• Tiahuanaco

    Lieux énigmatiques 

    TIAHUANACO

    Voir aussi : Puma-Punku

     Tiahuanaco

    Machu Picchu. Tiahuanaco et les Mystères des Cités incas 

    À l’arrivée des conquistadors espagnols au 16e siècle, l’Empire Inca s’étendait le long de la côte pacifique et de la cordillère andine, de la frontière nord de l’actuel Équateur jusque dans le Chili central, englobant l’ensemble du Pérou et la quasi-totalité de la Bolivie.

    Les différentes parties de ce vaste empire étaient reliées entre elles par un réseau de routes. Les forces espagnoles surent d’ailleurs tirer profit de ces routes pour avancer jusqu’au cœur de l’Empire inca.

    Extermination et destructions ont malheureusement fait perdre à jamais à l’humanité une grande partie des richesses de cette civilisation. Les sites archéologiques qui sont parvenus jusqu’à nous restent pour la plupart des énigmes.  Machu Picchu ou Tiahuanaco nous transmettent un savoir et nous délivrent des messages importants pour l’avenir de l’humanité.  Je suis intimement persuadée que les légendes ne sont pas le fruit de l’imagination de quelques peuplades primitives. Héritage oral pour la plupart, elles sont là pour nous rappeler que, malgré toute notre technique sophistiquée, il nous reste le plus important à apprendre.  Saurons-nous les déchiffrer à temps ? Tiahuanaco : la cité du mystère

    Tiahuanaco

     

      

    Dès le 16e siècle, les conquistadors entendirent parler de légendes entourant cette cité. Ils y découvrirent des ruines abandonnées depuis déjà longtemps.  Depuis, plusieurs chercheurs entreprirent des études archéologiques pour dater l’origine de la cité.

    Arthur Posnanski conclut que les origines de cette cité remonteraient à plus de 10 000 ans. Les archéologues plus orthodoxes exprimèrent leur désaccord et avancèrent comme date la plus ancienne 100 ans avant notre ère.

    Nous allons essayer de mettre en avant les preuves qui permettent de dater cette cité. Le point le plus déroutant est que la cité avait autrefois un port, les vestiges sont là pour en attester. Ce port était situé sur le rivage du lac Titicaca.

     Tiahuanaco

    Donc ces vestiges que nul ne peut nier posent le problème suivant :

    Les grandes transformations géologiques s’effectuent sur de très longues périodes. L’ensemble de l’Altiplano a été soulevé, sans doute à l’occasion des bouleversements géologiques qui présidèrent à la formation de l’Amérique du Sud.

    Il est prouvé que Tiahuanaco était autrefois au bord du lac. Partant de ce fait, soit depuis sa construction, le niveau du lac a considérablement baissé ; soit, le terrain sur lequel se situe la cité s’est surélevé.

    Le problème c’est que le soulèvement de l’Altiplano s’est produit avant l’apparition de l’homme. Alors quand Tiahuanaco a-t-il été construit ?

    Le Professeur A.Posnansky a consacré 50 ans à étudier la cité. Il a livré ses conclusions dans un ouvrage intitulé Tiahuanacu : The Cradle of American Man.

    Il y expose ses calculs archéo-astronomiques qui ont été corroborés par plusieurs savants dont le Docteur Hans Ludendorff (Directeur de l’observatoire astronomique de Postdam à l’époque), plusieurs astronomes et astrophysiciens.

      

     

    Sa conclusion est la suivante :

    Les alignements solaires des diverses structures ont été déterminés en fonction d’observations des cieux.  Les astronomes confirment que cette observation est largement antérieure à 500 avant notre ère.  La date de – 15 000 ans avancée par Posnansky est beaucoup plus vraisemblable.

    Tiahuanaco a donc été édifié bien avant l’aube des temps préhistoriques.

     Tiahuanaco

    Des espèces disparues

    Le monument le plus spectaculaire de Tiahuanaco est sans conteste la Porte du soleil. Pesant 10 tonnes, elle est célèbre pour les frises de son linteau. Il est à noter que la fin du Pléistocène a marqué une extinction de nombreuses espèces à travers le monde.  En effet, à la fin de cette période, tous les animaux porteurs de trompe, les éléphantidés, les félins aux dents de sabre, les chalicothères et bien d ‘autres espèces sur tous les continents se sont éteints.

    Pourtant, les représentations sont bien là et par définition, on ne peut dessiner ou sculpter que ce que l’on connaît.  Ces animaux ont bien été représentés d’après nature.

    Cela confirme sans aucun doute quoiqu’en disent les archéologues « traditionalistes » que Tiahuanaco a bien été construit avant la fin du Pléistocène.

    Source : dinosoria 

     

    Le Caochyll, la plante qui dissout la roche

    Au Pérou et en Grèce, il y a des bâtiments de pierres gigantesques et parfaitement aménagés. Une théorie sur la façon dont ils ont été construits est qu'on a utilisé une technique maintenant perdue de ramollissement et de façonnage de la roche.

     Hiram Bingham, le découvreur de Machu Picchu, a écrit dans son livre "En Amérique du Sud" d'une plante dont il avait entendu parler, de ses jus qui ramollissaient la roche pour pouvoir travailler dans une maçonnerie bien ajustée.

     Dans son livre "Exploration" le colonel Fawcett a raconté comment il avait appris que les pierres étaient assemblées par un liquide qui ramollit la pierre à la consistance de l'argile.

     Brian Fawcett, qui a édité le livre de son père, raconte l'histoire suivante. Un ami qui travaillait au camp minier à 14000 pieds au Cerro di Pasco dans le centre du Pérou a découvert une jarre dans une tombe inca ou pré-inca. Il a ouvert le pot en pensant qu'il s'agissait d'une boisson alcoolisée de chichia. Il a brisé le col de cire antique encore intact. Plus tard, le pot a été accidentellement frappé sur une roche.

     Citons Fawcett: «Environ dix minutes plus tard, je me suis penché sur le rocher et j'ai examiné  le liquide déversé. Ce n'était plus liquide. Tout le morceau avait été marqué et la roche sous celui-ci était aussi molle que le ciment humide. Bien que la pierre ait fondu comme si elle était sous l'influence de la chaleur.

     Fawcett semblait penser que la plante pourrait être trouvée sur la rivière des Pyrènes dans le pays Cauncho du Pérou.

     
    Elle est décrite comme ayant des feuilles rouges foncées d'environ un pied de haut.

     "Il y a une plante mystérieuse (caochylle) Le jus une fois extrait, la propriété adoucit la pierre. Les incas ont permis de façonner la pierre comme un pain à la pâte vulgaire, dit le colonel Fawcett dans ses mémoires"

     Dans son livre The Ancient Stones Speak, David Zink cite une «lecture psychique», en donnant le nom de la plante en tant que Caochylle, en disant qu'elle a des feuilles éparses avec des veines rougeâtres et qui ont environ trois à quatre pieds de hauteur.

     Une autre histoire est racontée en Amérique du Sud d'un biologiste observant un oiseau inconnu en Amazonie. Il l'a regardé faire un nid sur un visage de roche en frottant le rocher avec une brindille. La sève de la brindille a dissous la roche, faisant un creux dans lequel l'oiseau pourrait faire son nid.

    Source : lilianausvat.

     

    La civilisation de Tiwanaku (en aymara, ou Tiahuanaco, nom de la ville moderne en espagnol), est une civilisation pré-inca qui a dominé la moitié sud des Andes centrales entre le Ve siècle et le XIe siècle. La civilisation de Tiwanaku a pris naissance sur la rive sud du lac Titicaca, à plus de 3 800 mètres d'altitude, aux environs du site archéologique de la Cité du Soleil de Tiahuanaco. Son extension maximale est mal connue, mais les recherches archéologiques témoignent d'une expansion sur de vastes territoires en direction du sud et du sud-est du lac Titicaca. Ces régions correspondent à l'actuel nord du Chili et à l'ouest de la Bolivie.
    Selon certaines hypothèses littéraires, émises par Arthur Posnansky ou Rolf Müller et relayées par des journalistes comme Robert Charroux ou Serge Hutin, la construction de Tiwanaku remonterait à plus de 10 000 ans av. J.-C.3. Elles se fondent notamment sur différentes constructions interprétées comme des quais, mais qui se trouvent à une distance du lac qui ferait remonter leur construction à 15 000 ans av. J.-C., à l’époque où le lac aurait pu longer ces constructions ; un autre argument de cette théorie est l'interprétation de dessins et de gravures d'animaux comme des représentations d'espèces disparues à la fin du Pléistocène, c'est-à-dire vers 12 000 ans av. J.-C.

    Le principal élément qui permet de donner une datation qui remonterait au-delà de 10 000 ans av. J.-C. est d'ordre astro-archéologique. En effet, le site présente des portes et des piliers latéraux qui sont alignés sur les équinoxes (porte) et sur les solstices (poteaux). Or, la date à laquelle les solstices se levaient dans l'axe des poteaux est bien plus ancienne que les théories proposées. Il faut remonter plus loin que 10 000 ans av. J.-C. pour que le site coïncide avec les solstices.
    La civilisation de Tiwanaku présente une grande maîtrise de la taille de la pierre et une architecture préfigurant celle des Incas. La civilisation de Tiwanaku a fortement influencé celle de Huari.

    Tiahuanaco

     

     

    La cité du  Soleil

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     Un des principaux sites archéologiques actuels de la civilisation de Tiwanaku est la Cité du Soleil, lieu de célébration du dieu créateur Kon Tici Viracocha ; elle comporte de nombreux édifices à vocation cérémonielle dont le principal est le temple de Kalasasaya, une vaste enceinte close.

    Les deux plus célèbres monuments environnants sont la pyramide à sept degrés d'Akapana et la fameuse Porte du Soleil, considérée par certaines recherches comme un repère astronomique du fait de son alignement avec le soleil, et par d'autres comme un observatoire.

    Tiahuanaco

    La pyramide peut apparaître comme une mini-réplique du temple de Kalasasaya, chacune de ses terrasses étant ornée de statues monolithiques sur ses bords. Une autre thèse interprète le monticule comme une figuration des montagnes de la Cordillère des Andes. Le sommet de la pyramide est occupé par des cases — dont l'usage reste inconnu — disposées autour d'une cour intérieure.

    En contrebas d’Akapana un contraste saisissant apparaît avec le temple semi-souterrain (semisubterraneo). Celui-ci impressionne par son ingénieux système de canalisations traversant la pyramide pour faire jaillir de l'eau en haut de l'Akapana, qui se déversait ensuite d'un étage à l'autre, le spectacle devait se situer entre celui que dégage une rizière et celui d'une fontaine… Cette magnifique cascade artificielle symbolise certainement les sources du Nevado Illimani.

    Enfin des monolithes, comme ceux de Benett et de Ponce, que certains archéologues rapprochent des Moaïs de l'île de Pâques, sont orientés à l'intérieur du site.

     La pyramide d'Akapana 

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    Le paysage est dominé par Akapana, pyramide en gradins à sept niveaux au plan général évoquant la croix des Andes. Ce dernier emblème, à structure échelonnée, lui aussi serait omniprésent dans l'art des hautes terres, imitant selon certains la croix du Sud et reproduisant pour d'autres les quatre parties de l'univers... Quoi qu'il en soit, ses architectes font preuve d'un sens certain du spectaculaire : murs de pied faits de blocs de grès ponctués tous les trois mètres de piliers à base rectangulaire de trois mètres de haut.

    Tiahuanaco

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    Tiahuanaco Tiahuanaco

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    Cet aspect si massif frappe Pedro Cieza de León, premier Européen à découvrir Tiwanaku et qui ne peut, avoue-t-il, « ni comprendre, ni deviner quels outils ou instruments avaient permis de les façonner »... Érigée au centre d'une large douve, Akapana s'intègre par sa forme aux montagnes voisines environnantes. Un réseau très perfectionné de canalisations accentuerait la similitude avec le ruissellement de l'eau sur ses flancs à partir de la citerne placée au sommet: eaux de pluie dégringolant sur les versants des Andes ?

    Source : Tiwanaku

     

     

    Le site archéologique de Tiwanaku (ou  Tiahuanaco, son nom moderne en espagnol) se trouve à 3850 m d’altitude et à une quinzaine de kilomètres au sud du lac Titicaca. Il fut l’épicentre de la civilisation pré-colombienne Tiwanaku, sur l’Altiplano andin. Celle-ci peupla probablement les rives du lac dès le XIIe siècle avant J.-C. Vivant d’agriculture, d’élevage et de pêche, la découverte de nouvelles techniques comme l’irrigation, ou encore la construction de bâtiments et de routes, contribua à son développement autour du Ier siècle après J.-C.

    La civilisation Tiwanaku connut son apogée entre le VIIIe et le XIe siècle. Elle étendit son territoire, fondant cités et colonies jusqu’au nord de l’actuel Chili, à l’ouest de la Bolivie et même au Pérou (Wari). Selon les historiens, son empire compta jusqu’à 125 000 habitants. Au XIIe siècle, Tiwanaku connut un rapide déclin pour des raisons encore inconnues, peut-être à cause de l’autonomie revendiquée par ces nouvelles cités (dont Wari) ou d’une période de sécheresse prolongée
    On trouve encore sur le site les édifices qui formaient cet ensemble cérémoniel de la civilisation Tiwanaku. Près de là, le Musée régional de la culture tiwanacote, construit en 1993, expose une large collection de 3500 pièces – objets de céramique, métaux divers et pierreries.
     Tiwanaku signifierait la pierre au centre. Cette appellation s’explique notamment par l’organisation même de la cité sacrée : construite en hauteur avec de multiples terrasses et terre-pleins centraux, elle permettait aux Tiwanacotes d’observer avec attention l’avancée de leurs récoltes. Les cycles agricoles étaient dès lors sous le contrôle des habitants, aidés par les dieux auxquels les nombreux temples de la cité étaient dédiés.

    La taille du site symbolise bien la puissance tiwanacote au moment de l’expansion de cette culture. Le savoir-faire architectural et l’organisation stratégique de la cité laissent clairement comprendre une habileté propre aux peuplades andines. Le musée renferme bon nombre de preuves complémentaires de cette technicité, avec une batterie d’ustensiles, d’armes et d’outils ingénieux. D’autre part, les monolithes et autres édifices construits sur la base de roches énormes ont été hissés par l’homme à une époque qui ne connaissait ni la roue ni l’animal de trait.

    En 2000, le site de Tiwanaku fut inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.
    Le temple d’Akapana
     Le plus grand des édifices du site, encore à moitié enterré, est le temple d’Akapana, une pyramide composée de 7 plates-formes, d’environ 18 m de hauteur, et de 140 m X 170 m de largeur, et d’un temple semi-souterrain. Les travaux d’excavation, débutés en 1957, se poursuivent encore aujourd’hui. Du sommet, il est possible d’apercevoir le lac Titicaca ainsi que le sommet de l’Illimani, deux lieux vénérés par la civilisation Tiwanaku.

    La pyramide de Puma Punku
     Cette immense structure pyramidale, en forme de T, l’une des ruines les plus anciennes connues à ce jour, aurait été dédiée au culte de la Lune. Les pierres de Puma Punku sont de granite et de diorite, presque aussi durs que le diamant. Or elles ont non seulement été taillées mais également coupées de manière parfaitement droite, ce qui implique des techniques très ingénieuses. A part certains gros blocs qui s’assemblent pour créer une structure sur quatre niveaux, tous les autres sont découpés de manière à s’imbriquer et s’emboîter parfaitement, tel un puzzle.
    Le temple de Kalasasaya
     Au nord du temple d’Akapana se trouve celui de Kalasasaya. De l’ancien aymara kala (pierre) et saya (arrêté), il est également surnommé el Templo de las Piedras paradas. D’une superficie de 2 hectares, sa structure est faite de colonnes de grés.

    Il fut certainement un observatoire solaire d’où les Tiwanakus calculèrent avec une grande exactitude les 365 jours d’une année ainsi que les changements de saisons. Tout le temple est ainsi organisé en fonction de ce cycle solaire. Lors de chaque équinoxe, le soleil apparaît au centre de la porte d’entrée principale. Les Aymaras avaient observé, dès le Ve siècle de notre ère, que le soleil se levait au nord-est lors du solstice d’hiver et au sud-est lors du solstice d’été. Le mur sur lequel se vérifiaient ces repères était nommé le mur-balconnet ou Chunchukala. On note également des gouttières qui témoignent de tout un système d’évacuation des eaux de pluie.

    La partie cérémonielle et la partie civile sont distinctes. Ainsi, à l’intérieur de cette zone archéologique, on trouve les restes de petites habitations semi-souterraines et mitoyennes. Le temple présente également une sorte de cour intérieure semi-enterrée, à laquelle on accède par un escalier, et une dizaine d’autres chambres sur les côtés pouvant avoir fait office de mausolées.

    Certaines installations en pierre semblent de plus témoigner d’une maîtrise du système d’amplification acoustique. Ces éléments laissent penser que les Aymaras parvenaient non seulement à observer avec justesse les éléments naturels qui les entouraient mais aussi à écouter des sons à de grandes distances.
     C’est dans le temple de Kalasasaya que l’on trouve trois sculptures majeures du site archéologique de Tiwanaku : les monolithes Ponce et Fraile ainsi que la porte du Soleil.
    La porte du Soleil
     La porte du Soleil, de 4 m sur 3, qui se trouve dans l’enceinte du temple de Kalasasaya, est l’un des éléments les plus impressionnants du site. Il est probable que des dorures ou autres métaux nobles ornaient cette construction avant l’arrivée des colons. Cette porte imposante, travaillée dans un seul et même bloc de pierre d’un poids avoisinant les 10 tonnes, n’était probablement pas une pièce isolée, mais bien une partie du temple.

    Sur le fronton, finement sculptées et ciselées, on peut voir une représentation d’une divinité entourée de 48 créatures ailées, dont 32 à visage humain et 16 superbes têtes de condor. Il pourrait s’agir d’un calendrier astronomique. Selon toute vraisemblance, la porte du Soleil est un travail inachevé : la partie supérieure droite de l’arc, qui divise la pierre en deux, laisse penser que les tailleurs ont abandonné précipitamment leur œuvre. D’après la légende aymara, la porte est gardienne d’un secret précieusement gardé et qui aurait pour but d’aider une future humanité en danger.
    Monolithe Ponce
     Egalement situé dans l’enceinte du temple de Kalasasaya, le monolithe Ponce, du nom de l’archéologue bolivien qui l’a découvert en 1957, Carlos Ponce, est une statue d’environ 3 m de hauteur représentant un prêtre. Les archéologues ont toutes les raisons de penser qu’il s’agissait d’un personnage important de la culture Tiwanaku. Elle est couverte de fines gravures représentatives de l’iconographie aymara: personnages ailés, poissons, têtes de pumas, camélidés, aigles et condors, mais l’on peut aussi distinguer des détails anatomiques comme la colonne vertébrale.Monolithe Fraile
    Le monolithe ou la stèle Fraile, lui aussi dans l’enceinte du temple de Kalasasaya, représente  un personnage énigmatique tenant dans ses mains une crosse. Plusieurs détails laissent penser qu’il s’agit d’une figure sainte en lien avec l’élément aquatique. Il n’est pas aussi travaillé que le monolithe Ponce mais porte tout de même une ceinture décorée de dessins de crabes en relief. L’andésite qui a servi à la fabrication de ces deux monolithes se trouve à une centaine de kilomètres de là.Monolithe Barbado
     Le monolithe Barbado, appelé aussi Kontiki, plus petit que les monolithes Ponce et Fraile, présente, comme eux, des traits anthropomorphes et des ornements zoomorphes. Il pourrait s’agir là encore d’une figure religieuse. Il a été trouvé, accompagné de deux petites stèles, à côté du monolithe Bennett.New York. Datant d’environ 1 700 ans, il mesure 7,30 m de haut pour 1,20 m de large, ce qui en fait le plus grand monument de Tiwanaku. Le géant de pierre rouge est représenté avec un masque cérémoniel qui recouvre son visage. Déplacé en 1933 dans la ville de La Paz, il a finalement été rapatrié au Musée archéologique de Tiwanaku en 2002.Complexe Putini
     Le complexe, qui tient son nom de l’expression aymara Putuputini, «espace vide», est aussi appelé le palais des Sarcophages : il pourrait avoir été un lieu d’inhumation, notamment pour les grands personnages de la civilisation Tiwanaku. On trouve sur le site des chambres funéraires donnant toutes sur une cour centrale. Le système d’ouverture des portes est curieux : il consiste en une porte en pierre qui coulisse facilement une fois le sol immergé. Sur la partie ouest de la plate-forme principale, des canaux servaient vraisemblablement à l’évacuation des eaux usées. Ce système impressionnant relève de ce qui s’apparente le plus à nos égoûts modernes.Temple semi-souterrain
     Dans les murs de ce  temple semi-souterrain de 2 m de profondeur  sont insérés 48 piliers de grès rouge et 175 têtes sculptées de styles différents, peut-être en rapport avec l’exposition que l’on faisait des têtes tranchées des ennemis. Il pourrait s’agir aussi d’une version sophistiquée du sacrifice humain : au lieu de verser du sang, on incrustait alors des éléments à l’allure anthropomorphe consacrés aux dieux, au cœur même du temple. C’est sans doute la plus aboutie des constructions présentes sur le site de Tiwanaku.

    Tiwanaku aujourd’hui
     La prégnance spirituelle de ce lieu de culte est telle que chaque année on célèbre toujours le rite du solstice d’été, le 21 juin (Willka Kuti, « retour du soleil », dans la culture aymara). La Pachamama, déesse de la Terre, et Inti, le Dieu-Soleil, sont les deux objets de ce rituel. Cet événement rassemble chaque année plusieurs dizaines de milliers d’Indiens Aymaras. Source : .bolivia-excepcion.

     

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