5 octobre, à Cochoeira Inglesa. Troquant leur bateau pour une embarcation plus légère –canoë-, ils commencèrent leur approche vers le royaume sacré de la cité perdue.

    « Nous ne dépendions plus désormais que de Tatunca Nara, » rapportera plus tard Karl Brugger dans son livre. « Le parcours du rio Yaco n'était indiqué que très approximativement sur nos cartes militaires. Les tribus indiennes qui habitaient ces régions n'avaient encore jamais eu de contact avec les Blancs. [Le photographe] était peu rassuré et avait un étrange pressentiment: la cité d'Akakor existait-elle réellement ? Pouvions-nous nous fier à Tatunca Nara ? »

    Dix jours après leur départ de Manaus, nos explorateurs rencontrèrent, près d'une boucle du Purus, un établissement de chercheurs d'or, ou 'garimpeiros', installés dans de grossiers baraquements, passant jour après jour le sable de la rivière au tamis. Le petit groupe passa la nuit avec les chercheurs d'or, écoutant fiévreusement leurs étranges récits d'Indiens aux cheveux roux, peints en bleu et rouge, utilisant des flèches empoisonnées et pratiquant sûrement encore le cannibalisme…

    Comme ils s'approchaient désormais de leur destination, Tatunca Nara se prépara à retrouver son peuple. Face aux trois voyageurs, la cordillère des Andes révélait fièrement ses sommets enneigés. Ils étaient au Pérou. Derrière eux s'étendait l'immense océan vert du bassin amazonien. Lors d'un étrange rituel, Tatunca Nara recouvrit son corps de motifs indigènes : de longues rayures rouges parcouraient son visage et son corps, et ses jambes étaient de couleur jaune. Il ceignit finalement son front d'un large bandeau jaune décoré de symboles à la gloire d'Akakor.

    Mais, alors qu'ils n'étaient plus qu'à quelques kilomètres de la ville secrète, une tempête effroyable s'abattit brusquement sur les explorateurs. L'expédition s'avéra vite un cauchemar. Le petit canoë, pris dans de terribles remous, chavira le 13 octobre, au passage de rapides dangereux, envoyant par le fond l'équipement et le ravitaillement. Découragés par la tournure nouvelle de l'expédition, Brugger et le photographe décidèrent de faire marche arrière et de rentrer à Manaus.

     

       

    Akakor
    L'ouvrage posthume de Karl Brugger

    Tatunca Nara, cependant, ne se découragea pas. Revêtu à la mode de son peuple, il prit un arc et quelques flèches, ainsi qu'un couteau de chasse, puis il disparut dans la forêt vierge.

    Karl Brugger écrivit plus tard : « Akakor existe-t-elle réellement ? Peut-être pas exactement comme Tatunca Nara me l'a décrit, mais la cité est indubitablement une réalité. »

    Il est toujours possible qu'il inventât toute l'histoire, l'enveloppant habilement de légendes bien réelles et l'adaptant au goût du XXème siècle. L'hypothèse, bien qu'improbable, reste néanmoins à considérer. Peut-être aussi qu'il rapporta la « vérité », pour autant du moins qu'il la connaissait. Brugger écrivit son livre comme un enquêteur et il était assez facile pour lui de vérifier les faits qu'on lui rapportait.

    La mort mystérieuse de Karl Brugger

    Son histoire connut un épilogue tragique autant qu'énigmatique. En 1984, l'intrépide journaliste fut en effet retrouvé assassiné dans un appartement de Manaus. Abattu par la balle d'un fusil d'un tireur inconnu. Sa mort fut bientôt rattachée à la « Chronique d'Akakor ».

    Après Païtiti, Akakor ?

    Depuis la publication de la « Chronique d'Akakor », un homme au moins disparut en voulant retrouver la cité mystérieuse. En 1977, le fils d'une riche famille américaine, obsédé par l'idée de découvrir Akakor, débarqua à Cusco dans le but de mettre sur pied une expédition vers les zones mal connues du sud-est du Pérou. Il trouva sur place un guide pour l'accompagner vers les sources du Rio Yaco, où il espérait rencontrer ensuite un indigène qui pourrait le conduire jusqu'à l'antique cité.

    Le guide l'escorta jusqu'à Kcosñipata. Malheureusement, la route était pénible et les sources du Rio Yaco très difficiles d'accès. L'un des endroits au monde les moins hospitaliers ! Il est d'ailleurs presque impossible de les atteindre par le côté péruvien. Le jeune explorateur restait cependant entier dans sa détermination à rejoindre cette zone. On n'entendit jamais plus parler de lui.

     

    Film de l'archéologue  Lorenzo Epis à l'intérieur de la pyramide  de Akapana  - Tiahuanaco (Bolivie)  pendant l'exploration du tunnel Nord en août 2008. 

    L'expédition Atahuallpa 2000 
    Localisation générale supposée d'Akakor au Pérou

    Durant l'été 2000, une équipe de chercheurs italiens entreprit d'explorer une zone particulière située dans les profondeurs obscures du lac Titicaca, où, depuis des lustres, les Indiens aymaras prétendent que de gigantesques ruines peuvent y être observées. Après plusieurs semaines de recherches infructueuses en plongées sous-marines, l'équipe repéra enfin les restes immergés de constructions cyclopéennes et d'une grande jetée. Ces vestiges confirmeraient les légendes indiennes et pourraient conduire les chercheurs à revoir à la hausse l'âge supposé de Tiahuanaco. Relayé largement par les médias internationaux, cette mission de recherche, baptisée « Atahuallpa 2000 », était financée par une curieuse association italienne, appelée Akakor… (Cf.: www.akakor.com)

    Est-il possible qu'une ou plusieurs cités antiques demeurent encore cachées dans les selves amazoniennes, aux confins du Pérou, du Brésil et de la Bolivie ? C'est la certitude que nous avons et le but de nos recherches…

    Source : Thierry Jamin - granpaititi 

     Akakor la cité perdue

    Expédition Atahualpa 2000 (article Sciences et avenir)

     Les restes d’un temple vieux d’au moins 1.000 ans ont été découverts dans les profondeurs du lac Titicaca, situé à la frontière entre la Bolivie et le Pérou. Ce temple aurait été construit par la civilisation Tihuanacu, un peuple pré-incaïque qui vivait sur les bords de ce fleuve mythique, devenu le berceau de la culture inca. L’équipe internationale de chercheurs, qui plongent depuis début août à plus de 20 mètres de fond, a mis au jour les restes d’un temple de 250 mètres de long sur 50 de large, les traces d’une route, de culture en terrasse et un mur de 800 mètres de long. Près de 200 plongées auront été nécessaires aux archéologues italiens, boliviens, brésiliens, allemands et roumain, pour découvrir ces vestiges cachés au fond d’une eau trouble et froide. Le succès de cette expédition, baptisée Atahualpa 2000, devrait relancer l’intérêt des chercheurs pour ce lac situé à près de 4.000 mètres d’altitude, au cœur de la cordillère des Andes. Les précédentes expéditions scientifiques, en 1903, 1976 et 1988, étaient rentrées bredouille. Très avancée sur le plan agricole, architectural ou médical, la civilisation Tihuanacu aurait disparu suite à une brusque montée des eaux.

    Source : sciencesetavenir

    Akakor la cité perdue


    Auteur: Brugger Karl
     Titre: La chronique d'Akakor PDF
     Année: 1976

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     Préface d'Erich Von Daniken.  Les scientifiques ne sont pas les seuls à être riches en explorant l'inconnu.  Karl Brugger (né en 1942), après avoir terminé ses études d'histoire contemporaine et de sociologie, s'est rendu en Amérique du Sud en tant que journaliste et a étudié Akakor.  Depuis 1974, Brugger est également le correspondant des stations de radio et de télévision ouest-allemandes.  Il est maintenant considéré comme un spécialiste des affaires indiennes.  En 1972, Brugger rencontra Tatunca Nara, le fils d'un chef indien, à Manaus, à la rencontre du Rio Solimôes et du Rio Negro, c'est-à-dire au début de l'Amazonie.  Tatunca Nara est le chef des Indiens Ugha Mongulala, Dacca et Haisha.  Brugger, un chercheur sceptique et consciencieux, a écouté l'histoire vraiment incroyable que le métis lui a dit.  Après l'avoir bien vérifié, il a décidé de publier la chronique qu'il avait enregistrée sur bande.  Comme je suis moi-même habitué au fantastique et toujours préparé à l'extraordinaire, je ne suis pas facilement effrayé, mais je dois avouer que je me sentais singulièrement ému par la Chronique d'Akakor de Brugger.  Cela ouvre une dimension qui doit faire que même les sceptiques voient que l'impensable est souvent imaginable.  Incidemment, The Chronicle of Akakor s'intègre parfaitement dans l'image qui est familière aux mythologues du monde entier.  Les dieux sont venus du "ciel", ont instruit les premiers humains, ont laissé derrière eux un appareil mystérieux et ont disparu de nouveau "dans le ciel".  Les catastrophes dévastatrices décrites par Tatunca Nara peuvent être reliées dans les moindres détails aux Worlds in Collision d'Immanuel Velikovsky.  L'histoire du prince indien qui n'avait jamais vu les œuvres de Velikovsky, ses descriptions extraordinaires sur le cours d'une catastrophe mondiale et même la datation exacte sont tout simplement stupéfiantes.  Aussi, l'affirmation que certaines parties de l'Amérique du Sud sont criblées de passages souterrains artificiels ne peut choquer l'expert.  Dans un livre précédent, j'ai rapporté avoir vu de telles structures souterraines de mes propres yeux.  La Chronique d'Akakor fournit des réponses à beaucoup de choses qui ne sont supposées que dans d'autres œuvres sur des sujets similaires.  ...


    L’Atlantide des Andes dans le Lac TITICACA

    Akakor la cité perdue


    Le lac Titicaca que se partage le Pérou et la Bolivie est avant tout un lieu de légendes.
     On raconte qu’un trésor se cache au fond du lac depuis la mort du dernier Inca (le roi). La légende raconte que celui-ci avait négocié la vie sauve auprès du conquistador Pissaro en échange d’une très importante quantité d’or, en fait égale au volume de la pièce dans laquelle il était détenu.
    Les incas ont amassé l’or réclamé par Pissaro mais ont appris l’exécution de leur roi. De rage, voyant que Pissaro n’avait pas tenu sa parole, ils auraient volontairement jeté au fond du lac leur précieuse cargaison…

    En Bolivie, Le pays qui s’honore de porter le nom de « libertador », Simon Bolivar, a vécu une bonne partie de son histoire dans l’ombre de son célèbre voisin le Pérou.
     Les indiens Aymaras, qui en peuplant les hauts-plateaux, l’Altiplano, avaient dès lors été soumis à l’autorité des Quechuas et contraints de parler leur langue.
     Mais il n’en a pas été toujours ainsi. Au cours des trois millénaires précédant l’arrivée de Pizarro et de ses conquistadors, la région du lac Titicaca avait connu son heure de gloire avec la civilisation Tiahuanaco, une des plus brillantes de l’Amérique indienne.

    La cité de Tiahuanaco a été construite comme un port. Elle présente en effet des docks, des quais, des bassins. Mais Tiahuanaco est située à 3900 mètres au-dessus du niveau de la mer et à des kilomètres de l’étendue d’eau la plus proche. Confrontés à un tel mystère, les historiens l’ont résolu en décidant que Tiahuanaco n’avait jamais été habitée. Il s’agissait, selon eux, d’un monument massif élevé à d’anciens dieux, construit comme un port afin que les âmes puissent faire route vers le paradis. Pourquoi les habitants de Tiahuanaco ont-ils construit un port exploitable à 3900 mètres au-dessus du niveau de la mer ? Peut-être parce que ce n’est pas eux qui l’ont construit…
    La piste de leur cité initiale semble aboutir jusqu’au Titicaca et se perdre sous les ondes du lac sacré.

    De nombreuses recherches sous-marines tentèrent donc de découvrir le mythe de l’eldorado péruvien et d’une cité cachée au fond du lac.

    1 - En 1956, une première tentative du jeune plongeur professionnel William Mardoff, de Chicago, eut lieu. Un richissime bolivien de La Paz l’avait fait venir pour repérer un trésor enlisé dans la vase. La rumeur populaire parlait de barres d’or massif et de précieux joyaux qui paraient les Vierges du Soleil.
     Vêtu d’un scaphandre, Mardoff plonge 25 fois dans le lac sacré. Il ne ramène que des tessons de poteries. Néanmoins, à défaut de trésor inca, il rapporte l’étrange vision d’une « cité des dieux » engloutie…
    Cette ville antique repose par 30 mètres de fond, à demi envasée, non loin d’une île que les Indiens disent « enchantée ».


    Au cours de son voyage d’études au Pérou, l’archéologue anglais Ephraïm Georges Squier recueillit un autre récit de ruines englouties. Il parcourait la baie qui s’étend derrière la Péninsule de Sillustani, peu profonde et couverte elle encore de roseaux et d’herbes aquatiques. Il observa une paroi linéale qui simule une chaussée et qui court d’une rive à l’autre, à l’intérieur de laquelle, à peine perceptibles sous l’eau, des rangées de pierres travaillées qui peuvent effectivement constituer les restes de l’effondrement ou de la submersion des édifices…

    Puis se fut le tour du commandant Cousteau, qui y plongea et découvrit des fosses de plus de 500 mètres de profondeur.
     Mais il n’y trouva pas les vestiges archéologiques qu’il recherchait.
     Pas plus que l’expédition française de 1903, ni celle que finança en 1988 le « National Geographic« .
    Ces échecs avaient découragé les scientifiques et depuis douze ans, personne ne s’intéressait plus au lac jusqu’à ce qu’une équipe européo-sud-américaine d’archéologues spécialisé dans la recherche sub-aquatique décide de reprendre les recherches.

    L’expédition, baptisée « Atahualpa 2000 », du nom du dernier empereur inca, concentra ses recherches aux abords de la plus importante des îles du lac, celle du Soleil.
     Trente chercheurs plongeant chaque jour virent leur obstination récompensée, découvrant les restes d’un chemin, un mur de 700 mètres de long, un monument et une terrasse, reliques d’un temple de 250 mètres de long et 50 mètres de large. Mais ce temple demeure isolé.
     Convaincus qu’il faisait partie d’un ensemble urbain plus vaste, les archéologues n’ont trouvé aucun vestige de ville.
     En revanche, ils ont identifié une île aujourd’hui submergée. Longue de 3600 mètres et large de 600, elle a été recouverte par la brusque montée des eaux du lac, conséquence d’un cataclysme qui a du se produire au XIIè siècle et qui serait la cause du déclin de la civilisation de Tiahuanaco.
     C’est sans doute là que se trouve l’origine du mythe inca, qui situait l’origine du monde dans le lac Titicaca et considérait la brillante culture de Tiahuanaco comme la genèse de l’humanité.

    Source : cité perdue

    Voir aussi

    PAITITI la cité perdue des Incas

    Tiahuanaco

      

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